Quand stagiaire rime avec calvaire…

11 février 2005 by Carlos Diaz

Chez .gr nous accueillons tout au long de l’année des stagiaires dans nos divers départements (conseil, web design, ingénierie, administratif & financier…).
Notre implantation régionale nous amène à former de véritables partenariats avec les organismes de formations locaux (facultés, écoles d’ingénieurs, IUT…). En effet, notre région Limousin souffre d’un déficit d’image et donc d’un manque d’attractivité qui handicape les entreprises locales dans le recrutement de compétences exogènes.
Pour nous prendre des stagiaires vise plusieurs objectifs :
- mener une veille pemanente sur la qualité de l’offre de formation locale ;
- identifier en amont des ressources juniors intéressantes pour compléter nos effectifs ;
- jouer un rôle actif dans les dispositifs pédagogiques locaux ;
- (…)
Voilà pour les grands principes et les bonnes volontés mais quelques fois la machine déraille car cela n’est rendu possible qu’à une seule condition : que les stagiaires en question le comprennent et montrent volonté et ambition personnelle…
Retours sur quelques épisodes récents…


Ce que je vais vous raconter est le fait de quelques stagiaires et n’est pas à considérer comme une généralité, bien heureusement, mais le comportement de ces quelques « sauvageons » jette un discrédit sur l’ensemble des étudiants.
La répétition récente de cette situation m’a tout de même inquiété et j’ai voulu la partager parce qu’elle me remplit de doute…
Dernièrement plusieurs stagiaires d’horizons variés ont manifesté leur volonté de réaliser un stage chez .gr. Pour ce faire, ils ont pris contact avec nous, souvent par mail, nous envoient leur CV et une lettre de motivation dans la majorité des cas identique à celle de leurs petits camarades de la même promo. J’en ai même vu qui, victimes sans doute de copier-coller malheureux, oubliaient de remplacer le nom du concurrent… Je ne parle même pas des fautes d’orthographe…
De notre côté nous prenons le soin d’étudier chaque candidature stagiaire en répondant systématiquement et en proposant un entretien dans nos locaux pour valider ensemble l’intérêt réciproque et le projet à mener.
Arrive alors le jour de l’entretien que vous avez soigneusement réservé dans votre planning déjà surchargé, quelques fois même vous avez préparé une note et là : Personne au rendez-vous !

Inquiet vous prenez le parti d’appeler et là vous tombez sur un
adolescent pubère, limite décérébré qui vous raconte une histoire abracadabra, qui vous explique qu’il a oublié… qu’il n’a pas pensé à vous rappeler, qu’on est vendredi et que de toute façon il avait trouvé autre chose !!!
Vous tentez de lui expliquer que çà ne se fait pas, que ce genre de comportement joue en sa défaveur et discrédite son école, qu’elle entretient une fracture déjà fragile entre le monde de l’entreprise et le monde étudiant… A mesure que vous prononcez ces phrases vous entendez comme un écho… vous découvrez, stupéfait, que vous parlez dans le vide !
En fait, pour ces quelques personnes votre entreprise est un supermarché où les stages sont placés en tête de gondole. Il vous reproche même de ne pas avoir ouvert un driving où ils pourraient déposer leur CV et se servir sans sortir de leur voiture…
Au-delà de la déception et du temps perdu, ce genre d’histoire m’interroge une nouvelle fois sur la connaissance qu’ont nos étudiants du monde de l’entreprise. J’ai donc pris le parti d’alerter le responsable de la formation pour lui en parler et vérifier qu’au moins nous étions sur la même longueur d’onde.
Là je tombe sur un professeur au bord de la déprime, presque pas étonné mais pourtant désespéré… Je vous livre là un extrait de notre correspondance mail, édifiant :
« Monsieur,
Je vous prie de nous excuser pour cette impolitesse d’une très grande stupidité et surtout d’un manque de maturité. Il est tout à fait évident qu’un tel comportement nuit à notre réputation. Il est vrai que venant de cet étudiant je suis à moitié surpris.
Effectivement, il est désolant de constater que quand on fait des efforts ceux-ci sont souvent contrecarrés par des imbéciles. Je vous promets qu’il va en entendre parler.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire sur la formation et renouvelle mes excuses en espérant que vous ne nous en tiendrez pas vigueur. »

Conclusion : on est vendredi, je quitte l’agence inquiet !

