J’avais annoncé un moment de vérité, je craignais le signal adressé à la France numérique, celle des internautes et celle des acteurs de l’économie numérique. Ce soir, je pense qu’elle a été tout simplement clouée au Pilori.
Versac surligne ce soir les mots du Président dans son discours. L’internet serait un « trou noir capable d’engloutir et d’assecher [la culture]« , la capacité à dupliquer à l’infini les oeuvres n’est pas le terreau de nouveaux modèles économiques (Long traîne, etc.), mais « la ruine de l’économie musicale ». le développemet du haut-débit condamne le cinéma … en fin de compte « c’est à une véritable destruction de la culure que nous risquons d’assister ». Internet est un mal qu’il faut traiter, les internautes sont des délinquants et la technologie une plaie. Pour un premier discours qui porte sur le champ du numérique, c’est gratiné. J’aurai presque honte de travailler dans l’interactif.
Dans cette affaire on paye l’absence de débat sur le numérique aux dernières élections. Comme si la France seule dans son coin allait changer quelque chose à un changement mondial et radical d’économie de la culture qui, paradoxalement place la relation artistes-public au coeur. Alors vous me direz que c’est un mauvais film, que la lumière va finir par se rallumer, celle qui consiste à prendre conscience que la culture n’est en rien détruite, que ce n’est pas l’économie de la culture qui est remise en cause, c’est le modèle ancien de l’économie de la culture qui meurt et qui sera remplacé par celui que des artistes comme Prince, Radiohead ou Manu Chao ici, des services comme Deezer ou Jamendo sont en train d’inventer. Et que l’on ne vienne pas me parler de pirates, il ne manque pas d’études pour montrer que c’est marginal et que les internautes sont des consommateurs qui ont tout simplement décidés qu’ils ne voulaient plus payer pour voir ou écouter.
Un mot sur les conclusions du Rapport Olivennes et l’accord qui en découle. Rien de nouveau, la défense d’un modèle industruel dépassé, sans avancées économiques sauf des tartes à la crème qui ne trompent personne sur les DRM ou la VOD sous 6 mois. Le film continue et on va droit vers un nouveau débat parlementaire sur une DADVSI 2. Un remake s’annonce car ce soir on note déjà un désaccord au sein de la majorité. On sait donc que ce sera long, douloureux, impraticable. D’ici là, l’industrie culturelle qui ne veut pas changer va continuer à perdre du terrain. Elle est en guerre contre ses clients. Les dindons de la face risquent bien d’être ceux, notamment artistes, qui ont cru ce soir que cet accord allait changer le cours de l’histoire.
Au pilori !
23 novembre 2007 by Alexis MONS
Groupe Reflect, Attention Marketing












Puisque c’est une part de la caution du discours, à rappeler que, pendant ce temps-là, l’Etat- décide de fermer des Ecoles Nationales d’Art telles que celle d’Aubusson…
Au delà de l’aberrante vision du Numérique, il y a celle de la Culture qui me parait tout aussi dénué de sens..
A moins que la vision officielle de la Culture soit celle de Pascal Négre ou du PDG de la Fnac évidemment, ce qui expliquerait l’un et l’autre…
Bonjour l’ambiance ! Ne doutons pas que, dans un tel contexte, les phénomènes d’auto-censure des prestataires les plus lâches ou les plus compromis vont se multiplier pour satisfaire aux exigences réelles ou subliminales de nos apprentis dictateurs.
A la marge de ton article, deux illustrations de l’ambiance qui règne désormais dans ce pays, deux exemples d’automatisme de la censure sur 2 vidéos de Systaime sur Dailymotion : http://tinyurl.com/2avgs et http://tinyurl.com/yw5uje , respectivement à propos de Panafieu et de Pécresse…
Reste un espoir tout de même d’en sortir sans trop de dégâts. D’une part, le caractère inapplicable de la plupart des dispositions mais surtout cette très heureuse antidote dont les sociétés disposent depuis toujours : le ridicule a toujours fini par tuer les imbéciles même si c’est un poison lent.
Il me semble que ce que vous nous décrivez à propos de l’internet et des nouvelles technologies en France peut aussi parfaitement s’appliquer au reste de l’économie française.
Internet est sûrement l’outil le plus libéral que l’on ai jamais inventé!
