Ou va Linux ?
Publié par Mathieu Bruere dans Tribunes
Linux se développe et rentre peu à peu au sein des entreprises. La couche serveur est la plus développée et présente de nombreux avantages que l’on ne présente plus. Cependant, une menace règne sur Linux et, cette menace est… Linux lui-même !
En effet, on observe actuellement une installation des grandes distributions et, pour certaines, l’absorption par de grand éditeurs. C’est par exemple le cas pour la distribution SUSE qui est passée sous le giron de Novell il y a déjà quelques temps. D’autres distributions, fortes de leur notoriété, s’installent sur une ligne de conduite qu’elles tiennent.
Ce mode de fonctionnement créé des distributions qui cohabitent, côte-à -côte, sans véritable rivalité ouverte mais qui suivent chacune leur chemin.
Chaque distribution annonce ses spécificités propres permettant de se démarquer des autres distributions. Un exemple, le Stateless Linux de Redhat dont l’objectif affiché est de faciliter l’administration marque un point de distance avec les autres distributions.
Sur de nombreux points, on n’observe pas de standardisation des solutions ce qui pose un problème principal, celui du coût d’acquisition. En effet, l’acquisition d’une distribution engendre des coûts de formation et de possession qui ne peuvent permettre de passer d’une distribution à l’autre. Des écarts et des différences existent et, chaque distribution défend sa crèmerie. Un exemple, les outils de gestion et d’installation de packages sont différents d’une distribution à l’autre : apt-get, rpm, … Ces exemples sont nombreux et dénotent d’une absence de standardisation. Les outils d’administration sont également généralement spécifiques à une distribution précise.
Pour les entreprises qui investissent dans la mise en œuvre d’une distribution, la formation est donc liée à la distribution. Celle-ci s’installe donc dans l’entreprise et dans le temps.
Les éditeurs de logiciels sont des révélateurs de cet état de fait. Un logiciel n’est pas certifié pour Linux mais généralement pour une distribution précise.
Dans ce cas, quelle est la différence entre un Linux et un système Unix de la grande époque ? Et oui, que va différencier une Redhat ou Debian d’un Unix SCO, AIX et autres Ultrix ?
Si l’on se projette dans le futur, faut-il s’attendre à un assoupissement de ces distributions Linux ? Je le pense. On peut s’attendre à l’émergence de nouvelles distributions prenant le relai et comblant les vides laissés par ces grandes distributions. Les challengers ne sont pas loin…





























Trackback Ping
URL de TrackBack de cette note:
http://www.groupereflect.net/cgi/mt/mt-tb.cgi/346Ci-dessous la liste des liens qui référencent Ou va Linux ?:
» Où va linux ? from Traces évidentes...
Pour une fois, je m'en vais faire un commentaire sur ce sujet qui pourtant peut facilement porter à polémique, osons le dire, au troll. Il y a d'abord un problème d'idées préconçues dans cette réflexion, à savoir qu'il n'y a pas de standardisation sur... [Lire la suite]
Trackée le 14 septembre 2005 15h22
3 commentaire(s)
mercredi 14 septembre 2005 09:57
Je suis globalement d'accord avec toi... et comme toute évolution informatique nous sommes encore dans l'ère du foisonnement, ceci dit, des choix et des stratégies sont déjà en place.
Par exemple, personne n'osera installer une mandrake sur un serveur, celle-ci devant plutôt servir de poste client, tout comme la debian est faite pour le serveur...etc. Nous avons déjà des choix qui sont faits pour nous en fonction de ce que l'on veut...
Ensuite, il me semble qu'à un moment donné nous allons basculé dans une période de convergence : les distributions vont se regrouper pour être plus fortes, ou bien celles qui voudront continuer devront faire un choix : le monde des professionnels informatique n'est pas prêt à utiliser des distributions seulement soutenues par une communauté... il leur faut bien plus que cela... la maintenance, le suivi, les propositions commerciales etc. enfin bref : de la prestation donc des prestataires. Dès lors, on peut retomber dans du format propriétaire. Tu donnes l'exemple de Suse, il est utile de préciser que cette version n'est plus téléchargeable gratuitement, et que la communauté a disparue, à moins qu'un fork existe ?
On voit à travers tout ça les limites du libre (malheureusement). Même si une société n'offre intrinsèquement pas plus de sécurité qu'une communauté, au moins il est facile de signer un contrat avec elle, ou de demander des développements particuliers... C'est d'ailleurs aussi ce qu'a fait Redhat en étant un peu plus malin que Suse (à mon avis)... ils oont fait de Red Hat leur version pro et payante mais ont conservé la formidable énergie d'innovation, de débugage etc. que représente la communauté en créant le pendant libre de redhat : Fedora : très intelligent...
Mais au bout du compte : peut-on espérer que les developpements d'un communauté contiueront longtemps ? Peut on développer incessemment pendant son temps libre tout en sachant que ce que l'on développe sera repris pour être commercialisé ?
Ma conclusion sur ce sujet in vivo passionant : le monde professionnel n'est pas prêt à confier durablement l'avenir de son système d'information à une communauté qu'il ne maîtrise pas... donc pour ce qui est des systèmes d'exploitations serveurs nous allons retourner vers un schéma classique, en sachant que je ne donne pas cher de la peau du système Redhat fedora à moyen terme. Par contre, pour ce qui est des postes clients, la liberté est plus grande et les conséquences moins grave, c'est ainsi que l'on voit fleurir des postes clients sous linux, mais plus encore, de nombreuses applications libres comme Open Office, firefox, thunderbird etc. c'est certainement là que le libre est en train de trouver son modèle "non économique"...