Panique au pagerank
Publié par Frederic de Villamil dans Blogosphère
Les raisons en sont encore obscures, mais il semble que de nombreux sites majeurs, aussi bien en France qu'aux États-Unis aient connu cette nuit une très importante baisse de leur pagerank. On pourra discuter durant des heures de sa pertinence encore aujourd'hui, la très grande majorité des régies publicitaires se basent encore sur le seul pagerank, et nombreuses sont les sites ne vivant que de la publicité qui risquent de voir leurs revenus fondre comme neige au soleil du fait de cette "réorganisation".
Il pourrait être intéressant de connaître les raisons de cette chute brutale. Deux théories s'affrontent aujourd'hui, entre les détracteurs de la vente de liens sponsorisés qui permettent la transmission artificielle de pagerank et ceux qui pointent du doigt l'abus de cross linking, que ce soit entre les sites d'une même plate-forme ou au sein d'un même site. J'ai personnellement des doutes quant à la validité de cette théorie. Le cross linking est en effet une des bases du référencement, et j'imagine mal Google réinventer totalement les règles du jeu du jour au lendemain. Il s'agit peut-être simplement d'une réorganisation du pagerank destinée à lui rendre sa pertinence, même si je me permets d'en douter vue l'importance des sites touchés :
- Engadget (de 7 à 5).
- AutoBlog (de 6 à 4).
- Problogger (de 6 à 4).
- Copyblogger (de 6 à 4).
- Search Engine Journal (de 7 à 4).
- Quick Online Tips (de 6 à 3).
- Search Engine Roundtable (de 7 à 4).
- Blog Herald (de 6 à 4).
- Weblog Tools Collection (de 6 à 4).
- JohnTP (de 6 à 4)
- Coolest Gadgets (de 5 à 3).
- Washington Post (de 7 à 5).
- Washington Times (de 6 à 4).
- Charlotte Observer (de 6 à 4).
- Forbes.com (de 7 à 5).
- SFGate.com (de 7 à 5).
- Sun Times (de 7 à 5).
- New Scientist (de 7 à 5).
- Seattle Times (de 6 à 4).





























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jeudi 25 octobre 2007 14:33
Cela fait très longtemps que les observateurs avertis du marché de la publicité soulignent combien les annonceurs (et les valorisations) sont fondées sur des données sinon suspectes, pour le moins contestables, souvent dépendant des règles du jeu d'acteurs qui sont eux-mêmes dans le jeu. On parlait beaucoup de mesure d'audience ces derniers mois, mais dans un autre domaine ceci est encore un excellent exemple.
D'une certaine façon, Google montre qu'il est le (vrai) patron et la blague comme quoi il va bientôt racheter le net fait presque rire jaune.
Autant le net s'appui sur un corpus de normes et standards qui fondent un terreau fiable, autant celui, économique, dont tu parles ici est fondé sur du sable.
Cette affaire sera peut-être perçue comme un coup de balai, mais je ne peux m'empêcher de penser que le monde de la finance y trouvera aussi de sérieux doute sur les fondamentaux qui fondent les valeurs.
Vu le poids grandissant de l'économie numérique dans l'économie tout court, c'est le genre de chose qui pourrait demain générer un crash.