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<title>.GR - Les billets de Alexis MONS</title>
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<modified>2008-07-22T07:54:13Z</modified>
<tagline>Le blog de groupe Reflect : groupe Reflect est full service web agency, membre de Emakina group. Nous sommes présents sur le marché des technologies de l’information et de la communication depuis 1997. Nous cultivons l’expertise de chacun de nos collaborateurs pour couvrir le spectre des compétences nécessaires à la réussite des projets Internet, Extranet et Intranet de ses clients : le conseil, la conception, le développement informatique, la conduite du changement. Depuis la Technopole Ester, à Limoges, et nos bureaux parisiens nous avons réussi à constituer un pôle de compétences unique. Notre approche très pragmatique est reconnue et apréciée nationalement.</tagline>
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<copyright>Copyright (c) 2008, Alexis MONS</copyright>

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<title>Pas d&apos;avis, pas de business (0)</title>
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<modified>2008-07-22T07:54:13Z</modified>
<issued>2008-07-22T07:47:05Z</issued>
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<created>2008-07-22T07:47:05Z</created>
<summary type="text/plain">Une décennie après qu&apos;Amazon eu mis des commentaires en pied de ses fiches produit, il y en a encore beaucoup qui s&apos;interrogent sur la pertinence de cette fonction et qui y voit une porte d&apos;entrée à du risque plutôt qu&apos;à...</summary>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>E-commerce</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Une décennie après qu'Amazon eu mis des commentaires en pied de ses fiches produit, il y en a encore beaucoup qui s'interrogent sur la pertinence de cette fonction et qui y voit une porte d'entrée à du risque plutôt qu'à un bénéfice business. Leur problème, c'est qu'ils ont un train de retard, car le cyberconsommateur mature (40% des français ndr) en fait son miel et <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/11/quand_la_lectur.html">forme son jugement</a> depuis un bon moment maintenant une fois sur deux au regard de l'avis d'un de ses pairs. <br />
Illustration avec le dernier <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/tourisme/dossier/les-internautes-francais-et-l-e-toursime/les-avis-de-consomateurs-sont-indispensables-sur-les-sites.shtml">dossier Benchmark</a> sur l'e-tourisme évoqué ce jour dans le JDN, où l'absence d'avis des consommateurs produit un effet dissuasif sur 46% des sondés.<br />
La conclusion proposait est qu'il serait indispensable d'inciter ses clients à déposer un avis. Ça paraît évident, mais est-ce suffisant ?</p>]]>
<![CDATA[<p>Cela fait longtemps maintenant qu'il est commun dans la distribution en ligne d'afficher les notes obtenus sur les comparateurs de prix. Les marchands concernés savent que leurs prospects les consulteront de toute façon. Autant leur simplifier la vie et afficher directement l'information. Ça s'appelle du service et il pourrait parfaitement être étendu à l'intégration des avis formulés ailleurs, étant entendu que la discussion et partout et surtout ailleurs.<br />
Alors évidemment, il faut de la veille, il faut une vraie politiquement de management du web participatif, des gens et tutti quanti. Une fonction que je juge personnellement stratégique, mais qui n'est encore que <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/web_social_le_t.html">marginale</a> en pratique. </p>

<p>Le web social est un formidable moyen d'écoute et une gisement de matière sur l'usage et l'appréciation des produits, il ne faut pas en avoir peur, il faut en tirer profit. De toute façon, les consommateurs veulent ça. Cela dit, on peut aussi créer de la frustration, créer de la contrainte en obligeant le consommateur à perdre son temps d'aller chercher les avis ailleurs. Je ne suis pas loin de penser que cela revient à forcer à l'achat. Ça peut être une idée, mais ça renforce aussi l'exigence sur le résultat et le risque de générer des avis à l'avenant. </p>

<p>Je sais bien que le marketing est encore pour beaucoup l'art de masquer les faiblesses, mais maintenant que les consommateurs se parlent, que ça se voit et que ça se cristallise, la vérité du produit n'est plus dans la pub, mais dans ce qu'en disent ceux qui s'en servent. Certaines marques l'ont <a href="http://www.jeep.com/en/experience/community/index.html">compris</a>, beaucoup d'autres pensent qu'il y a encore du temps. Le réveil est parfois douloureux.</p>]]>
</content>
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<title>Pour en finir avec &quot;les blogs&quot; (2)</title>
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<modified>2008-07-20T22:47:20Z</modified>
<issued>2008-07-19T19:00:43Z</issued>
<id>tag:www.groupereflect.net,2008:/blog/1.1502</id>
<created>2008-07-19T19:00:43Z</created>
<summary type="text/plain">J&apos;étais en vacances, ce qui signifie déconnexion et lectures d&apos;autre choses que du net, j&apos;ai donc raté de réagir à chaud à l&apos;événement de début d&apos;été, à savoir l&apos;arrêt de Versac. Nicolas nous dit qu&apos;il en marre du torrent de...</summary>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Blogosphère</dc:subject>
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<![CDATA[<p>J'étais en vacances, ce qui signifie déconnexion et lectures d'autre choses que du net, j'ai donc raté de réagir à chaud à l'événement de début d'été, à savoir <a href="http://www.versac.net/2008/07/fin-de-ce-blog.html">l'arrêt de Versac</a>. <br />
Nicolas nous dit qu'il en marre du torrent de commentaires suspicieux et passe à autre chose. Il a bien raison, moins en réaction de ce qu'il subit que pour la clarification qu'il opère. Versac n'est plus un blog, comme beaucoup de ces blogs "historiques" qui ont acquis leur notoriété, c'est un quasi-média pour ceux qui le parcourent et qui sont de plus en plus nombreux à ignorer ou faire fi de ce qu'il a pu être au début, à savoir un simple blog au sens où on l'entendait en 2004. Versac n'est pas Nicolas Vanbremeersch, lequel ne veut pas cultiver Versac comme un média, mais cultiver son identité à lui et donner de la valeur à ce qu'il écrit, pas que ce qu'il écrit nourrisse un objet qui s'éloigne de lui et que, donc, il liquide. Tout a une fin. <br />
Dans le cas précis de Versac, qui se voulait un lieu non-partisan d'opinion, comme pour d'autres billets de blogs, il y a certainement de cette suspicion ambiante généralisée à l'encontre des médias, ainsi qu'une cristallisation qui veut vous obliger à choisir votre camp. Cela dit, ce n'est à mon goût qu'un élément d'amplification sur quelque chose de plus profond. </p>]]>
<![CDATA[<p>FredCavazza.net pose la question d'un <a href="http://www.fredcavazza.net/2008/07/08/changement-d'epoque-pour-les-blogs/">changement d'époque pour les blogs ?</a> Je crois que c'est déjà le cas depuis un bon moment et que si l'événement a de la force symbolique, il ne vient que sanctionner un mouvement bien établi. J'en marquerai volontiers les débuts, en France, quand <a href="">Loïc Le Meur a lui-même fermé ses commentaires</a> face à des torrents de commentaires  ineptes et suscité des discussions assez similaires, avec notamment les idées de chartes et autres choses du genre. L'encadrement des discussions n'est pas spécifique au monde des blogs, c'est un problème d'éducation et de savoir-vivre en société. Les CGU sont une protection, les chartes, c'est de la pommade.</p>

