22

jui 08

09:47

Billet publié par Alexis MONS

Pas d'avis, pas de business

Publié par Alexis MONS

Tags: Communautés, E-commerce, websocial

Une décennie après qu'Amazon eu mis des commentaires en pied de ses fiches produit, il y en a encore beaucoup qui s'interrogent sur la pertinence de cette fonction et qui y voit une porte d'entrée à du risque plutôt qu'à un bénéfice business. Leur problème, c'est qu'ils ont un train de retard, car le cyberconsommateur mature (40% des français ndr) en fait son miel et forme son jugement depuis un bon moment maintenant une fois sur deux au regard de l'avis d'un de ses pairs.
Illustration avec le dernier dossier Benchmark sur l'e-tourisme évoqué ce jour dans le JDN, où l'absence d'avis des consommateurs produit un effet dissuasif sur 46% des sondés.
La conclusion proposait est qu'il serait indispensable d'inciter ses clients à déposer un avis. Ça paraît évident, mais est-ce suffisant ?

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19

jui 08

21:00

Billet publié par Alexis MONS

Pour en finir avec "les blogs"

Publié par Alexis MONS

Tags: Blogs, media

J'étais en vacances, ce qui signifie déconnexion et lectures d'autre choses que du net, j'ai donc raté de réagir à chaud à l'événement de début d'été, à savoir l'arrêt de Versac.
Nicolas nous dit qu'il en marre du torrent de commentaires suspicieux et passe à autre chose. Il a bien raison, moins en réaction de ce qu'il subit que pour la clarification qu'il opère. Versac n'est plus un blog, comme beaucoup de ces blogs "historiques" qui ont acquis leur notoriété, c'est un quasi-média pour ceux qui le parcourent et qui sont de plus en plus nombreux à ignorer ou faire fi de ce qu'il a pu être au début, à savoir un simple blog au sens où on l'entendait en 2004. Versac n'est pas Nicolas Vanbremeersch, lequel ne veut pas cultiver Versac comme un média, mais cultiver son identité à lui et donner de la valeur à ce qu'il écrit, pas que ce qu'il écrit nourrisse un objet qui s'éloigne de lui et que, donc, il liquide. Tout a une fin.
Dans le cas précis de Versac, qui se voulait un lieu non-partisan d'opinion, comme pour d'autres billets de blogs, il y a certainement de cette suspicion ambiante généralisée à l'encontre des médias, ainsi qu'une cristallisation qui veut vous obliger à choisir votre camp. Cela dit, ce n'est à mon goût qu'un élément d'amplification sur quelque chose de plus profond.

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02

jui 08

21:31

Billet publié par Alexis MONS

Ingrid Bétancourt est libre !

Publié par Alexis MONS

Tags: Bétancourt

ingridbetanc2.jpg6 ans et quatre mois après son enlèvement, voilà une info que l'on n'attendait plus et qui mérite bien un billet "événement".
Traduction sur le réseau au moment même où j'écris ce billet :
- Twitter (pas aussi mort qu'on ne le dit) est en feu.
- La page Wikipedia à plus d'un update à la minute va plus vite que n'importe quel média.
- Betancourt.info est down depuis l'annonce (vers 21h). Pour une fois, c'est une bonne nouvelle de voir un site par terre.

 

29

jui 08

22:23

Billet publié par Alexis MONS

Le web n'a pas de conscience, qui en aura pour lui ?

Publié par Alexis MONS

Tags: réseaux sociaux, Société

Il y aurait beaucoup à dire à la suite de l'excellente tribune que Daniel Kaplan et Hubert Guillaud ont signé sur InternetActu.
À la base, il y a cette idée qu'après la prise de pouvoir des internautes sur l'univers médiatique à l'ère des blogs, les influenceurs, notamment les grands médias, ou les politiques, ont repris la main en s'appropriant les codes de la participation. Il y a du vrai là-dedans, et un concomitant billet de Versac comparant les tactiques participatives de la mission Copé et de HADOPI éclaire assez justement ce phénomène.
À la grande époque du web 2, un certain nombre de théories ont caressé l'idée que le réseau pouvait se doter d'une conscience propre à engendrer une réelle volonté de changement. Aujourd'hui, Daniel et Hubert relèvent avec raison que le réseau n'a pas de volonté collective en ce sens. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de changement. Comme je l'ai écris récemment, le web change le monde, mais ce changement s'inscrit surtout dans le comment, dans des avancées que je qualifierai de productivistes. Oui, le web n'a pas de volonté organisée à faire ceci où cela. C'est un terreau propices aux coopérations et aux mobilisations, un moyen de faire des choses puissantes, pour peu qu'une intention y trouve capacité à y fertiliser.

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28

jui 08

21:49

Billet publié par Alexis MONS

Réseaux sociaux en France, combien de divisions ?

