Ça tombait bien que je me fende ce matin d'un billet sur le renouveau des modèles payants parce qu'entretemps, le gouvernement propose au parlement de voter une taxation à hauteur de 2% des revenus publicitaires tirés des viéos diffusées sur le net. Merci à Ecosphère pour l'alerte. Au premier jour du web 3, voilà un nouveau signal adressé à l'économie numérique française, qui appréciera.
Il faut lire le texte tellement il respire une connaissance approfondie de l'économie de l'internet. En effet, il ne vise évidemment que les entreprises établies en France. En conséquence de quoi, DailyMotion, entreprise, française, risque donc de payer 2% de ses revenus publicitaires, y compris s'ils se font sur des publicités et une audience hors de France puisque le projet de loi ne le précise pas. Ainsi, DailyMotion serait taxé en France sur des revenus tirés sur des publicités US pour le public US alors que son concurrent YouTube ne l'est pas. Pendant ce temps, Kevin Rose, qui vient d'annoncer au Web 3 une version française de Facebook va réfléchir à deux fois avant d'aller localiser une activité en France. Ils seraient peut-être capable de taxer le revenu total de Facebook !
Pour DailyMotion, le constat est clair : il est temps de penser à se délocaliser au Luxembourg, même si celui-ci annonce renoncer à sa TVA attractive pour les services. Cela nous rappelera notre enfance, celle d'avant la FM, quand les grandes stations de radio avaient leurs émétteurs hors de France pour ne pas être taxés. On avance dans le sens de l'histoire, c'est clair !
Je croyais bêtement qu'il fallait créer de la croissance et combler le commerce extérieur. L'économie numérique française s'ennorgueillit de quelques pépites, notamment DailyMotion, cible directe de cette taxte. On voudrait décourager l'investissement français dans les services numériques, voire donner un signal de délocalisation qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Il n'y a pas de vision de l'économie numérique au gouvernement, il y a par contre des apprentis sorciers. Il est temps que ça cesse !
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Finalement, il se trouve des gens de l'industrie culturelle pour penser que l'avenir est en ligne et déjà que c'est une erreur d'entrer en guerre avec ses clients.
Il est temps de se rappeler cette vérité, surtout quand un quart des français et la moitié des moins de 15-25 ans sont dans l'illégalité. Pour leur part, les artistes l'ont bien compris, surtout depuis que Radiohead a démontré que le changement de business-model était fructueux.
Encore faut-il changer radicalement les règles du jeu, ce qui est encore plus compliqué quand on s'est enfermé dans une logique défensive et que l'on a entraîné avec soi le législateur. Car en attendant qu'Olivennes trouve la quadrature du cercle, les sénateurs et le gouvernement mettent en place un bien curieux et inquiétant mélange. Il en est dans l'industrie musicale qui ne veulent pas entrer en guerre avec leurs clients, mais elle l'a déjà lancée et d'autres s'y emploient.
Assimiler les internautes qui téléchargent illégalement à des contrefacteurs, c'est déjà l'échelon ahurissant atteind avec la DADVSI. Cela dit, les décisions de justice restaient modestes dans leurs sanctions. Voici donc les peines plancher et la tentation de l'automatisation des sanctions puisque l'arsenal entre les mains des associations de lutte contre le piratage ressemble beaucoup à une logique de radars automatiques. Le citoyen que je suis est assez effaré par cette sorte de privatisation de la justice, mais avec donc 25% des français et 50% des 15-25 ans potentiellement visés, il est clair qu'il y a là un bien beau fromage, trop tentant pour ne pas être exploité.
En fait, l'industrie musicale n'a pas à chercher de nouveau modèle économique car le gouvernement l'a trouvé pour lui. Il suffit de mettre des radars automatiques sur le net et d'en confier l'exploitation à des associations professionnelles, tel l'ALPA. Ok, j'ai l'esprit mal placé mais ça ressemblerai presque à de la licence légale, vous ne trouvez pas ?
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Les résultats sont tombés... C'est d'ailleurs Jean Noel, lecteur assidu du blog qui m'a transmis l'info... Le "Miracle" n'a pas eu lieu et Montcuq ne sera pas présent sur cette nouvelle édition du Monopoly !
C'est un vulgaire jpeg qui annonce ce matin les résultats, non sans mentionner la "formidable mobilisation des internautes pour défendre les couleurs de ce petit village du Lot"... Une annonce qui éclipsera sans doute la victoire de Dunkerque qui se retrouve du coup rue de la paix. Félicitation !
Et devinez quoi ? Hasbro a retenu une de mes suppositions (on attends donc chez reflect avec impatience une version collector du jeu), à savoir la création d'une édition spéciale "Montcuq" où les lieux et place mythiques du village seront mises à l'honneur ! J'imagine que cette annonce va déchaîner les passions, cette tribune est à vous !
Grâce à Luc Legay, j'apprend donc l'existence d'un manifeste des droits des utilisateurs des réseaux sociaux.
Au prime abord, cela m'a fait penser à une injonction envers quelques limites bien connues du web 2.0, notamment l'absence de fonctions exports. Mais il y a plus que cela, avec une exigence de maîtrise, de contrôle, qui porte moins sur le contenu que sur son partage et sa diffusion. Cela nous renvoie à la démultiplication de nos identités et de la gestion qui va avec, cette sorte de saturation qui nous donne des envies de ménage dans un outillage aussi garni que varié et incompatible en lui-même. Et puis Luc le pointe très bien, les réseaux sont maintenant représentés, il n'y a pas que nos contenus qui soient liés, nous sommes liés, ce réseau est notre identité aussi. Que fait la CNIL ?
Au carrefour de tout cela, je trouve que peu de monde a fait de cas autour de Twine, la sortie qui se présente comme le premier outil social vraiment sémantique, avec de grosses promesses (ok, il faut marquer les esprits) sur les entrées-sorties et la maîtrise, justement, doublé d'un défi lancé à Zuckerberg et ses grandes idées de représentation du monde.
Plus fort que le Social-graph, le Semantic-graph ? Pas sûr, les contenus et les gens ce n'est pas la même chose, mais caractériser les gens par leurs actes sur le réseau est décidément la nouvelle frontière, en attendant de voir ce que Google va nous sortir des cartons car, en attendant que les autres en collectent, de la donnée, lui il en a vraiment beaucoup en stock !
Je n'ai toujours aucune envie de parler de web 3, certains pensent d'ailleurs que c'est une décade, mais l'économie numérique sera faite de la maîtrise implicite de nos interactions.
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À l'heure où certains comptent ce que coûtent les réseaux sociaux et notamment Facebook, la nouvelle économie qu'on cherchait est l'l'économie de l'attention, plus personne n'en doute, cela dit, de quelle attention est-ce que l'on parle ?
Les modèles numériques ont la bonne idée de trouver des alternatives pertinentes à ceux fondés sur la pénurie, mais il n'en reste pas moins que notre temps est quand à lui bien limité et que son exploitation est la base de bien des modèles numériques. En ce domaine, je trouve que l'on manque un peu de finesse. Déjà, l'attention est le temps sont deux choses différentes et la confusion entre les deux manifeste. Ensuite, j'ai toujours trouvé réducteur cette propension à considérer que l'utilisateur soit toujours pleinement focussé sur ce qu'il fait alors qu'en vrai, nous passons notre temps à faire plein de choses en même temps, à être en mode multitâche, donc dans une exploitation plurielle de la même séquence de temps couplé à une dillution de l'attention.
Ça va décidément très vite dans le petit monde de l'industrie musicale, suffisamment pour que je me permette un billet de rebond sur celui d'hier.
J'y évoquais évidemment ce que j'appelerai "l'effet Radiohead"", où l'on apprend via Philippe Astor que derrière l'arbre Madonna, une vraie désertion de masse se prépare dans le show-bizz. Clairement, les artistes ne font plus confiance dans la capacité des labels à leur assurer du résultat et préfèrent prendre le train de l'innovation et quitter un navire qui prend l'eau, surtout quand le coeur de business du modèle on-line est celui des concert, du merchandising, bref de la marque, un domaine que les artistes gèrent eux-même très bien et depuis longtemps.
Il faut dire que les artistes n'ont pas oublié, eux, que les internautes sont aussi des clients et qu'à entrer en guerre avec eux on fait rarement de bonnes affaires. C'est d'ailleurs typiquement ce que le patron de l'intertainment de Yahho! vient de rappeler à l'industrie du disque, dans une citation pleine de bon sens : "la vie est trop courte, je veux satisfaire les consommateurs, pas les sanctionner".
Et pendant ce temps, BVA nous apprend qu'un quart des français ont déjà illégalement téléchargé de la musique ou des films. À ce stade, la question se pose vraiment de savoir s'il faut embastiller le quart des français et il n'est pas étonnant, comme je le signalais hier, que des députés de la majorités se signalent pour parler d'amnistie (sic). Politiquement, tout cela devient en effet intenable si ce n'est ridicule.
S'il est un secteur qui symbolise à lui seul la transformation de l'économie liée à l'émergence du numérique, c'est bien celui de la musique. Comme je l'ai rappelé en juillet dernier, l'industrie a choisi d'ignorer le changement. Dans la meilleur des cas, elle essaye de gagner du temps alors qu'elle a raté le train à l'époque de Napster. Apple a immédiatement ensuite le terrain et enfoncé le clou avec iTunes et l'iPod (oct 2001).
Deux ans après les débats que l'on sait, les artistes que tout ce bins était censé défendre ont compris le sens du vent et décidé, presque 15 ans (1993) après Prince à prendre le chemin de l'indépendance et des nouveaux modèles. Même si Radiohead fait de son initiative une aventure propre, elle fait école. En une semaine, elle aurait généré au moins 1,2 millions de téléchargement et 4£ (5,8€) données en moyenne par internaute. Un résultat qui devrait en faire réfléchir quelques uns.
Deux ans après les débats que l'on sait, Universal réinvente une sorte de licence globale et le Ministère de la Culture exerce un chantage sur Free à cause de l'accroissement de ses espaces de stockages. Comme si Free était le seul sur le net et le seul FAI en France à proposer de l'espace disque capable de stocker quelques films. Une volonté répressive tellement pathétique que cela en vient à émouvoir à l'assemblée.
Elle ferait bien de regarder ce que fait Manu Chao (même s'il ne fait pas autant effet d'entraînement que Radiohead) et d'applaudir un 6nema qui innove et qui va permettre aux courts métrages de sortir de son ghetto.
Elle attend sans doute de connaître quels nouveaux sacs de sables la commission Olivennes va inventer. Car d'un autre côté, il n'y a pas de commission sur les nouveaux modèles, c'est la SPEDIDAM et l'ADAMI qui l'ont impulsée sous l'égide de la FING, deux sociétés d'artistes, qui plus est rémunérées par la copie privée. Tout un symbole.
Cela fait maintenant 10 ans que le web est entré dans la vie du grand public, et on dirait que certains n'ont toujours pas intégré les leçons du passé. À croire que l'expérience ne sert jamais qu'à soi. Facebook, devenu en quelques mois le réseau social incontournable s'est donc fait voler son nom de domaine dans deux pays différents, en l'occurrence la France et la Belgique. Hier soir, facebook.fr pointait vers un réseau social créé sur Ning, et facebook.be vers un réseau social en flamand.
À l'heure où l'adoption globale de Facebook dans l'hexagone ne tient qu'à la traduction de la plate-forme dans la langue de Molière, il s'agit là d'une erreur grave. D'abord pour l'image du service lui-même, mais également – et ceci n'engage que moi – pour l'image du web (2.0 ou pas) en général. Le web a beau exister depuis plus de 10 ans, il fait cependant toujours figure de jeunot face aux dinosaures de l'informatique de gestion qui n'hésitent jamais à nous renvoyer la première bulle en travers de la figure pour nous faire remarquer notre immaturité. Malgré les très (trop) nombreux bugs des logiciels disponibles sur le marché, et ce quelle que soit la plate-forme, on tolère curieusement beaucoup plus facilement un gel du système qu'un bug CSS sur une page web. Il est facile de reprocher au web son immaturité, et, face à des géants qui nous montrent sans cesses nos faiblesses du doigt tout en s'adaptant à l'environnement et à l'outil web, nous nous devons d'être d'une parfaite exemplarité si nous voulons gagner nos lettres de noblesse. Cela passe par des productions de qualité, un respect des bonnes pratiques du web, même si nous les trouvons souvent inutiles ou trop contraignantes, et une volonté constante de nous améliorer. Quoi qu'il en soit, en 2007, se faire voler pareillement ses noms de domaine est inacceptable pour un service de la taille de Facebook.
Que d'honneurs... Suite à mon déplacement au mix 07 à Las Vegas, Microsoft Europe via Florent (que je remercie d'ailleurs au passage) publie une interview de mes impressions sur le rapport entre Microsoft et les agences plus particulièrement sur les annonces de la gamme Expression et la technologie Silverlight. Je suis très heureux et flatté de voir que c'est groupe Reflect qui a été choisie parmi toutes les agences européennes présentes pour incarner ces valeurs d'un web créatif, centré sur les usages et l'utilisateur.
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Je pointais récemment la faillite que constitue l'incapacité du monde des TIC à s'inscrire dans le sujet du développement durable, suscitant notamment des commentaires sur l'absence du numérique au Grenelle de l'environnement.
Mais la nature a horreur du vide. Grace à Daniel, on découvre une étude de l'impact environnemental de Télémarket qui me paraît un peu trop orientée, mais qui a le mérite de poser la question de savoir si l'e-commerce est bon ou mauvais pour l'environnement.
Il paraît à priori logique qu'un mode de distribution organisé dépense moins que l'anarchie des déplacements individuels, mais là c'est vraiment flatteur. Dans le même temps, on parle finalement assez peu de cette enquête qui nous dit que les box haut-débits nécessitent un petit quart de réacteur nucléaire pour les alimenter (et nous coûteraient un mois d'abonnement équivalent en facture d'électricité), sans parler de ces chiffres sur le poids somme toute significatif de la consommation électrique liée aux besoins du réseau, ou encore des besoins cyclopéens de Google pour ses propres fermes et son engagement à y répondre par du solaire. Enfin, on ne peut évidemment pas passer à côter du sujet des déchets électroniques et informatiques.
Bref, il y a moins de silence qu'on ne le pense, mais pas de vision claire non plus. À défaut, les acteurs environnementaux semblent regarder le numérique avec suspicion, pointent les coûts énergétiques et le versant négatif des choses. Où est la contradiction ?
Les politiques numériques vont-elles rebondir ? j'ai déjà eu l'occasion de faire constat de ce que je pensais de l'absence de présence du sujet dans les récentes séquences électorales et d'incarnation dans les instances gouvernementales. D'ailleurs, qui s'en émeut ? pas grand monde à ce que je puisse en juger, doublé du fait que les discussions que j'ai pu avoir ici où là sont plus pour dresser des constats peu reluisants, chercher de nouvelles idées, ou parier sur des projets certes stimulant mais lointains.
Si l'on désespère un peu de l'état, pouvons-nous attendre que les territoires s'en mêlent ? Et bien je ne suis pas optimiste. J'ai bien peur qu'un cycle s'achève, voici pourquoi.
Comme l'avais annoncé Michael Arrington en mai dernier, on est en pleine guerre des moteurs de personnes. En ce moment, c'est Spock qui est à l'honneur.
Ce n'est pas dur à suivre, comme pour les autres, j'ai droit à invitation dans la boîte. Certains commencent à parler d'overdose, je trouve qu'il y a un peu de fuite en avant. À peine Facebook envahi, le troupeau se porte vers un nouveau territoire, poursuivi par le spam. La nouveauté, c'est qu'aujourd'hui, nos médias sont super en prise avec l'événement et annoncent les sorties synchrone avec TechCrunch.
