20

jui 09

15:25

Billet publié par Alexis MONS

Les 100 marques les plus citées dans Twitter

Publié par Alexis MONS

Tags: Marques, Twitter

Twitter100.pngL'agence anglais Jam s'est fendue d'une idée simple, à savoir établir le classement des 100 marques les plus citées sur Twitter. La chose nous dessine une jolie courbe classique ou le top 5 truste à vue de nez 80% des citations.

Mais, évidemment, ce qui frappe, c'est que la majorité du classement n'a tout simplement pas de présence sur Twitter et qu'on retrouve dans le classement des marques qu'on n'attendrait pas et que d'autres qu'on penserait voir n'y sont pas. Illustration avec les marques françaises : Chanel, Wuitton ou L'Oréal ne sont pas innatendues ici, mais ce n'est pas le cas ni de Citroën, ni de Habitat. Aucune n'est mentionnée disposant d'un compte, mais à checker rapidement Citroën, je pense que ça mérite d'être creusé vu le volume posé par certains comptes. Une question loin d'être neutre si l'on rapproche l'absence de compte officiel Twitter pour Apple et ce que je me suis rappelé avec lu chez ReadWriteWeb.

En attendant, on méditera sur le fait que le premier au classement n'est pas une marque high-tech, tout comme la médaille de bronze qui revient à la BBC. Deux marques qui ont su donner du sens à Twitter et inscrire le digital dans l'expérience de leur public. On mesurera aussi, pour les marques qui ont un compte, que le nombre de followers n'induit pas pour autant d'être franchement représenté sur Twitter et, à y regarder de près, je me poserai la question précédente.
Quand à celles qui ont du signal, mais pas de canal, j'espère pour elles qu'elles écoutent, surtout en haut de classement.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

19

jui 09

22:01

Billet publié par Alexis MONS

Lift+FING dessine l'ère post-industrielle

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Industrie, Innovation, Objets, Social, Société

logo_horizontal_liftwithfing.jpgComme l'a dit Franck, Lift, comme la FING font partie de ces trop rares organisations aptent à susciter métissages et fusions fertiles des idées de ceux qui les ont. Quand les deux ont annoncé qu'elles feraient cause commune pour un Lift France à Marseille ce week-end, mon sang n'a fait qu'un tour, et a ranimé le souvenir de la richesse d'un quadriennat d'UP FING exceptionnel (de 2003 à 2006). Je n'ai pas été déçu, bien au contraire. Ceux qui veulent avoir une vue de ce qui a été dit trouveront leur bonheur sur FING live. Mention spéciale à Timo Arnall, Marc Giget en excellent provocateur, et le panel innover avec les non-innovateur qui était une vraie leçon. Je m'en tiendrai ici à un essai de consolidation à chaud de ce que tout cela m'inspire, quitte à m'enflammer un peu.

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15

jui 09

20:25

Billet publié par Alexis MONS

La vérité sur Twitter

Publié par Alexis MONS

Tags: Twitter

Ecrans (qui se bonifie avec le temps), vient de publier un papier tout à fait dans le mouvement. À la suite de différentes sorties, il est de bon ton dans l'intelligentsia du web de s'étriper joyeusement sur Twitter et de douter de la profondeur ou de la pérennité du phénomène. Ecrans a l'avantage de faire synthèse de tout un tas de chiffres et de quelques "analyses" à sa suite.

À titre personnel, la lecture de ces études ne m'inspire pas grand chose. J'ai l'impression d'un déjà-vu quand il se révèle que moins de 10% des utilisateurs postent 90% des tweets. Souvenez-vous de la règle du 1% ou encore de celle du 1/10/100 apprise à l'ère du web 2 (RIP 2007). Et surtout, j'ai l'impression d'un déjà-entendu classique de la plongée d'un phénomène dans le toboggan de la déception d'une courbe du Gartner. Si j'étais taquin, je dirai que, maintenant que le spectre d'un rachat s'éloigne, Twitter est médiatiquement une cible pertinente.
Mais dans le fond, la contestation vient surtout de l'incompréhension qu'a toujours généré ce service. Ce n'est pas une communauté, c'est un réseau et sa nature sans-positionnement, ouvert à tous usages, a toujours chagriné les esprits cartésiens. Reste alors la crainte montante de la perte d'une certaine idée de nous même. Après nous avoir posé une bonne question - Google nous rend-il idiot ? - Nicholas Carr est en pointesur l'impact mental que le flot continu de tweets et pensées jaillissantes induit sur notre cerveau et notre intelligence. Un débat dont on reparlera, qui se trouvait déjà dans les réactions concernant Google Wave au regard de la perte de la notion de correspondance. Comme quoi on est à l'aube de disruptions fortes dans le domaine intellectuel. J'espère en discuter à Lift ce week-end.

Pour le reste, soyons bassement pragmatique. Personne ne conteste que Twitter est un vrai phénomène aux US. Il y joue un rôle central de thermomètre et de chambre d'écho et pas uniquement là-bas. Il y a franchi un certain nombre de pallier qui l'amènent à un niveau de massification substantiel. En France, la vérité est qu'on n'en est pas encore aux Twittermoms. Twitter est surtout l'apanage des geeks et de la sphère socio-militante, et de plus en plus des travailleurs de l'information. En même temps, le fait que Twitter soit à la Une des médias français est une étape classique du chemin et ce n'est pas quand le train sera lancé qu'il faudra s'y mettre et apprendre.
Alors, Twitter ou pas, ce n'est pas la question, il fait partie de la panoplie et l'ignorer est généralement signifiant d'un certain mépris à accepter la nécessité d'intégrer le web participatif dans ce qu'il représente et toutes ses composantes.

 

10

jui 09

22:00

Billet publié par Alexis MONS

Acte de naissance de la Société de l'Information

Publié par Alexis MONS

Tags: Droit, Hadopi, Juris, Politique, Société

Ce soir, la plus haute juridiction française a dit le droit et censuré l'Hadopi. Elle a rappelé la primauté du droit d'expression et corrélé l'accès au net à ce celui-ci. Le net est l'expression même du droit d'expression. Ça, c'est fait et on mesurera à l'aune de ce qui se passe en Corée, ce que l'on vient de gagner ce soir. Pour le reste, par trois fois, le parlement européen l'avais dit, maintenant c'est clair, l'accès au net est un droit fondamental, ce dont ne doutaient pas ses usagers, dans l'importance qu'il lui donnent dans leur choix de vie.
L'l'analyse de la décision est un pur bonheur, sur ce qui précède, mais aussi dans le poids qu'il (re)donne à la CNIL dans la protection de nos données, où dans ce qu'il dit de la neutralité ou de la rigueur et de la proportionnalité nécessaire quand il s'agit à la puissance publique de contraindre. Au passage, La Loppsi va certainement devoir réétudier son autorité administrative du même genre que l'Hadopi ... Quand aux problèmes de l'industrie culturelle en France, peut-être va-t'on enfin pouvoir voir se développer un vrai débat progressiste et constructif en terme de mutation économique. Il est temps !
Ceux qui me lisent savent que j'ai plusieurs fois rappelé, depuis maintenant deux ans, que nous étions face à une confrontation décisive pour la web. Et j'avais dis, quand l'Hadopi a commencé son parcours parlementaire que l'on jugerai la puissance supposée de la société de l'information à faire dérailler ce truc. De fait, la bataille a été rude, âpre, elle a cristallisée plusieurs fractures. Contrairement à ceux qui parlent de fracture générationnelle, je suis plus que jamais convaincu qu'elle est systémique, entre un système qui préfère le rétroviseur et le peuple des internautes, mais aussi et surtout médiatique (la télévision a été particulièrement partiale dans le traitement de ce dossier).
L'histoire retiendra que tout a basculé avec quelques députés de tout bord, qui ont fait une première fois échec au texte. On sait qu'ils ont agit de leur initiative et que les appareils n'ont fait que relever les compteurs. Alors que la contestation était circonscrite au net seul, cet événement a mis le doute sur le texte, obligé les médias à avoir un traitement plus prononcé et le débat a enfin pu se développer, démontrant combien l'endiguement était vain. Cette mobilisation de quelques uns me fait furieusement penser aujourd'hui à la leçon de Seth Godin.

