Si ce second passage à l’assemblée a dépassé les limites du ridicule, il n’empêche que le texte en sort fort peu amendé, avec ce que chacun était en droit de craindre. Je sais bien que cette histoire est ardue, mais croyez-moi, son impact sur nos vies numériques, mais aussi nos métiers, en sera tout sauf nul.
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1/ Derrière la mousse du débat sur une licence globale morte-née, la copie privée est la grande victime, comme nous étions plusieurs à le craindre. Maintenant que la justice est dessaisie de la fixation de ce qui nous a été rappelé être une exception, un collège de médiateur (sic) dans lequel l’industrie culturelle sera bien représentée, se chargera d’en limiter l’usage, voire de l’interdire, le nombre de copie pouvant être égal à zéro ! Quand les rapporteurs s’appuient sur un arrêt de la cour de cassation alors que celui-ci s’appuie lui-même sur l’esprit du projet de loi, on se demande si on est toujours en démocratie !
Tout cela me semble limite en terme constitutionnel, mais comme l’ont souligné nombre de commentateurs, à vouloir tout verrouiller, les internautes feront autrement et plus massivement encore.
2/ Les défenseurs du logiciel libre peuvent s’étrangler, puisque tout ce qui est relatif aux DRM et surtout aux sanctions pour les éditeurs de logiciels manifestement destinés à permettre les échanges illégaux est là et bien là.
On a aussi droit à l’amendement 273, qui impose aux éditeurs de mesures techniques de protection d’en déposer le code source au Ministère de la Défense. Cette obligation à ouvrir le code est-elle une manière de promouvoir l’open-source ? Evidemment non et avant que vous n’y pensiez, tout cela est bien sûr limité aux importations « depuis un Etat membre de la Communauté Européenne », ce qui évitera de se fâcher avec Steve et Bill.
3/ Enfin, je sais bien que cette histoire est difficile à suivre, mais quand on lit ça, on comprendra que ce texte milite donc pour le traçage des contenus et l’exigence d’ouvrir les systèmes d’information aux éditeurs de contenus afin qu’ils fliquent les usages directement là où ils se passent. Quand j’ai raconté ça à des gestionnaires de réseaux universitaires, vous n’imaginez pas la tête qu’ils ont fait !
Ce qui est assez frappant, c’est l’espèce de résignation qui semble gagner, quand ce n’est pas de l’écoeurement. Les certitudes gouvernementales ont vacillé, mais n’ont en rien tenu compte d’un débat pourtant riche autour du développement de la Société de l’Information, préférant en rester sur quelques idées simples, dangeureuses pour l’innovation numérique et rétrogrades quand il s’agit de faire évoluer notre économie et notre société. Je dis bien rétrograde quand on voit notamment le résultat sur la copie privée.
On pourrait dire que le combat peut continuer avec le passage du texte au Sénat, mais je crois qu’avec le résultat de l’assemblée et une discipline parlementaire retrouvée, RDDV peut se consoler, dormir tranquille et annoncer la prochaine punition.
Il faudra quand même tirer les leçons de la mobilisation et de comment s’organiser pour peser sur le prochain débat. Il faut dire qu’il est assez déprimant, comme le dit très bien Guillaume Champeau, de voir combien les grandes forces politiques n’ont pas saisies et investies ce débat. Elles ne sont tout simplement pas dans la Société de l’Information. La palme du silence assourdissant revient à Jack Lang qui n’a semble-t’il rien à faire de voir piétinée son grand-oeuvre, à savoir la loi de 1985 sur les droits voisins.
La bande de députés frondeurs n’a aucun soutien d’appareil au parlement. Elle représente un foyer d’innovation politique dont on peut espérer qu’il sera au rendez-vous du prochain grand texte. En attendant, elle a la gratitude des internautes français, soit la moitié de la population, peuple encore invisible pour le gouvernement et les grands partis.