Publié par Alexis MONS

Tags: réseaux sociaux

Elément de réponse dans le Journal du Net hier, via une étude Nielsen/NetRetings de mai 2008 qui place sans surprise Skyblog en tête suivi de Copainsdavant, le service maison. Quand à Facebook, j'en étais resté au million franchit l'automne dernier, on en serait donc à plus de 3 maintenant. Quand on pense qu'il n'y avait que quelques milliers d'inscrits français il y a 18 mois et alors que la version française n'a que quelques mois, cela en dit long sur le phénomène des réseaux sociaux en France. À noter la belle position de Flickr.
JDN social.png
Cela dit, ces chiffres m'interpellent car je n'y vois nulle trace de LinkedIn, qui affichait il y a 6 mois plus de 5 millions d'utilisateurs en Europe et qui a signé un beau deal avec l'APEC. On n'y vois pas non plus Viadeo, pourtant détenteur d'un million de membre en début d'année. La question est donc : cette étude a-t'elle éludée les réseaux professionnels ? Quelqu'un a-t'il d'autres chiffres ?

 

24

jui 08

08:42

Billet publié par Alexis MONS

Le web implicite est-il la solution à la monétisation du web social ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Web 2.0, Web 3, Web implicite, websocial

Et si le futur ça ressemblait à ce qu'on voit dans Minority Report, à savoir que le magasin dans lequel vous entrez vous dit "bonjour" et vous fait une offre en phase avec ce que vous êtes, sous-entendu ce que le réseau sait de vous ?
Et bien c'est déjà un peu le cas avec iLike dans Facebook, qui vous propose de la pub fonction des images présentes dans votre profil, sauf que vous ne le saviez peut-être pas. Plus généralement, il y a un vrai mouvement de fond qui voit l'émergence de technologies qui permettent au système d'anticiper sur ce que nous voulons faire ou sommes. L'avenir, c'est quand la technologie "disparaît", quand elle n'a pas besoin de nos actes volontaires. Au-delà d'une interprétation de plus en plus poussée du traitement des images, on s'attend tout simplement de voir Google donner du résultat de recherche non plus seulement fonction des mots-clés saisis, mais aussi fonction de ce qu'il connaît de nous, tant en représentation qu'en historique de recherche. Maintenant que vous savez ça, est-ce que ça vous choque que vos traces soient ainsi exploitées à votre profit ? De la réponse collective à cette question dépend une partie de l'avenir de l'industrie, mais on va le savoir assez vite maintenant, d'autant plus que le débat est lancé. Il suffit en effet que Tim O'Reilly, "l'inventeur" du concept de web 2.0 formule ce changement comme le prochain pallier pour qu'il soit déclenché.

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24

jui 08

08:39

Billet publié par Alexis MONS

Les blogs ne sont plus les conversations

Publié par Alexis MONS

Tags: Blogs, social-network

Ils ont été l'avant-garde du web 2, mais le fait est que depuis maintenant bientôt deux ans, les blogs forment un écosystème assez stable, en fait depuis que l'on a vu un plafonnement du nombre de billets. La conversation a quitté la blogosphère, titrait InternetActu il y a quelques mois, actant le fait que les discussions ont maintenant lieu dans pleins d'autres endroits, notamment Twitter et ses ersatz, mais aussi tous les réseaux sociaux, sans parler de ces bons vieux forums. Le fait est que s'ils sont toujours des conversations, selon la formule culte de Loïc Le Meur, ils sont de moins en moins en prise avec les conversations dans lesquelles ils s'inscrivent.
Finalement, à la grande époque des blogs, les choses étaient simples. Les blogs étaient vraiment des conversations et il était assez facile de tracer le débat. Aujourd'hui, tout est disséminé et le fil d'un commentaire d'un billet n'est plus révélateur du débat qu'il suscite, ni même les billets qui lui font écho. D'ailleurs, s'il manque quelque chose peut-être, c'est d'un moyen d'afficher le nuage de conversations qu'un billet suscite auprès de celui-ci. Passons.
Avec le temps, les blogs sont devenus un instrument de marketing web et un écosystème médiatique intermédiaire assez stable. Où sont les débats enflammés du journalisme citoyens ? derrière nous, tout simplement, puisque la participation fait partie des modèles de médias et leur interaction avec le réseau aussi. Les blogs se sont tout simplement intégrés dans l'environnement médiatique global, ils sont admis et certains sont même institutionnalisés. Ils sont aussi et encore cette sorte d'ascenseur permettant l'émergence de nouvelle voix hors circuits balisés.
Ça me fait donc doucement rigoler quand j'entends et lit encore ici où là des élucubrations sur les dangers et puissance des blogs, notamment chez certains politiques. J'ai envie de dire qu'il y en a qui arrivent vraiment après la guerre ! Le paradoxe, c'est presque d'en entendre certains qui, constatant que le petit monde des blogues s'assagit, se rassurent en pensant qu'ils sont plus tranquilles et moins exposés. Dormez bien, les conversations n'en sont que plus soutenues et plus vives à l'échelle du web social.

 

22

jui 08

22:54

Billet publié par Alexis MONS

En attendant le RGAA

Publié par Alexis MONS

Tags: Accessibilité

Parmi les douze milles choses qui auraient mérité un billet figurait le Plan Handicap du gouvernement, tellement la concrétisation opérationnelle des dispositions de la loi de février 2005 se fait attendre.
Or, au prime abord, nulle annonce en ce sens et déception des tenants de
l'accessibilité web, un sujet qui avance malgrès, mais qui s'est aussi construit sur une exigence réglementaire appliquée au web public.
Cela fait maintenant plus de quatre ans qu'Accessiweb existe, il passe même en 1.1, avec la promesse bienvenue d'une meilleure practicité. Entretemps, l'administration a lancé son référentiel, le RGAA, un instrument en attente de la reconnaissance officielle nécessaire à sa pleine intégration dans les projets publics (et les autres).
Mais il ne faut pas désespérer. L'oeil avisé des militants a extrait des tréfonds de la communication gouvernementale l'annonce d'une publication du RGAA, et donc d'une mise en opérations, au titre de la loi de 2005 dès cet été.
Heureusement que nous sommes nombreux à n'avoir pas attendu pour intégrer cette exigence. En attendant, il faudra plus qu'une publication au JO pour inscrire l'exigence accessible web dans les têtes de ceux qui lancent des projets.