 

31

mai 09

22:09

Billet publié par Alexis MONS

Autant en emporte Google Wave

Publié par Alexis MONS

Tags: BlueKiwi, Google, Social, Twitter, Wave

wavelogo.pngGoogle a donc pré-annoncé Google Wave, un nouveau joujou que personne n'attendait, sur l'idée simple de réinventer l'email à l'aune de ce que le web a inventé en terme de communications. Cette annonce a suscité cette semaine un torrent de commentaires plus ou moins enflammés, sur l'air de la révolution, d'un "nouveau web", de la rupture, que sais-je encore. C'est clairement le signe qu'on a besoin de neuf, mais ce n'est pas une raison pour perdre la raison. Au-delà des geekeries et sans nier que c'est fort sympathique, Google Wave n'est qu'un outil. Pour être précis, c'est même une preview et on n'y goûtera pas en vrai avant une année et certainement pas sous cette forme. Ce que cherchais à faire Google, c'est de susciter l'intérêt des développeurs sur ce concept. Il a parfaitement réussis. Bravo donc.

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28

mai 09

21:03

Billet publié par Alexis MONS

Que reste-t'il de la mobilité ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Mobile

À l'heure où Nokia démontre que le succès de l'iPhone est bien dans ses applications et un modèle dont la duplication est une vue de l'esprit, il est temps de se demander si le terme de téléphone a encore un sens, et si la notion même de mobilité vaut encore d'être utilisée ?

Chez Homo Numéricus, Piotrr a produit une synthèse utile sur ce que changent les smartphones et surtout l'iPhone. Deux choses frappent dans ce qui se passe.
La première, c'est le déplacement qu'il y a sur les usages. Même si j'admet les particularités de l'environnement dans lequel j'évolue, le fait est qu'il n'y a pratiquement plus que des iPhones. Il y a dans la dépose sur la table de la bête une sorte de rituel de reconnaissance, non pas dans la possession de l'instrument, mais dans la signification qu'on va pouvoir parler usages. L'iPhone, on s'en tape, on veut partager son expérience de telle ou telle application, en découvrir d'autres, on veut faire partie du jeu.

Ce jeu, c'est celui de la quête des super-pouvoir. L'iPhone est une sorte de télécommande géante qui sert à faire de nous des individus augmentés. Téléphoner n'est alors plus qu'une de mes 67 facilités, un instrument parmi les 15 autres par lesquels le peux parler à des gens n'importe où ou presque. Le téléphone a vécu, nous sommes à l'âge de l'accès comme l'a montré Jérémy Rifkin, il y a déjà une décennie, et le réseau permet de faire énormément plus de choses que de parler. Les interrogations d'AT&T sur l'impact de l'iPhone sur son infrastructure suffisent à mesurer qu'il est urgent de faire du terme "opérateur téléphonique" une notion du passé. Je me remémore mon père, travaillant à l'arrivée du numérique dans les années 80 chez FT pour me dire qu'on a vraiment changé de siècle.

Je n'ai pas un téléphone dans ma poche et je ne suis même pas en situation de mobilité car cela fait déjà 12 ans que j'ai cessé d'avoir un ordinateur fixe, emmenant avec moi mon bureau. Avec l'iPhone, c'est juste moins compliqué et moins encombrant pour grosso-modo 50% de ce que je fais tous les jours. Nous ne sommes pas en situation de mobilité ou pas, cela ne veut rien dire. Nous sommes simplement déjà en situation de connexion tout le temps.
Demandez donc aux utilisateurs d'Aka-Aki, qui se servent de leur "téléphone" pour augmenter leur espace social et regardez donc ça pour vous dire que le prochain truc est la disparition de l'écran. Un truc qui n'est même pas prospectif puisque les objets permettant de faire ça sont déjà en mode pré-industriel. Reste quand même la question privative, mais après tout, on sait déjà le projeter sur des lunettes et faire lire les gestes. Le langage des signes a de l'avenir et ce serait amusant que le vrai soit utilisé en alternative du clavier, non ?

Holographic Interface - round interface - Ringo from Ivan Tihienko on Vimeo.

 

27

mai 09

16:51

Billet publié par Alexis MONS

Facebook a de la valeur, mais pour quoi au juste ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Facebook

La bonne nouvelle du jour pour le monde digital est que facebook a trouvé de l'argent. Voilà qui valorise le réseau des réseaux à hauteur de 10Md$ (au même niveau que lors de l'entrée de Microsoft en 2006), soit approximativement 50$ par user. Twitter, et son rachat in-progress, appréciera.
Zuckerberg en profite pour promettre que les revenus progressent et que Facebook sera rentable en 2010. Ça ne mange pas de pain, mais ça dit quand même en creux qu'il n'y a pas de disruption du modèle à attendre. D'ailleurs, vu la sensibilité des facebookers aux changements de l'interface des règles du jeu, il est plutôt sein pour Facebook d'assurer d'une certaine stabilité.
Voilà aussi une manière de répondre au constat sur le fait que les réseaux sociaux sont de mauvais vendeurs. C'est tellement vrai que la pub y est très bon marché. Et alors si la viabilité du modèle est en marche ?

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15

mai 09

21:22

Billet publié par Alexis MONS

Comment Seth Godin change le monde

Publié par Alexis MONS

Tags: Social, Société

15 minutes magistrales avec Seth Godin. Un grand moment chez de TED (parmi tant d'autres), où l'illustre gourou répond à la question de savoir pourquoi et comment le web change le monde. Une idée très forte et en même tarte-à-la-crème pour ceux qui sont loin de ce qui se passe vraiment.
La vidéo est en anglais et, si le coeur vous en dis, vous pouvez vous lancer dans sa traduction. Bien vu, TED.
Que nous dis Seth Godin ? que derrière la démocratisation des médias, le vrai changement c'est la libération complète de la capacité à délivrer un message, rassembler des gens et les mobiliser pour changer des choses. C'est simple, évident et fort bien argumenté. Un régal. Un soutient à l'action en ces temps difficiles.

Merci à Christophe pour cette pépite.

 

05

mai 09

16:25

Billet publié par Alexis MONS

L'anthropologie au service du web

Publié par Alexis MONS

Tags: Conception, Information Architecture

Il n'est pas nécessaire d'attendre que les prédictions d'Adam Greenfield se réalisent. Notre métier est de penser en terme d'interactions et non d'interfaces. Quand je suis devant Facebook, je n'échange pas avec une interface, mais avec des gens, où plus précisément avec la projection médiatique que permet Facebook à ces gens. C'est donc avec une joie non dissimulée que j'ai parcourue l'excellente topo de Lidija Davis sur ReadWriteWeb à propos de Stack Overflow. Des gens qui disent qu'ils pensent en terme d'interaction human to human, des gens qui ont une approche anthropologique des problèmes.

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24

avr 09

13:56

Billet publié par Alexis MONS

Leçon d'économie écosystémique

Publié par Alexis MONS

Tags: Apple, Economie, Iphone, ITunes

De manière opportunément synchrone avec la bonne tenue de ses résultats, Apple a donc annoncé le milliard d'applications téléchargées sur l'iPhone. En seulement neuf mois. Il y avait 500 applications au lancement, aujourd'hui 35 000. En neuf mois donc. On peut en installer jusqu'à 148. Personnellement, j'en ai 69. Pendant de cette réussite et métrique encore plus signifiant, si l'iPhone ne pèse "que" 11% du marché des SmartPhones, il représentait déjà, le mois dernier, 50% du trafic mobile aux USA et 33% à l'échelle mondiale. iphoneBil.png

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20

avr 09

10:28

Billet publié par Alexis MONS

Plus on est âgé, plus on est engagé

Publié par Alexis MONS

Tags: Facebook, Social

O'Reilly s'est fendu d'une étude sur Facebook par pays. Elle est intéressante à deux titres.