Imaginez: je peut commander un costard sur mesure en direct de chine, faire venir du matériel électronique des USA (et ainsi profiter de la faiblesse du dollar), m’informer auprès de média d’autres pays pour dépasser l’omerta médiatique sur certains sujets en France, commander des livres en français sur Amazon-US, car il ne sont plus édités en France, etc …
L’internet nous permet de consommer comme nous le désirons, là où nous le voulons, à l’instant où nous y pensons, et avec le commerçant que nous choisissons. Internet nous permet d’accéder à la culture dont nous avons envie, de nous informer sur les sujets qui nous intéressent, d’ouvrir les yeux et de ne plus être abrutis par la pensée dominante, etc …
J’oserais dire qu’internet est la conséquence de la chute du mur de Berlin et de la mondialisation.
Mais en France que fait-on? On cherche à protéger nos emplois face à la mondialisation au lieu d’accepter le changement et de créer de nouveaux emplois! alors face à internet nous avons la même réaction: lutter contre ce monstre qui va détruire les emplois culturels …
Le problème dans tout cela, c’est encore et toujours ce que disait Frédéric Bastiat dans: « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » http://bastiat.org/fr/cqovecqonvp.html
Nous voyons les emploi « détruits » en France du fait de délocalisations vers la chine par exemple, mais nous ne voyons pas que les ouvriers libérés de ces emplois sont une force de travail ou de création qui existe toujours, et qu’ils ne demandent qu’à être formés pour exercer dans de nouveaux emplois où ils gagneront mieux leur vie.
Nous voyons les baisses des profits de l’industrie culturelle qui veut protéger son vieux modèle de vente de supports physique, et on nous montre les emplois qui sont menacés! Mais nous ne voyons pas l’explosion des profits des nouvelles entreprises de l’internet, et on nous cache les emplois que ces nouveaux acteurs créent par centaines.
Pourquoi cela? Simplement parce que le Léviathan qu’est devenu l’état français refuse de se moderniser et de réduire son emprise, et refuse d’acter son incapacité chronique à administrer l’économie et la vie des citoyens …
Nos dirigeants sont encore dans la logique d’aller voir les chefs d’entreprises pour leur dire « comment pouvons nous vous aider à créer des emplois », mais ces nouveaux entrepreneurs de l’internet leur répondent : « surtout sire, ne faites rien! » ce qui n’est pas glorifiant pour des gouvernants voulant montrer combien ils agissent pour le bonheur des citoyens.
C’est une révolution sans commune mesure qui se prépare (Charles Gave l’illustre très bien dans son livre : « c’est une révolte, non sire c’est une révolution »), un véritable tsunami culturel contre lequel aucune ligne maginot ne tiendra.
Mais alors, que penser de cet accord signé hier me direz-vous?
Ce n’est qu’un ultime soubresaut de la bête, rien de plus! Le Leviathan est aux abois et essaye encore de faire croire aux citoyens que sans lui ce serait le retour au moyen-age et aux temps barbares.
Mon seul regret c’est de savoir que, grâce à ces nouvelles inventions d’un énième comité théodule, nous allons encore détruire des emplois … pardon , nous allons les empêcher de se créer.
tux
Aie aie aie, je suis certainement le seul ici à défendre les producteurs indépendants de musique, je fais partie des « dindons de la farce » et autres noms d’oiseau que vous vous permettez d’écrire à notre propos, mais je bondis sur mon siège depuis que j’ai commencé à lire vos commentaires. Remarquez, c’est bien de débattre entre gens de la même opinion : au moins on est sûrs de ne pas se faire contredire…
Alors voici mon point de vue de label indépendant de musique électronique, au risque de mettre un grain de sable dans votre réthorique bien huillée de pirates en tous genres : depuis l’apparition du internet haut-débit notre -petit- label a vu ses ventes de disques vinyls et digitales (tout confondu) baisser de…….50%. Effectivement le net nous permet de toucher le monde entier de distribuer nos tracks dans n’importe quel bled du monde à partir du moment où il y a une connexion à la toile…certes…mais la réalité du business de la musique on-line c’est que les marges sont pour ainsi dire inexistantes et que donc on y perd forcément par rapport à une vente de vinyl.