 

17

jui 08

00:18

Billet publié par Alexis MONS

Réguler le web 2 ou faire face au changement qu'il révèle ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Juris, websocial

Il n'y a pas que les bacheliers qui révisent. En ces temps où je me trouve les deux mais prises à servir les besoins du mon (vraiment tout) petit dernier, je retrouve de manière plus prononcée le chemin de la TV, medium progressivement délaissé par moi au profit du web. Dans ce contexte, une rediffusion de C dans l'air consacré aux médecins, s'est montré ce soir parfaitement caractéristique de l'air du temps et de ce qu'il me semble fréquemment se passer sur les plateaux. Après un reportage éclairant sur la manière dont les patients-internautes se sont saisis du net, avec passage par les blogs, les forums de Doctissimo, ou inévitablement Wikipedia, il était instructif d'entendre les représentants de la profession réagir à cette réalité.
À les entendre, il y aurait le bon grain de l'ivraie. Le bon grain, ce serait les forums et les discussion où les patients cherchent à comprendre leur maladie et s'entraider pour la surmonter. L'ivraie, c'est de pointer les sujets qui parlent des médecins eux-mêmes et tout particulièrement de certains d'entre eux, et de pointer à ce propos l'absence de contrôle, de fiabilité, l'idée de diffamation est patente. La tentation surgie, au détour de cette discussion, de réguler tout ça et d'en repasser par des "institutions", mot valise désignant en creux des associations de malades notamment, où des instruments de régulation publique. Tout ça dans l'idée de fiabiliser le propos.
J'avais envie de parler de cet exemple, car il est un peu comme les perles identiques que l'on enfile et qui finissent par faire un collier. Actuellement, je trouve que le collier est assez riche. Il y a comme un bruit de fond qui vise l'expression critique des utilisateurs.
Mais dans la même émission, un des protagoniste m'a semble-t'il exposé un argument suffisamment bon pour juguler la tentation et faire passer la discussion à autre chose. Si les gens critiquent et comparent, c'est simplement qu'ils cherchent cela et que le système de le leur propose pas. Le thermomètre ne donne pas la fièvre, il montre le mal. À l'heure du web social et participatif, il s'appelle souvent manque de transparence et défaut de confiance. Il suffit de l'entendre et de changer de modèle, c'est finalement ce vers quoi le débat s'est dirigé. J'espère bien en voir d'autres comme cela plutôt que la vindicte à l'encontre du web social.

 

12

jui 08

13:38

Billet publié par Alexis MONS

La communication des marques fâchée avec Wikipedia

Publié par Alexis MONS

Tags: Marketing, Wikipedia

Il est méchant Wikipedia, il nuit et brouille la communication des marques, c'est limite s'il ne leur coûte pas de l'argent. Voilà en gros ce qu'explique Euro RSCG.
Voilà une bonne illustration que la vraie page d'accueil d'une marque, c'est le résultat moteur de recherche Google sur son nom, sauf que bien campé en tête, il y a l'inévitable article Wikipedia.
Alors, évidemment, la tentation est grande d'aller aligner le propos avec la communication "officielle", mais l'exemple Siemens a montré que ça pouvait mal finir.
Au centre du problème, il y a la contradiction entre le fait que Wikipedia ne soit pas de la communication, mais de la connaissance, sauf que le résultat de recherche est bien, lui , signifiant de quelque chose en terme de valeurs de la marque. Comme pour un individu, il y a ce qu'il dit être et ce qu'en disent les autres, sauf que le changement à l'ère du web social, c'est qu'il exprime et rend visible cette seconde partie, alors qu'elle ne l'étais pas il n'y a pas si longtemps encore.
Bref, Wikipedia c'est l'arbre qui cache la forêt, et il ne manque pas de capacités aux consommateurs desdites marques que ce qu'ils en disent ressorte. Il est temps de penser la communication et le marketing en phase avec la réalité du monde d'aujourd'hui. Les marques peuvent bien développer des trésors de communication, c'est au niveau de l'expérience partagée de leurs produits et services entre ceux qui les consomment que ça se passe. S'il y a contradiction entre le discours officiel et le vécu réel, c'est que le premier n'est pas bon.
Sur le fond, je pense que cette histoire est plus un problème pour l'agence que les marques qu'elle conseille et que Wikipedia est depuis longtemps déjà un bouc émissaire bien pratique. Si les stratégies de communication ne performent pas, ce n'est pas la faute de Wikipedia ou de je ne sais quoi, c'est qu'elles ne sont plus adaptées. Mieux, si ce que dit le web est un problème, c'est qu'il y a une solution à vendre et je ne parle même pas de référencement.
Le comble, c'est qu'en pointant du doigt Wikipedia, tout le monde va s'empresser d'aller y prendre le message. Pas sûr qu'il s'agissait du but recherché ...