Groupe Reflect, Attention Marketing





DADVSI: Mise
Coup de pelle du soir… Désespoir
DADVSI : pour punir la Soci
La vraie possibilité de réaction de la part des citoyens-consommateurs, outre de voter contre cette majorité en 2007, est de boycotter les produits DRMisés, d’où l’initiative RespectPublic.org, pour laquelle je recrute.
DADVSI : Adoption des sanctions gradu
Projet de Loi sur les Droits d
Appel au boycott
Appel au boycott
Merci d’en faire la promo. C’est comme cela qu’on va faire bouger ce bins . J’ai toujours dis que cette affaire concernait le consommateur et d’ailleurs le mieux qui puisse arriver à RespectPublic.org, c’est d’être soutenu par QueChoisir et consors.
1 – VIVE LE PIRATAGE DES OEUVRES !
Inique, le projet de loi visant à interdire le téléchargement des oeuvres musicales sur le NET ! Dévoyés, prostitués, sans hauteur sont les artistes qui n’acceptent de diffuser leurs productions à destination des hommes de la terre, leurs semblables, qu’à la condition d’être payés avec de l’argent ! L’art, la musique, la poésie sont une nourriture universelle par excellence. Aucune considération d’ordre pécuniaire ne devrait limiter leur diffusion. Le simple fait de consacrer son temps libre ou sa vie entière à l’art et de le diffuser sans aucune restriction, de faire profiter à qui veut les savourer les fruits de son travail, devrait suffire au bonheur de l’artiste.
Ce qui tue la créativité, ça n’est pas le manque d’entrée d’argent. Au contraire, c’est avec le ventre vide que le poète chante le mieux. Le confort que permettent des revenus assurés et réguliers peut même être un frein à la création. Honte aux artistes qui exigent de l’argent en échange de l’étincelle divine ! On ne devrait pas commercialiser le souffle de l’esprit. Les artistes qui soutiennent ce projet de loi se mettent sur le même plan que les marchands de lessive.
Ces ingrats qui des muses ont reçu un cadeau merveilleux sans que rien ne leur soit demandé en contrepartie, ces simples mortels sur lesquels à la naissance se sont penchés les dieux avec une générosité, un désintéressement sublimes afin de les combler de dons sans rien leur réclamer en échange, ces petits hommes imbus de leurs dons osent exiger de leurs frères humains, leurs égaux, des hommes au même titre qu’eux, qu’il les payent pour cette grâce tombée du Ciel ! Ils estiment que la manifestation de l’infini vaut tant d’argent, ils considèrent que leur don octroyé gratuitement par les anges présidant à l’Art se pèse sur la balance des lois du marché…
Notre société matérialiste, alimentaire, mercantile qui a commercialisé, mis en rayons, code-barré la pensée, le Beau, les plus hauts sentiments ne peut concevoir qu’un artiste compose, écrive, imagine pour l’amour de l’art, pour la gloire des étoiles, pour la beauté du geste… Nul besoin d’argent pour créer. Les artistes qui prétendent le contraire ne sont que des vendus, des menteurs, des traîtres, des bandits qui ont fricotés avec le « diable marketing ». On peut, on doit chanter sans être payé en retour. L’inspiration ne devrait pas être conditionnée par des exigences d’ordre économique.
Les fruits de l’esprit appartiennent à tous, pauvres et fortunés. Les richesses de l’âme ne devraient pas être soumises aux lois du marché. L’universel, ce qui est issu des profondeurs de l’homme devrait voler de tête en tête, de coeur en coeur, et non passer de porte-monnaie en tiroir-caisse.
Seuls les supports peuvent être commercialisés, pas les oeuvres.