Et si déjà on essayait de tirer un vrai profit des outils dont on dispose, d'arrêter de penser comme si chaque réseau social servait à soi et à son positionnement perso ?
Il y a maintenant plus de deux ans et demi, Jean-Noël Jeanneney avait poussé ce fameux coup de gueule qui avait lancé cette drôle d'idée qu'il faille absolument que l'Etat français et surtout l'Europe dépense ses deniers à concurrencer Google. En janvier dernier, je pensais sincèrement qu'on approchait de la fin avec le retrait allemand de Quaero. Et bien non, le virus s'est propagé outre-rhin.
Tout cela était déjà ridicule et fleurait tellement les politiques industrielles d'un autre temps qu'il ne manquait plus que les états européens y aillent en ordre dispersé. Après tout, là où la concurrence se fait sur des projets et du capital-risque, selon une mécanique que certains rapports ont su relever lors de la dernière campagne présidentielle, on va peut-êre assister à une compétition entre projets subventionnés. Une drôle d'idée de l'économie moderne !
Il y a des sujets qui avancent doucement et puis tout à coup, un billet fait effet de cristallisation. C'est typiquement le cas avec Alex Iskold, chez Read/Write, sur le web implicite. Hubert a rebondi sur la lecture faite par Affordance pour creuser la question du devenir du lien hypertexte. Pourquoi pas, mais personnellement, je trouve que le débat est d'abord sur les modèles de business et les questions d'identité numérique et de gouvernance qui vont avec.
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Je parlais avec Bertrand dans un récent podcast de la notion de compétition 2.0. Je crois sincèrement, comme le partage Damon, que nous avons aujourd'hui la chance de réinventer les règles de notre jeune métier tous les jours ! Ma vision des choses est qu'aujourd'hui, il n'y a plus de place pour les agences qui ne sont pas capables de se remettre en cause en permanence et faire du territoire de l'Internet une contré créative dans laquelle il est tout aussi important de faire des choses innovantes comme de les faire de façon innovante.
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Certains anticipaient, mais maintenant que le gouvernement Fillon est au complet, un constat s'impose, le numérique n'y figure pas, y compris sous l'angle de la "réforme de l'Etat". Voilà qui n'est pas sans poser des questions et illustre que l'irruption tardive du sujet lors de la présidentielle relevait visiblement du cochage de todolist.
La situation au Darfour devient de plus en plus insoutenable, l'Afrique est une nouvelle fois le théâtre d'un génocide atroce sans images ou presque (attention celles-ci sont terribles). La communauté internationale doit maintenant réagir pour faire cesser ce massacre et nous, citoyen du monde, il est de notre devoir de faire pression sur nos représentants pour que des mesures efficaces soient enfin prises contre le Soudan. L'arrivée de Bernard Kouchner aux Affaires Etrangères peut rassurer mais je vous invite VRAIMENT à signer dès aujourd'hui la pétition européenne disponible ici ! Faîtes-le...
Si vous voulez en savoir plus sur ce drame, ce site est très bien fait.
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Dans la (fameuse) interview "au coin du feu" de Steve Jobs et Bill Gates, s'il y a un point qui a attiré mon attention, c'est un discours commun des deux que sortir du navigateur permet d'énormes bénéfices pour l'utilisateur. Steve Jobs nous fait notamment saliver sur l'étonnement des équipes de Google devant l'intégration de GoogleMaps dans l'iPhone. Ils indiquent, également de concert, qu'il y a un grand dynamisme sur les services en ligne et que c'est super, mais je trouve que cela acte aussi un désintérêt commun pour ce qui se passe dans la navigateur, au profit de nouveaux environnements à l'écosystème technologique plus maîtrisés, dirai-je... Bref, tout ça me conforte dans l'idée que Surface n'est pas qu'un gadget.
C'est peu de dire qu'il y a sur la table du gouvernement quelques dossiers numériques très chauds et c'est avec une grande attention que l'on attend des intentions et des positions claires sur un certain nombre de sujets.
Passons sur le nouvel épisode post-DADVSI, qui ne fait que confirmer le tourne-en-rond de l'application d'un texte dépassé par les événements et qui n'a même pas de décrets d'application. On peut quand même se féliciter de voir les FAI et l'APRIL entrer au Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique duquel était sorti la bête, mais on n'est pas près d'avoir un cadre légal cohérent à mon avis. En attendant, je préfère suivre ceux qui ont compris et qui innovent.
Non, la VRAIE patate chaude, c'est le fameux décret que d'aucun on vu comme un projet de flicage du web 2. Ce truc suscite une vraie inquiétude, à tel point que j'ai même entendu le sujet abordé dans une conférence bien trapue sur la gouvernance des système d'information. Intervenants, DSI et juristes de service ont rivalisé dans le registre d'un doux mélange de circonspection profonde et d'inquiétude larvée, c'est dire. Il suffit de toute façon de voir la réaction de Giuseppe de Martino, le Président de l'Association des Fournisseurs d'Accès, à la fin de l'interview qu'il vient de donner au JDN, quand il avoue que ce texte était tellement énorme que personne n'y avait cru, mais que s'il passe, il y aura du grabuge.
Avec tout ça, pour moi c'est clair, les limites de la répression ont été dépassées et le monde de l'économie numérique semble avoir pris conscience que sa solidité était mise en péril. Le temps serait-il enfin venu de penser les choses autrement ?
Le grand gourou du webdesign vient de délivrer une sentence assez critique à l'égard du web 2 et plus particulièrement de la manière dont le design d'interface s'y exerce. Il parle peu Jacob Nielsen, mais quand il le fait, ça génère du buzz et en l'espèce beaucoup de débat.
La semaine dernière, le JDN a publié une tribune de Benoît Chopin sur le futur 2.0 des sites marchands.
Bon, j'ai déjà eu l'occasion de démontrer, que l'e-commerce, c'était déjà du 2.0 avant l'heure et que cet étiquetage n'a pas de sens. Et de fait, je ne vois pas en quoi ce qu'il évoque relève du 2.0.
Certes, l'intégration des moteurs et la mise en place de logiques CRM avancées sont de bons sujets, mais on en parle et on le met en pratique depuis bien avant le web 2. C'est un axe de progrès, une bonne réponse à de vraies questions de performance, pas une innovation.
En ce qui concerne l'extension de l'expérience utilisateur via RIA (interfaces riches), c'est effectivement un bon sujet d'actualité, à l'heure du show Microsoft sur WPF Silverlight. On a là un bon terrain d'expérience et j'avoue être un peu impatient de voir comment ça rencontre le public et éventuellement répondre à certaines limites, mais pour le reste, ce n'est pas du web 2, c'est un nouveau terreau d'expérience webdesign.
Le plus étonnant dans cette tribune, c'est l'absence complète de référence à ce que font une partie importante des consommateurs : interagir. Sans parler de Zlio et de ce qu'on attend des mashups appliqués à l'e-commerce, il y a aussi ce qui se passe autour des comparateurs et de la nouvelle génération de ceux-ci. Et puis, ne dis t'on pas qu'un site ne peut plus ne pas envisager avis client, commentaires et notation collaborative ? La dimension participative et interactive dans l'e-commerce ne peut pas être éludée. Alors certes, elle a un impact techno limité, mais d'un point de vue économique, j'ai du mal à concevoir d'envisager des modèles économiques ignorant cet aspect.
En ce dimanche électoral, je dois dire que le JDN fait fort en terme de tribunes, avec des tas de choses intéressantes et à propos autour de l'économie numérique dans notre beau pays.
BusinessWeek publie le palmarès mondial des 50 sociétés les plus innovantes et hourra ! c'est Apple qui est en tête devant Google. Il faut avouer que l'iPod a été une innovation incontestable et quand on pense à l'arrivée prochaine de l'iPhone, Apple risque encore de rester en tête... On y trouve pas seulement des sociétés technos, il y a aussi des sociétés "traditionnelles" comme Toyota, Mc Donald's ou Boeing, tiens, et où est Airbus ? D'ailleurs pas une seule société française... Alors, faut-il se plaindre du palmarès ou bien sommes-nous si peu innovants en France ?
Une chose est certaine, les sociétés qui ne feront pas de l'innovation leur priorité ont du souci à se faire...
Je suis très frappé, depuis plusieurs mois, et tout particulièrement depuis le début de l'année, devant une sorte de manichéisme visant à considérer d'une part les environnements autorégulés, d'autre part ceux qui participent d'une certaine forme de régulation. J'ai le sentiment que le rapport de force ainsi créé est à la fois un bon stimulateur de créativité, mais aussi que la balance va finir par pencher, j'en veux pour preuve l'étude de cas que constitue la communauté scientifique, passé de le reconnaissance par les pairs dans une logique de réseaux, à la dictature des publications scientifiques et des comités d'experts. Histoire bien connus de ceux qui s'intéressent aux mécanismes de coopération.
Jusqu'à présent, on dissertait beaucoup sur une certaine idée de l'intelligence des foules, avec force lieux communs et trolls, ce qui n'était pas, à mon goût, à la hauteur des enjeux. C'est d'autant plus vrai que, si l'on observe l'évolution d'un projet comme Citizendium, il semble bien que la discussion soit vaine ...
J'ai encore pu mesurer hier soir combien quelques chiffres bien sentis sur la montée en charge de l'économie numérique permettaient de secouer quelques PME représentatives, car curieuses mais pas du tout conscientes des changements à l'oeuvre et attendant en bon Saint-Thomas de prendre le platane pour comprendre. Ce n'est pas quand la vague est bien en vue qu'il faut penser à aller chercher la planche pour la surfer ! Pour cela, il ne suffit pas de se regarder le nombril, mais bien d'observer en tendance ce qui se passe par rapport nos voisins, l'occasion aussi de mesurer, à l'heure de choix politiques décisifs, qu'il y a du pain sur la planche dans notre beau pays.
Je serai ce soir l'invité d'Olivier Quero en direct à 18h40 pour un 7 à dire dédié au limousin et l'entreprenariat... Je voudrais partager avec vous quelques unes des idées que je compte avancer ce soir.
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Demain sort Le défi numérique des Territoires, réinventer l'action publique, ouvrage collectif à l'initiative de Christian Paul, un de ces rares élus français qui sait ce que Société de l'Information veut dire.
Ce livre s'essaye à un regard critique sur 20 années de politiques numériques et cherche à secouer un peu la poussière pour inviter les territoires à véritablement entrer dans la Société de l'Information et à mettre cette question au centre de leur politique de développement.
C'est à cause de cette ambition de "secouer la poussière", que j'ai accepté l'invitation qui m'a été faite de produire le chapitre sur le très-haut-débit. Ça ne me rapporte pas un rond, mais je ne refuse pas les tribunes quand il s'agit de délivrer quelques convictions.
Au-delà de l'antienne sur les territoires qui se dotent ou pas d'une politique numérique et des enjeux de la fibre, je développe surtout la contradiction entre des approches goudron-béton et top-down orientés sur le pousser de plus de télé, alors que le réseau est d'abord un environnement interactif. Je n'ai en effet pas pu m'empêcher de recentrer le débat sur les usages, montrant l'inversion de fracture, actuellement à l'oeuvre, où l'on voit des politiques chercher des usages alors que les usagers se sont saisis de l'internet pour s'en trouver de très bons et très satisfaisants tous seuls. D'où le titre "Haut-débit : les réseaux débordés par les usages". Il est certain qu'en restant au-dessus à communiquer en mode médiatique traditionnel, on ne se donne pas vraiment les moyens de savoir ce qui se passe sur le réseau. Il est temps de faire avec les usagers plutôt que de penser à leur place. Le développement, ce n'est pas de l'aménagement.
Vous pourrez consulter l'intro, le sommaire et le premier chapitre ici. À priori, les présidents de conseils régionaux et généraux en ont reçus un. Une lecture bienvenue.
Michael Arrington n'y va pas par quatre chemins et se réjouit, tout simplement, de la baisse forte et confirmée des ventes de CD. -20%, c'est pas rien. Cette prise de position on ne peut plus marquée suscite une grosse discussion, notamment sur l'impact sur les revenus des artistes.
Le problème, c'est que l'économie de la culture a tellement tardé à bouger qu'elle est maintenant au pied du mur, qu'elle entraîne avec elle la création culturelle et personnellement, c'est ça qui me met en colère. Un an après la DADVSI, quel gâchis ! Bonnes questions, mauvaises réponses.
Mais voilà finalement un chiffre qui tombe à point nommé alors que nos chers candidats sont interpellés sur le champ de ruines laissé par ce débat. Sauront-ils donner du sens à l'économie de la connaissance et à la Société de l'Information. Il serait temps !
J'ai eu l'occasion de souligner la tendance à plus de contrôle vs l'autorégulation jusqu'à présent à l'oeuvre, mais derrière ces effets de balancier entre démocratie participatif libéré et créatif et république expertise savante et régulatrice, se cachent d'autres débats de fonds, ceux qui pointent une société hyper-individualisée où le narcissisme des blogs n'a d'égal que l'aliénation à la dictature des communautés, quand il ne s'agit pas d'esclavage, ou encore de miroir aux allouettes, de bruit. Cela m'évoque aussi les discussions enflammées autour du Pronetariat. Ce rapport de force est vieux comme le monde, mais l'avènement de la Société de l'Information lui a redonné une certaine vigueur et l'attente d'un équilibre qu'illustre bien celui que cherchent actuellement les médias, entre réflexe défensif et tatonnements.
Je ne méprise pas ces discussions, ni ne rejette à priori ces idées, les phénomènes défensifs ici proposés sont révélateurs des tensions du changement à l'oeuvre. Il faut être tolérant et humble avec ce qui se passe, les forces qui sont à l'oeuvre nous dépassent. En bien où en mal, n'oublions pas que l'internet reste un terreau fertile. Mais le caractère bon ou mauvais des herbes dépend du contexte où elles poussent.
Si chez nous on préfère l'Île au Enfants, certains disent qu'on n'est plus au pays de Oui-Oui et le fait est qu'entre publication affligée d'exemple de courrier d'avocats, suspicions de velléités réglementaires qui rappellent de vieilles blessures, l'heure n'est plus vraiment à louer les joies du bouillon communautaire , plutôt à serrer les boulons pour juguler le risque juridique.
Aujourd'hui, dissertant sur un projet axé sur la manipulation de contenus culturels dématérialisés, j'ai vu blêmir mes interlocuteurs quand je leur ai expliqué le risque (pénal) qu'il y avait à vouloir jouer avec le feu les DRM. Malgrès un bon coup de massue sur la tête, il est un monde qui retarde le changement inéluctable qui se présente à lui.
Il n'est plus tout seul, la posture défensive est dans l'ère du temps. Elle est tout ce qu'il y a de plus caractéristique de l'attention (enfin) portée par les entreprises, acteurs publics et porteurs d'images sur ce vaste écosystème d'information où leur notoriété et image de marque est mise sur le grill parfois, objet de phénomènes nouveaux et non-maîtrisés au prime abord. Entre incompréhension des phénomènes, nécessité d'agir et perception de changements profonds, la réaction est de l'ordre du réflexe de protection.
Ceux qui connaissent mon goût pour le juridique doivent se dire que je bois du petit lait. C'est pas faux, mais la question n'est pas l'intérêt retrouvé pour les chartes, CGU et autres bordages de tous poils, c'est surtout que cela manifeste une exigence de maturité qui signe l'entrée des dynamiques 2.0 dans les préoccupations de fonds des organisations. Reste à voir les choses en terme de création de valeur et non de risque, un problème de compréhension et de bascule économique et socioculturelle loin des constructions simplistes. Au boulot !