Pour compenser un vinyl non-vendu, il faut vendre environ 25 copies on-line…..autant dire impossible !! Ou alors c’est éventuellement possible si on incite les gens à acheter et non à télécharger gratuitement…
Ce qu’il est important de comprendre c’est que ces baisses de marges sont répercutées sur nous pour moitié, mais ausi sur les artistes et c’est là que la bas blesse : aujourd’hui (et j’ai bcp d’exemples concrets à vous donner si vous le voulez) un artiste house ou techno de renom gagne à la signature, en gros 3 fois moins qu’il y a 6 ans. de meme au decompte des royalties sauf si la musique est passée en radio et en tele par clip. Mettez vous dans la peau d’un artiste de ce type : il a perdu enormément en niveau de vie ces dernières années, le seul moyen aujourd’hui pour lui de continuer à progresser et à tout simplement construire sa vie c’est de se mettre à produire de la musique commerciale « à deux balles » qui passera en radio et qui n’apportera plus rien à la musique en tant que tel…. donc en extrapolant et en généralisant sur plusieurs années on arrive à une situation ou rien de nouveau ne sortira, rien d’intéressant, et où tout simplement les vocations ne se feront plus… si à cela que vous voulez arriver, continuez, on y va tout droit !!
Donc au final le sarko prend une mesure pas mal du tout car pas pénale déjà et en plus on les prévient donc pas de « coup dans le dos »… après avoir été coupé plusieurs fois du net, il est certain que bcp de gens y réfléchirons à deux fois avant de pirater…
voilà pour mon opinion. faites vous plaiz maintenant, je suis une cible parfaite pour vous, sortez moi les arguments que vous voulez de n’importe quel exception du fin fond de je ne sais quel pays, ma logique restera la meme : celle d’un producteur indépendant qui chercher à maintenir la barque à flos, avec un réalité : celle de la vie, celle des recettes et des depenses. je sais c’est pas très beau, meme plutot moche, mais C’EST LA REALITE.
à bon entendeur
max
Ben justement non, vous n’êtes pas la cible. Votre secteur mute, des tas de modèles sont expérimentés et certains démontrent leur viabilité, mais comme ils ne sont pas portés par des majors, personne n’en parle. Enfin, si j’en avais déjà parlé, http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/02/quand_les_model.html, et surtout la FING avec un travail sur l’innovation dans les modèles de business de la musique que je vous invite vivemebt à découvrir : http://musique.fing.org/
Bref, parlons d’innovation, parlons de nouveaux modèles, parlons de ce qui se passe, PARLONS D’AVENIR !
Pour le reste l’essentiel de mon propos est de m’élever contre la vision globale de l’internet et du numérique formulée par Nicolas Sarkozy. Cela va bien au-delà du téléchargement et pose un réel problème à l’industrie numérique française.
Pour ce qui vous concerne, n’oubliez pas que Sarkozy n’a fait qu’annoncer un débat parlementaire qui n’est rien moins qu’un enterrement de la DADVSI 1.0 et le lacement d’un second round pour une DADVSI 2.0 qui ne sera que du temps perdu, surtout pour vous. N’attendez rien de tout cela, c’est une impasse.
Lecture : « Oh mon dieu, je suis un artiste, je fais de l’art et l’on m’empéche d’en vivre en me volant mon oeuvre… »
Sérieux ? Van Gogh vient de se couper la deuxième oreille pour éviter d’écouter ça (et Warhol d’ouvrir sa boite de soupe, il en assez vendu d’exemplaires peints, merci.. les marchands de déco peuvent copier)
Ou parle-t-on d’artistes ? Moi je ne vois que marchands de soupe qui se battent pour vendre les cuilléres avec lesquelles on consomme leurs produits…
La menace : si tu fais ta soupe toi-même, on te pique ta cuillère..
Si vous vendez moins de soupe,
- c’est peut-etre que le consommateur a changé de goût et qu’il faudrait lui proposer autre chose,
- c’est peut-etre qu’il a choppé une gastro a force d’avaler de la soupe
- c’est peut-etre que la cuillere, faudrait lui donner pour qu’il s’interesse à la soupe..
-C’est peut-etre que les gens ont envie de faire leur soupe eux-memes
- C’est peut-etre que la filière soupe a besoin d’imagination et du coup ferait bien de s’ouvrir aux experiences, d’écouter, de tenter, d’apprendre…
Perso, je n’achete pas de musique mais je ne telecharge pas non plus, la soupe j’en ai assez mangé petit, alors réduire le débat autour d’internet à des discussions de marchands de soupe, ça me gave plutôt…
et puis de toute façon, coller la baisse des ventes de soupe ou d’autre chose sur le seul téléchargement, c’est penser que votre femme vous trompe parce que vous êtes trop bien pour elle. Pour qu’elle reste, arrétez la soupe et offrez des fleurs…
Cette chasse au web devient absolument grotesque.
Pourquoi ne pas confier ce genre de choses à de vrais professionnels?