  • Twitthis
  • Facebook
  • LinkedIn
  • Digg
  • Diigo
  • del.icio.us
  • Netvibes

24 réponses à “Quand stagiaire rime avec calvaire…”

  1. Olivier

    En meme temps, vous ne crachez pas dessus devant toutes la production que vous leurs faites faire … je me trompe ?

  2. Alexis Mons

    Ce n’est pas le propos de cette discussion, mais notre vision du stagiaire n’est pas celle de ressources bon marché.
    Comme l’a indiqué Carlos, les stages participent de notre politique de recrutement. Nous sommes fier de développer des relations fortes avec les centres de formation locaux, de contribuer à notre niveau à la qualité des formations et de donner de l’expériences aux jeunes diplômés.
    Nous sommes flatté de voir nos stagiaires heureux de ce qu’ils ont pu acquérir en notre sein. Nous leur consacrons beaucoup de temps en accompagnement et tutorat car il est dans notre intérêt mais aussi dans celui du stagiaire de travailler sur de vrais projets.

  3. Carlos DIAZ

    Mon cher Olivier, par nature nous ne « crachons » sur personne, vous avez dû mal lire ce qui était écrit au-dessus ou alors voulu mal comprendre mon propos….
    Votre affirmation concernant la somme de travail confiée au stagiaire n’est donc que pure hypothèse ou alors basée sur des « on dit » sans doute partisans.
    Une chose est pourtant vraie :
    - si vous voulez passer un stage pénard à faire des photocopies et à passer votre temps à surfer sur le Web tout en discutant du métier de l’Internet devant la machine à café, c’est clair qu’il ne faut pas venir chez groupe Reflect…
    - si vous cherchez une entreprise qui ne contrôle pas ce que vous faîtes et qui au final vous donne une bonne note parce que vous êtes jeune et sympa ou simplement parce que vous êtes un ami des pingouins, c’est clair qu’il ne faut pas venir chez groupe Reflect…
    - si vous cherchez une entreprise pour percevoir avant tout de bonnes indemnités de stage, c’est clair qu’il ne faut pas venir chez groupe Reflect…
    Nous pensons que ce que nous avons de plus intéressant à offrir à nos stagiaires c’est la découverte de la réalité d’une société de services Internet nationale : quelques mois pour mieux comprendre quel rôle vous jouerez à votre tour dans une organisation professionnelle de ce type.
    Nous ne confions pas à nos stagiaires des projets fumeux pour lesquels ils ont dix fois plus de temps que ne l’aurait un titulaire pour en assurer la réalisation, non, nous plaçons le stagiaire au coeur de l’équipe .gr, il participe à de VRAIS projets, pour de VRAIS clients. Il trouve une place dans une VRAIE équipe et peut ainsi mesurer ses VRAIES compétences au regard des exigences professionnelles d’une VRAIE entreprise.
    Maintenant si le stagiaire ne se montre pas à la hauteur (c’est déjà arrivé…), alors il continue son stage sur d’autres projets moins en phase avec la réalité ou nous l’invitons à quitter l’entreprise.
    Enfin, vous oubliez une chose importante : les stagiaires passent en moyenne deux fois plus de temps qu’un titulaire pour réaliser une tâche courante et çà ne nous choque pas. De plus, la qualité finale n’est que pure hypothèse. Croyez vous sincèrement que groupe Reflect qui participe tout au long de l’année au développement de projets nationaux d’evergure miserait sur ce genre de ressources pour atteindre ses objectifs de production, de rentabilité et pourquoi pas aussi de qualité ?
    Vos propos font malheureusement partie du fantasme.
    Mais le plus simple c’est que nos stagiaires vous répondent sur ce blog, ils vont expliqueront dans quel état d’esprit ils travaillent, s’ils ont la sensation d’être traité comme des esclaves, s’ils apprennent des choses au contact de nos équipes… ?
    A mon tour de vous poser une question, je lis régulièrement votre blog… je n’ai toujours pas compris ce que vous faisiez exactement, pouvez-vous m’expliquer ?