Merci Jean-François de m'avoir envoyé ton bouquin et de la sympathique dédicace. Pour ceux qui ne le connaîtrait pas, Jean-François participe à deuxzero.com et blogue autour de son bouquin. Je pars en vacances demain soir, je met ton livre avec ma serviette de plage !
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Pendant que le reste du monde (culturel) prend acte que les DRM, c'est mal, et que d'autres modèles sont possibles, le Ministère de la Culture reste dans sa faille spatio-temporelle, celle qu'il a créé l'année dernière en punissant la Société de l'Information et en signifiant que l'économie française du logiciel et de la technologie pouvait passer par pertes et profits.
Comme on le dit, les paroles s'envolent et les écrits restent. Alors que le Ministère prétend [tout faire pour] défendre le logiciel libre, il n'en publie pas moins, dans un décret publié fin avril, des dispositions qui punissent la simple détention de lecteurs open-source largement présents sur les postes configurés sous OS libres et accessoirement fait barrage au développement d'outils permettant d'envisager l'interopérabilité des DRM qu'il prône lui-même. À force de vouloir dire tout et son contraire cela devient incohérent.
Cela n'a pas échapé à l'APRIL et à l'heure où les candidats font assaut de bonnes intentions vis-à-vis du logiciel libre avec en arrière plan les vertus thérapeutiques qu'on lui prête pour le budget de l'Etat, tout cela ne manque pas de sel.
Il y a presque un an, j'avais publié une réflexion sur la croissance des abonnés et Internet en France et la part de ceux-ci qui sont à haut-débit et les conséquence de la convergence de ces deux courbes.
Je me suis amusé à mettre à jour ces données, ce qui rend encore plus fascinant de voir à quel point la pente des deux courbes est linéaire. À rythme constant, elles convergent début 2008, sauf que comme ont le sait le 5% qui manque pour atteindre les 100% compte tenu des zones blanches ADSL fixe la convergence fin 2007.
Il fut un temps où je bloguait plus qu'aujourd'hui sur le thème des territoires numériques, mais c'est une facette que je continue de cultiver d'autant plus qu'on m'y invite, justement pour partie à cause du blog. Entre une intervention experte sur les espaces publics numériques et une contribution sur le très-haut-débit, que je qualifierai de "militante", à un ouvrage collectif dont je vous parlerai dans quelques semaines, je me suis retrouvé ce matin à la Caisse des Dépôts et Consignations pour témoigner et échanger auprès d'un groupe de travail conséquent et bien fréquenté portant sur les méthodologies de développement économique numérique. Il me semble que la proximité des prochaines échéances électorales suscite un besoin fort de cristalliser certains sujets et de dégager des solutions. Parmi les constats trop nombreux à énumérer et développer dans un simple billet, il en est un assez essentiel à mes yeux car il participe de manière centrale de la faiblesse de l'économie de l'immatériel en France : l'absence de matérialisation tangible du secteur et de son poids économique en terme statistique. En effet, nous sommes invisibles !
Ce matin j'entendais à la radio deux analystes s'étriper sur les solutions à mettre en oeuvre en terme de politique industrielle afin de faire exister la France en terme d'Economie de l'Immatériel (ne dites d'ailleurs plus "Economie de la Connaissance). Il suffit pourtant de suivre l'excellent rapport publié début décembre. Lisez-le, il a le mérite de mettre noir sur blanc des choses évidentes mais qui n'en sont pas moins désagréables pour les adeptes de l'immobilisme.
Il est alors très croustillant qu'entre les fêtes aie été annoncé le retrait allemand du fameux projet Quaero, dont on avait beaucoup parlé l'année dernière et qui restera donc bien franco-français. Cette histoire est décidément pathétique.
Alors faut-il croire à ces aventures industrielles d'initiative publiques ? À la vitesse où avance l'économie numérique, la succession lente des épisodes de ce type de feuilletons a le don de laisser perplexe, surtout si l'on pense qu'il va falloir attendre une bonne année pour qu'à l'aune de la prochaine échéance électorale commence à se concrétiser une nouvelle politique. L'économie numérique va vite et elle n'attend pas les programmations pluriannuelles. Accessoirement, les innovations sur le réseau sont toujours sorti du terreau des usages, pas des labos. Question d'être dedans, pas dehors et réactif plus que prospectif.
Car pendant ce temps, la vague 2.0 maintient son rythme et son déluge de séries qui nous tiennent éveillés (la dernière en date), un univers décalé où les initiatives françaises se comptent malgré tout, à un rythme éloigné des lourdeurs des programmes et autres instruments technocratiques.
L'Economie de l'Immatériel, elle se fait, elle n'attend pas les décrets, elle attend les bons instruments d'appui.
Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir ce jour la newsletter ci-jointe de la part de SQLI sur une liste de diffusion normalement dédiée aux thèmes dédiés à l'actualité de l'accessibilité. Première question que je me pose : qu'est ce que fout cette info ici ? Puis je me dis, tiens SQLI serait la meilleure web agency 2006 ? A bon, merde, on a raté l'inscription a un award ? Sur quels critères cette distinction a t elle été allouée ?
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Le journaldunet signe un dossier sur les lecteurs RSS auquel j'ai eu plaisir de participer. Parfois surprenant de lire la transcription de ces propos ;-) En tout cas pour tout ceux qui ne seraient pas au point sur le sujet, le dossier est assez complet.
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D'après une étude Opinion Way et Valtech, 49% des internautes ne vont pas au bout de leurs achats en ligne à cause du processus de commande et d'inscription. En ligne de mire des formulaires trop longs et la difficulté à traiter les erreurs de saisie.
49%, c'est énorme et c'est surtout dans les mêmes eaux qu'il y a 7 ans, à la première vague de l'e-commerce. As-t'on vraiment progressé ? visiblement non. Le sujet est-il pris au sérieux ? on peut se poser la question.
Chrystelle Gaujard prépare un doctorat sur les bouleversements manageriaux liés à l'appropriation et au développement des nouvelles technologies dans les entreprises. Enfin c'est peut être un peu réducteur mais elle me corrigera si nécessaire. Elle nous en parle dans ce podcast...
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Ça va mieux en le disant, c'est ce que semble dire tout un tas de gens en ce moment, des gens qui s'ennuient dans un web 2.0 qui leur semble trop étroit ou derrière nous.
Peut-être le débat est-il tout simplement en train de devenir conformiste, à l'exemple du web 2.0 Summit, vu ce qu'en dit par exemple Read/Write. Il faut dire qu'à 3000$ le badge, ça a le mérite d'orienter l'auditoire. Pendant ce temps, Tim Berners-Lee enfonce son clou préféré, à savoir celui du web sémantique, donnant l'opportunité à certains de relier les deux tendances pour en faire une nouvelle frontière.
Tout cela est séduisant, mais ne regarde encore une fois que la question sous le registre de la technologie, ce qui est très réducteur. Il y a un an, on avait déjà assisté à une tentative de web 3.0, considérant que le web 2.0 au sein des organisations, c'était autre chose. Peine perdu, le sujet est entré dans le mot-valise.
On oublie un peu vite que le web 2.0 est peut-être un qualifiant marketing, c'est aussi une vision du réseau et du web qui intègre déjà très bien le web sémantique dans la mesure ou il répond à son paradigme. Une nouvelle version du web, s'il y en a une, caractérisera plutôt une autre génération de services et sur ce point, ma conviction est celle de changements dans le service ou les modèles, pas dans la technologie en elle-même.
A l'occasion d'un déjeuner à la technopole ESTER, parc ou le siège de groupe Reflect est installé, j'ai croisé et podcasté Benoît Drouillat. Fondateur de Designer Interactif, Directeur de création chez WordAppeal, co-auteur de Penser le Web Design, Benoît est un ami de longue date désormais et une vraie référence en matière de création, d'ergonomie et d'interactivité sur le Web. Il nous parle de son actualité et de ces prochains projets.
PS : tiens, ça vous dirait une petite visite guidée en podcast vidéo du siège de groupe Reflect ?
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Bernard Jouandin, Dir. Marketing Communication Worlwide d'Ortronics se présente au travers de ce podcast réalisé hier soir en fin de journée lors d'un dîner de travail que l'on a partagé ensemble. C'est l'occasion pour Bernard de revenir sur 3 ans de collaboration avec groupe Reflect et de parler du lancement de green bubbles, le blue Kiwi d'Ortronics qui a fait parti des early adopters de la solution. Merci Bernard pour ce moment et à très bientôt sur le podcast de groupe Reflect pour nous parler de la suite de tes aventures internationales...
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Le réchauffement climatique est au coeur des débats actuellement. Le constat est simple, nous savons très bien en parler, organiser des débats, communiquer, mais nous sommes bien incapable, tous autant que nous sommes de changer nos habitudes de vie et de donner l'exemple. Pourtant il le faudra bien.
Le WWF canadien a donc choisi de nous montrer ce que sera notre vie quotidienne... si nous ne réagissons pas. Le site associé à cette campagne est très réussi. J'ai un faible pour le spot TV. Moteur !
Si on met en perspective cette information avec celle du rapprochement de SocialText et Microsoft autour de SharePoint, on comprend combien le marché des blogs, wikis etc. est porteur en ce moment. Il y a effectivement un vrai engouement des entreprises autour de ces solutions nouvelles. Les mastodontes comme Microsoft et Google sont en train de s’équiper : MS opère un partenariat avec SocialText pour intégrer des wikis dans Sharepoint, Google acquiert en quelques semaines Writely devenu Google Spreedsheets et JotSpot aujourd’hui.
Mon analyse détaillée de tout cela est disponible sur le blog de blueKiwi : ici !
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À chaque fois ou presque qu'un service estampillé 2.0 réussi quelque chose et s'impose dans son domaine, il est assez croustillant de voir apparaître une discussion remettre en cause la nature 2.0 de son concept. Après les plateformes de blogs et Skyblog en particulier ici, MySpace, voici YouTube. Qu'est-ce que cela peut bien signifier ?
On a dit beaucoup de choses sur l'acquisition de YouTube par Google, mais personnellement je trouve que cela devrait nous interpeller sérieusement sur la manière dont l'innovation et le développement économique se conduisent.
Vous le savez, je suis de presque toutes les bonnes soirées 2.0 parisiennes et depuis quelques temps j'entends régulièrement des gens s'interroger sur la sortie de cette plate-forme vidéo si prometteuse qu'on appelle Vpod... Certains considèrent que le côté perfectionniste de Rodrigo retarde le lancement, les plus mauvaises langues vont même jusqu'à prétendre que Vpod n'a jamais existé...
Alors, même si je connais Rodrigo pour qui j'ai de l'amitié, je ne suis pas dans le secret des dieux et je me garderai bien d'ajouter du doute aux spéculations de la blogeoisie locale. Toutefois, en suivant les épisodes récents de YouTube et connaissant l'agilité du barbu, je me suis fais la réflexion suivante : est-ce que finalement Vpod n'a pas eu le nez creux ?
L'agitation actuelle va forcément accoucher de quelque chose tant sur le plan juridique qu'économique et Vpod n'aura plus qu'à s'engouffrer dans la voie profitable et sûre en attendant que ses camarades réadaptent leur modèle ou l'art de transformer un retard en avance profitable... Pire ou mieux encore, Vpod deviendrait l'alternative, le Zorro du Web 2.0 !
Bon voilà une simple réflexion sans prétention...
Le feuilleton YouTube continue. Hier, C|net enfonçait le clou en relayant le pessimisme d'analystes qui soulignent eux-aussi le parallèle avec Napster. Les commentaires du billet d'hier soulignaient bien que le web 2.0 pouvait parfaitement se passer de YouTube du point de vue des utilisateurs, il en est évidemment autrement d'un point de vue business.
Depuis quelques mois que le vaste écosystème de services 2.0 grand public est bien installé, le sujet qui monte est celui de savoir si tout cela est bien solide. YouTube cristallise actuellement ce débat, pour des raisons que j'ai détaillé il y a deux semaines. Depuis, les choses se gâtent, avec un paquet d'avis autorisés qui enfoncent un peu plus le clou du doute, tel celui-ci, relevé par Fred Cavazza. Quand la confiance est minée, c'est toute la maison qui risque de s'écrouler, en espérant que l'affaiblissement du terrain n'entraîne pas une partie du quartier. YouTube où l'annonce de l'éclatement de la bulle 2.0, certains franchissent le pas.
Excellent idée pour le Journal Du Net d'avoir fait cette semaine un dossier sur le dégroupage.
Il s'y trouve quelques vérités peu connues et bonnes à avoir en tête : nous avons les prix les plus bas, le plus fort taux de dégroupage, les meilleurs taux de croissance. D'ailleurs, pendant ce temps, la bataille des chefs continue puisque Neuf vient de manger AOL et ses 500 000 abonnés, à quelque semaines de l'annonce majeure de Free sur la fibre à l'abonné.
On a le droit d'être exigeant et il faut l'être, mais le fait est que le marché français de l'accès à Internet est le plus dynamique d'Europe. Il y a là un atout qui n'est finalement pas assez mis en avant.
Dans le premier épisode, je vous proposais un petit tour d'horizon des nouveaux usages pédagogiques engendrés par le web 2.0 et je remercie d'ailleurs les exemples livrés par les commentateurs. Aujourd'hui passons à un aspect plus stratégique, à savoir ce que tout cela implique pour les institutions. Elles sont en effet un terrain particulièrement intéressant si on en juge par deux éléments : elles sont confrontées au premier chef par les usages de nouvelles générations qui en sont friantes et en second par la liberté pédagogique chère au corps enseignant et qui invite sa frange la plus innovante à saisir les opportunités que le réseau lui donne. Or, nous avons vu précédemment que le web actuel n'en manquait pas. Voici donc comment les outils des institutions font face à ceux de cette gigantesque boîte à outils numérique qu'est maintenant devenue le réseau. une confrontation détonnante.
Jean-Pierre Limousin, président de la CCI de Limoges, que je félicite au passage d'avoir repris ses publications sur son blog, nous souligne l'importance de l'ouverture d'un débat public majeur pour la compétitivité du territoire Limousin ce jour à la CCI de Brive. Débat portant sur le projet de ligne à grande vitesse entre Limoges et Poitiers ce qui permettrait de rapprocher (en temps) le pèlerinage vers la capitale qui nous est actuellement imposé.
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Tim Berners-Lee le dit lui même, Le Web 2.0 est avant tout un slogan, personne ne sait ce qu’il signifie, et les stars du sujet interviewés par TechCrunch le mois dernier développaient dans le même sens, il y a plein de web 2.0.
Effectivement, à force d'écrire dessus et d'en parler, j'ai acquis la certitude que, si le web 2.0 représente bien une nouvelle étape et une étape majeure du développement de la société de l'information, vouloir en établir une définition stricte est vain.
Car l'intérêt même du web 2.0 réside dans sa plasticité et l'aspect social propre à sa dynamique. Ce n'est pas un état, c'est un mouvement, auquel on adhère, qui a des codes et des idées fortes, mais celles-ci évoluent elles-même très vite. Il y a plein de définitions, on en parle, ça bouge, ça évolue. Le jour où il sera en boîte, c'est qu'il sera mort.
Le web 2.0, c'est un choix, celui d'adopter le fait même de faire partie du réseau plutôt que d'être dessus. Celui de changer d'époque. La techno, les usages, les modèles, l'attitude entreprenariale et tout le reste ne sont qu'une conséquence de ce choix.