 

11

jui 08

23:44

Billet publié par Alexis MONS

Wikipedia, locomotive du passage à l'économie de la connaissance

Publié par Alexis MONS

Tags: Collaboration, Economie, Wikipedia

Tarte à la crème des conférences, emblème du collaboratif (sinon du 2.0), Wikipedia est autant adulé que critiqué, ne serait-ce (mon préféré) qu'en hérault de l'l'asservissement des masses numériques. J'adore ce débat, qui reperce régulièrement et qui ne devrait pas tarder à se signaler à nouveau tellement cette partie de l'économie de la connaissance que sont dictionnaire et encyclopédie est en train d'ériger le participatif au rang de pilier du business. Après Larousse, dont la communauté d'auteur semble prendre, voilà Britannica qui s'y colle. Bertelsmann, pour sa part, s'est simplifié la vie en commercialisant directement Wikipedia.
Dans les faits, les compétiteurs de Wikipedia ont choisis le modèle du réseau expert type Citizendium, également lancé par le "père" de Wikipedia. J'ai déjà parlé du fait que la comparaison semblait vaine. Même les finalités et positionnements ne me paraissent pas comparables. Peut-être qu'il peut y avoir de la lutte pour attirer les contributeurs, mais je ne pense pas que ce soit une denrée vraiment rare, malgrès la règle du 1%.. En fait, je ne suis même pas certain qu'il y ait de la compétition d'avec Wikipedia. Il y a simplement le constat que faire appel à la foule est porteur et bon pour le business, sinon incontournable.
Il ne faut donc peut-être pas chercher midi à quatorze heures et je m'en tiendrai à marquer le coup sur le registre qu'il y a des secteurs économiques tout ce qu'il y a de plus sérieux qui font leur révolution et qui, plutôt que d'élever des sacs de sables, se remettent en question, constatent que le monde a changé et s'alignent. À bon entendeur ...

 

08

jui 08

22:39

Billet publié par Alexis MONS

UGC, combien de divisions ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Participation, réseaux sociaux, social-network, websocial

Lorsque le web 2 émergea et cru à très grande vitesse, il y eu un instant l'illusion que tout le monde bloguerai puis serait socialement producteur en ligne. On sait depuis que les écosystèmes sociaux fonctionnent - grossièrement - sur un doux équilibre entre une minorité qui produit et impulse, une autre qui critique et interagit avec la seconde, une petit majorité qui ne fait que suivre avec plus ou moins d'acuité ce que font les deux autres.
Il en est que la réalité d'une faible proportion de producteurs déçoit, d'autres qui y voient une nouvelle fracture à résoudre, mais les deux ont bien conscience que le contenu produit par les utilisateurs est la base de bien des économies.

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06

jui 08

22:08

Billet publié par Alexis MONS

La société de l'information est une chance !

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Juridique, Politique, Société

Mode "coup de gueule" on. Eric Besson a du pain sur la planche et est bien seul à envisager le numérique sous l'angle du progrès et comme source de bienfaits pour la société et l'économie française de demain.
Il ne suffisait pas des affres de la loi HADOPI qu'on apprend aujourd'hui qu'il s'étudie des textes abracadabrantesques, qui relèguent le spectre de l'été précédent au rang de plaisanterie. Entre flicage pur et simple, signalement automatisé des infractions et obligation à supprimer les contenus non rafraîchis (sic), on hallucine à chaque paragraphe ou presque. Derrières de louables intentions à lutter par exemple contre la pédophilie, apparaissent de vrais opportunités de mise au pas. En fait, ça me fait un peu penser au Patriot Act en plus trash.

Il semblerai que ce soit un simple brouillon, mais je trouve que le simple fait de voir ce genre de choses être apparemment soumis pour avis aux FAI et hébergeurs vraiment très inquiétant. On attend leur réaction, mais déjà qu'ils étaient de mauvais poil avec HADOPI, ça ne risque pas de s'arranger.
J'espère bien qu'un démenti bien senti va venir confirmer qu'il s'agissait d'une mauvaise blague et qu'au même titre qu'ils ont signifié un carton jaune à HADOPI, le Conseil d'Etat, la CNIL et l'ARCEP joueront leur rôle de garde-fou, notamment contre, encore une fois, l'idée de faire passer la "régulation" recherchée par des circuits autres que ceux de la Justice.

Et puis, ce n'est pas comme si le genre de stupidité qu'on entrevoit dans ce texte ne s'appliquait pas aussi à tout hébergeur en puissance que sont quantités d'entreprises, institutions ou organisations. Et puis, ça sert à quoi, simplement pour la France, avec tout ce qui est proposé par des offreurs de services hors du territoire et du continent, de même que leurs serveurs. Facebook ou MySpace par exemple. Ça reviendrait encore une fois à plomber DailyMotion au profit de YouTube. Qui sont ces gens qui pensent que l'Internet français vit en silot isolé du reste du monde ? voilà encore des idées qui, si elles étaient appliquées, ruineraient purement et simplement la belle économie numérique chère à Eric Besson.
En tous les cas, je pense que ça va bien et qu'il est temps que les acteurs du net, que l'économie numérique française se signale bien fort pour faire savoir qu'il est temps de penser la société de l'information autrement que comme un risque, de travailler AVEC elle plutôt que le contraire.