  4. David DAROUSSIN

    Comme sur beaucoup de sujet, les brebis gâleuses font penser que toutes les entreprises ont des comportements inadptés vis à vis des stagiaires. Pendant plusieurs années, j’ai eu l’occasion (et ça continue !) d’accueillir et d’accompagner des stagiaires. Ma démarche est toujours celle de permettre cette découverte essentielle du monde de l’entreprise, de l’environnement professionnel, bref de la réalité du monde du travail. Si les entreprises n’assurent pas cet accompagnement de qualité, en lien avec les organismes de formation, que sera demain le niveau des candidats que nous recevrons ? L’accueil de stagiaire doit se faire dans un climat de confiance et d’échange équilibré. Comment accueillir un stagiaire sans lui permettre de se retrouver en situation, donc d’agir contrètement sur un projet ?
    Dans le monde de l’audiovisuel qui est le mien, les stages « café » sont ces stages sans intérêt, et qui permettent à quelques uns d’exploiter des jeunes pourtant demandeurs de découvrir un métier. J’ai connu ça !! Pourtant la majorité savent agir autrement, et je peux vous dire que les multiples expériences que j’ai dans le domaine montrent, qu’encore aujourd’hui, j’ai des retours de ces anciens stagiaires heureux de partager qu’avec le recul ils apprécient d’autant plus ce suivi personnel et cette attention professionnelle que nous avons eu pour eux, afin de les guider dans leur démarche de professionnalisation.

  5. Olivier

    C’était juste une question, peut etre que ma formulation était un peu agréssive ? Pas facile de juger sur le net, c’est l’un de ces plus gros défaut. C’est une question que je vous pose mais que j’aurai pu posé à n’importe quelle entreprise.
    Les stages sont, quand le recrutement est bien fait, de la main d’oeuvre bon marché, j’ai rarement vu un stagiaire au 35h quand celle ci est intéressé. Donc en général on nous fait faire beaucoup de production … et bien sur le cout est faible, car sur un stage de 6 mois vous n’allez pas me dire que vous êtes tout le temps derriere lui ? Et que comme toute bonne entreprise vous ne leur promettez pas un 35h a la fin histoire qui passe ces derniers mois de stage à 60h par semaine.
    Je le répete c’est juste une généralisté, ce n’est pas forcément reflect, je peux me tromper,vous etes peut etre différent ou meme pire :) . Mais on peut débattre sur un blog ce n’est pas juste une vitrine ?
    Arrétons d’etre sur la défensive et ouvrons un vrai débat, non ?

  6. Le Blog Kurtz-Medias.

    Dessine moi une emploi…..

    Sans faire de nostalgie de fin de week-end, qui consiste à dire que la vie était mieux avant, je me rappelle quand la plus par de nos anciens parlaient de la période de leur vie ou ils partirent en « apprentissage ».