Conséquence visible, on ne peut pas faire les choses à moitié, car sinon on n'est pas en adhésion avec ceux qui ont déjà changés, notamment l'immense masse de consommateurs et internautes qui le pratiquent. On n'est pas non plus dans le bon tempo, car le web 2.0 c'est une approche continue des choses et non plus ponctuelle. En vérité, le consommateur/utilisateur est en avance et c'est le reste de la société et de l'économie qui doit le suivre.
Alors oui, il y a du boulot d'évangélisation à faire car ce n'est pas juste saupoudrer de l'Ajax ici où là qui fait passer au web 2.0. C'est dans la stratégie et le management, c'est dans la tête que ça se passe.
Alors plutôt que d'essayer de définir le web 2.0, pratiquons-le, faisons le vivre !
J'aurai la chance d'intervenir au cours du prochain forum Assurance IT qui aura lieu du 09 au 12 octobre prochain à Paris. Le programme complet des interventions est disponible ici. Aller parler des approches du web 2.0 chez les spécialistes des grands systèmes dans le milieu des assurances, un bon challenge n'est ce pas ?
L'e-commerce va bien en France, très bien même, mais ici où là on se plaint de ces lancements tapageurs qui finissent en services douteux, ou de ces sites impraticables sous certaines configurations. Se soucie t'on vraiment de la qualité de service et lancent-on des sites sur le postulat que le commerce en ligne coule de source ? des fois on peut se poser la question. Heureusement, la critique s'exprime sur la toile et on commence à voir des projets plus humbles, qui se soucient d'avancer en marchant à l'écoute de leurs clients. Est-ce le début de la maturité ?
Tout à commencer hier lors d'un repas entre collègues à midi dans notre pizzeria préférée. Tout à coup, prêt de la terrasse, des travaux d'aménagement de parking ayant lieu, nous voyons arriver un camion de chantier très, ... comment dire..., personnalisé : disons que le propriétaire de l'engin nous a clairement indiqué qu'il aimé Metallica tout en nous arborant fièrement son pseudo de CBiste sur la désormais traditionnelle plaque minéralogique bien coincée le long du pare-brise. Je suis certain que vous entendez déjà les vannes fuser dans votre esprit à la vue de ce tableau...
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Après le durcissement du texte par le Conseil Constitutionnel, il s'est trouvé bien peu de monde pour défendre une loi particulièrement répressive. Tellement que notre cher Ministre de la Culture nous a expliqué qu'il allait demander au parquet de faire preuve de mansuétude envers les contrevenants. En clair, on a voté une loi, mais on ne veut pas qu'elle s'applique, donc on la promulgue quand même mais on donne des instructions à la justice pour qu'elle applique d'autres dispositions. Hallucinant. Voilà donc un texte inapplicable et entériné comme tel. Mais déjà s'annonce un second round pour 2007.
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On a appris cette semaine que 64% des PME-PMI françaises de plus de 20 salariés disposaient d'un site vitrine, que 9,8% disposaient d'un site e-commerce, enfin que 20% n'avaient aucun service en ligne, y compris intranet et applications métier.
Regarder les PME de plus de 20 salariés plutôt que les PME en général montre un taux de 64% au lieu de 52, ce qui n'empêche pas qu'il soit indigne et surtout confirme que cela ne change rien au fait que cet indicateur est désespérément figé, tout comme l'est celui de la part de celles qui se sont engagés dans le voie du commerce en ligne. Ce n'est pas parce que l'e-commerce français va bien qu'il n'a pas du chemin à faire et que pour autant il suscite l'envie d'en être au sein du tissu de PME français. Ça bloque purement et simplement sur l'intégration des TIC et le fait qu'elles soient un facteur de développement. Ça ne percute pas.
C'est inquiétant et cela fait quelque mois que l'on s'agite au ministère de l'industrie. Récemment, il a lancé l'idée d'inciter à la création de plateformes collectives visant les TPE. Je ne pense pas que le problème soit financier, il procède d'une non prise en compte des enjeux de l'économie numérique et plus globalement de l'adaptation aux changements. Il est culturel.
À la question de savoir s'il faut que le numérique passe en force au niveau des PME, je répond que les approches douces et incitatives sont déjà à l'oeuvre et que ça ne change pas grand chose. Il est peut-être temps de changer de méthode.
Roland m'informe à l'instant d'un événement de taille : une blogueuse bien connue, petiteanglaise.com, expatriée anglaise travaillant à Paris, vient de se faire virer pour faute grave à cause de son blog. Son patron s'interrogeant apparemment essentiellement sur le fait qu'elle blogue sur son temps de travail ou pas.
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Bien après la polémique et la critique autour du projet Quaero, fondée sur les intentions essentiellement politiques formulées ici ou là, il a fallu une prise de parole officielle des porteurs du projet pour que l'on se rende compte qu'il ne s'agissait pas de ce que l'on pensait. Finalement, Quaero est une sorte de chapeau cherchant à donner de la cohérence à différentes actions de recherche et développement, pour l'essentiel existantes et parfois non dénuées d'intérêt. Cela n'empêche nullement les incohérences du discours et confirme une certaine idée du management de l'innovation.
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Il a sans doute fallu redécouvrir que les Skyblog sont un outil technologique pauvre et assez éloigné de la définition communément admise des blogs pour se poser de vrais questions. Oui, c'est technologiquement très limité, mais ça marche à fond. Dans le même registre, MySpace arrive en Europe et notamment en France. On ne peut pas dire que ce soit là encore un service hautement relevé en technologie, mais le fait est que c'est énorme. Quand on songe qu'il y a quand même 75 millions d'utilisateurs et une taille qui en arrive à montrer les limites de Google à donner du sens à tout le contenu qui y figure, outre que cela fait se poser des questions de modèles, cela montre aussi l'ampleur du phénomène.
Le blog cache la forêt de pratiques plus riches et plutôt que de théoriser sur l'écriture des blogs, il est plus pertinent de constater et travailler autour de ce qu'ils produisent pour l'individu, parmi la palettes d'usages que l'internaute 2.0 utilise.
Alors, est-ce qu'on est dans le web 2.0 ou l'Internet 2 ? Rien de tout ça à mon avis. Cela rejoint le commentaire que j'ai fait sur le billet de Jean-Luc, à savoir que quand on se positionne au niveaux des usages de l'individu, la notion de "web" et même "d'internet" dessine un périmètre trop limité. On est simplement dans la Société de l'Information, là où des technologies de l'information servent l'existence et la socialisation des individus.
Il y a quelques semaines, je me retrouvais interpellé sur le sujet de savoir ou non si le secteur IT repassait pas un phénomène de bulle ou non. En ouvrant une rubrique Terminus, TechCrunch ne va pas manquer d'alimenter cette question et je profite donc de ce fait pour répondre.
Je viens de recevoir un courrier du titulaire des franchises McDonald's sur Limoges qui réagit avec force à mes propos tenus à l'occasion d'un débat sur l'insertion professionnelle et publié dans Le Populaire du Centre, je cite l'article : "Pour Carlos Diaz, créateur de sa propre société : si vous laissez à Mc Do le soin d'expliquer aux jeunes ce qu'est le monde de l'entreprise, alors on peut comprendre qu'ils aient envie d'aller dans le public".
Je reviens donc sur mes propos en essayant d'expliquer ce que je voulais dire au-delà de cette petite phrase...
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Comme chacun s'en est aperçu ce matin en se levant c'est un lundi de pentecôte un peu particulier... jour férié pour les uns, jour travaillé pour les autres... Comme pour toute chose bancale on en arrive à des situations assez lamentables :
- les profs travaillent, sont présents, mais ne prennent pas d'élèves !!! Autant dire qu'il seront certainement très peu à aller au travail (c'est un ancien prof qui vous le dit). De plus je croyais que les grèves avait causé de sérieux retards dans les programmes : est-ce que ce n'était pas l'occasion pour prendre un peu d'avance ?
- les routiers travaillent mais n'ont pas le droit de rouler, pour nous c'est comme si chez .gr nous n'avions pas le droit de toucher à nos claviers... :-))
Encore plus drôle, c'est ceux qui ont mis au point ce jour de solidarité qui ne le respectent pas, eh oui la majorité des services publics sont fermés aujourd'hui... quand la France marche sur la tête !
Si vous avez d'autres exemples sympas de cette journée, merci de nous les faire connaître...
Il y a plus d'un an et demi, j'avais publié ce billet, où je pointait un indicateur fameux, celui de l'outillage des PME en sites web. Redoutable puisque celui-ci était bloqué à 52% depuis 2002.
Or, dans la livraison annuelle de l'enquête BNP Paribas, je découvre que ce taux n'a tout simplement pas bougé. Incroyable ! cela fait donc plus de quatre ans que le compteur est bloqué. Et ce n'est pas comme si le B2B se portait à merveille (sic).
Pendant ce temps nos voisins européens avancent et à ce titre le graphique ci-joint devrait vous faire écarquiller les yeux.
Evidemment, il n'est pas étonnant de se poser des questions sur une relance volontariste de l'évangélisation des TIC dans les entreprises, et je crois qu'il faut maintenant y aller plus franchement.
Je suis abonné Neuf Télécom depuis près d'un an. Je les ai choisi après une expérience malheureuse d'erreur de facturation chez Wanadoo.
Si je suis satisfait par le service proposé, j'ai l'impression qu'ils prennent leurs clients pour des imbéciles.
C'était le gag de l'Ascension, bien résumé par Jeff Clavier, à savoir de découvrir que O'Reilly a déposé la marque "Web 2.0" dans le domaine des conférences et que certains de ses avocats un peu trop tatillons sont tombés sur la râble de sympathiques irlandais organisateur d'un événement sans prétention. Il n'en fallait pas moins pour que la blogosphère se lève d'un seul homme et qu'un O'Reilly embarrassé, soit au coeur d'une controverse qui touche l'image d'un acteur reconnu de l'open-source et du web 2.0.
Est ce que vous avez suivi les échanges de commentaires sur mon billet sur Martin Varsavsky ? Non ? je vous propose un petit résumé qui fera écho à des propos souvent tenu par Alexis sur Quaero et d'autres projets soutenus par les fonds publics.
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C'est peu dire que l'annonce du financement de Quaero par l'AII a suscité circonspection voire ironie, ce que j'ai pu constater en étant interviewé par la TechReview du MIT la semaine dernière, à cause de commentaires et billets, notamment celui-ci, que j'ose donc croire pertinents, tout au moins bien indexés. Avec tout cela et la magie du blog, me voilà donc cité dans cet article.
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Le Journal du Net et ZDNet sont des passages obligés pour celui qui veut faire connaître sa solution. C'est aussi un plaisir et une vraie récompense de voir des journalistes professionnels (non je ne lancerai pas la polémique blog & journalisme) s'intéresser à blueKiwi et publier des articles complets sur notre solution d'Intranet collaboratif.
L'article de Guillaume Devaux du JDNet est construit sous la forme d'un entretien avec Christophe Routhieau, chef de produit blueKiwi chez groupeReflect. On revient sur le phénomène des blogs et son impact prévisible dans la sphère professionnelle, les grandes fonctions de blueKiwi, les premiers usages chez Dassault Systèmes et le projet de développement de notre entreprise... On notera au passage que blueKiwi ne distribue pas une plate-forme de blogging mais s'interface avec des solutions déjà existantes, actuellement WordPress et bientôt MovableType dans le cadre de notre partenariat historique avec Six Apart.
L'article de Christophe Deschamps de ZDNet évoque lui un sujet plus sensible, comme son titre, un poil provocateur, l'indique : "Un outil pour mettre les egos au service des entreprises". Nous avons relevé cette question et Bertrand d'ailleurs y répond sur le blog de blueKiwi ici. Il est clair et nous l'avons voulu ainsi, blueKiwi est pensé d'abord pour l'individu car nous pensons que c'est le bénéfice individuel qui génère l'appropriation et les usages et que seuls ces derniers peuvent créer un bénéfice collectif. Oui nous avons pris le contre-pied des outils traditionnels. Il ne s'agit pas là d'une vision hyper-individualiste ou néo-libérale de l'entreprise, ma culture d'ailleurs me l'interdirait, mais plutôt une vision objective du contexte professionnel actuel et des attentes des salariés. On leurs demande d'être créatifs, réactifs, polyvalents mais aucun outil ne leurs permet de mettre en valeur leurs talents et de les partager avec les autres... C'est ce que nous avons voulu réparer avec blueKiwi.
Vos commentaires sur le blog de blueKiwi : ici
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Stéphane Dreyfus, journaliste à La Croix réalise une enquête sur les salariés qui bloguent dans leur entreprise et Jacques Froissant lui a conseillé de nous contacter pour plus de précisions sur notre blog d'entreprise. Encore une occasion pour remercier Jack le Trackback !
Pour des raisons de bouclage, Stéphane m'a transmis ces questions par mail alors j'ai décidé de partager mes réponses avec vous...
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C'est pas moi qui le dit c'est Martin Lamonica sur CNET. Ce long article vient faire la part belle aux démarches 2.0 dans l'entreprise. "Web 2.0 technologies such as blogs and AJAX are starting to show their potential behind corporate firewalls, analysts said.", c'est exactement la promesse de blueKiwi : faire entrer les nouvelles pratiques de l'Internet dans l'entreprise.
Regardons d'un peu plus près les grandes idées exposées.
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Philippe Rodriguez (on reparlera de lui très bientôt...) et Julien Codorniou m'ont invité à Mix06, événement Microsoft où doit d'ailleurs intervenir Steve Balmer cet après-midi. Je les remercie pour ce geste. J'y étais donc ce matin et j'ai vu. Au-delà du show si on regarde le fond du propos du Mix06, il est évident que quelque chose a lieu et que désormais rien ne sera plus comme avant. Le Web 2.0 entre dans une phase d'industrialisation majeure et ne t'inquiète pas Alexis, eux vont gagner de l'argent.
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C'est Jeff Clavier qui prend la parole et qui nous explique les changements actuels de la Silicon Valley. Sa réussite tient à la passion de ses entrepreneurs, la tolérance de l'échec et les synergies possibles. Un nouveau souffle émerge, le Web 2.0 ! Il a débuté lorsque Hot Spot a été racheté 29 millions de $ par Yahoo !
Là tout le monde s'est dit : we're back !
Pour résumer le Web 2.0 : C'est moins cher, c'est plus ouvert, c'est plus social !
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Suite au rapport Beffa, l'annonce de la création de l'agence de l'innovation industrielle avait suscité une circonspection caractérisée qui m'avait inspirée ce billet et avait souligné la nécessité et l'attente d'un Small Business Act en France et en Europe.
Peine perdue, l'AII développe un modèle assez classique d'interventionnisme étatique via des consortium peuplés de grands groupes. La liste des premiers projets en témoigne, parmi lesquels Quaero.
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Juste le temps de reprendre son souffle et ça repart. La Société de l'Information s'est bien battue, mais elle en a pris plein la gueule au premier round. Le second se présente le mois prochain. Ça recommence fort entre les DRM et le logiciel libre !
Alors même que Manuel et Nicolas rentrent juste du Danemark où ils ont été voir notre client RICE, c'est au tour du Danemark de venir chez nous.
Danemark TV, l'équivalent de France 2 chez nous, réalise une émission de plus d'une heure trente sur le thème des entrepreneurs et du travail en France et ils recherchaient des entreprises avec un point de vue moderne sur cette question épineuse où il y a tant de choses à dire. J'avais promis de ne pas donner mon point de vue sur le CPE sur ce blog donc il faudra regarder la télé Danoise pour le connaître...
Nous avons été approchés dans le cadre de notre adhésion à Croissance Plus et après un bref entretien téléphonique, Danemark TV a décidé de venir à Limoges lundi pour filmer l'entreprise et de nous suivre sur Capital IT la semaine prochaine à l'Espace Cardin (Paris)... Cool !