<p>Oui, s'en est bien fini du gentil monde des blogs d'il y a cinq ans maintenant. Pour moi, le blog est un simple instrument, mais ce n'est pas ce qu'en pensent beaucoup d'internautes. Ce que ces fameux commentaires disent pointe surtout un problème de média (que certains blogs sont devenus, notoriété oblige) et en l'occurrence de marque. Tout méprisable que beaucoup de ce qu'on observe soit, il y a là une forme de confrontation sur les valeurs, et la projection de valeurs caricaturales du bloguing, à l'heure où les supports qui les reçoivent sont avant-tout des médias. De fait, la confusion de l'individu et de la marque-média qu'il a créé oblige, les attaques n'en sont que plus personnellement blessantes. Un blog est une marque et si le blog prend les atours du blogueur lui-même, ce dernier en devient une et en subit les conséquences.</p>

<p>Il n'y a pas une blogosphère mais des tas. Mais quand on parle de LA blogosphère, on parle implicitement d'un microcosme de <srike>personnalités</strike> supports numériques et le fait est que le classement Wikio affirme cette idée, entretien celle d'élitisme, d'entre-soi, alors qu'il est simplement caractéristique d'une sorte d'audimat. Il formule pourtant bien les blogs qu'il classe comme des médias et joue de la compétition, de l'audience, implicitement de la monétisation. Mais comme je l'ai dis, il y a quelques semaines, <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/les_blogs_ne_so.html">les blogs ne sont plus les conversations</a>, elles <a href="http://www.internetactu.net/2008/03/31/la-conversation-a-t-elle-quitte-la-blogosphere/">sont aussi beaucoup ailleurs</a> et classer les blogs ne veut plus dire grand chose d'autres que de ranger un certain nombre de médias numériques dans une case pratique et qui nourrit, en effet, l'idée de "blogueur influent". Mais il n'y a pas de "blogueur influent", il y a un média avec son éthique propre qu'il s'attachera donc à affirmer et cultiver. </p>

<p>La leçon de cette affaire, elle est donc qu'il faut veiller aux marques l'on crée et à la distance qu'elles ont d'avec soi. Mais pour nous tous qui produisons billets et commentaires, il faut aussi admettre de se détacher de quelque habitudes héritées des origines et balayer devant notre porte :<br />
- On ne devrait plus parler de blogosphère, ni même de blog, simplement citer le média, ça entretien le quiproquo. <br />
- On doit faire attention et ne pas confondre le média et l'homme qui y écrit quand on cite un billet. <br />
- On doit réfléchir pour son propre compte à l'évolution de la marque perçue de son propre support et méditer sur ce que signifie d'afficher le mot "blog". Ce mot a trop de sens pour trop de monde. <br />
- On doit aussi se dire que ça fait un bon moment que, sur un vrai média, la politique de management des discussions est un vrai sujet, le genre de chose qui fait fi des codes d'usages établis il y a bien longtemps maintenant pour ce qui n'est pas un média de masse. </p>

<p>Oui, on a changé d'époque, ça fait même un bon moment. Merci à Nicolas Vanbremeersch de nous inviter à en tirer les conséquences.</p>]]>
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<title>Ingrid Bétancourt est libre ! (2)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/07/ingrid_betancou.html" />
<modified>2008-07-02T19:39:18Z</modified>
<issued>2008-07-02T19:31:41Z</issued>
<id>tag:www.groupereflect.net,2008:/blog/1.1499</id>
<created>2008-07-02T19:31:41Z</created>
<summary type="text/plain">6 ans et quatre mois après son enlèvement, voilà une info que l&apos;on n&apos;attendait plus et qui mérite bien un billet &quot;événement&quot;. Traduction sur le réseau au moment même où j&apos;écris ce billet : - Twitter (pas aussi mort qu&apos;on...</summary>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Evènements</dc:subject>
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<![CDATA[<p><span class="mt-enclosure mt-enclosure-image" style="display: inline;"><img alt="ingridbetanc2.jpg" src="http://www.groupereflect.net/blog/ingridbetanc2.jpg" width="85" height="130" class="mt-image-right" style="float: right; margin: 0 0 20px 20px;" /></span>6 ans et quatre mois après son enlèvement, voilà une info que l'on n'attendait plus et qui mérite bien un billet "événement".<br />
Traduction sur le réseau au moment même où j'écris ce billet : <br />
- Twitter (pas aussi <a href="http://www.mediassociaux.com/2008/06/29/le-debut-de-la-fin-pour-twitter/">mort</a> qu'on ne le dit) est en feu.<br />
- La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Íngrid_Betancourt">page Wikipedia</a>  à plus d'un update à la minute va plus vite que n'importe quel média.<br />
- <a href="http://www.betancourt.info">Betancourt.info</a> est down depuis l'annonce (vers 21h). Pour une fois, c'est une bonne nouvelle de voir un site par terre.</p>]]>

