YouTube, mauvais présage pour les services 2.0 ?
Publié par Alexis MONS dans Blogosphère, Deuxzero, Tribunes
Depuis quelques mois que le vaste écosystème de services 2.0 grand public est bien installé, le sujet qui monte est celui de savoir si tout cela est bien solide. YouTube cristallise actuellement ce débat, pour des raisons que j'ai détaillé il y a deux semaines. Depuis, les choses se gâtent, avec un paquet d'avis autorisés qui enfoncent un peu plus le clou du doute, tel celui-ci, relevé par Fred Cavazza. Quand la confiance est minée, c'est toute la maison qui risque de s'écrouler, en espérant que l'affaiblissement du terrain n'entraîne pas une partie du quartier. YouTube où l'annonce de l'éclatement de la bulle 2.0, certains franchissent le pas.
Comme je le disais donc il y a deux semaines, cette affaire m'apparaît surtout comme un remake de ce qui s'était passé avec le P2P et Napster. Bref, à jouer avec la propriété intellectuelle, on se brûle. Une histoire éculée qu'au pays de la DADVSI, DaillyMotion et les autres ont certainement du anticiper, enfin je l'espère pour eux.
Cette affaire relève donc plus de l'erreur de stratégie et de mon point de vue, il ne met pas nécessairement en doute le coeur du problème des services 2.0, celui de savoir si le marché de la publicité assurera leur fortune, tout au moins leur pérennité. Car à mon grand regret, la publicité est en effet bien le modèle central sur lequel l'essentiels des services 2.0 fondent leur avenir.
Alors il y en a qui observent avec attention l'évolution de ce marché. Le pari des services 2.0, c'est d'une part la croissance des prix, d'autre part un transfert massif des investissements vers le net, au détriment de la presse et surtout de la télévision.
Car le mouvement est là, il est inéluctable, la question est de savoir s'il évolue suffisamment vite, la question à un million de dollar en fait. Vu les prix et les volumes actuels du marché, tout cela a suscité un certain pessimisme, un temps tempéré par des 900M$ versés par Google pour l'exclusivité de la régie pub sur MySpace.
Le fait est que YouTube est dans la merde et que ça risque effectivement de se finir mal. Mais pendant ce temps, il est tout aussi réel qu'il ne se passe pas un jour sans que les médias traditionnels se fendent d'une annonce de clone. La semaine dernière, j'entendais le patron de NRJ nous annoncer son MySpace à lui. Un suivisme qui est sans doute plus celui de Rupert Murdoch que de Steve Chen et Chad Hurley.




























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lundi 02 octobre 2006 00:16
Attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain même si la tentation est grande... ce serait faire le jeu de quelques uns bien installés dans leurs certitudes 1.0 et les poches déjà pleines. A qui profite cette situation ?
Oui YouTube a un problème et a commis une erreur stratégique mais ses millions d'utilisateurs n'en ont que faire de cette situation. Le roi est mort, vive le roi ! Comme pour Napster, les avocats ont peut-être eu sa peau mais les gens n'ont pas cessé pour autant de télécharger de la musique illégalement ? Finalement Napster a eu le mérite de remettre en cause le modèle des maisons de disques et l'ensemble de son industrie, YouTube suit le même chemin face à un géant encore plus grand : la télévision et les médias en général !
On peut aisément faire la peau d'une société, ce n'est qu'une question d'argent mais il est impossible d'anéantir la volonté des masses comme il est impossible de traîner devant les tribunaux tous les gens qui téléchargent de la musique illégalement... Toutes les lois anciennes ou nouvelles n'y pourront rien.
Le Web 2.0 c'est la volonté des internautes de se réappproprier le Web, c'est ce qu'ils font en ce moment sur YouTube, DaylyMotion, MySpace, Wikipedia... qui les en empêchera ?