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On ne peut pas parler du web 2.0 sans évoquer les comportements d'utilisateurs qui leurs sont associés. Cela engendre d'inévitables digressions vers des considérations sociétales, mais je trouve que le sujet prend une tournure assez singulière depuis quelques temps.
La banalisation du concept et sa reformulation par les médias de masse et l'industrie fait en effet craindre à certains une récupération du phénomène, la reprise en main du réseau (si tant est qu'il ai pu être pris en main un jour, mais peu importe). Cette idée stimule l'envie de contestation, de lutte, de défense d'une certaine idée de la consommation telle qu'elle serait incarnée par l'avant-garde des utilisateurs 2.0. Tout cela n'est évidemment pas étranger avec la DADVSI et les événements sur le CPE, mais ceux-ci ne font que cristalliser les choses. L'utilisateur 2.0 a pris le pouvoir sur le réseau, l'idée qu'il puisse en être dépossédé se suffit à elle-même.
Il y a dans tout cela une grande confusion. Le "web 2.0" est un tel mot-valise, et l'on colle maintenant du 2.0 tellement partout, que l'on mélange les torchons et les serviettes, le terrain de jeu et celui qui s'y pratique.
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Moovement, dont nous sommes partenaires, publie cette semaine un manifeste à destination des directions RH et autres responsables de la communication interne. Si vous êtes soucieux de mieux communiquer avec vos équipes, mais aussi de séduire des candidats à fort potentiel, vous devez lire çà absolument ! Bravo à Bertrand Duperrin qui en est l'auteur et que l'on connaît bien puisqu'il intervient aussi sur blueKiwi. Pour le recevoir, il vous suffit d'indiquer vos nom, prénom, fonction, société, et téléphone, par mail à l'adresse richard.menneveux(AT)moovement.com.
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Bon je le concède, ce titre peut laisser penser qu'il s'agit là d'un déjeuner intime, un tête à tête où le Ministre de l'Economie prendrait de son temps en pleine tourmente du CPE pour me poser la question suivante : "Qu'est-ce que tu penses de tout çà Carlos ?".
Je sais que je vais vous décevoir mais çà ne s'est pas passé comme çà... Il s'agissait en fait d'un déjeuner organisé par Croissance Plus où nous étions quelques entrepreneurs émérites honorés d'un déjeuner à Bercy.
Bon çà casse un peu le mythe mais il faut que je vous raconte quand même...
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Si ce second passage à l'assemblée a dépassé les limites du ridicule, il n'empêche que le texte en sort fort peu amendé, avec ce que chacun était en droit de craindre. Je sais bien que cette histoire est ardue, mais croyez-moi, son impact sur nos vies numériques, mais aussi nos métiers, en sera tout sauf nul.
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Faut-il croire que la FEVAD a appuyé sur le bon bouton ? toujours est-il que la faible implication des PME et surtout des TPE au niveau de l'intégration des TIC donne lieu au retour des programmes institutionnels de sensibilisation, comme aux belles heures des années 1997-98.
Cela sera-il suffisant ? je ne crois pas. Avec des taux de pénétration en croissance nulle depuis plusieurs années, il faut passer à autre chose et aller plus loin que des programmes somme toute assez convenus.
L'Etat peut en effet être moteur autrement et d'abord en capitalisant sur sa propre dynamique, en passant simplement la vitesse supérieure de l'e-administration. L'exemple vient d'ailleurs d'être donné au Nord où le Danemark a décidé d'imposer la dématérialisation. Fini le papier, entreprises et aussi citoyens sont invités à passer à l'ère numérique ! Outre les économies que cela génère, tout le monde sera obligé de s'y mettre. Si c'est un peu brutal, personne ne peut nier que ce ne soit pas efficace et que cela donne le sens qui a souvent manqué aux programmes d'appuis et autres lieux ressources, sans parler du rôle médiateur de professions type expertise comptable.
Evidemment, au Danemark la pénétration de l'Internet est de 75%, avec donc 3 ans d'avance sur nous français. Ça n'empêche pas d'en prendre de la graine.
Non content d'être avec la DAVSI à l'initiative d'un débat de fond sur la Société de l'Information, Renaud Donnedieu de Vabres met le feu au réseau avec des propos très ambigus formulés dans Libération de vendredi dernier :
Ce texte pour moi, n'est d'ailleurs que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique et je compte bien, par exemple, m'attaquer un jour au problème de la presse et de l'Internet. C'est un autre sujet capital parce qu'il n'y aura pas d'informations de qualité sur l'Internet sans de vrais signatures, de vrais acteurs dont c'est le métier
Il y a déjà bien longtemps (3 mois), j'avais publié un billet qui alertait sur le côté chiffon rouge de cette affaire, avec les droits voisins en ligne de mire. Depuis, on a beaucoup parlé de modèle, mais comme l'a souligné Jean Duvivier, la véritable victime, ce sont bien les droits voisins. Ceux qui parlent des DRM ne disent pas autre chose, car c'est bien la faculté à copier pour son usage personnel que ces instruments contrarient. Mais pendant ce temps, on s'étripe fermement sur LesTéléchargements.com, instrument politique banalisé visant à détourner l'attention des vrais sujets et donc à endormir les foules. Car la messe est dite.
C'est en effet avec fatalisme que j'ai reçu la lecture du billet de Maître Eolas consacré à l'affaire dite Mullholand Drive, dont le coeur est justement la copie privée. La cour de cassation vient en effet de casser des jugements en faveur de la copie privée. Pour cela, elle s'est appuyée sur la directive européenne que la DADVSI va transposer. Dormez bien, chers consommateurs culturels, votre droit à la copie privée n'est pas un droit, mais bien une exception et en tant que tel, il est à la diligence de l'industrie culturelle. On lira d'ailleurs ici que le nombre de copies autorisé pourra être ... nul !
La DADVSI a lancé un débat de fonds sur la Société de l'Information vs l'industrie culturelle et son modèle du siècle passé. 5 ans après une directive d'un autre temps numérique et 3 ans après son passage en conseil des ministres, la DADVSI a causé quelques tracas à ses promoteurs, mais ils ont repris la main. L'affaire est faite. Maintenant, il faut se donner rendez-vous au prochain round, celui du projet de nouvelle directive, déjà annoncée, celle qui va renouveler la 2001/29/CE sur laquelle nous n'avions pas réagit, avec les politiques éclairés qui se sont révélés en phase avec leur temps.
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La FEVAD nous avait habitué à une observation assidue de l'e-commerce version B2C, elle se préoccupe maintenant de B2B et elle a bien raison. Cette livraison vient en effet sanctionner une réalité cruelle. Celle de voir l'e-commerce B2B français être resté à quai et faire de ce domaine une lanterne rouge européenne. Voir, par exemple, la part de marché en ligne du voyage d'affaire à 8% en France quand elle est de 40% en Angleterre laisse en effet songeur.
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Alors que l'idée d'un Small Business Act à l'européenne émerge ici et là, je voulais juste profiter de ce débat pour dire que certains grands donneurs d'ordre n'on pas attendu de loi pour faire confiance à de petites sociétés comme la nôtre.
J'en tiens pour preuve l'entête du contrat (View image) que nous venons de signer avec Dassault Système France dans le cadre d'un projet dont je vous ai déjà parlé ici. La comparaison de nos capitaux sociaux respectifs est édifiante...
Je tenais à les féliciter pour leur courage et les remercier de la confiance qu'ils nous témoignent. Cela fait du bien de savoir que quelques fois l'innovation, la pertinence et la performance l'emportent sur les fonds propres. Certains autres devraient en prendre de la graine...
Si ce n'était pas un sujet en soi, la montée en charge de la question des DRM est un effet collatéral direct du débat sur la DADVSI, on le retrouve aussi sur les discussion autour de SongBird. Bref, on en parle enfin ! Mais ce qui serait bien, ce serait de dépasser les postures un peu convenues et un peu trop manichéennes.
Alors que cela fait 3 bons mois que le débat fait rage sur la DADVSI, plus encore depuis le vote surprise de décembre, on apprend aujourd'hui que le Ministère de la Culture s'apprête à ouvrir un site dont le but est justement de permettre aux internautes de s'exprimer, avec ce slogan magnifique : "un nouveau site où auteurs et internautes s'entendent sur le téléchargement" (rapporté par Maître Eolas).
La blogosphère est en feu depuis novembre, le Ministère de la Culture a déjà commis et à retard ça et il ouvre un site de débat public deux semaines avant la reprise des débats à l'assemblée. On croit rêver !
Si Donnedieu de Vabre veut savoir ce que pensent les internautes de son projet de loi, que ses services lui fassent une revue de ce qu'il y a sur le net, à commencer par les billets et surtout les commentaires et trackbacks postés sur ceux publiés par les blogueurs qu'il a invité, Tristan Nitot par exemple. Mais le pire, c'est que ce site est annoncé, alors qu'il n'est même pas ouvert, il faut attendre 10 jours pour deux semaines seulement. Profitez-en car en plus il ne sera pas ouvert la nuit !
Tout cela est pathétique et révélateur d'une gestion calamiteuse du dossier. Quand on prétend légiférer sur la société de l'information, on se doit d'en faire partie, pas simplement de faire un site ! J'espère au moins qu'il tiendra la route et que l'on pourra le trackbacker. On nous y annonce des Podcast et des contenus "libres". Sûr que l'exercice va être observé avec beaucoup d'attention. On en reparle dans 10 jours...
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En novembre dernier, le Sommet Mondial de la Société de l'Information avait bien montré les enjeux sur l'avenir du réseau et les risques d'une reprise en main locale. Tout cela s'était terminé par un compromis pour renvoyer les questions à plus tard (comme la fois d'avant), mais cela n'empêche pas les choses de se passer.
Ainsi, il est de bon ton en ce moment de se farcir Google puisque le moteur de recherche s'est plié aux exigences du gouvernement chinois pour que la censure fasse son oeuvre. C'est regrettable, mais c'est aussi le signe d'une part que l'internet chinois est un enjeu premier, d'autre part que le réseau n'est pas à l'abri des contrôles étatiques.
En fait, je crois qu'il y a une vraie tendance de fonds pour nous mener non pas vers un internet ouvert, propre à être ce statut de bien public terreau d'innovation et de développement, mais vers différents péages et régulations plus ou moins agréables. On ne prête pas assez attention à cela, au risque de casse de l'Internet, on oublie un peu vite que beaucoup de ces certitudes sur lesquelles les profonds changement sociaux et économiques de la Société de l'Information sont basés ne sont pas aussi solides qu'on le pense.
Il paraît qu'on a passé le milliard d'internautes sur terre. La masse est donc une réalité, elle est apte à faire ou défaire les succès économiques, mais elle ne pèse pas encore politiquement sur l'avenir du réseau duquel le nouveau mode de vie qu'elle adopte dépend.
Quelle nouvelle !!! J'ai l'impression que quelque chose se passe…
Cette information a un réel poids dans la mesure où, il s'agit d'une décision forte de la part du géant. Un éditeur de logiciels rend public le code source de son fond de commerce ! Aleluia !
Imaginons un instant… Adobe publie le code source de Photoshop, Quark le code de Xpress, … C'est formidable ! C'est génial ! OK, ok, ok… Arrêtons nous 2 secondes et regardons d'un peu plus près les raisons de cette annonce…
Ce qui se cache derrière cette annonce n'est probablement pas aussi généreux qu'il peut y paraître…
La nouvelle de la révocation d'un proviseur de l'éducation nationale à cause de son blog, et surtout de ce qui s'y trouvait, suscite une assez forte émotion cette semaine.
Cette affaire a tous les ingrédients qu'il faut. La révocation est motivée par la présence de contenus jugés "pornographiques" sur son blog. Or, l'intéressé est homosexuel, son blog anonyme et en le révoquant l'institution a défloré l'anonymat de l'intéressé et précipité la blogosphère sur l'affaire. Le caractère pornographique est mis en doute par beaucoup, pointant surtout la confusion des genres entre les fameux contenus et l'orientation sexuelle qu'ils sous-tendent et les réflexions sur son métier et l'institution porté par l'intéressé.
Maintenant qu'il y a du temps devant nous et que le sort de la licence globale semble entendu, on en vient aux sujets qui fâchent, à savoir l'adéquation des protections avec la copie privée et accessoirement le logiciel libre. Je dis bien accessoirement car, pour moi, l'enjeu de cette loi a toujours été d'abord celui de la copie privée et maître Eolas appui à mon avis dans ce sens dans un propos dense mais éclairant.
Il est donc agréable d'entendre le Ministre, semble-t'il enfin conscient de certains enjeux, d'attendre février pour "améliorer certaines dispositions, comme par exemple la garantie du droit à la copie privée" ou que "les œuvres libres de droit pourront tout à fait continuer à être échangées sans problème sur les réseaux peer-to-peer". C'est toujours ça de pris !
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Oui désolé si je suis au bureau et sur le blog en pointillés ces jours ci mais bon voilà mes résolutions de fin d'année en attendant celles de 2006...
Je prévois d'en garder au moins 3 de celles-ci pour 2006.
Le premier round s'est terminé hier soir. Un texte bâclé, présenté dans la précipitation à la veille de Noël, face à une contestation virulente. Tous les ingrédients étaient réunis pour un grand moment de la vie parlementaire. Ça n'a pas manqué. Hier soir, Bernard Acoyer, patron du groupe UMP a fermé le rideau en renvoyant Donnedieu de Vabres à ses études en vue du prochain round, le 17 janvier prochain. En clair : le texte n'est pas mûr, il y a deux positions antagonistes à concilier, tu remballes ta copie et rendez-vous l'année prochaine.
À l'heure de la bûche, c'est donc un premier succès des opposants, et plus encore pour ce que j'en pense.
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Après l'année blog, celle-ci vient couronner le podcasting et plus globalement différentes questions existentielles autour de choses en 2.0.
On glorifie ce (nouveau) puissant qu'est l'utilisateur car c'est avec raison que l'on reconnaît (enfin) qu'il est la locomotive qui tire le train de l'innovation et du développement du réseau.
Ce constat est dorénavant partagé et admis, mais il faut aussi admettre que les deux années qui viennent de s'écouler ont essentiellement servit à cela : la réalité de la vitalité du réseau et de ses utilisateurs, l'émergence d'usages avancés de masse, tout comme la réussite spectaculaire de nombreuses initiatives opportunistes et innovantes voire de nouveaux modèles, avec en corollaire et preuve l'effondrement réel ou annoncé de certains modèles établis. Pour le reste... pas grand chose. Il n'y a pas encore de compréhension affirmée des ressorts de ce qui se passe, à telle enseigne qu'on a parfois l'impression de tourner un peu en rond au niveau de certains débats, en témoignent les développements récents du fameux web 2.0 qui touchent au fait même qu'il aie un sens !
Mais les choses devraient changer, c'est en tout cas le sentiment que je vous propose de partager, à l'aune de différents signaux récents. Le contexte bouge et l'affirmation du constat ne suffit plus. Il va falloir être en mesure de le dépasser voire de le défendre. Sans être rabat-joie, mais en essayant simplement d'observer les choses, voici donc quatre indicateurs soumis à votre sagacité...
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Jacques pose la question "C'est quoi le Web 2.0 ?" et quelques techniciens viennent "enrichir" le débat de leurs commentaires en résumant ainsi la réponse : Web 2.0 = bullshit ou eau de boudin ! C'est pas la première fois que j'entends à droite à gauche ce genre de commentaires et j'avoue ne pas comprendre cette volonté farouche de démonter la pensée la plus intéressante depuis de nombreuses années sous prétexte que le vocable serait mal trouvé. Encore le genre de critique bien française qui comme standblog me fait sortir de mes gonds...