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<title>Le web n&apos;a pas de conscience, qui en aura pour lui ? (0)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/le_web_na_pas_d.html" />
<modified>2008-06-29T21:14:07Z</modified>
<issued>2008-06-29T20:23:50Z</issued>
<id>tag:www.groupereflect.net,2008:/blog/1.1497</id>
<created>2008-06-29T20:23:50Z</created>
<summary type="text/plain">Il y aurait beaucoup à dire à la suite de l&apos;excellente tribune que Daniel Kaplan et Hubert Guillaud ont signé sur InternetActu. À la base, il y a cette idée qu&apos;après la prise de pouvoir des internautes sur l&apos;univers médiatique...</summary>
<author>
<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Art, Société et TIC</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Il y aurait beaucoup à dire à la suite de l'excellente <a href="http://www.internetactu.net/2008/06/27/vouloir-un-web-cooperatif/#comment-719096">tribune</a> que Daniel Kaplan et Hubert Guillaud ont signé sur InternetActu. <br />
À la base, il y a cette idée qu'après la <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/12/lhomme_de_lanne.html">prise de pouvoir</a> des internautes sur l'univers médiatique à l'ère des blogs, les influenceurs, notamment les grands médias, ou les politiques, ont <a href="http://www.time.com/time/specials/2007/personoftheyear/article/0,28804,1690753_1695417_1695397,00.html">repris la main</a> en s'appropriant les codes de la participation. Il y a du vrai là-dedans, et un concomitant <a href="http://www.debateco.fr/49,885/20080627-vanbremeersch-blogosphere-echos-rapport-cope-television-olivennes-internet.html">billet de Versac</a> comparant les tactiques participatives de la mission Copé et de HADOPI éclaire assez justement ce phénomène.<br />
À la grande époque du web 2, un certain nombre de théories ont caressé l'idée que le réseau pouvait se doter d'une conscience propre à engendrer une réelle volonté de changement. Aujourd'hui, Daniel et Hubert relèvent avec raison que le réseau n'a pas de volonté collective en ce sens. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de changement. Comme je l'ai écris récemment, <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/lapres_web_2_ce.html">le web change le monde</a>, mais ce changement s'inscrit surtout dans le comment, dans des avancées que je qualifierai de productivistes. Oui, le web n'a pas de volonté organisée à faire ceci où cela. C'est un terreau propices aux coopérations et aux mobilisations, un moyen de faire des choses puissantes, pour peu qu'une intention y trouve capacité à y fertiliser.</p>]]>
<![CDATA[<p>Je tempérerai cependant l'idée de la "reprise en main". Le fait est que certains grands médias ou politiques ont su réviser leurs tactiques et trouvé à faire prospérer leur business AVEC sinon GRACE au réseau. Néanmoins, bon nombre de gens n'ont pas encore intégré son existence et en subissent les conséquences. <br />
Les marchés sont des conversations disait Seth Godin et le web social offre en effet de formidables opportunités pour permettre celles-ci. Il y en a quelques uns qui l'ont compris et l'on appliqué, beaucoup qui commencent à comprendre et s'essayent au jeu, font leur apprentissage, un certain nombre qui subissent sans voir.<br />
Je ne pense pas, pour ma part, que les choses soient aussi mécaniques que cela. Beaucoup de belles stratégies finissent en sortie de route et, après tout, les motoristes du web social n'ont pas trouvé très bien eux-même comment en vivre. Pour autant, nous apprenons un peu plus chaque jour. Et si la science suit plus qu'elle ne précède la compréhension de tout cela, l'empirisme alimente le mode d'emploi malgrès tout.</p>

<p>On comprend bien alors le relatif émoi que suscite une phrase comme <i>"Les réseaux sociaux nous offrent de jongler avec ces codes devenus explicites, donc reprogrammables"</i>, car elle indique que le web social encode les interactions sociales, les rendrait presque programmables. Cela induit autant des rêves de puissance que des cauchemars Orwelliens.<br />
Alors ce soir, je repense encore une fois au dernier chapitre de <i>Smart Mobs</i> de Rheinghold, où il dépeignait les promesses et risques de la société de l'information à l'aune de ce que les grands philosophes de la fin du XXe siècle nous ont appris et où il concluait que tout cela pouvait finir en paradis ou en enfer fonction de ce que nous voudrions en faire. Le web n'a pas de conscience, qui en aura pour lui ?</p>]]>
</content>
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<title>Réseaux sociaux en France, combien de divisions ? (3)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/reseaux_sociaux.html" />
<modified>2008-06-28T19:55:52Z</modified>
<issued>2008-06-28T19:49:56Z</issued>
<id>tag:www.groupereflect.net,2008:/blog/1.1496</id>
<created>2008-06-28T19:49:56Z</created>
<summary type="text/plain">Elément de réponse dans le Journal du Net hier, via une étude Nielsen/NetRetings de mai 2008 qui place sans surprise Skyblog en tête suivi de Copainsdavant, le service maison. Quand à Facebook, j&apos;en étais resté au million franchit l&apos;automne dernier,...</summary>
<author>
<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Blogosphère</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="en" xml:base="http://www.groupereflect.net/blog/">
<![CDATA[<p>Elément de réponse <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/actualite/les-principaux-reseaux-sociaux-en-france.shtml">dans le Journal du Net hier</a>, via une étude Nielsen/NetRetings de mai 2008 qui place sans surprise Skyblog en tête suivi de Copainsdavant, le service maison. Quand à Facebook, j'en étais resté au million franchit l'automne dernier, on en serait donc à plus de 3 maintenant. Quand on pense qu'il n'y avait que quelques milliers d'inscrits français il y a 18 mois et alors que la version française n'a que quelques mois, cela en dit long sur le phénomène des réseaux sociaux en France. À noter la belle position de Flickr.<br />
<a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/actualite/les-principaux-reseaux-sociaux-en-france.shtml"><span class="mt-enclosure mt-enclosure-image" style="display: inline;"><img alt="JDN social.png" src="http://www.groupereflect.net/blog/JDN%20social.png" width="350" class="mt-image-none" style="" /></span></a><br />
Cela dit, ces chiffres m'interpellent car je n'y vois nulle trace de LinkedIn, qui affichait il y a 6 mois plus de 5 millions d'utilisateurs en Europe et qui a <a href="http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2008/03/lapec-intgre-li.html">signé</a> un beau deal avec l'APEC. On n'y vois pas non plus Viadeo, pourtant détenteur d'un <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39366644,00.htm">million de membre</a> en début d'année. La question est donc : cette étude a-t'elle éludée les réseaux professionnels ? Quelqu'un a-t'il d'autres chiffres ?</p>]]>

</content>
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<title>Le web implicite est-il la solution à la monétisation du web social ? (1)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/le_web_implicit.html" />
<modified>2008-06-28T13:26:09Z</modified>
<issued>2008-06-24T06:42:59Z</issued>
<id>tag:www.groupereflect.net,2008:/blog/1.1494</id>
<created>2008-06-24T06:42:59Z</created>
<summary type="text/plain">Et si le futur ça ressemblait à ce qu&apos;on voit dans Minority Report, à savoir que le magasin dans lequel vous entrez vous dit &quot;bonjour&quot; et vous fait une offre en phase avec ce que vous êtes, sous-entendu ce que...</summary>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Art, Société et TIC</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="en" xml:base="http://www.groupereflect.net/blog/">
<![CDATA[<p>Et si le futur ça ressemblait à ce qu'on voit dans Minority Report, à savoir que le magasin dans lequel vous entrez vous dit "bonjour" et vous fait une offre en phase avec ce que vous êtes, sous-entendu ce que le réseau sait de vous ?<br />
Et bien c'est déjà un peu le cas avec iLike dans Facebook, qui vous <a href="http://fr.techcrunch.com/2008/06/02/like-sessaye-a-la-publicite-visuelle-contextuelle-sur-facebook/">propose de la pub fonction des images présentes dans votre profil</a>, sauf que vous ne le saviez peut-être pas. Plus généralement, il y a un vrai mouvement de fond qui voit l'émergence de technologies qui permettent au système d'anticiper sur ce que nous voulons faire ou sommes. L'avenir, c'est quand la technologie "disparaît", quand elle n'a pas besoin de nos actes volontaires. Au-delà d'une interprétation de plus en plus poussée du traitement des images, on s'attend tout simplement de voir Google donner du résultat de recherche non plus seulement fonction des mots-clés saisis, mais aussi fonction de ce qu'il connaît de nous, tant en représentation qu'en historique de recherche. Maintenant que vous savez ça, est-ce que ça vous choque que vos traces soient ainsi exploitées à votre profit ? De la réponse collective à cette question dépend une partie de l'avenir de l'industrie, mais on va le savoir assez vite maintenant, d'autant plus que le débat est lancé. Il suffit en effet que Tim O'Reilly,  "l'inventeur" du concept de web 2.0 <a href="http://radar.oreilly.com/archives/2008/06/ubicomp-and-web-20-connecting.html">formule</a> ce changement comme le prochain pallier pour qu'il soit déclenché.</p>]]>
<![CDATA[<p>La technologie qui "disparaît" parce qu'elle est omniprésente, ce n'est pas nouveau. Personnellement, j'ai le souvenir qu'on le prospectivait il y a presque dix ans. Il y a simplement un an, j'avais évoqué que l'avenir du réseau était dans <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/07/economie_de_la.html">l'implicite</a>. Le fait est qu'on y est. Le fait est aussi que si prévisible qu'il fut, ce changement suscite maintenant des réactions et du trouble car nous n'avions pas mesuré la traduction de cela sur notre intégration sociale et personnelle en ligne. </p>