  7. Manuel Diaz

    Je suis étonné pour un utilisateur de l’Internet aussi assidu que vous (si j’en crois ce que l’on peut lire sur votre blog) de ne pas vous voir prendre plus de précautions dans la formulation de vos propos avant de poster une contribution.
    Si votre volonté était d’ouvrir le débat comme vous le prétendez, alors permettez moi de vous dire sans équivoque qu’il y a de bien meilleures formulations à employer que celle que vous avez initialement proposée. Bref, abrégeons…
    Stage = main d’œuvre bon marché dites-vous :
    Inutile d’ajouter beaucoup plus à ce qu’ont déjà dit Alexis et Carlos. Désolé mais nous ne partageons définitivement pas ce point de vue basique. Ce qui ne signifie pas que nous nions l’existence de ce genre de considération chez certains mais nous le déplorons.
    Comme toute-bonne entreprise, vous ne promettez pas 35h dites-vous :
    Nous ne partageons décidemment pas la même vision de l’entreprise. Je vous renvoie pour cela à de nombreux billets au sein de ce blog qui vous laisseront mieux comprendre que nous ne pouvons adhérer à ce genre de propos.
    Vous êtes peut-être différent ou même pire dites-vous :
    Drôle de manière d’ouvrir le débat. A moins que vous entendiez le faire version « presse à scandale », à savoir on jette de l’huile sur le feu sans se soucier de la véracité des propos tenus, pensant avant tout à l’audimat. Ca me fait passer à une grande chaîne de TV ça … Je n’ai jamais eu l’occasion de vous accueillir dans mes équipes ni pour un stage ni même pour un entretien vous permettant d’y prétendre. Je ne vois donc pas véritablement quelle réalité accorder à vos propos.
    Mais soyons positifs et ouvrons le débat comme vous le proposez. Je me félicite de voir la grande majorité des filières de formation initier de plus en plus souvent des rapprochements entre le monde de l’enseignement et celui de l’entreprise. A ce titre, je me permet de citer le modèle allemand qui a compris l’importance de cette proximité depuis déjà bien longtemps. Tous les syndicats professionnels interviennent tout au long de l’année, en partenariat avec les universités, sur les campus pour illustrer la réalité du marché et des métiers. Les entreprises accueillent des stagiaires régulièrement sur la base d’objectifs communs, identifiés clairement par chacun des protagonistes en début de stage. Les formations en alternance sont beaucoup plus nombreuses et leur forme plus appropriée à une collaboration efficace. Aujourd’hui le taux d’intégration des jeunes dans le milieu professionnel s’en ressent d’ailleurs grandement.
    Je ne citerai qu’un exemple récent et vécu : la manifestation « L’entreprise voit jeune » organisée il y quelques semaines dans notre région à la Faculté de droit et de sciences économiques. Au programme témoignages de chefs d’entreprises, de jeunes diplômés en stage dans ces mêmes entreprises, de la nécessité de ces deux mondes de mieux se comprendre pour être plus efficaces face aux enjeux de notre société moderne etc… Parce qu’organisée à l’initiative du MEDEF, au final cette manifestation aura été gâchée par une poignée de jeunes militants empêchant beaucoup de participants d’y assister en bloquant les lieux et en menaçant d’ailleurs physiquement du personnel universitaire chargé du bon déroulement de ce qui devait être un vrai débat. De la même façon que la liberté d’exprimer son opposition doit être préservée, celle de se réunir pour échanger devraît l’etre aussi. Encore une fois, certains se sont arrêtés aux étiquettes et ont raté une occasion de progresser. Pire encore, la couverture médiatique qui en a découlée ne relatait surtout pas la qualité des échanges dans la salle au profit des gesticulations des troublions à l’extérieur des lieux. Belle exemple pour notre jeunesse de montrer que s’opposer ce n’est pas débattre par la pertinence des idées et la force des convictions mais bien empêcher que les échanges aient lieux, museler certains aux profits d’autres prétendant ainsi que les scenarii sont aussi simples que dans un mauvais script manichéen made in Hollywood pour adolescent en quête de grève neuronale.
    Pour conclure sur une note positive, le sujet soulevé ici est un vrai débat que la société française devra mener si elle veut savoir réunir ces énergies dans une volonté de réussite et de valorisation de ces talents. Pour cela, il faudra avoir l’intelligence de transcender les idées reçues, les étiquettes, accepter de parler avec l’ensemble des acteurs pour se donner une chance d’y arriver. Je sais pas vous, mais moi j’ai envie d’y croire…

  8. Olivier

    On ne montre seulement ce que l’on veut voir, un blog n’est qu’une vitrine, même si celui ci à tendance à devenir l’image d’une personne ou d’une entreprise. Bref passont ce n’est pas le sujet.
    J’avais mis un smiley « dans vous etes peut etre différent ou meme pire :)  » je pensais que vous l’auriez mal pris … Mais bon si Reflect permet de faire des stages de qualité, vous m’en voyez ravis pour vous et pour vos stagières, car ce n’est pas du tout la facon de faire d’une grande majorité des entreprises sur Limoges.
    Apres toutes mes critiques étaient sous forme de question et non d’affirmation, je suis juste étonné qu’une boite fonctionne dans ce style. Mes post précédent n’avait en rien péjoratif, même si, pour vous mes idées son impensable ou bien décalé, ce sont celle appliqué de nos jours dans la majorité des cas que j’ai pu voir ou entendre. Evoluer … oui, changer tout ça, c’est plutot utopique. Mais ça ne tient que de mon avis d’étudiant surement bien loin de la réalité …