Finalement cette attitude n'est pas très étonnante de la part de quelques techniciens irréductibles à l'esprit encrassé puisque l'essence même du terme Web 2.0, critiquable en tant que vocable mais devenu quasiment courant de pensée, vise justement à démontrer que la technologie n'est pas la finalité et qu'elle laisse enfin place aux usages et aux utilisateurs. Si tel est le cas alors on peut comprendre que quelques techniciens peu sociables s'inquiètent de voir leur seul sujet de conversation s'effacer au profit de considérations plus humaines et plus profondes en tout cas plus utiles... Alexis avait pourtant tenter de dépasser cette vision technologique limitée et absurde mais le chemin est encore long...
Que ces derniers se rassurent pour autant, la technologie restera une question qui fera débat et ils pourront continuer à se disputer entre eux pour savoir si tel API est mieux que l'autre ou si RoR n'est finalement qu'une foutaise...
Il se passe quelque chose de fondamental actuellement sur le Web : la démocratisation du Net a atteint un niveau tel qu'elle provoque des changements majeurs entraînant de nouvelles perspectives et de nouvelles craintes tant sur le plan sociologique, marketing que technologique.
Dans ce contexte changeant il est puérile de penser que tout ce buzz médiatique autour du Web 2.0 n'a qu'une finalité économique ou marketing...
L'Internet a aujourd'hui atteint son âge adulte.
Après une enfance heureuse, c'est une crise d'adolescence difficile et retentissante qui s'est vite installée. Cette période complexe et difficile a conduit à un clash sans doute nécessaire avec une question au coeur du débat : l'argent de poche... Face au comportement sans limite de l'intéressé, ses géniteurs et créanciers se sont fâchés tout rouge et ont mis le sauvageon au piquet le temps que celui-ci réfléchissent sur lui-même et deviennent responsable. C'est ce qu'il a fait. Internet s'est fait oublier et s'est débarrassé de ses plus gros défauts d'adolescent capricieux et gâté. Il a abandonné ses mauvaises fréquentations et s'est mis au boulot... Aujourd'hui il s'offre à nous de façon plus ouverte, accessible et intelligente sans n'avoir rien perdu de sa beauté originelle. Il redevient respectable et sa force, sa maturité et son sens des responsabilités séduisent à nouveau... Faut-il l'appeler Web 2.0 pour autant ?
Ce qui séduit dans ce nouvel Internet n'a plus rien à voir avec le regard affectueux que nous jetions sur cet enfant certes turbulent mais si amusant non, maintenant il s'agit de sentiments vrais que l'on peut croire sans risque. Ne gâchons pas cette occasion, peu importe le nom qu'on lui donne, la technologie qu'il emploie, profitons de ces nouvelles volontés réciproques pour tenter d'accomplir une promesse finalement vieille de 10 ans, celle d'un Internet pensée pour ses utilisateurs, un Internet utile, utilisable et utilisé.
Il était encore frais il y a 3 semaines, c'est devenu le sujet brûlant du moment : DADVSI ou projet de loi sur le Droit d'Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l'Information.
Eclairé par EUCD.info, le monde du logiciel libre est à nouveau en ébullition. Il s'était déjà bien mobilisé et avec succès sur la question du brevet logiciel. Il connaît bien la force de mobilisation que le réseau permet et a donc lâché les chevaux, mais contre quoi au juste ?
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Il est vrai qu’en ce matin froid et brumeux, une petite note de nostalgie peut envahir les esprits au regard du chemin parcouru en 10 ans d’internet. Il ne s’agit pas de regretter cette époque ni de jouer à l’ancien combattant mais, tout simplement jeter un petit regard amusé sur ce qu’était internet il y a 10 ans…
Toujours dans le cadre du Diplôme Universitaire de Web Design auquel je participe en tant qu'enseignant, on m'a demandé d'animer un module sur la démarche commerciale dans le domaine de la prestation de services Internet. C'est un sujet que j'affectionne particulièrement, assumant le rôle de Directeur Commercial de .gr le contraire serait inquiétant...
La tâche n'est pas simple : synthétiser sur un mode magistral une connaissance commerciale que je n'ai acquise que par l'expérience du terrain... (et non je ne sors pas d'une école supérieure de commerce). En même temps, la démarche est très intéressante, elle permet de se poser des questions sur sa propre façon d'opérer et de finalement mettre au propre une méthodologie propre. De là à transmettre son expérience à d'autres... Comme le dit Victor Hugo "L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte" ou un truc dans le genre... (j'ai pas fait une Sup de Co mais j'ai un peu de culture générale ;-)
J'ai donc entrepris cette tâche avec enthousiasme et je vous propose de partager mes maigres connaissances du sujet. D'aucun pourrait considérer comme suicidaire de partager sur un blog un savoir-faire commercial et patrimonial de notre entreprise mais je préfère m'en remettre à Victor Hugo. Je pense que nos concurrents n'apprendront pas grand chose de ce billet et si tel n'était pas le cas alors ils ont du souci à se faire...
Première épisode de la série : Préparer un entretien commercial.
Je ne sais pas si ce petit jeu vous intéresse et vos commentaires sont les bienvenus...

Je lis actuellement les propos de O.L. Barenton, intrigué par le billet de Michel Deguilhermier. Industriel atypique du début du siècle, Barenton développa une vision originale et audacieuse sur l'économie et la société nouvelle en générale. Il m'apparaît comme un philosophe du bon sens, ses propos sont souvent drôles et criant de vérités. Quelques extraits...
PS : Ma sélection voudra certainement dire beaucoup pour ceux qui me connaissent.
Comme c'était prévisible, le Conseil Général de l'Herault est invité à revoir sa copie, ce dont il ne va pas se priver. Cette histoire montre une fois de plus si nécessaire que le domaine de l'aménagement numérique du territoire fait partie d'eaux fréquentées par de grands prédateurs et qu'à ce titre, une très grande rigueur juridique est nécessaire. J'en avais entendu dire qu'ils avaient engagé des avocats pour relire la production de leurs avocats, c'est dire.
Dans l'histoire de l'Herault, le propos initial des associations qui avaient porté l'affaire devant les tribunaux était celui du thème du doublon, thème à la mode sur lequel j'ai poussé un coup de gueule remarqué récemment.
J'en profite donc pour relayer cette interview de Michel Vergnier, Président de Dorsal, qui évoque l'actualité récente du dossier Limousin, qui avance bien, et parle notamment du WiMax.
Il y évoque également un point essentiel, que les partisans du réseau unique et les pro-FT oublient. Le réseau de France Télécom est privé. Si le Limousin a retenu l'offre d'Axione, c'est parce que le réseau créé dans le cadre de la DSP est de propriété publique.
Ceux qui s'intéressent de près au sujet ne connaissent que trop bien la très grande difficulté à disposer de cartes du réseau FT, ou les exemples nombreux de ces fourreaux de zones d'activités, financés à l'époque par le contribuable, tombés dans le giron de l'opérateur historique (à l'époque public), celui-ci défendant maintenant bec et ongles sa propriété privée sur ces infrastructures, obligeant les collectivités et donc le contribuable à refinancer de nouveaux fourreaux !
D'un côté, on trouve des collectivités cherchant à retrouver de la maîtrise d'infrastructures qu'elles jugent essentielles au développement de leurs territoires, de l'autre, France Télécom qui défend son réseau, ce qui est parfaitement légitime pour l'opérateur privé qu'il est. Ce sont deux logiques incompatibles.
Je discutais récemment avec des amis journalistes et la conversation tournait autour des idées que j'avais développé dans mon billet le net est invisible. Ils sentent que quelque chose se passe, mais ça les dépassent et ils préfèrent rester au niveau de ce qu'ils savent faire.
La Presse va mal,mais elle ne fait rien de sérieux pour s'adapter aux réalités numériques (je dis bien réalités), c'est triste et même effrayant quand on respecte et reconnaît son rôle essentiel ne serait-ce que du point de vue démocratique.
Il y a en effet des choses qui ne trompent pas sur ce que l'on prendra avec affection pour un mélange d'ignorance et de naïveté, même si cela prend plutôt l'allure d'un comportement d'autruches. Comment considérer les choses autrement à l'aune des constats suivants ?
Ça tombait bien. J'avais l'intention de formuler une perspective autour des différents positionnements des territoires autour du haut-débit et ne voilà-t-il pas que l'actualité récente du haut-débit Limousin vient illustrer de façon croustillante le fonds de mon propos...
J'ai entendu parler d'un sujet avec quelques uns de mes camarades prestataires régionaux récemment. Il se trouve que dans notre région, un pôle de compétitivité est en train d'émerger, et nous ne pouvons que nous en féliciter. Le pôle d'excellence du Web design, dit PEW. Il s'agit de faire du limousin une terre d'accueil pour les porteurs de projet autour du Web Design, de proposer un diplôme universitaire de qualité, mutualiser des moyens pour la filière professionnelle etc... Bref, que du bon...
Christophe aime beaucoup cette citation de Dominique Wolton, "La technique est moins importante que les hommes ou que la société, ce qui est important, c'est le projet humain qui est derrière", elle orne sa signature de mail nous savons bien au pôle Etudes de groupe Reflect, à quel point elle se vérifie sur le terrain.
Or, voici que je lit, dans la dernière Lettre de Modernisation de l'Etat, un article fruit d'une étude très sérieuse, qui développait les facteurs clés de succès des projets d'administration électronique. Ainsi, pouvait-on y lire :
[il y a] six caractéristiques communes aux changements réussis : un projet, un terrain, un moment, une volonté politique, des hommes et des femmes et enfin un pilotage".
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Jean-Michel Salaün, professeur à l'Enssib et responsable du réseau CNRS "documents et contenus : création, indexation, navigation", livre une interview dans le Journal du CNRS qui m'a proprement réjouie. Son propos m'a également remémoré ceux de l'éditeur espagnol José Antonio Millan cité par LaFeuille sur la question.
On devrait en effet en revenir à quelques vérités pour arrêter le ridicule.
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Linux se développe et rentre peu à peu au sein des entreprises. La couche serveur est la plus développée et présente de nombreux avantages que l’on ne présente plus. Cependant, une menace règne sur Linux et, cette menace est… Linux lui-même !
L'année dernière a vu l'e-commerce français bénéficier d'une belle progression. Les chiffres du premier semestre confirment une croissance sur un niveau de rythme similaire cette année (+65%) et le regain d'attention des investisseurs sur des projets e-business est un bon signe.
Pour autant, il ne faudrait pas oublier que la France est à la traîne, comme nous le rappelait une étude d'eMarketersur l'e-commerce de détail, citée par ZDNet en pleine torpeur estivale.
Ainsi, la bonne vielle situation de 2002, à savoir que Grande-Bretagne et Allemagne pèsent à eux deux la moitié de l'e-commerce européen est toujours une réalité. Avec 12 milliards d'euros, nous sommes loin des 22,6 milliards anglais ou des 22,3 milliards allemands. Certes, l'e-commerce français bénéficie d'une forte croissance, mais le retard est toujours bien présent et encore long à combler, comme le montre l'extrait du JDN ci-contre.
Pourtant, il n'y a pas un écart (53%) aussi important entre ces pays et leur proportion d'internautes (52% en Allemagne, 45% en France) et de cyberconsommateurs parmi ceux-ci (54% en Allemagne, 45% en France) (voir les chiffres 2005). Où est la différence ?
J'ai pour ma part quelques réflexions sur le sujet et en débattre devrait être enrichissant.
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C'est ainsi que vient d'être baptisé le projet concurrent à GooglePrint, fruit de la prise de conscience du printemps dernier.
Le projet de bibliothèque numérique européen voulu par Jean-Noël Jeanneney a donc entamé sa longue marche de cogitations franco-françaises. On n'en est donc ni au stade européen, ni à savoir exactement ce qui va être proposé, sans parler des moyens, comme le fait justement remarquer Pierre Chappaz.
Pendant ce temps, GooglePrint est ouvert et alors que l'on se félicitait des difficultés et de la "pause" annoncée récemment, Google démontre que ça ne l'empêche pas d'avancer et d'annoncer qu'il ouvre officiellement des discussions avec des éditeurs français favorables à l'initiative pour peu que les droits soient respectés.
De qui se moque-t-on ?
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L'excellent billet de juillet dernier publié par Cyril Fievet dans InternetActu sur la fracture entre médias et Internet, méritait bien une réaction. Il dressait en effet un constat affligeant, un peu appuyé mais lucide sur le traitement de l'Internet dans les grands médias traditionnels français. J'avais envie de pousser la réflexion un peu plus loin car il me semble que cela constitue un facteur de la difficulté de son développement en France.
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C'est intéressant comme ces derniers mois les débats sur l'innovation dans notre beau pays se sont exacerbés. On le doit aux impulsions croisées de la crise existentielle de la Recherche française, des invectives sur la mondialisation, les délocalisations ou la désindustrialisation de la France. Dans le domaine de la société de l'information, j'y ajouterai pour ma part la prise de conscience générée par Google News, symbole des plus criant.
Grace à tout cela, il n'a pas manqué d'annonces gouvernementales ou européennes, sans parler des pôles de compétitivité. Le rapport Beffa et l'annonce de l'agence d'innovation industrielle qui en découle s'est également révélée un puissant catalyseur de réactions.
Pour ma part, ce sujet me passionne et j'avais choisi de ronger mon frein depuis le rendez-vous d'Aix-en-Provence et de laisser passer l'été. Il pleut, on peut donc y aller.
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Hier, je mettais en avant, parmi les fondamentaux de survie puis de développement, la faculté des Yahoo, eBay, Amazon et évidemment Google à se remettre en question, à innover sans cesse, à rester devant.
Evidemment, il n'a échappé à personne qu'il faut bien chercher, en France et en Europe, des acteurs majeur des TIC et plus largement ceux qui contribuent à inventer l'économie numérique. Certains citerons Skype pour me contredire, mais Skype est bien seul. Il faut dire que ça manque un peu d'impulsion et que, d'ailleurs, ça n'a pas l'air de vouloir s'arranger :(
De toute façon, encore faut-il déjà prendre conscience de la réalité, puis décider de s'y mettre (deux choses bien différentes). À ce titre, certains ont fait un parallèle avec mon autre billet sur ce qui semble une forme de suivisme de la part de France Télécom, notamment dans le domaine de la convergence.
Certes, mais il y a mieux. Dans la série des anciens monopoles qui se font doubler par l'économie numérique, Hubert d'Erceville vous propose La Poste. Ça devrait vous plaire.
À l'heure où l'économie fait plus que changer, l'e-business fête ses dix ans et est en train de sérieusement bousculer son monde, il y a vraiment des gens qui vivent sur une autre planète !
Ça y est, les grands médias commencent à parler de GoogleMaps et comme pour les autres initiatives du géant US, ça ronchonne.
J'entendais ce matin une journaliste de France Inter se plaindre que les photos soient plus précises aux US qu'en Europe et y voir une affirmation de dominance anglo-saxonne. Je crois d'abord qu'elle n'a pas regardé, la qualité des images est inégale partout et l'Europe, la France, de même que des coins obscurs du continent sont très précisément représentés.
Ce qui est inégal, c'est le support cartographique et il ne manque pas services pertinent sur ce point de ce côté-ci de l'Atlantique. À ce titre, il faut souligner que Mappy propose aussi et depuis plusieurs mois des vues satellitaires sur un grand nombre de villes françaises (exemple ci-contre sur La Rochelle), en plus de ses plans de bonne facture.