<p>Dans InternetActu, Hubert <a href="<a href="http://www.internetactu.net/2008/06/23/apres-le-web-20-linformatique-omnipresente/">fait le lien</a> avec l'autre formule récente du gourou, à savoir qu'<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/lapres_web_2_ce.html#more">Internet change le monde</a>. Et de s'interroger sur les promesses de création de valeur de cette nouvelle frontière, considérant qu'il ne s'agit que d'améliorer ce qui existe déjà.<br />
Il est vrai que depuis que le web 2 a fortement réduit les coûts de mise sur le marché de nouveaux services, l'abondance de nouveautés ne se dément pas, mais qu'en même temps, il y a beaucoup de reformulation de ce qui se fait déjà, même si cela participe d'une promesse de mieux. Un service chasse l'autre, ou plutôt, il suffit souvent d'être un peu patient pour voir celui dont on se sert combler le décalage d'avec le petit dernier qui l'a temporairement ringardisé. Une pensée pour Plaxo à ce propos, actuellement. Dans ce contexte, les limites dépassables se sont raréfiées, ou se concentrent sur des choses vraiment très pointues, ciblant ceux d'entre nous en quête d'une très forte productivité, ce qui n'est pas très porteur d'usages (donc de business) de masse à court terme. Pour retrouver une promesse de sur-valeur accessible à tous, donc de forte prise de position sinon de profits, la technologie doit se prendre en main toute seule. Alors que l'industrie s'enfermait dans une impasse technoïde, le doigt de Tim O'Reilly lui montre une autre porte de sortie techno vers du business de masse. Toujours plus de technologie donc, mais assez peu de réflexions sur les ruptures d'usages possibles par ailleurs. Il y a sans doute un peu de fuite en avant là-dedans, on est d'accord.</p>

<p>Pour ma part, je vois aussi dans ce regain d'intérêt pour l'implicite un moyen de tirer valeur de nos profils et usages sociaux sans que cela ne se voit trop. L'échec de <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/12/facebook_conced.html">Beacon</a>, c'était finalement aussi celui d'un modèle de monétisation trop grossier du web social, car instrumentalisant et affichant de manière trop visible et trop explicite ce que nous sommes et ce que nous faisons.<br />
À l'heure où l'industrie peine à trouver comment <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/fini_de_jouer_s.html">monétiser le web social</a>, Tim O'Reilly me semble indiquer que le web implicite a l'avantage de produire du résultat sans exposer la manière dont il le fait, donc sans choquer l'utilisateur soucieux de la maîtrise de ses représentations. Si la pub que l'on voit a du sens, c'est porteur pour celui qui la reçoit et juteux pour celui qui la vend. Mais surtout, cela exploite des données personnelles et sensibles sans titiller cette sensibilité justement.</p>

<p>Oui mais voilà, parmi les voix qui s'élèvent, <a href="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/ausA/~3/318463313/tim-oreilly-lhomme-ce-document-pour.html">il y en a</a> qui s'interrogent ouvertement sur la légitimité à cela. Le plus intéressant, c'est que cela porte moins sur des considérations de respect des données personnelles que sur l'instrumentalisation de la personne humaine au travers de ses actes numériques que cela traduit. <br />
Le web implicite exploite nos traces, c'est un fait. Cela peut susciter de la paranoïa type big brother et stimule inévitablement la nécessité de garanties collectives sur cette exploitation, mais cela me semble déjà le sujet d'un bon nombre de discussions politiques en ce moment. Cela amène surtout certains à se demander ce que cela veut dire si nous-même (en fait les traces que nous produisons pas nos vies) devenons des <a href="http://feeds.feedburner.com/~r/blogspot/ausA/~3/318463313/tim-oreilly-lhomme-ce-document-pour.html">aliments pour des machines</a>. <br />
À ce stade, je met mon billet que tout cela va relancer ce bon vieux débat de <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/03/valeur_ou_asser.html">l'asservissement des foules</a> et la question est déjà posée de savoir si ce dont on parle ici est encore de la participation librement consentie et je suis assez curieux de voir si le souci de maîtrise des utilisateurs va se traduire en réaction épidermique face à cette exploitation. <br />
Ce qui me semble sûr, et pour reparler de Minority report, c'est que les gens ne veulent pas subir une mise en scène publique, tout bénéfice qu'ils y trouveraient par ailleurs. Le coup du magasin qui m'interpelle devant tout le monde, non merci. L'intrusion d'un message sur le support mobile me semble également buter sur l'extension du moi que l'objet représente et qui nous a protégé du spam jusqu'à présent. Sauf que nous acceptons de plus en plus des messages personnels émanants de notre connexion au réseau. Sur ce point, on doit à Twitter une certaine disruption.</p>