 

27

mai 08

23:11

Billet publié par Alexis MONS

Web social, le thermomètre que les marques ignorent

Publié par Alexis MONS

Tags: Marketing, Marques, UGC, websocial

Stupéfaction. Alors qu'il est établi depuis un bon moment qu'un gros tiers de la population parle et produit du contenu, notamment sur les produits et marques dont elle use, la proportion des responsables marketing US à suivre ces discussions est faible. Ceux qui développent une veille active sont vraiment minoritaires. Moi qui attendait du dialogue il y a presque 10 mois, je me rend compte qu'on est encore au stade de la stimulation de l'écoute ! Si quelqu'un a des chiffres, j'aimerai bien savoir ce qu'il en est France sinon en Europe ?
Manuel, tu as bien raison d'évangéliser. Pourtant, cela fait un bon moment que l'on sait que ce que se disent les internautes entre eux jouent énormément sur les décisions d'achats. Comme quoi, il y a encore du chemin à faire !
Cela dit, l'enquête de Jupiter Research ici relatée apparaît bien défensive. Or, l'expérience montre que la prise de parole est tout sauf nécessairement négative. Il y a aussi de beaux testimoniaux, des critiques construites et argumentées, enfin des expressions d'usages des produits et services qui ressemblent à de vraies mines d'or. Il y a donc du minerai à extraire, mais c'est vrai que quelques cas connus, et même vécus sur ce blog, montrent qu'il y en a qui se soucient de ce que l'on dit d'elles. Frilosité, dénigrement ou aveuglement, à l'heure du web social, il est étonnant de voir si peu d'attention sur ce qui se dit de ce qu'ils ont en charge.

 

27

mai 08

11:14

Billet publié par Alexis MONS

Fin de la récréation sociale, place au résultats sociaux

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Facebook, LinkedIn, Modèles économiques, MySpace, réseaux sociaux

C'est le printemps des grandes manoeuvres sur les réseaux sociaux et vu l'évolution des choses, ça se comprend. Le secteur cherche sa monétisation et en a sérieusement besoin car l'essoufflement s'affirme, en tous les cas chez les grands généralistes
Il y a quelques semaines, MySpace décevait sur ses résultats et Facebook n'en fini pas de générer du scepticisme sur sa stratégie. Inquiétude confirmée avec une baisse de 10% de son audience sur un mois.
Pendant ce temps, il y en a qui tirent leur épingle du jeu, notamment LinkedIn. D'ailleurs, de plus près, ce sont bien les réseaux ciblés qui ont le vent en poupe. Comble de l'ironie, ils vivent fort bien et essentiellement de bons vieux comptes payants. Comme quoi c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Personnellement, j'ai toujours penser réconcilier le bénéfice utilisateur avec le modèle économique avait le mérite de la cohérence.
La réalité que tout cela dessine, c'est que les utilisateurs maturent vite. Facebook est un réseau à tout faire, ce qui revient dans ce cas à être un lieu de maillage au plus petit dénominateur commun. Un lieu de sérenpidité, où l'on se découvre, mais pas un lieu où l'on transforme.
Or, j'ai bien peur qu'ayant maintenant appris et goûté, les utilisateurs aient envie d'autre chose que de futilité. D'où visiblement le succès de réseaux à plus fort positionnement, homogénéité de sens, meilleure teneur en résultat effectif. Facebook ou MySpace, c'est bien pour trouver et acquérir, pas pour transformer. Les utilisateurs ont appris, ils veulent maintenant du ROI.
On verra bien si la tendance se confirme, mais je pense que l'idée d'être au centre, que les utilisateurs préféreront maîtriser depuis un lieu unique, tape à côté. Il me semble que les gens attribuent plus qu'on ne le pense un objet bien précis aux différents services qu'ils utilisent et que le vieux principe qu'un bon outillage varié vaut mieux qu'un outil à tout faire a du sens. Quand par ailleurs, on sait que les gens aiment à segmenter les choses, mettre des barrières ou au contraire des passerelle entre leurs différents lieux d'action en réseau, la maîtrise est bien du côté de l'utilisateurs et cela me semble une erreur de la retourner au profit du service. L'utilisateur est au centre, c'est lui qui est en réseaux. Les gens apprennent, ils n'ont pas besoin de choses simples. Ils ont besoin de choses maîtrisables, de choses qu'ils peuvent orienter selon leurs propres objectifs.

 

26

mai 08

23:07

Billet publié par Alexis MONS

La génération Y montre le chemin

Publié par Alexis MONS

Tags: Enterprise 2.0, Jeunes, Marketing

Il est vraiment bien l'article de Sarah Perez sur la Génération Y (ceux qui sont nés entre 1983 et 1997). Il est une éclairante illustration du changement à l'oeuvre et surtout, il casse quelques idées reçues simplistes et rabaissantes sur cette génération.
Je ne sais pas vous, mais pour ma part, à propos des utilisateurs du web et de ce qui s'y passe, j'entend régulièrement que le web resterait le terrain de jeu des jeunes, des CSP+ de moins de 30 ans, de gens fondus d'informatique, de cette génération Y en fait. C'est très réconfortant de penser que, oui ça change, mais qu'il y a encore du temps, voire qu'il faut attendre de les voir un peu adulte et plus sages. Sauf que le web n'est pas peuplé que de geeks, de moins en moins en fait. D'ailleurs ce qui frappe avec les jeunes, c'est qu'ils se fichent de la technologie, ils s'en servent et c'est tout. Et puis les plus anciens de cette génération ont maintenant plus de 25 ans. L'âge de prendre des responsabilités.