ORFacebookratio.pngD'abord sur les comparaisons par pays. O'Reilly a produit des chiffres en valeur et non en taux de pénétration et je vous propose donc quelques extractions sous cet angle. Où l'on voit qu'avec bientôt 10 millions de français enregistrés, il y en a encore sous le pied et que nôtre beau pays est même talonné de près. Où l'on constate que Facebook a encore du chemin à faire dans d'autres grands pays bien plus avancés dans le développement des usages numériques. Sauf qu'en Allemagne, Facebook est concurrencé par Studivz, son précurseur germanique et ses 13 millions d'utilisateurs, ce qui ferait porter le taux germain à presque 20% de pénétration. Facebook a beau dominer la géopolitique des réseaux sociaux, il est loin d'avoir tout conquis. Ce n'est pas non plus l'arbre qui cache la forêt. La qualification de mainstream devrait aussi s'appliquer aux réseaux sociaux maintenant.

ORFacebook.pngMais le plus frappant, c'est d'observer, toute géographie confondue, que plus une tranche générationnelle est représentée, moins elle est active. Il y a là-dedans une part d'évidence. Dans une tranche à faible taux de pénétration, on est à l'émergence, donc avec une forte proportion de précurseurs hyperactifs par nature. À l'inverse, dans une tranche à maturité, il y a un effet de dilution évident. Pour autant, on ne peut qu'être frappé par le niveau d'activité des plus âgés. Nous avons tellement en tête la génération Y et le fait que les petits jeunes sont suractifs, qu'on en oublierait de regarder à côté.
Cela fait ainsi plusieurs fois que je vous bassine avec la suractivité de la population féminine de plus de 45 ans, mais le fait est qu'à l'instar des Twitter Moms dont je parlais dans mon dernier billet, cette frange manifeste un dynamisme et un engagement vraiment très important. De là à observer des effets de broadcast, il n'y a qu'un pas.

Facebook et les réseaux sociaux sont les instruments des jeunes génération, cela ne fait aucun doute. Mais en même temps, n'est-il pas temps de prendre acte du caractère mainstream des réseaux sociaux et de considérer que les populations plus matures sont bien là et qu'elles sont mêmes bien plus engagées que leur progéniture. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on découvre une sorte de ménagère de moins de 50 ans de l'ère numérique, mais je pense qu'on devrait être moins enfermé dans les stéréotypes et utiliser les médias sociaux sur bien d'autres populations que des ados ou post-ados. On pourrait alors peut-être découvrir une valeur inattendue, en ces temps où d'aucun se plaignent que ça pourrait marcher mieux...

 

16

avr 09

22:33

Billet publié par Alexis MONS

Il se passe quelque chose avec Twitter

Publié par Alexis MONS

Tags: Facebook, Société, Twitter

Et bien non, je ne vais pas parler ici des spéculation sur le rachat dont tout le monde parle. C'est un sujet qui n'intéresse que le microcosme. Il est bien plus intéressant de parler de la très forte croissance dont le service bénéfice ces dernières semaines et que rapporte Transnets, tant aux USA qu'en France par ailleurs.

Avant d'en venir aux faits, je ne peux m'empêcher de dire un mot des commentaires et appréciations. Depuis que Twitter existe, il fait l'objet d'autant de fascination que de dénigrement. Le service n'a pas de sens apparent et sa pauvreté fonctionnelle semble passer pour une insulte à l'intelligence pour certains. Pourtant, Twitter est un exemple caractéristique que moins il y a de fonctionnalités, plus il y a de sens et d'usages. La messagerie instantanée avait déjà démontré ça, c'était au siècle dernier. Les outils n'ont pas d'idées, ce sont les gens qui en ont. Twitter n'a aucun sens, ce sont ceux qui s'en servent qui lui en trouvent un, et le fait est qu'il sont de plus en plus nombreux à le faire.

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15

avr 09

21:46

Billet publié par Alexis MONS

Par ici la sortie

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie

Qu'est-ce que c'est que la crise si ce n'est la remise en question crue et douloureuse des anciennes certitudes, des anciens modèles ? Et le fait est que celle dans laquelle nous sommes appuie vraiment très fort là où ça fait mal.

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06

avr 09

20:31

Billet publié par Alexis MONS

Et au centre de la carte du web, il y a ...

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, web

webtrendmap2.pngLa Webtrend map d'InformationArchitect.jp n'est pas seulement un magnifique poster, c'est aussi, au fur et à mesure de ses versions un fantastique point de repère de la vitesse avec la quelle le web croît, devient complexe et surtout au centre de tout. D'ailleurs, cette fois, vous aurez besoin d'un visualiseur rich-media pour en faire le tour. De l'image au visualiseur interactif : fort symbolique comme changement...
Ce qui frappe dans cette nouvelle mouture, c'est la très forte présence des groupes médias et entertainment. Des médias en réseau parmi lesquels figure en bonne place ThePirateBay (qui va vous fournir une IP pipo pour 5€/mois quand cela aurait pu être une licence globale dans la poche des artistes).
Mais surtout, dans la précédente et seconde version, j'avais observé que VOUS êtiez passé au centre. Cette fois-ci et en zoomant bien fort, on remarque qu'il y a au centre 6 personnages clés : Steve Jobs, Barack Obama, Eric Schmidt, Bill Gates, Michael Bloomberg et Ruppert Murdoch. Je ne sais pas vous, mais ces six-là, autour d'un picto Emperor's palace, ça dit bien des choses ...
webtrendmap.png

 

31

mar 09

22:57

Billet publié par Alexis MONS

L'accès internet est aussi indispensable que l'eau

Publié par Alexis MONS

Tags: Hadopi, Neutralité, Politique, Société, Territoires numériques

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est un élu creusois, à l'occasion des 7 ans de Dorsal, la couverture haut-débit universelle du Limousin qui arrive (enfin) à tenir sa promesse.
Je voudrais éviter de (trop) parler d'Hadopi, car sinon je vais m'énerver. Malgrès tout, je tenais ici à souligner un élément important du débat, celui de relever, comme le pense le parlement européen, qu'internet est devenu un droit fondamental. le gouvernement, lui pense que c'est une "commodité fondamentale" ce qui ne veut rien dire. L'élu creusois, lui, les deux pied dans la réalité de terrain, a fini de constater le contraire...

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26

mar 09

22:42

Billet publié par Alexis MONS

Pour en finir avec les Usages

Publié par Alexis MONS

Tags: innovation, Politique, Stratégie

Visiblement impatient (nous le sommes tous), de transformer l'après-Hadopi que nous promet Nathalie Kosciusko-Morizet, Fabrice Epelboin propose un excellent panorama des sujets qui devraient être sur la table pour le développement de l'économie numérique à la française.
Pour ma part, c'est des usages dont j'ai envie de parler ce soir. D'une part parce que c'est un de mes vieux sujets de prédilection, d'autre part parce que, peu après sa nomination Nathalie Kosciusko-Morizet avait fait preuve d'un volontarisme affirmé concernant la mise en place d'une "politique des usages et des contenus" au service du développement économique, dans une interview chez MémoireVive.
Politique des usages et des contenus. Ça fait rêver, non ? D'ailleurs, faire en sorte que vos utilisateurs fassent ce que vous voulez qu'ils fassent est fondamentalement le but souhaité de n'importe quel site web. Alors pourquoi ne pas penser stimuler les internautes pour qu'ils développent certains usages ?
En fait, tout ceci participe de ces évidences qui n'en sont pas et qui ne mènent à rien. Depuis dix ans que j'entend ce même baratin, je me dis que la compréhension profonde de la nature du web, de la société et de l'économie en réseau n'a toujours pas été approprié.

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25

mar 09

22:10

Billet publié par Alexis MONS

Ecouter ses clients, pour quoi faire ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Marketing, Politique, Social

Je ne ferai l'insulte à aucun des lecteurs de ce blog de ne pas penser qu'à l'heure du web social, celui-ci représente une mine d'information pour toute marque, entreprise ou institution qui se respecte, sinon un moyen de dialogue. Après tout, vos consommateurs ou usagers se parlent entre eux de leur expérience d'avec ce que vous leur proposez. Cela vaut autant pour des produits de marque, des services, jusqu'au politique. La question de savoir comment faire partie de cette discussion est un élément qui ne devrait plus se discuter de nos jours. Et pourtant ...