<p>En conclusion, nous sommes sans doute devant un nouveau changement. Mais celui-ci n'est pas dans le progrès de la technologie, il est dans l'évolution des conventions socio-numériques qui se sont établies et de savoir si les nouveaux services vont être assez malins pour que l'on soit ravi de ce qu'ils vont permettre, sans pour autant nous inquiéter sinon nous énerver par la compréhension de l'instrumentalisation de ce que nous sommes qu'ils seront obligés de faire. Ma certitude, c'est que l'individu ne déteste rien moins que les symboles visibles d'une médiatisation publique non-maîtrisée de lui-même.</p>]]>
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<title>Les blogs ne sont plus les conversations (1)</title>
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<modified>2008-06-28T13:26:30Z</modified>
<issued>2008-06-24T06:39:13Z</issued>
<id>tag:www.groupereflect.net,2008:/blog/1.1493</id>
<created>2008-06-24T06:39:13Z</created>
<summary type="text/plain">Ils ont été l&apos;avant-garde du web 2, mais le fait est que depuis maintenant bientôt deux ans, les blogs forment un écosystème assez stable, en fait depuis que l&apos;on a vu un plafonnement du nombre de billets. La conversation a...</summary>
<author>
<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Blogosphère</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Ils ont été l'avant-garde du web 2, mais le fait est que depuis maintenant bientôt deux ans, les blogs forment un écosystème assez stable, en fait depuis que l'on a vu un <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/04/la_tourbiere_te.html">plafonnement</a> du nombre de billets. <a href="http://www.internetactu.net/2008/03/31/la-conversation-a-t-elle-quitte-la-blogosphere/">La conversation a quitté la blogosphère</a>, titrait InternetActu il y a quelques mois, actant le fait que les discussions ont maintenant lieu dans pleins d'autres endroits, notamment Twitter et ses ersatz, mais aussi tous les réseaux sociaux, sans parler de ces bons vieux forums. Le fait est que s'ils sont toujours des conversations, selon la formule culte de Loïc Le Meur, ils sont de moins en moins en prise avec les conversations dans lesquelles ils s'inscrivent.<br />
Finalement, à la grande époque des blogs, les choses étaient simples. Les blogs étaient vraiment des conversations et il était assez facile de tracer le débat. Aujourd'hui, tout est disséminé et le fil d'un commentaire d'un billet n'est plus révélateur du débat qu'il suscite, ni même les billets qui lui font écho. D'ailleurs, s'il manque quelque chose peut-être, c'est d'un moyen d'afficher le nuage de conversations qu'un billet suscite auprès de celui-ci. Passons. <br />
Avec le temps, les blogs sont devenus un instrument de marketing web et un écosystème médiatique intermédiaire assez stable. Où sont les débats enflammés du journalisme citoyens ? derrière nous, tout simplement, puisque la participation fait partie des modèles de médias et leur interaction avec le réseau aussi. Les blogs se sont tout simplement intégrés dans l'environnement médiatique global, ils sont admis et certains sont même institutionnalisés. Ils sont aussi et encore cette sorte d'ascenseur permettant l'émergence de nouvelle voix hors circuits balisés.<br />
Ça me fait donc doucement rigoler quand j'entends et lit encore ici où là des élucubrations sur les dangers et puissance des blogs, notamment chez certains politiques. J'ai envie de dire qu'il y en a qui arrivent vraiment après la guerre ! Le paradoxe, c'est presque d'en entendre certains qui, constatant que le petit monde des blogues s'assagit, se rassurent en pensant qu'ils sont plus tranquilles et moins exposés. Dormez bien, les conversations n'en sont que plus soutenues et plus vives à l'échelle du <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/04/le_monde_est_so.html">web social</a>.</p>]]>

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<title>En attendant le RGAA (1)</title>
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<modified>2008-06-22T20:55:54Z</modified>
<issued>2008-06-22T20:54:53Z</issued>
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<summary type="text/plain">Parmi les douze milles choses qui auraient mérité un billet figurait le Plan Handicap du gouvernement, tellement la concrétisation opérationnelle des dispositions de la loi de février 2005 se fait attendre. Or, au prime abord, nulle annonce en ce sens...</summary>
<author>
<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<![CDATA[<p>Parmi les douze milles choses qui auraient mérité un billet figurait le <a href="http://www.travail.gouv.fr/actualite-presse/dossiers-presse/plan-handicap-visuel-pour-integration-pleine-entiere-vie-cite.html"</a> Plan Handicap du gouvernement, tellement la concrétisation opérationnelle des dispositions de la loi de février 2005 se fait attendre.<br />
Or, au prime abord, nulle annonce en ce sens et déception des tenants de <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/12/laccessibilite.html">l'accessibilité web</a>, un sujet qui avance malgrès, mais qui s'est aussi construit sur une exigence réglementaire appliquée au web public. <br />
Cela fait maintenant plus de quatre ans qu'<a href="">Accessiweb</a> existe, il passe même en <a href="http://www.blog-accessibilite.com/blog/2008/06/09/168-accessiweb-11-c-est-parti">1.1</a>, avec la promesse bienvenue d'une meilleure practicité. Entretemps, l'administration a lancé son référentiel, le <a href="http://rgaa.dgme.fr/">RGAA</a>, un instrument en attente de la reconnaissance officielle nécessaire à sa pleine intégration dans les projets publics (et les autres). <br />
Mais il ne faut pas désespérer. L'oeil avisé des militants a extrait des tréfonds de la communication gouvernementale l'annonce d'une <a href="http://blog.britoweb.net/post/2008/06/07/Le-RGAA-publie-avant-l-ete">publication du RGAA</a>, et donc d'une mise en opérations, au titre de la loi de 2005 dès cet été. <br />
Heureusement que nous sommes nombreux à n'avoir pas attendu pour intégrer cette exigence. En attendant, il faudra plus qu'une publication au JO pour inscrire l'exigence accessible web dans les têtes de ceux qui lancent des projets.</p>]]>

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<title>Réguler le web 2 ou faire face au changement qu&apos;il révèle ? (0)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/reguler_le_web_1.html" />
<modified>2008-06-28T13:30:24Z</modified>
<issued>2008-06-16T22:18:35Z</issued>
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<summary type="text/plain">Il n&apos;y a pas que les bacheliers qui révisent. En ces temps où je me trouve les deux mais prises à servir les besoins du mon (vraiment tout) petit dernier, je retrouve de manière plus prononcée le chemin de la...</summary>
<author>
<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<![CDATA[<p>Il n'y a pas que les bacheliers qui révisent. En ces temps où je me trouve les deux mais prises à servir les besoins du mon (vraiment tout) petit dernier, je retrouve de manière plus prononcée le chemin de la TV, medium progressivement délaissé par moi au profit du web. Dans ce contexte, une rediffusion de C dans l'air consacré aux médecins, s'est montré ce soir parfaitement caractéristique de l'air du temps et de ce qu'il me semble fréquemment se passer sur les plateaux. Après un reportage éclairant sur la manière dont les patients-internautes se sont saisis du net, avec passage par les blogs, les forums de Doctissimo, ou inévitablement Wikipedia, il était instructif d'entendre les représentants de la profession réagir à cette réalité.<br />
À les entendre, il y aurait le bon grain de l'ivraie. Le bon grain, ce serait les forums et les discussion où les patients cherchent à comprendre leur maladie et s'entraider pour la surmonter. L'ivraie, c'est de pointer les sujets qui parlent des médecins eux-mêmes et tout particulièrement de certains d'entre eux, et de pointer à ce propos l'absence de contrôle, de fiabilité, l'idée de diffamation est patente. La tentation surgie, au détour de cette discussion, de réguler tout ça et d'en repasser par des "institutions", mot valise désignant en creux des associations de malades notamment, où des instruments de régulation publique. Tout ça dans l'idée de fiabiliser le propos.<br />
J'avais envie de parler de cet exemple, car il est un peu comme les perles identiques que l'on enfile et qui finissent par faire un collier. Actuellement, je trouve que le collier est assez riche. Il y a comme un bruit de fond qui vise l'expression critique des utilisateurs.<br />
Mais dans la même émission, un des protagoniste m'a semble-t'il exposé un argument suffisamment bon pour juguler la tentation et faire passer la discussion à autre chose. Si les gens critiquent et comparent, c'est simplement qu'ils cherchent cela et que le système de le leur propose pas. Le thermomètre ne donne pas la fièvre, il montre le mal. À l'heure du web social et participatif, il s'appelle souvent manque de transparence et défaut de confiance. Il suffit de l'entendre et de changer de modèle, c'est finalement ce vers quoi le débat s'est dirigé. J'espère bien en voir d'autres comme cela plutôt que la vindicte à l'encontre du web social.</p>]]>