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25

mai 08

21:15

Billet publié par Alexis MONS

Social war

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Facebook, Google, websocial

Donc, Facebook a finalement dépassé MySpace, pas en nombre d'utilisateurs où MySpace plafonne par ailleurs, mais en audience. Bon, cela sanctionne encore une fois que 2007 a été l'année Facebook, mais si l'on considère que cet univers social est plus qu'un autre confronté à la question de savoir comment vraiment monétiser ce qui s'y passe, la vraie question n'est pas ce type d'indicateur volumétrique, mais clairement de savoir quelles sont les clés de la puissance en ce domaine.
Le fait est que le web social est jeune, déjà massif, se cherche, mais bouge vite, très vite. En lançant quasi-simultanément une proposition de portabilité des profils, les grands du web social ont déclenché les hostilités et surtout montré que ce type d'évolution était assez risquée. Facebook, et MySpace qui courre derrière, ont cherchés à s'affirmer en réseaux maîtres pour satelliser les "réseaux mineurs" autour d'eux. Pour Facebook, devenir le canal central de nos pratiques numériques est une idée forte, caractérisée par la vraie invention de Facebook, à savoir le FriendFeed.
C'était nier la nature fondamentale du réseau qui est d'en être un et donc de ne pas avoir de centre. C'est fort simplement ce que Google Connect est venu rappeler en proposant de décloisonner et de renvoyer les socialisations et les discussions sur là où elles se passent, c'est-à-dire partout. Résultat, Facebook s'est senti obligé de se replier sur lui-même en interdisant à GoogleConnect d'extraire les données. Si l'idée c'est d'être au centre, de se placer comme une sorte de bureau virtuel, c'est en effet un peu embêtant que ça ne se passe pas complètement via vous ou par vous. On a alors assisté à une belle polémique sur fond de légitimité sinon de légalité permettant ou non de faire ça, mais tout le monde sait que les arguties techniques n'éteignent pas le fond, à savoir que Facebook est isolé et dans la merde. Les logiques auto-centrées sont antinomiques avec le net. Tôt ou tard, quelqu'un casse les barrières et en est glorifié par le réseau.
Personne ne sait encore comment monétiser vraiment les dynamiques sociales des réseaux sociaux. En attendant Google a trouvé le moyen de les en déposséder, d'aucun disent de les vider de leur substance, ce qui suppose qu'on l'aie trouvé, ce qui n'est pas le cas. Patience, la guerre pour la domination du web social ne fait que commencer.

 

21

mai 08

08:39

Billet publié par Alexis MONS

The Sartorialist

Publié par Alexis MONS

Tags: Blogs, Mode

Petite perle à la rubrique web de Télérama n°3045 d'hier avec The Sartorialist.
En 2005, Scott Shuman, professionnel de la mode, décide de publier sur le web ce qu'il fait chaque jour, à savoir un instantané de la mode vécu, au travers de la photo de deux hommes et deux femmes pris dans la rue. Aujourd'hui, le site reçoit 3 millions de visites par mois, passe pour une source d'inspiration des stylistes, influence directement les choix des marques. Pendant ce temps, Scott Shumann expose, en ce moment à Hyères.
Des histoires de ce genre, les blogs en ont créé beaucoup, mais les photos de Shumann ont quelque chose. La mode naît dans la rue, c'est bien connu, le talent de Scott Shumann est de révéler, celui de son blog que l'on puisse en discuter. Au passage, j'aimerai en savoir plus de ce qui se passe avec les gens quand il leur demande de poser.
Il n'est évidemment pas le seul à parler de mode, il y a une blogosphère sur le sujet, comme il y en a à peu près sur tout. Mais The Sartorialist a l'avantage de ne pas être un véhicule des marques, ni même un révélateur de comment les gens les portent, simplement un regard porté sur des gens, une bonne revue de dans la rue pour qu'il puisse en être discuté et que cela révèle quelque chose.

 

14

mai 08

12:27

Billet publié par Alexis MONS

Nexus, où s'afficher avec style

Publié par Alexis MONS

Tags: Art, FriendWheel, Social-Graph

70364fcbb61ed93256ddd61ad4d23f68-1.dark.simple.382.pngRetour de flamme de la mode des social-graphs avec Nexus sur Facebook. Certains y voient une valeur qui dépasse le "just for fun" habituel et c'est sans doute vrai qu'il y a des choses à apprendre. Cela dit, au prime abord, je trouve simplement ces images fascinantes, avec l'envie de s'y perdre en quête d'un je ne sais pas quoi d'impalpable.
En tous les cas, comme pour les friendwheel qui avaient fondé le phénomène de social-graph sur Facebook, c'est aussi quelque chose qui s'affiche. On en trouve même des collections sur Flickr. L'image ainsi produite est alors une forme de représentation d'une partie de son soi, et même si elle ne dit pas grande chose, elle est unique et personnelle. Vu dont la manière dont certains en parlent et puisque ça s'expose, on pourrait presque se demander s'il n'y a pas de l'art là-dedans.