Le reste, ce sont de sordides affaires de comptables ayant perdu leur âme dans de vils calculs. Si les artistes veulent se payer une plume en or, une lyre sertie de diamants, une guitare étincelante de pierres précieuses, s’ils veulent manger à leur faim, qu’ils se soumettent aux mêmes rigueurs que les autres mortels : qu’ils aillent travailler à l’usine. Le talent ne confère aucun privilège à ces humains infatués de leur héritage divin. A ceux qui ici-bas veulent monnayer le legs olympien, je réponds que leur venue au monde n’a été soumise à aucun marché. Et que si les entités célestes ne demandent rien pour tous ces trésors offerts à leurs créatures humaines, les artistes devraient remercier le sort au lieu de se plaindre, et à plus forte raison ne pas faire commerce de ces présents. Il n’en sont que les dépositaires.
Je vous engage donc à piller mes oeuvres sur http://espritlibre.foxoo.net/plume, à télécharger de la musique sur des sites gratuits et illégaux, à répandre la pensée des philosophes sans faire acheter leurs livres à votre auditoire, à chanter dans la rue les chansons que vous aurez entendues dans les écouteurs d’essai à la FNAC sans débourser un centime, et ce afin de faire partager gratuitement à un maximum de gens autour de vous les oeuvres de l’esprit que des pirates de l’âme, des vrais pirates ceux-là, veulent vous faire payer.
2 – VIVE LA TRICHERIE !
Tricherie, fourberie, déloyauté : façons délibérément dévalorisantes, réductrices de nommer l’astuce sociale la plus légitime. Habituellement ces termes à connotation négative sont émis par ceux qui sont en accord avec le discours ambiant, comme peuvent l’être les gens honnêtes qui adhèrent aux lois de leur pays, qui votent et paient leurs impôts sans faire d’histoire en bon citoyens qu’ils sont.
Tricher dans la société devrait être un honneur, mentir à son employeur un devoir pour tout employé qui veut gagner sa vie. Travailler au noir ne cause du tort qu’aux entrepreneurs honnêtes légalement inscrits au Registre du Commerce. Mais c’est un excellent moyen de gagner sa vie pour les exclus du marché du travail : les sans-papiers méprisés, les miséreux à qui l’on ferme les portes, les clandestins exilés, chassés, etc.
Se faire passer pour un curé, un général de l’Armée ou un commissaire de police sont de très nobles initiatives permettant au pauvre sans diplôme, sans vertu ou sans grade de bénéficier des biens de ce monde en savourant toasts, coupes de champagnes et autres cuisses de Marquises.
La morale imposée par la société n’est qu’une jalouse manière de préserver certains privilèges et profits des citoyens honnêtes jouant le jeu de l’État : je parle de ceux qui font preuve de peu d’astuce et de beaucoup de rigidité dans le coeur. Il n’y a fondamentalement rien de mal à manger, boire, gagner sa vie, nourrir sa famille par astuce, usurpation d’identité ou artifices, pourvu que le travail du tricheur soit bien fait, pourvu qu’une partie de l’argent du nanti tombe invariablement dans l’humble bourse de l’immigré à peau trop mate, du ventre-creux sans papier, bref de l’exclus par ségrégation sociale en général. Que font nos dirigeants ? Ils enrichissent le pays en vendant des armes à des belligérants. Morale d’État.
La tricherie, la vilenie, le cynisme ne seraient donc moraux et admis que lorsque cela arrange les consciences officielles et l’ordre établi ? La fourberie, le mensonge, la falsification de documents, la concurrence déloyale sont des actes très moraux lorsqu’ils servent l’exclus dans ses droits fondamentaux.
N’oublions pas que nos lois et constitutions ont été fondées sur l’absurdité, l’arbitraire, l’irrationnel : en somme, ni plus ni moins que la morale du plus fort.
J’encourage donc le travail au noir, le piratage commercial des oeuvres, la contrefaçon, l’usurpation d’identité, l’usage de faux. Après le triomphe éhonté de la morale des nantis, promouvons la morale des faibles, des laissés pour compte d’une économie odieusement basée sur la protection des auteurs, des déclarés, des non-clandestins, des « tamponnisés ».