  9. David Hû

    Ayant effectué deux stages dont un de fin d’études chez groupe reflect, je pense avoir un avis plus objectif, plus juste que certains sur le sujet.
    Je tiens à souligner que faire un stage chez eux m’a été un plus indéniable pour approfondir mes connaissances du web. J’ai pu travailler sur des véritables projets avec des véritables clients, dans un milieu professionnel. Et je peux vous dire que de nos jours, c’est très difficile de trouver un stage intéressant, avec une plus-value certaine !!
    Il faut juste être convaincu qu’un stage n’est pas une période de temps mort, mais un travail utile pour tous les acteurs d’une entreprise. Une bonne vision des choses est un atout incontestable.
    Je voudrais juste reprendre les propos de Carlos Diaz car il résume bien mes sentiments.
    Une chose est pourtant vraie :
    - si vous voulez passer un stage pénard à faire des photocopies et à passer votre temps à surfer sur le Web tout en discutant du métier de l’Internet devant la machine à café, c’est clair qu’il ne faut pas venir chez groupe Reflect…
    - si vous cherchez une entreprise qui ne contrôle pas ce que vous faîtes et qui au final vous donne une bonne note parce que vous êtes jeune et sympa ou simplement parce que vous êtes un ami des pingouins, c’est clair qu’il ne faut pas venir chez groupe Reflect…
    - si vous cherchez une entreprise pour percevoir avant tout de bonnes indemnités de stage, c’est clair qu’il ne faut pas venir chez groupe Reflect…
    Je tiens à préciser que le dernier point invoqué est sûrement le point le plus difficile pour un stagiaire à comprendre. Après coup, ayant passé ce cap, et sachant tous les enjeux que cela comporte pour une entreprise comme celle-ci, il est clair que l’ultime priorité n’est pas l’indemnité de stage en soi mais l’apprentissage d’un métier.

  10. Romain

    Bonjour à tous,
    Pour répondre au billet initial de Carlos, je dirais qu’effectivement, un stagiaire qui ne vient pas en entretien et qui n’a pas d’excuse valable à présenter, ça craint carrément.
    A mon avis l’étudiant qui a fait ça ne mérite pas qu’on s’attarde sur son sort. Peut être qu’il a un peu trop l’habitude qu’on s’occupe de lui.
    Il est vrai que beaucoup d’entreprises entretiennent des relations bizarres avec les stagiaires. Mais il s’agit souvent de grosses boîtes. De celles qui fonctionnent avec 40% de leurs ressources humaines régies par le statut stagiaire. Quand on est stagiaire dans ces boîtes là, difficile de penser basculer ensuite sur un CDI pour poursuivre sa mission, il n’y a pas de place pout tout le monde.
    A mon avis c’est plutôt ça le problème…
    Résultat, on a beau avoir été stagiaire au sein de grandes enseignes, avoir appris beaucoup de choses (et notamment la vraie vie dans une vraie entreprise avec de vrais objectifs), on en est pas moins confronté ensuite à la recherche d’emploi.
    Parce que les grosses boîtes, elles, continuent à recruter du stagiaire pour tourner. Je ne pense pas que .gr exploite les stagiaires pour assurer sa production, je n’en dirai pas tant de la petite chaine qui est montée, de l’Amérique En Ligne ou bien d’autres encore.
    « Si tu es en stage tu es le bienvenu, si tu cherches un CDI, passe ton chemin, nous, on cherche un stagiaire ! » vous voyez le topo ?
    Dans ce même genre de configuration se situent des entités de taille plus modeste mais dont on trouve (très) régulièrement des offres de stages sur les sites spécialisés. Pour la même boîte on ne trouve aucune offre d’emploi. Les stagiaires auraient-ils tous été embauchés ? Peu probable au regard de l’effectif affiché par ces mêmes entreprises depuis quelques années.
    Bon gré ou mal gré, je suis bien obligé d’admettre, moi aussi, que le stagiaire est une ressource spécifique, recherché par « certaines » entreprise pour combler des postes tout aussi spécifiques. Il est vrai que c’est bien pratique pour les étudiants mais c’est un peu génant pour les diplômés.
    Manuel nous parle, à raison, du modèle allemand. Mais les stages là bas sont effectivement pris en compte comme expérience professionnelle par les recruteurs. Un jeune diplômé qui a fait 2 ans de stage peut afficher deux ans d’expérience. Ici, en France, c’est un peu différent. On a beau être diplômé, avoir effectué deux ans de stage, on est quand même considéré comme débutant. Et les offres d’emploi que l’on trouve ici et là précisent la plupart du temps qu’elles s’adressent à des candidats ayant déjà 2 ans d’expérience… un vrai casse-tête finallement !
    Sur ce, je m’en retourne à ma recherche d’emploi…
    bonne journée à tous et bravo pour ce blog qui nous montre que des entreprises peuvent aussi parler d’autre chose. Autre chose que quoi ? Ben un peu de tout justement.
    PS : quand j’ai terminé mon commentaire je clique sur « apperçu » et il aucun saut de ligne n’apparait dans mon texte. Pourtant j’en ai sauté quelques unes lors de la frappe. Mille excuses si ça n’apparait pas en ligne.

