Le web n'a pas de conscience, qui en aura pour lui ?
Publié par Alexis MONS
Tags: réseaux sociaux, Société
Il y aurait beaucoup à dire à la suite de l'excellente tribune que Daniel Kaplan et Hubert Guillaud ont signé sur InternetActu.
À la base, il y a cette idée qu'après la prise de pouvoir des internautes sur l'univers médiatique à l'ère des blogs, les influenceurs, notamment les grands médias, ou les politiques, ont repris la main en s'appropriant les codes de la participation. Il y a du vrai là-dedans, et un concomitant billet de Versac comparant les tactiques participatives de la mission Copé et de HADOPI éclaire assez justement ce phénomène.
À la grande époque du web 2, un certain nombre de théories ont caressé l'idée que le réseau pouvait se doter d'une conscience propre à engendrer une réelle volonté de changement. Aujourd'hui, Daniel et Hubert relèvent avec raison que le réseau n'a pas de volonté collective en ce sens. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de changement. Comme je l'ai écris récemment, le web change le monde, mais ce changement s'inscrit surtout dans le comment, dans des avancées que je qualifierai de productivistes. Oui, le web n'a pas de volonté organisée à faire ceci où cela. C'est un terreau propices aux coopérations et aux mobilisations, un moyen de faire des choses puissantes, pour peu qu'une intention y trouve capacité à y fertiliser.




