Dens gens qui connaissent le web actuel, et qui comprennent que l’avenir passe par lui, et non plus par le vulgaire CD périmé depuis longtemps.
Ben qu’est ce que je disais??
1/ je n’ai jamais dit que le digital c’était pas bien, c’est la copie illégale le problème
2/ on voit que c’est pas vous qui composez ni qui tentez de vendre
3/ vous parlez de laisser le web aux pros du web, ben alors laissez la musique aux pros de la musique
4/ vous parlez de créativité, d’imagination, j’avoue avoir bien rit !! On voit que vous comprenez à l’envers. Les copies illégales justement empêchent les vrais nouveautés de sortir car qui dit nouveauté dit risque à prendre à la commercialisation, dit donc risque pas pris si on sait que cela va être piraté…
Je le savais…que je m’en prendrais plein la tronche..
Max
?
> 1/ je n’ai jamais dit que le digital c’était pas bien, c’est la copie illégale le problème
Non, la copie illégale est un symptome : le consommateur veut autre chose.
2/ on voit que c’est pas vous qui composez ni qui tentez de vendre
Je vous le concède.
3/ vous parlez de laisser le web aux pros du web, ben alors laissez la musique aux pros de la musique
Ce n’est surtout pas ce que je dis. La musique appartient aux artistes et le web est l’opportunité pour eux de s’affranchir des intermédiaires pour être en relation directe avec leur public.
4/ vous parlez de créativité, d’imagination, j’avoue avoir bien rit !! On voit que vous comprenez à l’envers. Les copies illégales justement empêchent les vrais nouveautés de sortir car qui dit nouveauté dit risque à prendre à la commercialisation, dit donc risque pas pris si on sait que cela va être piraté…
Est-ce que l’économie d’un artiste se résume à la vente de disques ? la tendance actuelle me semble valoriser les concerts, le merchandising, la relation à l’artiste autour de services numériques. Quand à la musique elle-même, les artistes qui sont passés en ligne sortent des titres très régulièrement, entretiennent l’attention de leur public et les albums ne viennent que sanctionner une période artistique.
Vous n’êtes pas un punching-ball, vous êtes simplement enfermé dans un modèle économique en crise. Prenez-en simplement conscience et regardez de près les nouveaux modèles économiques de la culture. Tous ne seront pas pertinents, mais il en est qui démontrent déjà leur avenir.
Ah, des remarques plus constructives enfin ! merci alexis.
je continue avec les 4 points :
1/le fait de faire des copies illégales ne montre en aucun cas que le consommateur de musique veut autre chose, il utilise simplement un moyen facile, gratuit et rapide de se faire une belle « mp3thèque » et fait oublier que tout cela a un prix (on prend vite l’habitude de ne pas payer…)
2/ sans commentaire
3/ effectivement comme je le précisais dans ma première intervention le web permet potentiellement de toucher le monde entier sans passer par les réseaux classiques et c’est un bien indiscutable : l’audience devient..le monde, et l’artiste peut tisser une relation directe avec son public.
Mais les intermédiaires seront toujours indispensables sinon cela veut dire qu’au final l’artiste sera à la fois créateur, web master, conseiller juridique (il y a bien des contrats à signer un jour ou l’autre), vendeur de lui-même (un numéro d’équilibriste mental je vous l’assure), prescripteur, performer sur scene, tourneur, etc etc…c’est impossible, les journées font 24H et les années 365 jours… de plus tous ces gens la ne travaillent pas gratuitement (on en revient à l’aspect économique).
4/ oui les concerts sont pleins, oui ça redonne du dynamisme à la scène et personne ne s’en plaindra. cependant, après avoir passé 20 ans sur scène et ne pas pouvoir compter sur un revenu des ventes est totalement injuste. c’est comme si un travailleur classique lambda se faisait virer au bout de 20 ans de boite sans chomage ni retraite ni rien : il arrete de bosser, il arrete de gagner. le cas de l’artiste qui ne peut gagner de l’argent que sur scene s’apparente totalement à cela, il faut avoir une vision plus large des choses. Quant au système des intermittents, il n’est pas -ou peu- utilisé par les musiciens car trop complexe et pas assez réactif. Donc c’est très utopique de croire que les artistes vont bosser et créer pour les beaux yeux du public toute leur vie sans jamais pouvoir souffler et tenter de prévoir leur vie qques années à l’avance.