  11. Carlos DIAZ

    En voilà un vrai débat… Merci Olivier d’avoir lancé la discussion.

  12. David

    Je viens alimenter un peu le moulin…
    Stagiaire chez .gr depuis le début de l’année, je travaille effectivement dans des conditions professionnelles réelles. Contacts avec les clients, études de projets, coups de bourre… bref, tout y est ! Je pense que c’est là, la meilleure méthode pour appréhender le milieu professionnel. Je savais pertinemment en venant ici que je n’allais pas suivre un stage café et ça tombe bien, ce n’était pas du tout ce que je recherchais.
    Mais pour en revenir au débat, le manque d’honnêteté, de civisme, de politesse, de respect, d’éducation … (liste non exhaustive – ne pas rayer, il n’y a pas de mention inutile ;-) )
    J’ai dépassé l’age de l’étudiant moyen et j’ai déjà quelques expériences professionnelles. Dans ma vie, il m’a été donné de rencontrer différents personnages avec différentes notions de ce que pouvait être le respect d’autrui. A mon avis, il ne faut pas se leurrer, le problème n’est pas simplement un problème d’étudiant mal léché mais bien un problème de société. Le respect d’autrui a tendance à devenir une denrée rare sous nos latitudes. Je ne ferai donc pas ici une revue des faits divers concernant cette carence sociale mais les journaux en sont remplis.
    Alors, que penser ? Tout fout le camp ? Je me refuse à le croire et j’éduque ma fille dans le respect de chacun et des institutions et le partage de valeurs fondamentales (amour, honnêteté, politesse, etc.)
    Il est dommage qu’on en arrive à un stade où on se pose de telles questions. Heureusement, une grande majorité (je me plais à le croire) de mes concitoyens ont encore cette volonté de respecter son prochain (sans aucun notion religieuse, simplement du bon sens et du civisme).
    Le stagiaire n’est qu’un simple reflet de notre société, avec ses bons cotés mais aussi ses mauvais.
    J’en profite pour faire de l’autopromo :-D . Je viens de lancer mon blog : http://blog.dalaweb.org

  13. Carlos DIAZ

    Tiens salut David Hû, alors tu en es où de cette filiale .gr à Tahiti ?

  14. David Hû

    Pour ça, il faudrait en discuter ensemble Carlos, mais je ne pense pas que ce soit le débat ici … :)
    PS : je confirme que le mode apercu du blog mâche les caractères ASCII 10 et 13 (retour à la ligne)

  15. Peter

    Carlos, toi qui adore les stagiaires qui en veulent, en voila un plein de promesses…
    http://213.186.36.10/~al/alstudio/cv/fr.htm

  16. Rototo

    Ayant réalisé un stage chez Reflect, j’ai constaté que :
    - effectivement, on travaille sur des projets « réels » : accompagnement, montées en compétences technique/fonctionnelle, amélioration de l’organisation personnelle…
    - quand un stage se déroule dans de bonnes conditions, Reflect sait faire un « geste » à la fin… Du moins, quand j’y étais…
    Il s’agit donc d’une EXCELLENTE entreprise pour un stage de fin d’études.
    Travailler chez Reflect (en tant que salarié) est autre chose : il y a peut-être un risque de trop de spécialiser dès le début de son activité professionnelle et de ne pas pouvoir évoluer par la suite vers des postes à caractère organisationnel; il faut bien avoir conscience qu’aujourd’hui, être un développeur pur et dur n’est plus un avantage (bien que j’aime particulièrement la technique), et que se tourner vers l’acquisition de compétences métier constitue l’avenir.

  17. KassBloog

    Entretien d’embauche, bizutage… et démocratie, si, si !?

    Stagiaires, embauche, bizutage et…. démocratie, si, si !