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Comme Fing-CT le soulignait récemment, le débat a été lancé sur l'intégration du haut-débit dans le service universel. De fait, il se passe quelque chose et on voit nos parlementaires pousser la réflexion. Un peu plus d'un an après la L1425, nous nous dirigeons il y a des raisons d'espérer le franchissement d'un nouveau pallier vers une prise compte digne de ce nom des enjeux de l'accès au réseau en France.
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J'aurais pu sous titrer ce billet "Celui qui découvre qu'il n'existait pas"
En cette période estivale, le webdesign en limousin est d'actualité chez nous. Nicolas et Manuel accompagnent les organisateurs du WIF (Webdesign International Festival) dans la logistique technique de cet événement et Carlos dans son billet sur l'émergence d'un pôle webdesign en limousin parle de la création du Diplôme Universitaire Webdesign sensoriel et stratégies de création on line. Aussi je vais ajouter ma contribution à la discussion en abordant l'université du webdesign.
Technorati Tags: accessibility, css, limoges, standards, webdesign
Je rentre de Tarragona, mon chez moi en Espagne...
Dans ce port de la Méditerranée on y mange la Fideua. C'est un plat de pêcheur typique qui se prépare dans un plat à Paella mais qui pourtant n'a strictement rien à voir. Il s'agit en fait de "cheveux d'ange" (vermicelles) qui ont été d'abord grillés à sec dans de l'huile d'olive avec des morceaux de calamars, des gambas, des moules puis cuit dans une soupe de poisson. C'est DELICIEUX !!! On mange çà avec une belle cuillerée d'aïoli par dessus.
Un régal, je vous laisse savourer...
Technorati Tags: Fideua, Espagne, puppy
Il semble aujourd'hui que la seule chose qui compte aux yeux de notre société est la Vérité.
Plus de chichi, pas de flonflon, rien que la vérité, une vérité nettoyée de tout superflu, une réalité brutale comme témoignage indestructible de la situation. En mettant en vedette la réalité vraie, sans filtre, nous nous dirigeons droit vers une ère où il ne sera plus possible de douter et où par extension s'opposer deviendra superflu.
Mais revenons pour un moment sur ce qui a pu nous conduire à ce culte frénétique du "real", pourquoi les histoires de princesses n'ont plus la cote ?
Jean-Luc s'étonne qu'après Hourtin, Futurinfo jette l'éponge.
Un nouvel épisode de la vie d'un commercial dans une agence Web.
Après mon billet "Le cauchemar du commercial" voilà l'inverse, le rêve... Pas grand chose en fait, juste un petit mail, quelques mots encore une fois (à croire que les clients n'ont pas le temps de nous parler) mais comme par hasard la brièveté de ces propos me font beaucoup plus chaud au coeur. Allez je vous les livre tellement ils sont beaux :
"Bonne nouvelle : vous êtes en short-list sur notre AO pour XXXX (je mets pas le nom mais je peux vous dire qu'il en jette et que le projet est beau). Vous êtes en tête au 1er tour. Je ne te dirai pas qui est l'autre. On te recontactera fin août pour convenir d'un nouveau rv pour décision finale."
Bon vous allez me dire c'est pas gagné encore, c'est vrai il n'y a que le résultat qui compte...
Technorati Tags: commercial, groupe Reflect
Je reviens de Bruxelles où je suis allé travaillé avec notre nouveau partenaire Emakina, principale Web Agency belge, avec qui nous essayons de trouver des formes de collaborations intelligentes dans le cadre de projets européens.
Chaque fois que je vais à Bruxelles je suis scotché par le Thalys, je sais çà peut paraître bateau mais bon le train c'est quand même mon principal moyen de transport... j'ai calculé que je passais environ 8h par semaine dans le train et la plupart du temps dans le Teoz... alors je me suis amusé à un petit comparatif...
Technorati Tags: Bruxelles, groupe Reflect, Teoz, Thalys
Il y aura bientôt 3 mois, j'avais blogué à propos des premiers cas d'exclusions de collégiens ou lycéens du fait de ce qu'ils avaient écris sur leur blog. J'avais même été interpellé sur le sujet par F3 !
Hier lundi, Libération publiait un excellent point sur le sujet, relayé par de nombreux blogs, notamment PointBlog.
L'exemple qui clôt ce papier peut friser la caricature, mais il illustre surtout le décalage entre deux mondes. Un prof montre à son proviseur, inculte en informatique, ce qu'est un blog et lorsque ce dernier en parle au dîner familial le soir même, son fils de 11 ans lui avoue qu'il en a un, "comme tout le monde".
Vous le savez, l'annonce de la vente de Gandi a secoué le net plus particulièrement la blogosphère. Des Internautes se sont immédiatement mobilisés. Pour ceux-là, il s'agissait de sauver une sorte d'ilot antilibéral dans un internet bien trop marchandisé à leur goût.
Dans L'interview qu'ils accordent à Cyril Fiévet et Jean-Marc Manach, Valentin Lacambre et Laurent Chemla se donnent le beau rôle. C'est de bonne guerre, mais c'est surtout révélateur, comme ils le laissent eux-même entrevoir entre les lignes, que l'on a changé d'époque.
A quelques heures du choix de la ville organisatrice des Jeux Olympiques 2012 par le Comité International Olympique, je me dois, en grand sportif, d'amener un regard sur cet évènement.
Google a été créé en 1998 par deux étudiants de Stanford qui ont eu une bonne idée et se sont simplement dit "et pourquoi pas ?".
Quand deux an plus tard (!) il est devenu leader des moteurs de recherche, beaucoup ont cru que ça n'allait pas durer. On y est encore.
Je ne sais pas vous mais dans mon métier de commercial il y a une chose que je déteste par dessus tout, ce sont les lettres de réponse négative des clients. Non pas parce qu'elles viennent vous annoncer que vous venez de perdre un marché, je pense que quand on fait ce métier il faut savoir perdre et apprendre de ses échecs pour réussir, mais plutôt parce qu'elles sont souvent rédigées à la va-vite sans aucune considération pour le travail réalisé.
Hier, groupe Reflect a été élu Leader 2005 dans la catégorie "Prestation de Services aux Entreprises". Cette récompense locale nous touche profondément, finalement plus que je ne l'aurai pensé moi-même... J'y vois là une reconnaissance sincère de nos pairs pour le travail accompli depuis maintenant près de huit ans, pour le développement permanent de notre entreprise, la qualité des prestations offertes à nos clients et l'attachement sans cesse renouvelé à notre région...

Devant l'Olympia je tombe sur l'association "Oui à la musique au bureau" qui lutte pour que chacun ait droit d'écouter sa musique au travail...
Cà paraît un peu fou voir futile et pourtant çà existe. Il paraîtrait que des méchants patrons (pléonasmes pour certains) interdiraient à leurs salariés d'écouter leur musique pendant leurs heures de travail...
Bien entendu en open space si tout le monde y va de sa play list çà peut être cacophonique. C'est vrai que si votre collègue adore le Metal alors que vous êtes plutôt Vincent Delerm çà peut même devenir chiant... mais ces méchants patrons interdiraient mêmes les écouteurs individuels... Vraiment les patrons sont des pourris...
La qualité et la profusion des supports de communication utilisés par cette asso (t-shirts, badges, pancartes, flyers...) m'ont un petit peu surpris, j'apprendrai par la suite que Yahoo parraine cette association... ah oui c'est violet...
Décidément Yahoo et la musique, c'est une grande histoire d'amour en ce moment...
Il en est un certain nombre qui soutiennent ou simplement apprécient l'idée que nous sommes entrée dans un "Internet II" et je vous avoue que la formule m'agace car je la trouve réductrice et en décalage avec ce qui se passe vraiment. Voici pourquoi.
Les phénomènes actuels autour des blogs viennent éclairer plus crument encore une différence d'approche majeure autour du contenu et de sa finalité. Cette différence est apparue nettement avec l'arrivée du web, mais elle s'amplifie au point de toucher dorénavant des aspects culturels. Il n'y a rien de techno là-dedans, mais c'est un facteur clé dans le succès ou l'échec de bien des approches. Les idées nouvelles se heurtent parfois à des postures profondément enracinées dans l'identité culturelle collective et individuelle, et inversement.
Troisième et dernier épisode de ma petite série sur les usages.
Cette semaine :
3. approche usage dans les démarches projets
Il y a huit mois, Jacques-François Marchandise nous faisait partager son dépit dans un article où il s'interrogeait sur le caractère souvent faire-valoir des approches prétendument centrées sur l'utilisateur. S'il est un sujet qui me tient à coeur et que nous nous attachons à cultiver chez groupe Reflect, c'est bien celui-là, mais il faut bien reconnaître que ce n'est pas évident. Alors, qu'en est-il vraiment des approches "user-centric" ?
Savez-vous ce qu'est un arroseur ?
Lors de Cinquièmes assises du Net de Nice, l'ADAE a dressé un bilan contrasté de la dématérialisation des marchés publics. Celui-ci présente en effet le paradoxe qui est d'avoir d'un côté un dynamisme fécond du côté des collectivités et administrations (90% de celles qui ouvrent plus de 100 marchés par an !) et de l'autre un volume de réponse électroniques ultra-anecdotique. Un exemple éclairant de l'absence de l'usager dans la démarche.
Il y a quelques jours, nous avons tous pu lire la polémique autour de Vichy qui faisait parler une certaine "Claire" (qui en fait n'existe pas) sur un blog produit de la marque. Pour ceux qui seraient passés à coté, un mémo de l'histoire est dispo chez Loic. A la lecture de tout cela, je suis passé par plusieurs stades : chouette les grandes marques se mettent à bloguer ! -> non mais c'est pas vrai ils se paient notre tronche, grrrr -> ah, pour une fois on dirait que les leçons du passé ont été tirées, Delphine joue carte sur table et avoue tout, appréciable !
Où comment transformer un arrière goût de "je me suis payé ta tête" en expérience positive avec ses clients par la mise en oeuvre d'une transparence courageuse.
Second épisode de ma petite série sur les usages.
Cette semaine : à la recherche de l'approche usages dans la blogosphère ...
S'il y a une constante dans le flot ininterrompu d'articles, billets et commentaires qui peuplent le net c'est que l'on y parle très peu d'usages. Cela fait un moment que le sujet me travaille et comme j'en arrivait à un énorme billet et pour démentir ma propension à asséner des "coups de pelle" (comme dis Carlos), j'ai choisi de vous le faire en trois épisodes. Voici le premier.
Il y a 3 mois, Jean-Noël Jeanneney tentait se secouer les esprits face à l'annonce Google Print et son ambition de numériser 15 000 000 d'ouvrages. Il suscitait ainsi un débat salutaire sur la numérisation des contenus culturels et celui-ci n'en fini pas de rebondir.
Libé publie aujourd'hui un article des plus à-propos qui pointe les difficultés des projets de collectivés locales n'ayant pas retenu l'opérateur historique pour leurs projets d'aménagement numérique du territoire. On y parle notamment du Limousin, avec le recours (non suspensif) intenté par France Télécom, mais aussi du lobbying intense mené par différentes organisations, notamment des syndicats.
Les lobbies sont en mouvement et les vieux clichés ont la vie dure.
On lisait il y a encore quelques mois un peu partout sur le net bon nombre de notes qui s'inquiétaient de voir Apple se concentrer un peu trop sur la musique et plus particulièrement l'iPod. Les critiques venaient d'ailleurs parfois des Mac fans eux même ; comme dans une famille l'enfant aîné se sentant mal aimé au profit du dernier arrivé. Et je ne vous parle pas des éternels concurrents d'Apple qui s'en donnaient à coeur joie ironisant sur le fait que l'entreprise ressemblait de plus en plus à une maison de disques.
Le Forum Economique Mondial vient de publier son quatrième tableau de bord du classement international des pays mettant le mieux en oeuvre les TIC.
C'est un des multiples indicateurs internationaux dont certains mettent souvent en doute la crédibilité, mais il faut reconnaître que la place de la France n'y est que trop rarement flatteuse. C'est le moins que l'on puisse dire.
Il y a un peu plus de deux mois, je m'interrogeais pour savoir si le phénomène d'innovation que constitue les blogs n'avait pas atteind la phase 2 des cycles d'innovations. Depuis peu, un indicateur pertinent vient de s'allumer avec l'amorce d'un débat sur la fin des blogs. Je viens d'ailleurs d'aller commenter Luc Fayard sur ce sujet.
Je veux bien être d'accord sur le fait que oui, tout ce que l'internet compte de fondus de nouveauté est en train de scruter le brouillard à la recherche du phénomène suivant, avec les "réseaux sociaux" en ligne de mire. Christophe, comme d'habitude, tu as tout bon ;-)
Mais moi, ce qui me chagrine, c'est comme d'habitude, peu importe la vague innovatrice qui secoue l'Internet, tout semble n'être qu'une affaire de mousse médiatique. À peine celle des blogs est-elle montée que déjà on veut passer à la suivante.
Vous avez tous entendu parler de l'histoire de la couturière de Bourg-Les-Valences dans la Drôme, prénommée Milka et dépositaire de milka.fr. Aujourd'hui, le tribunal de Nanterre l'a condamnée à laisser ce DNS à Nestlé, propriétaire de la marque Milka.
Au delà du fonds de cette histoire pathétique, si je blogue ce soir, c'est après avoir lu, entendu et vu le traitement éditorial du sujet : une bien belle unanimité dans l'histoire du pôt de terre contre le pôt de fer et de la vilaine multinationale détroussant sans vergogne le petit commerce...
Je sais bien que les grands groupes n'ont pas bonne presse, mais tout de même !
S'il y a une constante qui ne se dément pas, c'est de parler sans cesse de technos et de débit, mais pas de ce qu'on en fait. Je développerai prochainement ce sujet de fonds mais pour ce soir, j'ai envie de me laisser aller à la facilité et de ressasser une de mes marottes favorites.
Comme sans doute plusieurs d'entre-vous, je suis tombé dimanche soir sur l'émission On Ne Peut Pas Plaire à Tout le Monde !
Je ne suis pas un grand fan de Marc Olivier FOGIEL mais son émission à quelques fois le mérite de me détendre...
Surprise en fin d'émission, Romane Bohringer est invitée !
Mon oreille devient attentive car je sais qu'elle joue actuellement une pièce au Théâtre de l'Union à Limoges : le Retour de Fantomas !. Marco l'a d'ailleurs invitée pour en parler mais très vite on se rend compte que le seul objectif de MOF est d'insister sur l'incongruité de jouer une pièce à LIMOGES... ?!!!??

Il ne l'a pas dit comme çà mais il aurait pu le dire :
"Romane, bonsoir, vous jouez actuellement dans une pièce à LIMOGES au théâtre de l'OIGNON pardon de l'UNION !!! appelée le Retour de Fantomas... sans doute en référence à Louis De Funès... Alors Romane on a envie de vous poser les questions suivantes :
- Qu'est-ce qu'une actrice vient faire à Limoges ?
- N'est-ce pas finalement le premier signe de la fin d'une carrière qu'on peut penser déjà trop longue ?
- Est-ce que c'est votre côté rustique pour pas dire paysan qui vous a motivé ?
- Une représentation est-elle prévue au Salon de l'Agriculture parce qu'on est pas prêt de venir vous voir au Théâtre de l'OIGNON pardon de l'UNION à LIMOGES ?
Merci Romane et attention de ne pas marcher dans une bouse de vache en sortant... allez on lance le générique et on applaudit Romane bien fort !"