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<title>La communication des marques fâchée avec Wikipedia (0)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/la_communicatio.html" />
<modified>2008-06-28T13:30:44Z</modified>
<issued>2008-06-12T11:38:08Z</issued>
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<created>2008-06-12T11:38:08Z</created>
<summary type="text/plain">Il est méchant Wikipedia, il nuit et brouille la communication des marques, c&apos;est limite s&apos;il ne leur coûte pas de l&apos;argent. Voilà en gros ce qu&apos;explique Euro RSCG. Voilà une bonne illustration que la vraie page d&apos;accueil d&apos;une marque, c&apos;est...</summary>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Art, Société et TIC</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Il est méchant Wikipedia, il nuit et brouille la communication des marques, c'est limite s'il ne leur coûte pas de l'argent. Voilà en gros ce qu'explique <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39381669,00.htm?xtor=EPR-100">Euro RSCG</a>.<br />
Voilà une bonne illustration que la vraie page d'accueil d'une marque, c'est le résultat <strike>moteur de recherche</strike> Google sur son nom, sauf que bien campé en tête, il y a l'inévitable article Wikipedia.<br />
Alors, évidemment, la tentation est grande d'aller aligner le propos avec la communication "officielle", mais <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/08/siemens_et_la_t.html">l'exemple Siemens</a> a montré que ça pouvait mal finir. <br />
Au centre du problème, il y a la contradiction entre le fait que Wikipedia ne soit pas de la communication, mais de la connaissance, sauf que le résultat de recherche est bien, lui , signifiant de quelque chose en terme de valeurs de la marque. Comme pour un individu, il y a ce qu'il dit être et ce qu'en disent les autres, sauf que le changement à l'ère du web social, c'est qu'il exprime et rend visible cette seconde partie, alors qu'elle ne l'étais pas il n'y a pas si longtemps encore.<br />
Bref, Wikipedia c'est l'arbre qui cache la forêt, et il ne manque pas de capacités aux consommateurs desdites marques que ce qu'ils en disent ressorte. Il est temps de penser la communication et le marketing en phase avec la réalité du monde d'aujourd'hui. Les marques peuvent bien développer des trésors de communication, c'est au niveau de l'expérience partagée de leurs produits et services entre ceux qui les consomment que ça se passe. S'il y a contradiction entre le discours officiel et le vécu réel, c'est que le premier n'est pas bon.<br />
Sur le fond, je pense que cette histoire est plus <a href="http://www.veilledeuxzero.fr/wordpress/2008/06/10/wikipedia-et-communication-dentreprise-lecon-de-recuperation-par-euro-rscg/">un problème pour l'agence</a> que les marques qu'elle conseille et que Wikipedia est depuis longtemps déjà <a href="http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2008/06/euro-rscg-na-ri.html">un bouc émissaire bien pratique</a>. Si les stratégies de communication ne performent pas, ce n'est pas la faute de Wikipedia ou de je ne sais quoi, c'est qu'elles ne sont plus adaptées. Mieux, si ce que dit le web est un problème, c'est qu'il y a une solution à vendre et je ne parle même pas de référencement.<br />
Le comble, c'est qu'en pointant du doigt Wikipedia, tout le monde va s'empresser d'aller y prendre le message. Pas sûr qu'il s'agissait du but recherché ...</p>]]>

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<title>Wikipedia, locomotive du passage à l&apos;économie de la connaissance (0)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/wikipedia_locom.html" />
<modified>2008-06-28T13:30:53Z</modified>
<issued>2008-06-11T21:44:19Z</issued>
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<summary type="text/plain">Tarte à la crème des conférences, emblème du collaboratif (sinon du 2.0), Wikipedia est autant adulé que critiqué, ne serait-ce (mon préféré) qu&apos;en hérault de l&apos;l&apos;asservissement des masses numériques. J&apos;adore ce débat, qui reperce régulièrement et qui ne devrait pas...</summary>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Art, Société et TIC</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Tarte à la crème des conférences, emblème du collaboratif (sinon du 2.0), <a href="http://www.wikipedia.org/">Wikipedia</a> est autant adulé que <a href="http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-18753065.html">critiqué</a>, ne serait-ce (mon préféré) qu'en hérault de l'<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/03/valeur_ou_asser.html">l'asservissement des masses numériques</a>. J'adore ce débat, qui reperce régulièrement et qui ne devrait pas tarder à se signaler à nouveau tellement cette partie de l'économie de la connaissance que sont dictionnaire et encyclopédie est en train d'ériger le participatif au rang de pilier du business. Après <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39380988,00.htm">Larousse</a>, dont la communauté d'auteur semble prendre, voilà <a href="http://lafeuille.homo-numericus.net/2008/06/la-britannica-sauce-wikipedia.html">Britannica qui s'y colle</a>. Bertelsmann, pour sa part, s'est simplifié la vie en <a href="http://www.01net.com/editorial/378972/wikipedia-bientot-vendue-en-librairie/">commercialisant</a> directement Wikipedia.<br />
Dans les faits, les compétiteurs de Wikipedia ont choisis le modèle du réseau expert type <a href="http://en.citizendium.org/wiki/Main_Page">Citizendium</a>, également lancé par le "père" de Wikipedia. J'ai déjà parlé du fait que la <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/12/google_knol_ne.html">comparaison semblait vaine</a>. Même les finalités et positionnements ne me paraissent pas comparables. Peut-être qu'il peut y avoir de la lutte pour attirer les contributeurs, mais je ne pense pas que ce soit une denrée vraiment rare, malgrès la <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/05/la_regle_du_1.html">règle du 1%.</a>. En fait, je ne suis même pas certain qu'il y ait de la compétition d'avec Wikipedia. Il y a simplement le constat que faire appel à la foule est porteur et bon pour le business, sinon incontournable.<br />
Il ne faut donc peut-être pas chercher midi à quatorze heures et je m'en tiendrai à marquer le coup sur le registre qu'il y a des secteurs économiques tout ce qu'il y a de plus sérieux qui font leur révolution et qui, plutôt que d'élever des sacs de sables, se remettent en question, constatent que le monde a changé et <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2008/06/cest-wikipdie-q.html">s'alignent</a>. À bon entendeur ...</p>]]>