  18. Double Je

    Jobs en t

  19. greviste

    Un pays où les possibles se réduisent. En France, il est aujourd’hui impossible d’obtenir un emploi qui permettrait de commencer une carrière en adéquation avec sa formation. A 32 ans, que des stages. Grand manège qui tourne en circuit clos, comme la prostitution en Thaïlande, on marche quand même dans la combine puisque c’est la seule disponible et qu’en effet une fois sur vingt (à vérifier selon les statistiques sur les stagiaires, si l’on a jugé utile de les mener) on fini par épouser un client, transposer : se faire embaucher. En attendant c’est dix neufs postes qui tournent sur le dos des stagiaires corvéables et renouvelables à merci… Que se passerait il, si par miracle, du jour au lendemain ( ça s’appelle la grève), les stagiaires n’occupaient plus leur postes ? Les entreprises et autres associations seraient bien obligées de faire le point ! Combien de véritables postes sont gracieusement occupés par ces employés inespérés ? Combien d’abus entraînant un cercle vicieux où les emplois consacrés à cette manne gratuite et permutable à souhait ne sont plus mis en jeux sur le marché du travail ? A vingt ans on ne se rends pas bien compte de l’emballement abusif de ce mode d’exploitation, à 32, beaucoup plus ! Il n’y a qu’a regarder les sites dédiés à l’embauche. Impossible de trouver une entrée rémunérée correctement dans le monde du travail. Réclamons un bilan, un véritable état des lieux. Et pour se faire, en attendant, ne travaillons plus gratuitement et refusons les stages. C’est fou, c’est la grève, on est pas en situation de force pour la faire … mais les ouvriers du début du siècle étaient loin d’une situation plus favorables. Ils travaillaient 15H par jours et avaient à charge leur famille, leur loyer. Il n’y avait pas de syndicats, de CAF, de RMI, de lois pour l’emploi. ça ne les a pas empêcher de penser et d’agir.
    Grève générale des stagiaires au mois de novembre 2005 pour cause d’inventaire.

  20. Carlos Diaz

    Je vais vous dire ce qu’il va se passer si les stagiaires font grève : RIEN…
    Si çà pose un problème à une entreprise que ses stagiaires se mettent en grève alors cette entreprise a un ENORME souci et ils vaut mieux qu’elles se mettent à faire autre chose.
    Que des entreprises exploitent ses stagiaires, c’est sans doute vrai, il y a des dérives partout mais de là à penser qu’elles construisent leur modèle économique sur eux… J’y crois pas.
    Perso je suis pour le droit de grève alors OUI A LA GREVE DES STAGIAIRES et tant mieux si çà en fait ch… car ces entreprises là ne méritent pas leurs stagiaires.

  21. Jacques FROISSANT Altaïde

    Grève des stagiaires ?

    Les stagiaires se rebiffent à l’appel de Génération Précaire, pour dénoncer l’existence d’un véritable sous-salariat toujours disponible, sans cesse renouvelé et sans aucun droit. Une manifestation est prévue à Paris aujourd’hui avant une …

  22. Nicolas, le blog // 69006.com

    Les stagiaires se r

  23. vilallongue

    chef d’entreprise j’étais déja réticent aux stagiaires
    après cette manif j’en suis ravi
    je n’en prendrai plus que des gens motivés et confirmés
    2 à 3 ans d’expèrience réussie
    P Vilallongue

  24. courmont marie laure

    Bonsoir,
    Je viens de lire vos commentaires. Il est vrai que certains étudiants se comportent de façon légère. Mais il est vrai également qu’on exploite les jeunes diplômés pour faire tourner la machine. Je cherche du travail depuis 8 mois, je suis pleine de talent et je n’exagère pas. Mais le refrain est toujours le même, trop diplômée ou pas assez expérimentée. Alors quant on voit qu’il ne reste plus que les stages et les emplois précaires il est claire qu’on a envie de pousser une gueulante. Car tout le monde n’a pas la chance de profiter de pistons.
    Ce qui me met le plus en colère c’est qu’il y a du travail mais que les entreprises désireuses de faire plus de profits prèfèrent répartir le travail entre employés, stagiaires et apprentis plutôt que d’embaucher.
    Quant est-ce que les recrutements se feront sur de critères plus réalistes et basés sur les compétences réelles!!!
    Alors voilà je retourne à ma recherche d’emploi, je suis une jeune diplômée parmi tant d’autres qui veut seulement vivre sa passion : son métier et payer son loyer par la même occasion.
    ML COURMONT

Laisser un commentaire

Saisissez le texte visible ci-contre.