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17

mar 09

21:55

Billet publié par Alexis MONS

L'âge des réseaux

Publié par Alexis MONS

Tags: Enterprise 2.0, Marketing, Réseaux sociaux, Social

Médiamétrie a mis en lumière ce que nous savons déjà. Mais c'est mieux en le disant. Les réseaux sociaux sont un phénomène de masse. L'étude est à télécharger ici.
En concernant 7 internautes sur 10, le web social touche pratiquement tous les internautes matures et représente, mécaniquement, plus de 40% de la population française. À la fin de cette année, 10 millions de français auront un compte sur Facebook. Des chiffres que l'on connaît bien, mais qui ne lassent pas d'engendrer une réelle fascination.
Dans l'étude Médiamétrie, Facebook est loin devant, mais les autres usages sociaux sont bien vifs eux aussi, y compris les blogosphères.
De fait, le web social devient un concurrent sérieux des médias traditionnels, au premier plans desquels la télévision. À tel enseigne que cette dernière manifeste déjà de l'agacement. Tant pis, il ne manque pas d'annonceurs qui ont compris dans quel sens souffle le vent et même si l'exploitation des médias sociaux ne pas de soi, le potentiel est là, il n'attend que d'être transformé. On y travaille dur, je peux vous le garantir. C'est presque, dans certains secteurs comme le tourisme, une véritable course à l'armement.
Mais derrière le phénomène, il faut bien voir que cette poussée du web social n'est qu'un simple symptôme. Seth Godin vient de publier un nouveau manifeste avec Tribes: We Need You To Lead Us, venant nous dire que les réseaux tribus allaient changer le monde. Cette prédiction n'est pas nouvelle, on va dire que nous sommes à l'heure de la concrétisation. Les réseaux sont partout, tout est réseau et ça change tout, comme on le comprendra en se perdant avec jubilation dans l'analyse relayée par InternetActu, ce jour.
Les réseaux sociaux ne sont pas qu'un phénomène, ils sont le signal d'un changement d'approche nécessaire, qu'il est plus que temps d'adopter le modèle maillé de la société de l'information. Cela vaut tant pour aborder le consommateur en réseau, et les changements de son comportement qui sont à l'avenant, que pour considérer le changement nécessaire dans le fonctionnement de nos organisations. Si vous n'êtes pas en réseau, vous ne tirerez pas profit de la société et de l'économie qui est, déjà, en réseau.

 

10

mar 09

18:11

Billet publié par Alexis MONS

Hadopi ou la fracture médiatique

Publié par Alexis MONS

Tags: Hadopi, Médias, Politique, Société, TV

C'est aujourd'hui veillée d'arme sur l'Hadopi. Le projet de loi entre à l'assemblée demain et je ne veux pas ici en rajouter une nième couche sur les tenants et aboutissants de ce projet. Je veux parler des leçons qu'il y a déjà à tirer sur le traitement média, avec des choses signifiantes à mon goût dans le domaine des médias, du marketing et de la communication.

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02

mar 09

22:23

Billet publié par Alexis MONS

Quand le web pose la question du changement de nom

Publié par Alexis MONS

Tags: Google, Identité, Réputation, SEO, Tourisme

On n'en a pas fini avec l'impact de Google et de son modèle de génération de trafic. La presse, qui constate sa dépendance, est marquée depuis longtemps maintenant par la propension à écrire pour Google, au détriment de la beauté du texte disent certains, d'un style force d'identité et de différentiation qui me fait dire qu'à vouloir trop optimiser on ne gagne pas toujours. Autant faire du bon SEO.
Dans la série "Internet change le monde", mais pas forcément comme on l'entendrai,on apprend donc que madame le maire d'Eu, sise en Haute-Normandie, envisage sérieusement de changer le nom de sa ville, constatant le manque à gagner de son référencement sur le web. Le paradoxe, c'est que le moins pire dans cette affaire, est justement Google, et que le fond du problème est surtout la capacité à comprendre que "Eu" est une ville, sinon une destination.
Il est clair que la ville d'Eu, et plus largement toutes celles qui participent d'un toponyme plus ou moins signifiant de l'urbanité, nécessitent des réflexions élaborées en terme de search marketing ou plus largement de réputation. La question est sans doute celle du coûts, puisqu'il faut payer, même quand on est une collectivité locale, et que Madame le Maire d'Eu juge que, même s'il faut quatre ans au minimum pour changer de nom, ce sera finalement payant à terme. Pour autant, bien malin qui sera capable de me dire quel bon en avant aura fait la recherche et la visibilité sur le web de dans quatre ans, notamment avec le web sémantique. Madame la maire d'Eu pourrait peut-être proposer quelque chose qui fasse ressortir sa ville comme lieu géographique sinon touristique ...
Cette histoire est évidemment signifiante de l'impact des usages numériques dans le tourisme, comme pour toute activité à plus ou moins court terme d'ailleurs. Mais elle m'a aussi rappelé des étudiants, qui se plaignaient d'un patronyme trop banal, alors que nous parlions de réputation et notoriété sur les réseaux sociaux. Nous avions convenu, en effet, qu'ils auraient sans doute plus d'efforts à faire. Le développement de l'usage des surnoms, qui représentent maintenant plus du tiers des carnet d'adresses sur les mobiles, est parfaitement caractéristique de la recherche d'une différentiation que le nom de permet pas.
Finalement, en mettant tout à plat, le web actuel pose de sérieux problèmes de visibilité à des gens qui, soit par banalité de leur dénomination, ou, paradoxe, par trop grande singularité. Eu fait le bonheur des cruciverbistes, mais les moteurs de recherche et les sites de tourisme n'ont pas encore rangé cette singularité au titre des éléments différentiants.

 

22

fév 09

23:19

Billet publié par Alexis MONS

Je t'aime, moi non plus, c'est aussi pour les pubs

Publié par Alexis MONS

Tags: Facebook, Publicité

votepubfacebook.pngDepuis quelques temps déjà, sur Facebook, on peut dire qu'on aime bien ce qui se publie, notamment les statuts. Vous me direz que c'est élémentaire, mais ça manquait.
Mais à droite du feed, il y a la pub, et elle aussi on peut dire qu'on l'aime, mais également qu'on ne l'aime pas. Et lorsque l'on désapprouve, Facebook vous en propose une nouvelle.
Un vrai petit jeu bien limité puisqu'on n'a pas le résultat des courses, seul Facebook en profite. Certes, si on avait vraiment le résultat, ce serait un méga-truc pour publivores. Sauf que l'avis critique genre cinématographique, ce n'est pas révélateur de ce que pense le consommateur, à ceci près qu'on peut s'interroger sur l'intérêt et le sens pour l'annonceur des gens qui votent "pour", sans cliquer dans la pub pour en savoir plus. Du CPV (Clic per vote) en regard du CPA. Il semble que ce système ne soit pas systématique, sans doute aux bons soins de l'annonceur. Pas en reste en terme de "nouveaux formats", Facebook propose aussi une sorte de mix et sondage.
Je n'ai pas souvenir que quelqu'un ait précédemment proposé à ses utilisateurs de voter pour la pub, mais voilà en tous les cas une propositions assez interpellante de ses tenants et aboutissants. Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