3 – L’IMPOSTURE DE L’AUTORITE
Ceux qui parmi vous se laissent impressionner par les morts, par les magiciens ou par les poètes ne sont que des sots. Certes, j’admire et apprécie à leur exacte valeur les oeuvres de Hugo, de Chopin, de Bach… Cependant je ne m’aliène pas à ces auteurs. Les imposteurs sont partout, qui cherchent à se faire passer pour des petits dieux.
Les étoiles n’ont aucun droit sur ma destinée individuelle, pas plus que les vermisseaux. Ni les Einstein ni les Mozart n’ont à faire la loi chez moi : ils n’ont aucun privilège de plus que le premier venu. Le génie des autres ne leur confère nullement d’autorité sur ma personne. Les talents inédits de mes semblables ne m’ôtent pas le moindre droit d’être ce que je suis. Par exemple, ici je destitue la beauté pour faire triompher la laideur. Ailleurs je restaure cette beauté déchue pour vouer la laideur, hier tant admirée, à la géhenne : là est mon inaliénable, glorieuse liberté. Faites de même et comme moi raillez sans vergogne vos plus chers maîtres, et vous deviendrez des oiseaux d’envergure.
Je crache irrespectueusement sur la barbe de Homère, je tourne en dérision le couronnement des têtes pleines de majesté et je place sur le trône le dernier des mohicans, et puis je ridiculise encore les chanteurs d’opéra… Les imposteurs sans cesse tentent leurs viles séductions sur les foules. Les poètes sont des imposteurs, les artistes sont des imposteurs, les grands hommes sont des imposteurs, les camionneurs sont des imposteurs. Les imposteurs sont partout. Osez penser par vous-mêmes. Bâtissez vous-mêmes vos propres cathédrales et cessez de vous agenouiller devant ces statues de sel qui vous rendent infiniment ridicules.
Inventez vos étoiles, devenez votre unique référence ou fabriquez vos dieux. Mais cessez d’être obligés de vous sentir écrasés par le poids des statues nées avant vous… Soyez libres, apprenez à penser seuls, affranchissez-vous de l’autorité qui à vos yeux est la plus sacrée, volez de vos propres ailes.
Trop de blouses blanches, de peaux rouges, de légions d’honneur, de simples troufions, de grands mathématiciens, de couronnes posées, de têtes coupées, de verts académiciens et de prix inestimables abusent de leur pouvoir pour impressionner le naïf, l’idiot, le borgne. Les vierges salaces et les débauchées effarouchées, les soldats kaki et les soleils de plomb, les empires et les républiques, les ecclésiastiques et la carotène, les avocats marrons et les rouges pompons, tous sont des imposteurs qui veulent votre soumission à leur cause.
Il faut simplement le savoir et surtout leur montrer que l’on sait. Mais je sais bien que nul ne me croit parmi vous… Alors dormez bien tous, jolis petits pourceaux, tendres petits agneaux, dociles petits veaux que vous êtes.
Demain l’on vous égorgera.
TEXTES DE RAPHAEL ZACHARIE DE IZARRA
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
FRANCE
Téléphone : 02 43 80 42 98
Freebox : 08 70 35 86 22
DADVSI : Le droit d’auteur et les libert
Les droits des citoyens étant régulièrement bafoués, je vous recommande de signer la pétition sur le site http://www.ensemblenjustice.org intitulée « Appel des citoyens en faveur d’une véritable action de groupe ». Cette derniere a en effet pour but de protéger les consommateurs et de leurs permettre d’exprimer leur mécontentement par rapport aux prix excessifs dans la téléphonie mobile, aux prélèvements de frais bancaires indus, aux défaillances des fournisseurs d’accés à internet et bien d’autres problèmes qui touchent le consommateur de maniere permanente.
Répondez à l’appel des citoyens en faveur d’une véritable action de groupe.
Nous comptons sur vous!