L'internet est une affaire de standards et avec OpenSocial Google vient assurément d'en poser un dans le petit (mais grandissant) monde des écosystèmes d'applications sociales.
Concrètement, OpenSocial comprend trois jeux d'APIs pour gérer les données utilisateurs, le réseau social (social graph) et les notifications et autres éléments des fils de vie. Bref, tout ce qui est constitutif du Social Graph cher à Zuckerberg qui se voyait beau il y a quelques semaines en voyant Facebook représenter le monde. Un peu vite car celui qui peut représenter le monde, c'est bien Google qui en a plein les bases de données depuis bien longtemps pour savoir qui nous sommes.
D'ailleurs Google a parfaitement annoncé son ambition : ce qui est donc OpenSocial ne sert rien moins qu'à enrichir le social graph de ... Google. Facebook avait montré le chemin il y a maintenant six mois, stimulant un déferlement d'applications dans son environnement. Il y en a actuellement plus de 7000. La réponse à un modèle fermé c'est l'ouverture, une histoire vieille comme l'internet.
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Devant la promesse d'un nouveau jouet qui doit être plus mieux que la situation présente, nous nous inquiétons généralement d'avoir une démonstration factuelle des bénéfices escomptés. Et c'est le propre de toute nouveauté de nous vanter son retour sur investissement. Alors, tout le monde connaît Solow et son "les ordinateurs sont partout sauf dans les courbes de productivité" sauf qu'au stade de complexité où nous en somme, s'il ne s'agissait que de technos les choses seraient enfantines.
Or, ce n'est typiquement pas le cas de l'Enterprise 2.0. Ses tenants, moi le premier, luttons à longueur de posts et de conférences pour mettre l'organisation et le modèle plutôt que la caisse à outil au centre du sujet, mais le fait est que les études de cas se transposent avec précaution, surtout quand je répête moi-même, là aussi à longueur de posts et de conférences, que le business-model et sa différentiation son identité sont centraux, donc impactant.
Si tu viens pas à l'Enterprise 2.0, l'Enterprise 2.0 vient déjà à toi et la question n'est donc plus de savoir s'il faut, mais quand et comment, d'autant qu'il suffit de regarder la situation présente pour mesurer la létalité des modèles en place.
Aux prémices du web 2, il y a déjà presque deux ans et demi, j'ai commis un billet dans lequel j'exposais le constat d'un problème culturel dans la manière d'aborder l'information et surtout ce que l'on fait avec. Ce que je pointais alors n'a fait que s'amplifier depuis et se trouve aujourd'hui au coeur des problématiques de performance dans les organisations.
À l'heure des nouveaux modèles de collaboration quels qu'en soient les instruments, l'enjeu n'est plus de publier, mais de faire vivre des idées, de susciter des interactions et du rebond. Récemment, Francis Pisani nous a avoué haïr les PDF parce qu'il considère que ce format est un cul-de-sac en cela. Ce que l'on veut maintenant c'est annoter, modifier, contribuer, s'approprier des bouts pour nourrir un nouveau sujet ou faire rebondir le premier.
Je vous ai déjà donné mon avis sur Charlie et sa copine Charlotte, qui persistent à être de belles images des collaborateurs 2.0 heureux de l'être, dans des entreprises qui les acceptent.
Parfaitement dans le ton et iPhone ready, Charlie est maintenant passé mobile et vous interpellera donc un peu plus sur vos usages numériques et ce que permet votre entreprise.
Il est très sympa, Charlie, mais pendant ce temps, le fait est que le débat est plutôt sur le web 2 comme cauchemar des DSI, ou le collaborateur 2.0 comme cyberdélinquant du SI. Cela dit, quand on en arrive à plus de la moitié des employés US du secteur IT qui considèrent qu'ils seraient plus performants avec leurs outils persos, sanctionner apparaît comme une réponse dépassée. Il n'est d'ailleurs pas besoin d'aller aux US, je m'amuse actuellement beaucoup en démarche amont à faire lever la main de ceux qui utilisent des outils hors système pour leur travail. Actuellement, y compris dans des structures pas du tout IT, cela donne un bon 20% en moyenne.
Sinon, une autre idée du web 2 et de la collaboration en entreprise par Dilbert : Enjoy !.
Grace à Laurent Goffin, mon alter-ego CCO d'Emakina, j'ai remis la main sur l'histoire de Charlie, un joli slide-show publié en avril dernier par Scott Gavin pour évangéliser à l'Enterprise 2.0 au prime abord.
C'est évidemment Bertrand qui m'avait fait découvrir Charlie. J'avais trouvé ça opportun dans l'évangélisation mais un peu superficiel. En fait je préfère sa copine Charlotte dans les slides desquels il n'y a pas marqué "Enterprise 2.0", parce qu'il ne s'agit en fait pas de ça !