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<title>UGC, combien de divisions ? (0)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/ugc_combien_de.html" />
<modified>2008-06-08T20:43:21Z</modified>
<issued>2008-06-08T20:39:47Z</issued>
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<created>2008-06-08T20:39:47Z</created>
<summary type="text/plain">Lorsque le web 2 émergea et cru à très grande vitesse, il y eu un instant l&apos;illusion que tout le monde bloguerai puis serait socialement producteur en ligne. On sait depuis que les écosystèmes sociaux fonctionnent - grossièrement - sur...</summary>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Blogosphère</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Lorsque le web 2 émergea et cru à très grande vitesse, il y eu un instant l'illusion que tout le monde bloguerai puis serait socialement producteur en ligne. On sait depuis que les écosystèmes sociaux fonctionnent - grossièrement - sur un doux équilibre entre une minorité qui produit et impulse, une autre qui critique et interagit avec la seconde, une petit majorité qui ne fait que suivre avec plus ou moins d'acuité ce que font les deux autres.<br />
Il en est que la réalité d'une faible proportion de producteurs <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/rubriques/chiffre-cle-hebdo/080609-chiffres-cles/1.shtml">déçoit</a>, d'autres qui y voient une nouvelle <a href="http://www.internetactu.net/2007/10/18/comment-resoudre-linegalite-de-la-participation-en-ligne/">fracture</a> à résoudre, mais les deux ont bien conscience que le contenu produit par les utilisateurs est la base de bien des économies. </p>]]>
<![CDATA[<p>Paradoxalement, les principaux intéressés, je parle autant des services que de leurs utilisateurs actifs ne se posent pas ce genre de question. Cela alimente simplement polémiques et débats sur la viabilité des modèles, les risques sociaux et sociétaux induits. Je ne suis pas en train de dire qu'il n'y a pas de <a href="http://homo-numericus.net/spip.php?breve969">problèmes</a>, mais ils sont soient propres à l'économie en général, soient un écran de fumée fruit de la vive attention portée aux errements dans la recherche de la <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/la_serenpidite.html"Wmonétisation des maillages sociaux</a>, notamment ceux de Facebook. Dans les faits, il y a beaucoup de services sociaux profitables et pas uniquement des brûleurs de cash. <br />
J'ai donc envie de dire que l'on spécule plus qu'autre chose, mais il y a quand même quelques bonnes questions.</p>

<p>La première c'est qu'il ne me semble pas que l'on soit d'accord avec les éléments d'analyse. Nous ne sommes plus à l'ère des blogs, écosystème social simple, mais dans un univers social <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/03/les_usages_soci.html">hyper-complexe</a>. Dans ce contexte, personne n'a la même définition de ce qu'est "produire", "contribuer" ou même "consommer". et génère des chiffres qui s'entrechoquent. La vraie question est celle de l'influence. L'impact d'une discussion sur Twitter peut être plus puissant que bien des billets de blogs. L'audience, le sens, le poids des interactions, le contexte même jouent énormément.<br />
Pour ma part, je pense qu'il y a des questions d'équilibres et qu'ils sont propres aux conditions de chaque écosystème social. Faire du copier-coller a des limites en ce domaine.<br />
Je pense ensuite que l'on a de bons chiffres sur l'impact en terme d'attention et de confiance apportée par les consommateurs et internautes en général sur ce que leurs congénères produisent et font. D'ailleurs, le monde du marketing commence à sérieusement s'interroger sur le changement que cela produit, quand il n'est pas déjà en mouvement. Le vrai sujet, c'est donc d'appuyer sur le bouton vert plutôt que de s'interroger à son propos.</p>

<p>La seconde, c'est que, producteur ou pas, le fait est que nos actions sur le réseau produisent une représentation de nous. Il y a semble-t-il un gros tiers des jeunes qui <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/la_generation_y.html">se soucient de la maîtriser</a>, ce qui constitue au passage la véritable source de production de matière. Le fait d'être internaute nous fait être en ligne. Nous faisons partie de cette société que nous en ayons conscience ou non, que nous soyons soucieux de ce que cela signifie ou non surtout. En tous les cas la conscience de cela est de plus en plus établie. La <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/should_social_networks_be_regulated.php">régulation des usages sociaux</a> est dans l'air du temps, mais là où certains ont l'air d'envisager sa <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/la_societe_de_l.html">mise au pas</a>, il s'agit surtout de garantir ces bons vieux droits informatique et libertés que nous avons inventés il y a 20 ans en France. Il se trouve qu'on aurait de l'avance dans l'hexagone, mais la transformation de nos bonnes dispositions, la simple perception de la valeur qu'il y a là est loin d'avoir été perçue. Il serait temps.</p>]]>
</content>
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<title>La société de l&apos;information est une chance ! (0)</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/06/la_societe_de_l.html" />
<modified>2008-06-07T08:20:08Z</modified>
<issued>2008-06-06T20:08:18Z</issued>
<id>tag:www.groupereflect.net,2008:/blog/1.1482</id>
<created>2008-06-06T20:08:18Z</created>
<summary type="text/plain">Mode &quot;coup de gueule&quot; on. Eric Besson a du pain sur la planche et est bien seul à envisager le numérique sous l&apos;angle du progrès et comme source de bienfaits pour la société et l&apos;économie française de demain. Il ne...</summary>
<author>
<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Tribunes</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="en" xml:base="http://www.groupereflect.net/blog/">
<![CDATA[<p>Mode "coup de gueule" on. Eric Besson a du pain sur la planche et est bien seul à envisager le numérique sous l'angle du progrès et comme source de bienfaits pour la société et l'économie française de demain. <br />
Il ne suffisait pas des affres de la loi HADOPI qu'on apprend aujourd'hui qu'il s'étudie des <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/44018-filtrage-internet-neutralite-FAI-operateurs.htm">textes abracadabrantesques</a>, qui relèguent le <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/telecoms-fai/interview/0706/070601-giuseppe-de-martino-afa.shtml">spectre de l'été précédent</a> au rang de plaisanterie. Entre flicage pur et simple, signalement automatisé des infractions et obligation à supprimer les contenus non rafraîchis (sic), on hallucine à chaque paragraphe ou presque. Derrières de louables intentions à lutter par exemple contre la pédophilie, apparaissent de vrais opportunités de mise au pas. En fait, ça me fait un peu penser au Patriot Act en plus trash. </p>

<p>Il semblerai que ce soit un simple <a href="http://www.clubic.com/actualite-142920-charte-confiance-en-ligne-fai-gouvernement.html">brouillon</a>, mais je trouve que le simple fait de voir ce genre de choses être apparemment soumis pour avis aux FAI et hébergeurs vraiment très inquiétant. On attend leur réaction, mais déjà qu'ils étaient de mauvais poil avec HADOPI, ça ne risque pas de s'arranger.<br />
J'espère bien qu'un démenti bien senti va venir confirmer qu'il s'agissait d'une mauvaise blague et qu'au même titre qu'ils ont signifié un carton jaune à HADOPI, le <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39381510,00.htm?xtor=EPR-100">Conseil d'Etat</a>, la <a href="http://www.numerama.com/forum/index.php?showtopic=84320">CNIL</a> et l'<a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39381371,00.htm">ARCEP</a> joueront leur rôle de garde-fou, notamment contre, encore une fois, l'idée de faire passer la "régulation" recherchée par des circuits autres que ceux de la Justice.</p>