18

fév 09

19:33

Billet publié par Alexis MONS

Facebook, ou comment tendre le bâton pour se faire battre

Publié par Alexis MONS

Tags: Facebook, Juris

Donc Facebook a reculé, sous la pression de ses utilisateurs, pour Beacon.
Cette histoire de modification de CGU a fait beaucoup de bruit, on a pu lire tout et n'importe quoi, mais, sincèrement, on voit bien pire ailleurs. Dans le fond c'était juste très bête de la part de Facebook, parce que prévisible.
Sur le web social, le pouvoir appartient aux utilisateurs. Ça peut paraître comme une formule toute faite, mais elle est pourtant bien réelle.
Parmi les cas qui ont démonté cela, il y a Digg à l'été 2007. l'investissement des utilisateurs n'est pas un vain mot. Les efforts qu'ils consentent se valorisent en patrimoine social, dont la pérennité vaut par la confiance donnée dans celle des règles de fonctionnement de l'environnement. Si par malheur, l'éditeur du service en vient à changer les règles en cour de route, il remet en cause ce qu'on construit ses utilisateurs et ne fait que générer de la révolte.
Il y en a qui pensent que les réseaux sociaux participent d'usages sans intérêts sinon factices. C'est parfaitement faux. Les gens considèrent très sérieusement leur relation aux autres et comme je le disais hier, placent cela comme une ressource vitale.
Il y a une sorte de contrat tacite entre les éditeurs de réseaux sociaux et leurs utilisateurs. Ce qui se passe sur leur plateforme de leur appartient pas, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas en tirer profit. Il y a un deal tacite sur la gratuité ou la semi-gratuité, mais dans tous les cas, le maintien de règles stables et durables de fonctionnement du système est la condition sine qua none de l'investissement des utilisateurs. Je n'invente rien, tout écosystème fonctionne comme cela, sur quelque chose qui s'appelle la CONFIANCE.
Et le fait est que Facebook a fauté une fois, qu'à la seconde fois, il est récidiviste. Les utilisateurs ne fuiront pas pour autant, ils sont d'ailleurs toujours plus nombreux. Non, ils vont rester attentifs et mobilisés à la préservation de ce qu'ils estiment au plus haut point : les règles du jeu social. Vous noterez d'ailleurs que, Facebook Connect n'a pas suscité un tel foin, tout simplement parce que Connect ne change rien à l'écosystème social, il ne fait que l'étendre.
Le problème de Marc Zuckerberg est que, non content de trouver de vrais sources de revenus, il doit le faire sans mettre le feu. On peut comprendre que ce soit compliqué et long ...

 

16

fév 09

21:58

Billet publié par Alexis MONS

Rester connecté fait partie des ressources vitales

Publié par Alexis MONS

Tags: Société

Parce que c'était le cas au début, l'idée s'est installée que le web était le territoires de gens jeunes et avec des revenus élevés (les fameux CSP+). C'est d'autant moins le cas aujourd'hui, si l'on considère que l'on s'approche du plafond de pénétration. C'est d'autant moins vrai si l'on est attentif à la place de la connexion et des usages web dans les populations moins privilégiées.
Je n'ai pas retrouvé la trace d'un excellent article qui racontait, il y a au moins 5 ans, le désarroi d'un SDF new-yorkais qui, du fait d'un programme de réinsertion, avait perdu l'accès internet dont il profitait dans un squat et le lien d'avec la société qu'il représentait.
On peut aussi s'interroger sur le sens réel des réfugiés des cybercafés. Sont-ils réfugiés en ces lieux par commodités ? par ancrage sur des lieux correspondant à leurs pratiques culturelles ? ou parce que l'accès au réseau est essentiel au sens qu'ils donnent à la société ?
Et d'ailleurs, sans aller à l'autre bout de la planète, n'est-ce pas de fracture sociale dont parlent les jeunes qui n'ont pas d'accès chez eux, tel que l'avais rapporté Hubert, à propos des jeunes et des nouveaux médias, en décembre dernier.
Cela fait plusieurs fois que j'entend, ou que je lis des choses à propos de grandes enquêtes sociologiques, pointant l'internet comme un élément quasi vital. Dans un contexte où la débrouille et la nécessité d'échanger et de collaborer est plus qu'essentielle, le portable et l'accès personnel au réseau se sont élevés au rang d'éléments fondamentaux de l'existence.
C'est ce que l'on retrouve aussi dans le dernier numéro de Courrier International, avec plusieurs articles consacrés aux postures frugales. Le cas d'Ilona Richards, une anglaise vivant près de Leeds, raconté par le Yorkshire Post, est éclairant. Dans le choix entre "ce dont on a besoin" et "ce dont on a envie", celle qui préfère laisser sa chaudière éteinte, indique qu'elle ne pourrait par contre pas se passer de sa connexion haut-débit. Moi-même j'en connais qui, par choix ou par nécessité, ont choisi de vivre chichement ou avec frugalité, mais qui défendent bec et ongle leur connexion au monde, avec mobile, connexion et bécane de qualité.
Une fois de plus,cela démontre que monsieur tout le monde sait parfaitement quelle importance a l'accès au réseau et le sens que peut avoir le terme "social" sur le web. Ce n'est pas encore le cas de bien des territoires, qui commencent à peine à poser la question, ou de l'Etat, qui n'a pas encore intégré ce facteur dans la définition du lien social et qui prête la sourde oreille aux organisations qui pointent l'impact potentiel d'Hadopi à vouloir couper de l'accès à tout crin. Ce n'est également pas le cas des marques, qui se maintiennent dans l'aspect CSP+ du web, alors que les usages sociaux sont beaucoup plus démocratisés que cela et que le champ de la consommation online va bien au-delà d'une élite.

 

14

fév 09

13:06

Billet publié par Alexis MONS

Le web social, terreau pour de nouvelles idées

Publié par Alexis MONS

Tags: Innovation, Société

J'écoutais ce matin la toujours excellente Rue des entrepreneurs, où, sur le thème Internet, la réalité qui change la vie Bertrand Cathelat, Daniel Kaplan ou encore Christophe Aguiton ont permis une parenthèse progressiste dans le climat e-reactionnaire actuel.
Comme je l'ai dis l'année dernière, l'après web 2, ce n'est pas le web 3, c'est changer le monde et comme je ne cesse de le répêter sur ce blog, c'est ici et maintenant que ça se passe. 2009, année 0.
Obama par ci, Obama par là, mais Obama bordel ! Obama, ce n'est pas juste une élection marqué sous le sceau d'un simple dispositif numérique malin, c'est une autre manière de faire les choses. Depuis qu'il a été élu, il ne se passe pas une semaine sans une nouvelle mise en mouvement du web ou autre événement tactique. Mais la dernière en date, tout sauf de la geekerie, est vraiment adorable ...

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12

fév 09

21:54

Billet publié par Alexis MONS

Seuls les paranoïaques survivent

Publié par Alexis MONS

Tags: Société

Sur ReadWriteWeb.fr, Fabrice Epelboin se lâche à propos de France 2, en compilant tout un tas de docus, reportages et autres saillies qui ont pour qualité de cogner sur le web en oubliant d'en évoquer les vertus. C'est vrai que ça a le don d'agacer, mais la vérité est sans doute plus simple et puis, somme toute, on est là au niveau des symptômes.
Le diagnostic, il se trouve dans Pourquoi tout le monde a intérêt à transformer le web en minitel ?, une interview de Benjamin Bayart aussi pertinente que plaisante, histoire de comprendre le vrai risque qui menace le web : la remise ne cause de la neutralité sur le réseau. Obama a promis de ne pas y toucher, il est vrai qu'il est bien entouré et a tout compris que société de l'information et société, c'était pareil. Economie de la connaissance et économie aussi.

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11

fév 09

20:39

Billet publié par Alexis MONS

À la recherche de la Longue Traîne

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Longue Traine, Modèles économiques

Depuis décembre dernier, tout un tas de gens se sont interrogés sur la Longue Traîne. Une discussion à mon goût un peu superficielle, qui est passé par ici et encore , finalement conclu par un long billet de Daniel Kaplan.
J'ai assez commenté tout ça, pour dire que penser que la Longue Traîne marche toute seule, où que c'est purement tactique, est stupide. Elevons le débat svp, les modèles à l'emporte-pièce, ça n'est pas au niveau.

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05

fév 09

17:45

Billet publié par Alexis MONS

Vous n'aurez bientôt plus rien à cacher

Publié par Alexis MONS

Tags: identité, Social

Coup sur coup, deux annonces viennent confirmer, s'il en était besoin, à quel point nous sommes prêts à faire sauter des lignes rouges et réviser nos certitudes sur ce que nous allons accepter de faire dans le dévoilement de nos vies pour satisfaire à des facilités et stimuli de nos relations sociales.
Avec Google Latitude, vous pouvez faire en sorte que vous et vos amis sachiez où vous vous trouvez. La Google Map de vos contacts existe. Bon, c'est limité à vos contacts gmail, vous pouvez décider de ne plus être localisé, ou de fixer une fausse localisation, sauf que je ne suis pas sûr que ce ne soit pas sans conséquence. À disparaître de la carte, vous prenez le risque de faire des choses suspectes. À donner un faux emplacement et qu'on ne vous y retrouve pas, ce sera pire. Un nouveau palier est franchi en terme de dévoilement, il promet d'être des plus croustillant, surtout s'il génère des convenances socio-culturelles au sein de certaines groupes, ce qui se produira inévitablement. À suivre de près, notamment au Japon, où, depuis dix ans, avoir son mobile indisponible est aussi impoli que d'arriver avec du retard significatif.