Et puis je ne peux accepter la remarque du « vous êtes enfermé dans un modèle économique, prenez-en conscience etc… » c’est tout à fait déplacé pour un non-professionnel de la musique, désolé. Je vous rappelle déjà que nous somme un label indépendant qui n’a rien à voir avec les majors, de plus nous ne sommes pas enfermés dans un modèle, au contraire, on arrête pas de regarder ce que l’on peut faire de nouveau, on arrête pas de tenter des nvelles choses, mais rien pour l’instant n’est viable sauf à s’accoquiner avec des partenaires médias, et là on perd notre indépendance… les seuls modèles proposés sont gratuits pour le consommateur ou presque, et on en revient à la même question : qui va payer?
DOnc je persiste : il faut responsabiliser le public en faisant passer un message clair qui dit que la culture ce n’est pas gratuite et que si on aime un artiste on se doit de lui acheter ses oeuvres. En ça, la nouvelle proposition de loi va dans le bon sens puisqu’elle n’est pas pénale mais qu’elle met de sérieux batons dans les roues des pirates en coupant l’accès à internet…
La suite demain?
Max
Il se trouve que je ne suis pas totalement étranger au monde de la musique.
Il y a une quinzaine d’années j’ai oeuvré quelques temps dans le joli monde du spectacle, version management musiques actuelles. J’en ai gardé une assez bonne connaissance des questions social (l’intermittence, j’ai eu pratiqué et géré) et surtout de propriété intellectuelle (que j’ai continué à cultiver), en liaison avec des gens comme la Spedidam ou l’Adami.
J’ai connu la loi Lang de 1985 sur les droits voisins, j’apprécie le modèle de gestion collective qu’elle a impulsée et je regrette que cette innovation ne soit pas reprise, même si la licence légale telle qu’elle a été présentée lors de la DADVSI était mal amenée et présenté comme la solution toute faite qu’elle n’est pas. On finira par y revenir !
Ce n’est pas amusant d’être en période d’incertitude et face au changement, j’en conviens fort bien. Cela dit, ce qui se passe avec la musique se produit aussi dans tous les autres, avec plus ou moins d’accuité. Regardez typiquement le tourisme, ou la photo par exemple. L’économie de la connaissance n’est pas qu’un mot, elle est une réalité et si je suis moi-même critique des modèles bases sur la pubs, ils existent et sont viables dans bien des cas. Cela dit, les modèles qui marchent sont pluriels. Typiquement, pour en revenir à la musique, on parle du téléchargement, mais assez peu des drits générés par les sonneries de portables et autres trucs du genre, ou de l’économie des droits d’exclusivité et autres notions d’ambiances (Cf Paul Mac Cartney et Starbucks). La musique génère d’autres sources de revenus.
Enfin, on peut s’étriper longtemps sur la réalité de l’impact du téléchargement, il n’empêche que l’on ne peut pas isoler cette pratique d’un changement d’approche global de la musique par le public. Aucune étude n’a montrée que les gens pensaient que la musique était ou devait être gratuite ! Ils veulent autre chose, c’est tout et on ne peut pas éluder ce fait.
Entendons nous bien. Qu’il faille mettre un peu d’ordre et sensibiliser, je ne suis pas contre. Je critique la méthode, l’absence d’acceptation du changement et de mouvement vers l’avenir, les discours regressifs et la guerre ouverte avec le consommateur.
Pour le reste, on verra si ce que proposes Olivennes est faisable en droit, en économie et en technologie. Ce sera long et le changement n’attend pas.
Et puis je crains un débat pénible et humiliant pour tout le monde. Ce serait tellement mieux de travailler à stabiliser les nouveaux modèles, à accompagner les artistes dans le changement, à avancer, tout simplement.
En parlant de la loi de 1985, je pense au Fonds de Soutien. On dépense de l’énergie et du temps à empiler des sacs de sable face à la mer, peut-être faudrait-il concevoir les bâteaux pour aller dessus. Vous ne croyez pas ?
Bonjour Alexis,
je trouve qu’on avance ! c’est bien d’échanger nos points de vue comme ça, certaind devraient en prendre de la graine dans l’administration…
Je suis assez d’accord dans l’ensemble, rien ç rajouter, en fait je crois quau fond on veut la meme chose, la difference c’est que tous les jours je suis confronté aux problèmes basiques et terre-à-terre d’un label qui essaye de progresser. du coup mes remarques peuvent paraitre cassantes ou extrêmistes, mais en réalirté elles ne le sont pas, c’est surtout lié à un problème d’urgence et donc à une demande de réponse rapide à nos problèmes de gestion quotidiens.
A bientot
max