<p>Et puis, ce n'est pas comme si le genre de stupidité qu'on entrevoit dans ce texte ne s'appliquait pas aussi à <a href="http://securite.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-une-ong-denonce-un-projet-gouvernemental-comme-liberticide-aux-consequences-importantes-pour-les-entreprises-18300.html">tout hébergeur en puissance</a> que sont quantités d'entreprises, institutions ou organisations. Et puis, ça sert à quoi, simplement pour la France, avec tout ce qui est proposé par des offreurs de services hors du territoire et du continent, de même que leurs serveurs. Facebook ou MySpace par exemple. Ça reviendrait encore une fois à plomber DailyMotion au profit de YouTube. Qui sont ces gens qui pensent que l'Internet français vit en silot isolé du reste du monde ? voilà encore des idées qui, si elles étaient appliquées, ruineraient purement et simplement la belle économie numérique chère à Eric Besson.<br />
En tous les cas, je pense que ça va bien et qu'il est temps que les acteurs du net, que l'économie numérique française se signale bien fort pour faire savoir qu'il est temps de penser la société de l'information autrement que comme un risque, de travailler AVEC elle plutôt que le contraire.</p>]]>

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<title>Web social, le thermomètre que les marques ignorent (0)</title>
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<modified>2008-06-28T13:31:05Z</modified>
<issued>2008-05-27T21:11:26Z</issued>
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<name>Alexis MONS</name>

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<dc:subject>Blogosphère</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Stupéfaction. Alors qu'il est établi depuis un bon moment qu'un gros tiers de la population parle et produit du contenu, notamment sur les produits et marques dont elle use, <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/when_user-generated_content_goes_bad.php">la proportion des responsables marketing US à suivre ces discussions est faible</a>. Ceux qui développent une veille active sont vraiment minoritaires. Moi qui attendait du <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/09/quand_les_marqu.html">dialogue</a> il y a presque 10 mois, je me rend compte qu'on est encore au stade de la stimulation de l'écoute ! Si quelqu'un a des chiffres, j'aimerai bien savoir ce qu'il en est France sinon en Europe ?<br />
Manuel, tu as bien raison d'<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/sciences_po_int.html">évangéliser</a>. Pourtant, cela fait un bon moment que l'on sait que ce que se disent les internautes entre eux <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/11/quand_la_lectur.html#more">jouent énormément</a> sur les décisions d'achats. Comme quoi, il y a encore du chemin à faire !<br />
Cela dit, l'enquête de Jupiter Research ici <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/when_user-generated_content_goes_bad.php">relatée</a> apparaît bien défensive. Or, l'expérience montre que la prise de parole est tout sauf nécessairement négative. Il y a aussi de beaux testimoniaux, des critiques construites et argumentées, enfin des expressions d'usages des produits et services qui ressemblent à de vraies mines d'or. Il y a donc du minerai à extraire, mais c'est vrai que quelques cas connus, et même <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/08/la_sncf_donne_l.html">vécus</a> sur ce blog, montrent qu'il y en a qui se soucient de ce que l'on dit d'elles. Frilosité, dénigrement ou aveuglement, à l'heure du web social, il est étonnant de voir si peu d'attention sur ce qui se dit de ce qu'ils ont en charge.</p>]]>

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<title>Fin de la récréation sociale, place au résultats sociaux (2)</title>
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<issued>2008-05-27T09:14:41Z</issued>
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<name>Alexis MONS</name>

<email>alexis.mons@groupereflect.net</email>
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<dc:subject>Art, Société et TIC</dc:subject>
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<![CDATA[<p>C'est le printemps des <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/social_war.html">grandes manoeuvres</a> sur les réseaux sociaux et vu l'évolution des choses, ça se comprend. Le secteur cherche sa monétisation et en a sérieusement besoin car l'essoufflement s'affirme, en tous les cas chez les grands généralistes<br />
Il y a quelques semaines, <a href="http://www.theregister.co.uk/2008/05/08/myspace_missed_targets/">MySpace décevait sur ses résultats</a> et Facebook n'en fini pas de générer du <a href="http://www.techcrunch.com/2008/05/17/facebooks-glass-jaw/">scepticisme</a> sur sa stratégie. Inquiétude confirmée avec une <a href="http://mashable.com/2008/05/20/facebook-traffic-decline/">baisse de 10%</a> de son audience sur un mois. <br />
Pendant ce temps, il y en a qui tirent leur épingle du jeu, notamment <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/social_search_at_linkedin.php">LinkedIn</a>. D'ailleurs, de plus près, ce sont bien les réseaux ciblés qui ont le vent en poupe. Comble de l'ironie, ils vivent fort bien et essentiellement de bons vieux comptes payants. Comme quoi c'est <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/12/eloge_du_payant.html">dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes</a>. Personnellement, j'ai toujours penser réconcilier le bénéfice utilisateur avec le modèle économique avait le mérite de la cohérence.<br />
La réalité que tout cela dessine, c'est que les utilisateurs maturent vite. Facebook est un réseau à tout faire, ce qui revient dans ce cas à être un lieu de maillage au plus petit dénominateur commun. Un lieu de <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/la_serenpidite.html">sérenpidité</a>, où l'on se découvre, mais pas un lieu où l'on transforme. <br />
Or, j'ai bien peur qu'ayant maintenant appris et goûté, les utilisateurs aient envie d'autre chose que de futilité. D'où visiblement le succès de réseaux à plus fort positionnement, homogénéité de sens, meilleure teneur en résultat effectif. Facebook ou MySpace, c'est bien pour trouver et acquérir, pas pour transformer. Les utilisateurs ont appris, ils veulent maintenant du ROI.<br />
On verra bien si la tendance se confirme, mais je pense que l'idée <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/05/myspace_faceboo.html">d'être au centre</a>, que les utilisateurs préféreront maîtriser depuis un lieu unique, tape à côté. Il me semble que les gens attribuent plus qu'on ne le pense un objet bien précis aux différents services qu'ils utilisent et que le vieux principe qu'un bon outillage varié vaut mieux qu'un outil à tout faire a du sens. Quand par ailleurs, on sait que les gens aiment à segmenter les choses, mettre des barrières ou au contraire des passerelle entre leurs différents lieux d'action en réseau, la maîtrise est bien du côté de l'utilisateurs et cela me semble une erreur de la retourner au profit du service. L'utilisateur est au centre, c'est lui qui est en réseaux. Les gens apprennent, ils n'ont pas besoin de choses simples. Ils ont besoin de choses maîtrisables, de choses qu'ils peuvent orienter selon leurs propres objectifs. </p>]]>

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