Ce midi, j'écoutais une discussion portant sur le jeu consistant, dans Facebook, à chercher ses ex. Pures balivernes. Avec SocialWhoIS, remontez d'un clic toutes les données utiles pour découvrir qui se cache derrière cet obscur adepte de Twitter. De fait, la formule "sur le web, personne ne sait que vous êtes un chien" est définitivement fausse. Tout le monde est capable de savoir qui vous êtes.

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04

fév 09

23:09

Billet publié par Alexis MONS

Bon anniversaire Facebook

Publié par Alexis MONS

Tags: facebook

Aujourd'hui, Facebook (ne) fête (que) ses cinq première bougies. Avec le vent en poupe et plus de 160 millions d'abonnés, presque un français sur 6 (en dépit d'un traitement médiatique à charge), des chiffres vertigineux, une empreinte écologique équivalente à la moitié de la ville de New-York (pour beaucoup plus de monde cela étant). La petite rétrospective d'évolution de l'interface mise en avant par Techcrunch fera plaisir à ceux qui, comme moi, pensent que la simplicité paye.
Il y a évidemment toujours des doutes et des spéculations sur sa capacité à supporter ses coûts, en attendant un modèle et plus de visibilité sur le duel avec Google autour de la portabilité des usages sociaux, plus que des identités. On en a eu un aperçu lors de l'investiture de Google.
En attendant, ce sont les femmes de plus de 55 ans qui constituent le profil le plus en croissance dans Facebook. Sa structure démographique se nivelle, des gens se préoccupent de savoir comment gérer les morts, des faits divers sordides ont lieux.
Facebook a cinq ans, à peine toutes ses dents, et pourtant. Ce n'est même plus une nouveauté, juste un espace incontournable dont nous commençons tout jute à en appréhender le fonctionnement et les potentialités. Il est temps !

 

03

fév 09

11:57

Billet publié par Alexis MONS

Tourisme à la carte

Publié par Alexis MONS

Tags: Tourisme

Les acteurs du tourisme passant par ici seront bien inspirés de lire ce billet de Karine Miron, qui synthétise quelques constats récents sur l'évolution du tourisme aux USA. Au passage, notons bienl n'y a plus de e-tourisme, simplement du tourisme car, avec une large majorité de ses consommateurs agissant par voie digitale, il n'y a plus aucun intérêt à faire de distinction. L'expérience digitale est consubstantielle de l'expérience du touriste.
Je passerai vite sur le constat qu'elle fait elle-même du fait que les sites d'avis ont pris de la place. Puisque l'internaute sait qu'il y a des avis et ira les chercher là où ils se trouvent, il vaut mieux les avoir disponibles chez vous car cela évite, alors, qu'il s'en aille ailleurs, pour ne plus revenir, trouvant dans cet ailleurs des interfaces de réservation qui font le boulot. CQFD.
Je suis pour ma part plus interpellé par la place que prennent les outils cartographiques, en l'espère MapQuest, GoogleMaps et YahooMaps, qui trustent le podium des sites de voyage les plus fréquentés. On peut faire la fine bouche en se disant que chercher une localisation ou un itinéraire n'est pas un processus de réservation touristique, il est peut-être temps de considérer que l'utilisateur goûte de plus en plus à la simplicité de la carte et de l'accès, en juste à temps, de savoir ce qu'il y a dans le coin recherché.
Cela m'amène donc, si le sujet vous intéresse, à relire cette tribune qui vous incitait à ne pas faire que des sites, mais à faire en sorte que vos données soient là où vos clients sont de plus en plus, ainsi que cette gourmandise à propos de l'activisme des webacteurs à se créer des cartes tous seuls. Ce second point s'adresse tout particulièrement au tourisme institutionnel, qui me semble plus que jamais attendu par le public dans sa capacité à . Plutôt que de se battre dans un marché concurrentiel (celui de la réservation) et très coûteux, il y a des positions légitimes et économes à prendre. Tant qu'il est encore temps ...

 

23

jan 09

09:36

Billet publié par Alexis MONS

Focus sur le social-shopping

Publié par Alexis MONS

Tags: e-commerce, Social-Shopping

Voici la vidéo de l'édition du Café du e-commerce d'hier, dont le sujet était le social-shopping et dont nous parlions lundi. Une petite dizaine de minutes vous permettra d'avoir une bonne vue des enjeux, de mesurer que ce n'est pas un sujet "tendance", mais que cela s'inscrit bien dans une mutation profonde pour le marketing (celle des interactions entre les marques et les consommateurs), d'aborder le changement que cela impose par le bon bout.

En complément, quelques billets publiés sur ce blog et qui adressent ce sujet :
- nos communautés sont plus fortes que vos pubs
- les réseaux sociaux et les marques
- web social, ce thermomètre que les marques ignorent
- quand les marques dialogueront avec nous

 

23

jan 09

09:11

Billet publié par Alexis MONS

Obama : stratégie nouvelle génération

Publié par Alexis MONS

Tags: Obama, Politique, Stratégie

Barack Obama est-il aussi le symbole du basculement numérique ? On est en droit de se poser la question.

Je ne reviendrai pas sur ce qui s'est passé pendant la séquence électorale. je redis ici que c'était moins du réseau social qu'un énorme jeu en réseau. Mais peu importe. en ayant une stratégie totalement intégrée, sans distinction des aspects numériques, on a là l'idée même de la modernité dans l'action.

Je ne reviendrai pas non plus sur l'adoption sans concession du copyleft et d'une vision résolument moderne du contenu. La quête de la photo inspiratrice du portrait officiel que je mettais en lumière lundi en est une bonne illustration et le commentaire qu'a fait Florent rajoute à la mythologie que cette histoire prend.

CNNLIve.com.pngL'investiture, mardi, au-delà d'être un événement planétaire incroyable, restera sans doute aussi comme une date clé des grands événements sur le réseau. Les chiffres donnent le vertige, jusqu'à découvrir qu'Obama a asséché l'audience de Google le temps de l'événement.. La retransmission live de CNN avec le feed Facebook en vis-à-vis (photo) a eu un énorme succès. C'est sans doute la pub qu'il fallait à Facebook Connect pour démontrer la puissance de l'instrument. En même temps, Hack the debate, la diffusion simultanée des tweets, en surtitrage du troisième débat Obama/MacCain sur Current TV était de mon point de vue beaucoup plus signifiant et fort de la disruption que peut produire le web social sur le politique (et le reste aussi !). Vous pouvez relire ici le billet que j'ai consacré à cela.

Mais surtout, il y a ce qui s'est passé depuis l'élection et maintenant, avec une réponse proprement jouissive à tout ce qu'on attendrai des promesses de disruption à la sauce numérique de la manière de conduire la politique. Et toujours cette totale intégration du fait numérique dans la stratégie ...

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20

jan 09

07:06

Billet publié par Alexis MONS

Obama, le portrait qui fait date

Publié par Alexis MONS

Tags: Obama

obama.1201801546.jpgEn ce jour d'Obama Day, focus sur un tout petit bout de la légende, quoi que ...
Tout le monde connaît le portrait réalisé par Shepard Fairey, largement détourné depuis. Détourné et viralisé n'est-ce pas le sens même de cette affiche te le symbole dans le symbole ?
Les Actualités de la Recherche en Histoire Visuelle nous racontent qu'après une longue enquête, la photo originelle à partir de laquelle Shepard Fairey a travaillé a été retrouvée. Et de rappeler que celle-ci est un pur produit du copyleft, parfaitement en phase avec un Obama qui a déjà annoncé libérer la parole publique en la passant sous Creative Commons. De nombreux signes annoncent que ce n'est qu'un début.
Cette affiche, c'est aussi un symbole de rupture, celui d'un portrait présidentiel en phase avec son temps, débarrassé des conventions, ancrée dans le XXIe siècle, la créativité, e partage et la diffusion, l'appropriation au sein de la société.
Pendant ce temps, chez nous, il se passe des choses étranges aux assises de la création, quand il s'agit d'y exprimer une vision moderne et dynamique, en phase avec son époque, justement.