Alors vous vous doutez où je vais en venir... encore une démonstration de parisianisme puant et d'inculture caractérisée... car si MOF avait un tant soit peu préparé son interview il saurait que Limoges fait partie des places fortes du Théâtre en France avec notamment le Festival International des Francophonies qui a lieu annuellement mais aussi avec les créations originales et réussies du Théâtre de l'UNION et de pusieurs autres troupes locales qui savent se distinguer sur le plan national.
Mais non dans le monde de MOF la culture s'arrête à la Porte d'Orléans et le Limousin n'est bon qu'à produire de la race bovine et des pommes (là dessus faut dire que les campagnes de promotion télé actuelles sur le Limousin ne risquent pas de lui faire changer d'avis...).
Alors MERCI à Romane de venir à Limoges pour collaborer à des pièces de qualité et MERCI à Pierre PRADINAS et au Théâtre de l'UNION pour la qualité de leur travail qui n'a rien à envier à certains théâtres de la capitale.
Cela fait plusieurs fois que j'entends Sophie Talneau ou que je lis des articles à son sujet. Sophie Talneau, c'est cette diplômée de Sup de Co qui, après trois ans de galère à chercher un emploi, a écrit et publié son chemin de croix chez Hachette Littérature : On vous rappelera.
Au delà d'un regard cru sur les méthodes de recrutement, ce qui est intéressant avec cette histoire, c'est qu'elle met en lumière tout ce qui participe du chômage des jeunes diplômés et plus particulièrement leur complète impréparation à la recherche d'emploi et à l'entreprise.
Il se trouve que c'est un sujet régulier de discussion entre les dirigeants de groupe Reflect, car nous ne pouvons en effet que constater et regretter cet état de fait. Le billet de Carlos sur les stagiaires en est un dérivé.
Il y a quelques mois, suite à l'arrivée du train Téoz sur la ligne Paris - Limoges, je rédigeais quelques notes sur ce trajet que j'emprunte chaque semaine ainsi que sur l'essai de ce nouveau train.
Dans une de ces notes, je notais quelques améliorations prévues dans le Téoz, je disais notamment : "des prises électriques individuelles (parce qu’avant dans le Corail il fallait se brancher avec une rallonge à la prise du rasoir électrique des toilettes pour recharger son portable...)"
Cette phrase et surtout l'ensemble de la note se voulait corrosive, un peu moqueuse et tentait de faire sourire. Pourtant, j'ai reçu ce matin un message sur ma boîte qui m'a inquiété, je cite :
"J'ai trouvé votre commentaire par recherche Google. Ayant branché mon portable hier en urgence avec batterie à plat, je n'ai plus d'alimentation, ce qui est peut-être indépendant. Savez-vous s'il y a des dangers connus (en particulier, il y a 3 fiches sur les prises de TGV)."
Bien entendu, dès que j'ai reçu ce mail inquiétant je me suis empressé de répondre, j'écris à mon tour :
"Monsieur,
Je ne sais pas si c'est une plaisanterie ou sérieux mais je tenais à vous signaler :
- que jamais je n'ai conseillé de brancher son ordinateur sur la prise rasoir d'un train ;
- qu'il s'agissait d'une image et non d'un conseil avisé ;
- que je parlais du corail et non du TGV dont je ne connais pas les prises.
J'espère sincèrement que vous n'avez pas endommagé votre ordinateur."
Je viens à l'instant de recevoir un nouveau mail qui m'inquiète encore plus, je ne comprends plus ou alors je crains de comprendre à qui j'ai à faire, je vous livre le texte tel qu'il m'est parvenu :
"C’est très aimable à vous de répondre ; tres rare qu’un Directeur General reponde. Ma question est très sérieuse, au cas où vous auriez vous-même branché un portable et vous auriez su. Je ne pense pas que la panne provienne du branchement aux toilettes sncf car la batterie etait a plat, ce qui semble indiquer que le fil ne rechargeait pas deja avant. Mais mieux vaut etre agir en connaissance de cause. Par contre, la prise était O O O et on peut se demander pourquoi.
O O correspondait a un ecartement de prise qui entrait. Je ne peux dire si elle marchait.
Vu l’urgence, la versatilite des chargeurs par ex. au voltage, les chaos du TGV et l’emplacement de la fiche en coin à hauteur de mollet, je ne pouvais voir à quoi référeraient les petits icônes sur la plaque de prise. Evidemment, un coup de téléphone à la sncf n’a rien donné.
Merci."
???
HELP
???
Chez .gr nous accueillons tout au long de l'année des stagiaires dans nos divers départements (conseil, web design, ingénierie, administratif & financier...).
Notre implantation régionale nous amène à former de véritables partenariats avec les organismes de formations locaux (facultés, écoles d'ingénieurs, IUT...). En effet, notre région Limousin souffre d'un déficit d'image et donc d'un manque d'attractivité qui handicape les entreprises locales dans le recrutement de compétences exogènes.
Pour nous prendre des stagiaires vise plusieurs objectifs :
- mener une veille pemanente sur la qualité de l'offre de formation locale ;
- identifier en amont des ressources juniors intéressantes pour compléter nos effectifs ;
- jouer un rôle actif dans les dispositifs pédagogiques locaux ;
- (...)
Voilà pour les grands principes et les bonnes volontés mais quelques fois la machine déraille car cela n'est rendu possible qu'à une seule condition : que les stagiaires en question le comprennent et montrent volonté et ambition personnelle...
Retours sur quelques épisodes récents...
Ma fonction fait que je me dois à une certaine élégance (du moins j'essaie...) donc je suis un grand consommateur de costumes.
Très vite quand on achète des costumes on s'attache à une marque pour son originalité, sa qualité et tout un autre tas de raisons. J'en ai donc testé beaucoup : Kenzo, Boss, Paul Smith, Olivier Strelli, Armani... et puis un jour j'ai découvert Smuggler.

Je les connaissais parce que leur usine de confection est à Limoges et puis ils nous ont demandé de refondre leur site et donc j'ai eu l'occasion de vraiment comprendre comment ils travaillaient et découvrir leurs produits.
Ils ont un concept marketing et commercial original, une qualité de produit excellente et un service client au top niveau. Bien entendu je ne dis pas çà parce qu'ils sont clients... en toute partialité je vous invite à les découvrir si vous cherchez de supers costumes de fabrication française à des prix très raisonnables.
Retour d'expérience client.
En septembre dernier, Alexis (pas moi, l'autre), recevait la visite des flics, venu chercher dans le disque dur de son ordinateur la musique qu'il avait téléchargé en P2P.
Pour avoir téléchargé 10000 titres illégalement, il est condamné à 3000€ avec sursis et à verser 10000€ de dommages et intérêts (vous aurez noté que ça fait 1€ le titre).
Pour moi, cette événement n'est qu'un écran de fumée et masque d'autres enjeux.
Il n'aura pas échappé à certains l'annonce faite par deux territoires, le Département du Gers et la Communauté Urbaine de Lille de renoncer à leurs initiatives locales. Cela mérite bien quelques éclaircissements.
Comme vous le savez nous étions au Salon des Entrepreneurs avec Valérie, la DAF de groupe Reflect. Nous avons suivi de nombreuses conférences plus ou moins intéressantes...
Au milieu des différents sujets touchés du doigt pendant ces quelques jours, une vraie question : y'a-t-il une place pour les entrepreneurs en France ?
La parution du 6e tableau de bord du commerce électronique par la Mission Economie Numérique montre encore une fois que si le cybercommerce se porte bien du côté du consommateur mais que le chemin est encore long en ce qui concerne l'investissement des entreprises dans ce domaine.
Cela fait un petit mois que DORSAL a choisi Axione-Sogetrel et les réactions, enthousiastes et élogieuses, commencent à peupler la presse et la communauté de ceux qui suivent les enjeux d'aménagement du territoire. Cela fait chaud au coeur, car tout n'a pas été simple et il reste encore du chemin à faire.
C'est un dossier qui me tiens à coeur, je le suit depuis le début, c'est-à-dire plus de 5 ans et j'ai pas mal blogué dessus l'année dernière. Après constat du regard porté depuis l'extérieur, j'ai eu envie de mettre le doigt sur deux ou trois choses importantes.
Dans son "état des lieux de l'administration électronique sur les sites internet locaux", l'association Ville Internet s'est livrée à un exercice déjà pratiqué, dont les résultats m'accablent toujours.
Le jeu est simple, il consiste à transmettre aux municipalités disposant d'un site affichant une adresse de messagerie à l'usage des citoyens et à y adresser une demande usuelle pour observer ce qu'il se passe.
Là où certains avaient corsés la question, il s'agissait d'un sujet bateau, à savoir une demande d'information sur comment obtenir un extrait de naissance.
Considérant que l'information requise est parfaitement documentée sur Service-public.fr, la composition de la réponse requiert - soyons fous - moins de 5 minutes.
Résultats ...
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Quelle fut ma surprise samedi soir au journal de 20 heures de Claire Chazal. En effet, après les dangers de dépendances aux jeux vidéos sur consoles, puis aux jeux vidéos online il semblerait qu'un nouveau fléau guette nos petites têtes blondes, le msn (c'est de cette manière que le journaliste nous a simplement nommé cette nouvelle drogue).
Après un bref descriptif du dit problême par notre journaliste, qui soit dit en passant, avait vraiment l'air de savoir de quoi il parlait, nous avons eu le droit à une poignante interview d'un professeur de lycée. Celui ci, a réalisé un enquête auprès de ses élèves et en a tiré les informations suivantes.
L'e-administration avance, c'est indéniable, et d'ailleurs plus personne ne le nie, y compris au sein même des organismes et corps de l'Etat concerné. Un des symptômes est que l'on en parle beaucoup moins qu'il y a un an, preuve que la discussion de fonds a cessé pour des articles plus indigestes sur les aspects technologiques ou le pilotage des projets.
Pendant ce temps, on est passé dans des usages de masses, avec le franchissement du cap du million de télédéclarations de revenu l'année dernière, les audiences himalayennes de services-public.fr, les taux de pénétrations flatteurs pour TéléTVA ou Net-entreprises.fr , entre autres...
Quand l'Etat met en œuvre des projets comme par exemple Copernic, circonscrits à un échélon donné, leur gigantisme et leurs ambitions ne sont pas des obstacles. Cela étant, certains projets, même apparemment modestes, butent sur toutes une série de problèmes et parmi ceux-ci le facteur humain.
Merci à Laurent Condominas d'avoir relevé cette phrase dans le blog de l'ART : "Sans intervention publique, les zones grises, dans lesquelles le seul réseau existant est celui de France Télécom, devraient donc concerner près de 40 % de la population en 2006. Dans ces zones , l’innovation sera probablement moins importante et les prix plus élevés que dans les zones concurrentielles"
Déjà, France Télécom annonce la couverture totale à 98% de la population, ce qui laisse 10000 communes au bord de la route. Ensuite, 40% de la population va continuer à rêver devant les pubs télé et les offres dégroupées. En Limousin, on sait depuis des années, dans le cadre des débats préalables à DORSAL que ce n'est pas d'avoir le haut-débit qui compte, mais d'avoir accès à des offres diversifiées et aux meilleurs coûts.
Surtout, "l'innovation sera probablement moins importante" devrait être changé en "l'innovation est déjà moins importante". Des études ont déjà montrées que l'absence d'offre ou de diversité des offres impacte le développement économique des territoires et des entreprises qui s'y trouvent. JM Billaut, ardent défenseur de l'importance des réseaux très haut-débit au service de l'innovation le sait bien. Dans ces zones grises, l'investissement des PME dans l'innovation est plus faible. Il y a aussi une transposition du postulat qui est que les territoires qui investissent massivement dans les TIC bénéficient d'un point de PIB supplémentaire.
Alors, oui, l'ART a bien raison, il est temps que les élus locaux de tout poil comprennent que l'avenir de leur territoire se joue et que le service public des télécoms (et du haut-débit) est véritablement entre leurs mains. Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas encore le cas. l'ART fait bien de le rappeler, mais ce n'est pas dans son blog, lu par des gens convaincus de la chose qu'il faudrait que ce le soit, plutôt sur le terrain ou au moins au salon des Maires de France. Les territoires sont en compétition et y compris au sein des plus ruraux, certains avancent plus vite que d'autre, ne serait-ce que dans la prise de conscience. J'en connais certains qui attendent que le besoin se manifeste. Je ne suis pas sûr que le fait que des entreprises ou des particuliers choisissent de ne pas s'installer se voit, ni que les entreprises cessent d'investir au même niveau que leurs consoeurs. Quand on sait qu'un simple garagiste commence à vraiment avoir besoin d'Internet pour travailler, il est effectivement temps de se prendre en main. Il faut déjà commencer par le décider !
Accessoirement, il y a des guides qui arrivent sur les bureaux des maires, j'aimerai bien savoir ce qu'ils en pensent (...)
Il ne vous aura certainement pas échappé que France Télécom négocie actuellement avec le gouvernement une hausse de 23% (rien de moins !) de l'abonnement téléphonique. Rappelons que celui-ci est actuellement à 13€.
Quand on pense que le téléphone fixe est depuis une décennie le fromage qui finance le développement du portable ou du haut-débit, cette hausse est peut-être une façon de tirer sur la pompe en attendant que les offres intégrées en haut-débit ne génèrent les profits attendus, sans doute aussi de compenser l'érosion de ce marché historique.
J'ai quand même envie de penser que c'est aussi un des derniers feux de cette technologie car l'important, c'est que l'on peut s'éviter d'être concerné par le jeu, ce qui n'est pour autant pas permis à tout le monde...
La nouvelle est simple et claire : France Telecom veut augmenter le prix de l’abonnement de votre ligne de téléphone avec comme argument principal que son coût actuel est l’un des moins cher d’Europe. FT nous a toujours présenté la justification de ce coût comme en rapport direct avec l’entretien du réseau téléphonique capillaire global. Or il est pourtant désormais de notoriété publique que ce même réseau est de plus en plus fiable, de plus en plus rémunérateur du fait du développement des abonnements Internet constituant une manne financière récurrente pour l’opérateur national.
Sans vouloir entrer dans les détails complexes, personnellement je suis particulièrement désespéré de voir que FT ne comprend définitivement pas le besoin des utilisateurs et reste sourd à tout ce qui se dit à son égard, de façon plus ou moins constructive, je le concède. Il existe aujourd’hui un grand nombre d’utilisateurs qui, non dégroupés totalement, paient des factures FT dont le coût est constitué à plus de 90% de l’abonnement exclusivement. Ce sont donc majoritairement des gens (dont je fais partie) qui ne téléphone quasiment pas depuis leur phone fixe (merci Skype) et n’utilisent leur ligne fixe que pour se connecter à Internet. Toute cette population, pourtant clairement isolée par toutes les études sur les usages des Telecom en France, est complètement ignorée par les offres commerciales de FT. On ne nous propose aucune offre spécifique en rapport avec notre utilisation. France Telecom est pourtant une grande entreprise et une grande marque : quel est le mécanisme qui la conduit à totalement ignorer ces usagers ? Aucune entreprise de culture privée et de la même envergure ne se permettrait d’ignorer à ce point ces clients. Peut-être parce que le contexte concurrentiel des entreprises privées est plus fort. Puisque FT n’écoute pas naturellement ces clients, raison de plus pour accélérer l’ouverture à la concurrence et peut-être ainsi tenir la promesse de l’ART: « Faire de l’année 2005 celle du dégroupage total sur tous le territoire ». Ce serait déjà une petite victoire satisfaisante pour bons nombres d’utilisateurs.
Mise à jour : Visiblement les grands esprits se rencontrent puisqu'Alexis vient de blogger aussi sur FT, je vous invite à lire sa note totalement complémentaire.