 

12

mai 08

21:42

Billet publié par Alexis MONS

MySpace, Facebook et Google prennent le pouvoir sur le web social

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Facebook, Google, Identité, MySpace, Portabilité, réseaux sociaux

Depuis que le social-graph a fait long feu comme source de monétisation des réseaux sociaux, aucun modèle disruptif n'a fait son apparition. Personne ne sait vraiment quelle sera la clé de monétisation de nos socialisations, mais cela n'empêche pas d'organiser le terrain de jeu et de créer des conditions d'innovation. Dans ce but, la bonne direction est toujours celle de l'ouverture.
On n'en est pas encore dans nos rêves les plus fous de maîtrise et de portabilité de nos données, mais depuis quelques jours, le fait est que les 3 grands ont de concert fait franchir un palier. MySpace a ouvert le bal jeudi, suivi par Facebook le lendemain et enfin Google avec FriendConnect aujourd'hui. À ce stade vous vous demandez où sont Yahoo! et Microsoft ? le premier a annoncé des intentions et les deux avaient d'autres chats à fouetter ces dernières semaines. Ceux qui disent que Microsoft lorgne maintenant vers Facebook ne me semble pas avoir tort !
En tous les cas, si le web social vient de franchir un nouveau palier dans la circulation des données, on assiste aussi à la prise de possession des parts d'un marché visiblement central et basé sur les liens entre services.

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12

mai 08

14:06

Billet publié par Alexis MONS

En attendant la recherche sémantique

Publié par Alexis MONS

Tags: Enterprise 2.0, Intelligence collective, Microformats, Recherche, social-network, web sémantique

Avec la croissance de surface de recherche, en étendue et en profondeur, plus personne ne doute des limites des outils par mots-clés, aussi intelligents soient-ils.
Outre la capacité d'indexation de l'espace (on oublie ou on ignore souvent que Google lui-même n'indexe vraiment qu'une faible partie du web), la question vraiment posée à la recherche est celle de la performance, dans l'habilité à servir du résultat de qualité, en quantité, bien hiérarchisé, le tout rapidement et sans trop de complexité pour l'utilisateur lambda.
Tout cela ressemble un peu à la quadrature du cercle et avait bien été résumé par des documentalistes avec lesquels j'avais dialogué lors d'une table ronde sur l'enterprise 2 appliqué à une grande administration régalienne : sur un corpus informationnel dont l'unité de base est du To textuel, les gens cherchent généralement avec 2 mots-clés, ce qui produit beaucoup de bruit, peu de signal et beaucoup de frustrations. Comment faire ?

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07

mai 08

21:57

Billet publié par Alexis MONS

L'après web 2, ce n'est pas le web 3, c'est changer le monde

Publié par Alexis MONS

Tags: Ecologie, Economie, Web 3

Régulièrement, ils s'en trouvent pour chercher un web 3.0, généralement dans quelque nouvelle rupture technologique, souvent du côté du web sémantique ou du M2M (quand les machines se parlent). Cela continue de m'inspirer de la lassitude, d'autant que le web 2.0 n'a pas été un changement technologique, mais social. Certes, il se traduit par la diffusion d'un certain nombre de choses qui relèvent de la technologie. Mais le moyen n'est pas la fin, et puis la technologie réussie quand elle "disparaît" dans la conscience de ceux qui s'en servent.
Cela dit, cela ne veut pas dire qu'il ne va pas se passer quelque chose, mais en ce cas, il faut prêter moins d'attention aux circonvolutions technologiques et regarder de plus prés les signaux qui évoquent un mouvement rapide d'innovation de masse. Or, il se trouve en ce moment un certain nombre de sujets qui, je pense, sont annonciateurs de gros changements.

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06

mai 08

12:27

Billet publié par Alexis MONS

La sérenpidité est-elle source de valeur ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Facebook, LinkedIn, Modèles économiques, Publicité, Réseaux sociaux

Dans la torpeur du pont de la semaine dernière, O'Reilly a confirmé ce que tout le monde sentait déjà : Facebook c'est surtout pour le fun. Comme au même moment, LinkedIn est estimé valoir 1Md$, la question posée est bien celle de la valeur dans l'économie des réseaux sociaux, avec en face, celle perçue par les utilisateurs.

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29

avr 08

22:08

Billet publié par Alexis MONS

Le monde est social

Publié par Alexis MONS

Tags: Enterprise 2.0, Identités, réseaux sociaux

La mise en perspective de Mongan Stanley entre le web 2008 et le web 2005 affirme bien ce que l'on sait déjà. Le web est social, dominé par des univers de socialisation de masse. Ils ont pris la place de grands sites médias. Le web est distribué, l'unité de base n'est plus le site et le web a cédé la place à la widgetisation et à la dissémination du contenu. À l'avenir, la notion même de web va perdre son sens, les machines vont se parler et nous sommes déjà connectés par bien d'autres instruments qu'un ordinateur. Nous sommes en réseau.