 

19

jan 09

16:00

Billet publié par Alexis MONS

Jeudi : le social shopping au menu du Café du e-commerce

Publié par Alexis MONS

Tags: E-commerce, Social, Social-Shopping

cafe du cce.pngJeudi, nouvelle session de Café du e-commerce, l'excellent rendez-vous animé par Pascal de Compario sur DecideursTV. Manuel viendra y parler social-commerce, en compagnie de Looneo et de Milonga Music.
Le social-shopping n'est pas un nouveau sujet. À la base, il désigne tout ce qui concoure à ce que les consommateurs puisse se recommander entre eux sur la plateforme marchande. Une notion constitutive du e-commerce à notre avis.
Cela dit, il est déjà loin le temps où l'on débattait de savoir s'il fallait ou non proposer des notes et des commentaires sur son site marchand. Est-ce d'ailleurs encore un sujet ? Entretemps, nous avons vu apparaître des webacteurs qui font plus que promouvoir sur le site, qui en tirent un profit direct de marques dont ils sont consommateurs par ailleurs. Avec l'avènement du "tous média" que constitue le web social, la recommandation entre consommateurs a lieu bien en dehors du site et au sein de communautés de proches qui relèguent les influenceurs (notamment les blogueurs) comme un simple élément constitutif de la sphère média. Avec la mise en oeuvre des Facebook Connect ou de Open Social de Google, la question de la connectivité des sites marchands avec leur sphère sociale se pose.
Comme on le dit outre-atlantique, commerce goes social. Un vieux sujet se découvre une nouvelle jeunesse. Le Café du e-commerce de jeudi tombe donc à point nommé pour actualiser vos fiches et vous mettre dans les starting-blocks d'un point clé des stratégies marchandes sur le web en 2009.

 

16

jan 09

22:58

Billet publié par Alexis MONS

Google redescent sur terre

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Google

Rien n'est éternel, mais quand même. Google a donc annoncé qu'il cessait purement et simplement certains services, notamment Google video ou encore Google Notebook. Whaou ! Google se déclarerait il fragile, au moins faillible ? le fait est qu'aucun service leader, et de loin, ne figure dans cette liste et que cela s'apparente plus à du ménage, notamment avec Google Video. Ça rappelle celui que devait faire Yahoo il y a deux ans ...
Pour autant, et comme le dit très justement Transnets, voilà typiquement tout sauf un bon signal et clairement une opération mal menée. Si Google veut vraiment convaincre son monde qu'il est à même de proposer de vrais services de valeur sur lesquels on peut compter, il est préférable de faire ce qu'il faut pour assurer un portage de ses clients vers de vrais solutions avec le moins de déperdition pour eux et pas simplement de les laisser se démerder.
Il y a maintenant plus de deux ans, en pleine période web 2, j'avais dis qu'il y avait trop d'outils et pas assez de service, pointant notamment la faiblesse des fonctions de portage de nos datas. Un an plus tard, certains revendiquaient cela comme un droit. Le fait est que Google Notebook exporte, mais est-on satisfait pour autant ? clairement non.
Cette histoire, ça ressemble aussi beaucoup à un coup d'arrêt au tout gratuit. Et ce n'est pas une surprise. Personnellement, je pense que ça serait presque mieux comme ça, moi qui dit depuis longtemps que si un service a de la valeur, ça se paye. De fait, je ne peut m'empêcher de faire le parallèle avec un billet de Techcrunch parlant du service Flickr de revente de photos qui ne verra pas le jour, Flickr préférant dealer avec Getty Images. C'est sans doute moins fun, mais c'est en effet plus prudent et plus sûr en terme de business à court terme, que de tenter l'aventure sur un marché plutôt fermé et pour un élément périphérique du business-model.
Pour le reste, Google perd un peu de sa magie, redevient une société comme les autres, qui rationalise quand il le faut. Il est temps de jetter un oeil aux services mineurs sur leur marché dans lesquels vous avez investis et vous soucier du coût de sortie.

 

16

jan 09

22:27

Billet publié par Alexis MONS

J'adore les codes-barres

Publié par Alexis MONS

Tags: Barcodes

À l'heure où la dématérialisation fait rage, il pourrait paraître paradoxal de parier sur de la rematérialisation. Et pourtant ...
Il est patent de constater que le petit monde des codes-barres (ok, c'est moins sexy que barcodes, mais c'est français) est très actif. S'il fallait s'en convaincre, il suffit de constater qu'il y a encore des levées de fonds sur le sujet, voire que Microsoft les réinvente (ils sont incorrigibles !).
En septembre dernier, ReadWriteWeb a produit une excellente synthèse de tout ce que l'on fait avec des codes-barres. Vous verrez qu'il y a bien plus que des billets d'avion. Quoi de plus simple, en effet, pour permettre un accès direct à la page web qui va bien depuis un simple sticker. Ça peut donner un tas d'idées.
Sinon, mention à QRContact, appli iPhone pour transformer vos contacts en codes à échanger par un scan - il paraît que les djeuns adorent - et surtout à iCandy. De quoi s'agit-il ? d'une idée de Ricoh pour rematérialiser un accès physique à des biens culturels. J'avais eu droit à une stimulante présentation à l'EuroIA 2008, sur l'idée du "je me refais un mur de pochettes de ma musique préférée et d'un simple scan je lance le son". La vidéo ci-dessous, tirée de ce billet en est une parfaite illustration. Et là, y'a pas de l'expérience utilisateur ?

 

14

jan 09

21:43

Billet publié par Alexis MONS

Le web est une caisse de résonance

Publié par Alexis MONS

Tags: Blogs, Médias, Modèles, Presse, websocial

Il est des parallèles savoureux. Dans son excellente analyse, Francis Pisani pointe la nécessité pour les médias d'embrasser le web social s'ils veulent survivre. Il formule notamment que la valeur est dans leur capacité à alimenter "les webacteurs connectés en réseaux". Ça ne dit pas comment cela se monétise concrètement, mais après tout il y a déjà des solutions, pas seulement dans la pub d'ailleurs, et d'autres en expérimentation.
Les médias traditionnels se plaignent de Google et peuplent de leur hire les assises de la presse par ici, mais Google n'est qu'un symptôme, ou un bouc émissaire. D'ailleurs, l'ogre du web indique bien le noir destin que leur signifie officiellement Google">qu'il ne peut rien pour eux. Il feraient mieux de méditer sur certains faits, notamment une étude IPSOS que je trouve fort peu relayée et qui dit notamment que 80% de ce que dit le web social est impulsé par eux.
Cela fait partie de ces choses qui démontent quelques mythes tout en ne vous surprenant pas tant que ça dans le fond. La fin d'année en a été peuplée. Le mythe, il provient notamment ici de réflexions ouvertes sur la viralité. De celles qui observaient que les vrais histoires de buzz se caractérisaient par le fait qu'elles explosaient véritablement quand un média sortait l'info du bruit du fond du réseau pour mettre un gros projecteur dessus. Au pied de la lettre, on va donc dire que les médias ensemencent le web et que, plus tard, ils viendraient y faire des bouquets. J'ai toujours aimé le concept du web comme un terreau, mais là c'est plutôt une caisse de résonance.
La conclusion du jour, ce sera donc que les médias alimentent déjà les webacteurs connectés en réseaux. Ils le font même depuis 5 ans si on se place à l'époque où les blogs ont commencé à signifier quelque chose. Même si, encore une fois, switcher n'est pas simple, il n'est jamais trop tard pour bien faire.

 

14

jan 09

21:38

Billet publié par Alexis MONS

Time to shift

Publié par Alexis MONS

Tags: Changer, Modèles, Société

Sans faire plus de bruit que ça, j'ai la faiblesse de penser que nous assistons en ce moment même à un déplacement annoncé depuis très longtemps : le numérique prend la main et passe en question centrale.

Quelques exemples :
- Après avoir entendu toute sortes de gens bien informés du monde des médias ces derniers temps nous expliquer que le web s'imposait totalement à eux, après avoir lu la le noir destin que leur signifie officiellement Google, vous irez fermer le banc chez de Transnets et repenserez à Seth Godin (12 ans déjà !)
- Après avoir regardé de travers monter l'intelligence collective et s'être approprié Wikipedia dans l'éducation, le monde de la recherche a fait son coming out en décembre dernier, avec une revue patentée qui oblige ses auteurs à enrichir Wikipedia en parallèle de ses propres publications.
- Pendant ce temps, le Prado fait l'événement avec Goya et Bosch comme aucune expo ne le permettra jamais, qui plus est en ne faisant pas de site web, mais en s'installant pas bien loin de Rome comme on ne l'avais jamais vu.

Est-il utile de parler de la claque qu'on pris les enseignes de VAD traditionnelles cet automne ? Tout comme il sera vain d'enfoncer les portes ouvertes à l'heure des comptes de la FEVAD sur l'e-commerce. Je ne pense pas. J'ai fait une petite intervention devant un panel de commerçant bien comme il faut, il y a quelques semaines. Pas la peine d'insister, ils ont conscience, ils sont surtout un peu effrayé par le virage qu'ils doivent prendre et se demandent ce qu'il y a au bout de la courbe. Dites-moi, quelles pneus me conseillez-vous ? sais-pas, ça dépend beaucoup de votre pilotage et du véhicule, vous croyez pas ?.

Manuel aime à raconter qu'il y a 12 ans, à la création de Reflect, les banquiers nous conseillaient de faire du minitel. Depuis, nous n'avons cessé de marteler et de mettre en application une vision faisant du numérique un axe central de développement pour nos clients. Même s'il y a encore du chemin à faire, on ne boudera pas notre plaisir, moi le premier.
Si vous me demandez si la "crise" a quelque chose à voir là-dedans je vous dirai que celle-ci agit plus comme un révélateur, et que c'est plus l'accomplissement de processus d'innovation de fond qui se produit. Je dirai donc que le calendrier tombe bien. D'autant que, s'il y a un événement qui mérite d'être pointé, ce n'est pas la "crise", mais l'élection d'Obama. Il y a le symbole en lui-même et la part du web dans le succès. Quelque chose qui a frappé les esprits, en espérant que ce qui s'annonce dans l'opérationnel en rajoute une seconde couche.
Plus rien ne sera comme avant, tout le monde le dit, il est juste temps de décider d'y donner sens. C'est encore l'heure des bonnes résolutions.

 

14

jan 09

21:32

Billet publié par Alexis MONS

Le ridicule mode 2.0

Publié par Alexis MONS

Tags: Politique, Web 2.0

Jean-Jacques Bourdin est bien connu pour ses questions fermées qui piègent les politiques, genre de savoir quel est le nombre de sous-marins nucléaires à destination des candidats à la présidentielle. Imparable et particulièrement générateur de buzz.
Ces derniers temps, il est passé en mode numérique avec le coup du "c'est quoi le web 2.0". Frédéric Lefebvre s'y est fait prendre, maintenant c'est Benoît Hamon. Tout le monde se marre et le premier, qui s'était fait des amis sur le web avec son discours sur Hadopi a l'assemblée, nous a donné l'occasion d'une web-carbonisation gratinée.
Fondamentalement, c'est une pure private-joke de l'intelligentsia du web dont nous faisons partie. La définition du web, on a joué en 2006 et c'est le truc qui n'excite plus personne depuis 18 mois au moins. À telle antienne, que notre petit club a symboliquement enterré le web 2 à l'occasion de la crise. Ça rajoute un côté has-been à la question de bourdin et ce n'est donc pas pour rien dans le buzz.

Lire la suite "Le ridicule mode 2.0"
 

06

jan 09

08:46

Billet publié par Alexis MONS

Une étude IPSOS sur les français et les réseaux sociaux

Publié par Alexis MONS

Tags: Facebook, MySpace, Réseaux sociaux

2008 a été l'année des réseaux sociaux et Facebook est devenu un tel phénomène de société que l'attention à leur égard n'est pas prêt de retomber. En témoigne le on a de très grosses opérations en cours sur Facebook de notre potentiellement possible secrétaire d'état à l'économie numérique qui a un peu de mal avec le web 2 (...).
Alors on connaît les chiffres de Facebook et on a toujours plutôt des vues mondiales ou US, d'où l'intérêt de jetter un oeil sur cette enquête IFOP de décembre dernier. L'occasion de planter une borne de plus en ce début d'année.
Elle permettra notamment de confirmer la forte notoriété des réseaux de masse, avec un MySpace un peu écrasé médiatiquement mais bien vif sous nos latitudes et avec un profil sociologique étonnamment réparti. J'ai envie de dire qu'à part les newbies, tout internaute français un tant soit peu avancé connaît sinon pratique. On constatera aussi une pénétration bien moindre des réseaux professionnels, mais on sait que les premiers tirent les second. Viadeo tiens la corde mais avec un LikedIn en version française toute neuve à ses trousses. Sinon, Twitter pointe son bout du nez, mais aucune surprise pour le reste.

Ifop - Enquête sur les réseaux sociaux - Get more Information Technology

 

03

jan 09

22:30

Billet publié par Alexis MONS

Obama fait des émules à l'UMP

Publié par Alexis MONS

Tags: Politique, Société, Websocial

En 2008 nous avons appris que le web change le monde et c'est d'ailleurs, sur fond d'adversité, que je me plaît à penser 2009 comme une année charnière.
Alors voilà, l'année vient à peine de commencer et l'Australie devient la première démocratie à filtrer le web, ce qui ne manque pas de susciter nos pires craintes quand on sait ce qui se trame derrières certains textes et décrets à venir prochainement d'actualité chez nous. Mais nous avons tord de penser que la tentation d'un internet propre ou de sa la régulation ne sont que le fait de gens qui ne comprennent pas le réseau, d'être obnubilé par des épouvantails. Le web est devenu une chose trop sérieuse, en témoigne la version web de la nouvelle bataille de Gaza et de voir Tsahal et sa chaîne YouTube. Mais il y a d'un côté la société de l'information qui se constitue avec des gens et des organisations en réseaux et puis il y a nos sociétés et leurs institutions. Certain parlent de bascule sociétale inévitable, le fait est que des choses se passent et pas seulement aux USA

Lire la suite "Obama fait des émules à l'UMP"
 

03

jan 09

22:11

Billet publié par Alexis MONS

Retour vers le futur du web social

Publié par Alexis MONS

Tags: Blogs, Facebook, websocial

wls-chart.pngCommençons l'année en douceur et par un petit état des lieux des forces en présence, avec les bons soins de Techcrunch qui nous sert les chiffres de ComScore sur le web social.
Je me suis fait récemment tancer sur la notion de web social, cet autre mot valise qui fait oublier le "web 2.0". Le web social, c'est celui des services web qui permettent à tout un chacun d'exister de motoriser ses échanges socio-numériques ou ses envies de marketing personnel autour d'un espace web à lui. Ça avait vraiment commencé avec les blogs vers 2004 et a changé de dimension en 2007 avec l'avènement fulgurant Facebook.
Dans ces chiffres, basés sur l'audience et non sur le nombre d'utilisateurs, il y a une énième confirmation de la montée en puissance spectaculaire de Facebook, mais aussi un paquet de bons vieux services "historiques" qui se rappellent à nous. J'ai dis avant Noël l'expectation que m'inspire la croissance de Facebook. Pour le reste, je note, non sans gourmandise, que ces blogs que l'on disait morts trustent largement ce classement. Après tout, ce matin encore, j'entendais à la radio de braves gens expliquaient que, pour leur petite cause à eux, le blog était génial. Les stars du blog jettent l'éponge, mais ça ne signifie rien de la massification de cet instrument.

 

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