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26

avr 08

10:15

Billet publié par Alexis MONS

Effet boomerang sur Dove

Publié par Alexis MONS

Tags: Dove, Greenpeace, Marketing, Unilever, Vidéo, Viral

Avec une campagne celébrissime, Dove a marqué le marketing viral et joué à plein sur la proximité, sur l'illusion du papier glacé et sur l'idée que la beauté naturelle n'attend que d'être vraiment et sainement mise en valeur.
Sauf qu'aujourd'hui, c'est Greenpeace qui retourne le modèle sur l'effet destructeur que la production d'huile de palme nécessaire à l'élaboration du savon produit sur les forêts primaires indonésiennes. Parmi les images, la plus frappante pour moi est celle des masques de mort des grand singes tués qui parsèment un champ de ruine et qui signent la destruction de la nature et d'une part de nous-même.
Bon, au fond du site d'Unilever, on trouve une phrase parlant d'une Table ronde sur l'huile de palme durable, initiative visiblement saluée. Sans doute qu'Unilever est conscient du problème et effectivement investit, mais qui le sait ? Si vous ne suscitez pas la discussion, elle aura lieu sans vous et contre vous. Les absents ont toujours tort. Unilever est gros, c'est une bonne cible, mais d'autres marques on su prendre l'initiative, marquer leur engagement, ce qui ne veut pas dire qu'ils ne soient pas aussi responsable.
Dove a marqué le marketing viral, marquera-t'il ce domaine et à son corps défendant d'un nouveau cas d'étude. J'attends impatiemment la suite.

 

18

avr 08

22:38

Billet publié par Alexis MONS

Google défie l'évaluation de son économie

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Google

Les résultats trimestriels de Google étaient très attendus. Il y a deux mois, Comscore avait annoncé un recul de la performance des clics sur les liens sponsorisés et d'aucun avaient vus dans ce qui était le premier coup de pompe du modèle, l'impact de la récession américaine sur le business, voire un coup d'arrêt au modèle. En tous les cas, l'action avait pris une claque. Au final, c'est moins le résultat des courses que les découvertes qui l'accompagnent qui méritent attention.
Les profits du géant ne sont pas affectés et le revenu augmente. La bourse est rassurée, l'action monte. En même temps, la croissance des clics sur 12 mois baisse de 30 à 20% et si la baisse est enrayée d'un trimestre à l'autre, le gain n'est que de 4%. Le problème maintenant, c'est la pertinence de ces indicateurs.
En effet, à l'occasion de l'annonce de ses résultats, Google a indiqué qu'une partie de la baisse vient en fait de lui-même et des changements intervenus dans ses algorithmes. Google a fait du ménage et certains ont en effet observé moins de ads par page et une valeur unitaire en augmenté. Du coup, c'est Comscore qui a bu le bouillon boursier et la question maintenant c'est de savoir si, comme le pense Jeff Jarvis, nous avons vraiment un indicateur fiable permettant de mesurer la santé d'un marché des liens sponsorisés ultra-dominé par Google.
C'est quand même un vrai problème. En gros, le marché regarde un thermomètre qui indique la fièvre, mais c'est juste parce que Google a fait le ménage sans que cela soit signifiant pour son business réel, sauf qu'au final, c'est toute l'économie numérique, sinon le marché de la pub qui se trouve suspect de grippe. À la limite on se demanderai presque su Google n'est pas capable de faire varier son cours de bourse en modifiant ses algorithmes !
Finalement, Google va bien, sauf qu'on ne sait plus vraiment dire comment.

 

17

avr 08

17:17

Billet publié par Alexis MONS

Digg : il y a une autre vie après l'adoption

Publié par Alexis MONS

Tags: Digg, Facebook, Réseaux sociaux

Il y a longtemps déjà, j'avais critiqué la pertinence de ce que certains services web 2 mettaient en avant, car le "jugement de la foule" qui s'y produisait était sous l'influence de la communauté dominante. C'était typiquement le cas de Digg, espace alors dominé par les geeks. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, comme le montre cet excellent article de Richard MacManus. Là où les sujets technologiques pesaient les 3/4 des contenus, ils en représentent aujourd'hui moins du quart et fondent de moitié tous les ans.
Voilà qui est intéressant. Comme quoi on se fait une idée trop à l'emporte-pièce des choses. Il faut savoir attendre la maturité des usages, car c'est la masse qui fait le sens de ces environnements, pas uniquement ce qu'en pensent les early-adopters, avec leur tendance à les porte aux nues, puis à les vouer aux gémonies, enfin à les ignorer. D'une certaine façon, je me demande si cela ne donne pas de l'eau au moulin de ceux qui doutent de l'impact réel et durable des influenceurs.
Francis Pisani parle de dilution des early-adopters, mais fait aussi le lien avec l'intégration de Digg avec Facebook, lieu où les early-adopters ne sont pas dominant (et actuellement en phase de désengagement), et dont la caractéristique d'écosystème permet d'articuler des services plus spécialisés.
Hier, BlogIT ouvrait la possibilité de co-publier depuis Facebook parce que c'était plus simple de publier vers les autres. Certes Facebook et son cadre applicatif peut être une sorte de caisse à outil pour faire pleins de choses depuis lui vers les autres, mais cela ne concerne en fait que très peu de gens. L'immense majorité a autre chose à faire de son temps, mais profite sans-doute du mini-feed et des aspects viraux de Facebook pour découvrir des services plus ciblés, donc Digg pour ce qu'il présente en intérêt.
Facebook déçoit ses early-adopters, mais n'en reste pas moins un environnement de masse. Si