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	<title>Le blog groupe Reflect &#187; Alexis MONS</title>
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	<description>attention marketing</description>
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		<title>Le marketing des destinations à l&#8217;ère des données ouvertes</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 08:46:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[E-territoires]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Marketing]]></category>
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		<description><![CDATA[C'est la fin de l'été et nous allons parler Tourisme. Pourquoi ? parce que c'est un de mes domaines préférés, bien en pointe dans la mutation impulsée par les usages numériques et généralement révélateurs de ruptures. A ce titre, je vais vous expliquer qu'il va être le siège d'une nouvelle bataille dans l'accès à une ressource inattendue pour lui : les développeurs. Une compétention emblématique d'une approche marketing qui concernera bientôt pratiquement tout le monde. Bienvenu à l'ère des organisations plateformes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est la fin de l&#8217;été et nous allons parler Tourisme. Pourquoi ? parce que c&#8217;est un de mes domaines préférés, bien en pointe dans la mutation impulsée par les usages numériques et généralement révélateurs de ruptures. A ce titre, je vais vous expliquer qu&#8217;il va être le siège d&#8217;une nouvelle bataille dans l&#8217;accès à une ressource inattendue pour lui : les développeurs. Une compétention emblématique d&#8217;une approche marketing qui concernera bientôt pratiquement tout le monde. Bienvenu à l&#8217;ère des organisations plateformes.</p>
<h3>De l&#8217;art de fabriquer des silots à grain</h3>
<p>Je lisais récemment de beaux papiers sur la performance des fonctionnalités de recherches sur les sites de Tourisme. L&#8217;occasion de repenser aux SIT (Systèmes d&#8217;Informations Touristiques), dont le développement et l&#8217;énergie qu&#8217;ils engloutissent fait penser à Sisyphe.<br />
Il y a l&#8217;hétérogénéité des systèmes et les modèles pas vraiment ouverts qui les peuplent. Passons. Il y a surtout, derrière l&#8217;idée de consommateurs experts, pour lesquels la décision sera d&#8217;autant plus acquise que les produits soient filtrables et triables à discrétion grace à un niveau de description super exigeant, sans parler des données chaudes que sont notamment celles des disponibilités.<br />
C&#8217;est une erreur de s&#8217;enfermer dans cette approche à mon sens. Elle a en effet tous les attributs pour s&#8217;imposer une dictature des prix. D&#8217;une part en raisonnant en terme de produits banalisés interchangeables, d&#8217;autre part en externalisant l&#8217;expertise chez le client, donc en la perdant. Après, on vient me parler d&#8217;affinitaire, de marketing de l&#8217;expérience. Cherchez l&#8217;erreur. Cela dit, il y a aussi du low-cost ou du &laquo;&nbsp;meilleur prix&nbsp;&raquo;, sans parler des sites de comparaison. Comme en e-commerce en général, la pression est très forte pour exister aux yeux d&#8217;un public prétendument avide d&#8217;opportunités.<br />
En tout état de cause, nous voilà avec des systèmes gavés de données, dont la maintenance est lourde et coûteuse, d&#8217;autant plus quand elle s&#8217;appuie sur une collecte associée à des organisations non liées par des liens de subordination.</p>
<h3>Des apps à la pelle, mais pour quoi faire ?</h3>
<p>Si l&#8217;on pouvait douter d&#8217;autant de moyens dépensés à nourrir les SIT, ce n&#8217;est plus le cas si l&#8217;on considère l&#8217;engouement associé aux applications mobiles. Il est tel, et suffisamment appuyé par des études <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/morgan_stanley_mobile_internet_market.php">définitives</a>, que je vais vous épargner d&#8217;en faire des tonnes.<br />
Ce qui est par contre certain, c&#8217;est que l&#8217;on assiste à la production de profusions d&#8217;applications clones, selon la conviction que le consommateur est inévitablement demandeur du guide touristique de la destination et que c&#8217;est de la responsabilité du management de la destination de le faire. En conséquence de quoi, les destinations dépensent de l&#8217;argent à développer des applications et à les promouvoir. Extension du domaine des plateformes me direz-vous. En effet, avec l&#8217;avantage que soit le contenu est parfaitement froid, soit il sort du SIT et qu&#8217;on peut même se dire qu&#8217;on fait une bonne affaire à valoriser cette montagne de données qui coûte si cher.</p>
<p><strong>Il y a pourtant bien mieux à faire.</strong></p>
<h3>Libérer les données pour libérer les usages</h3>
<p>Les grandes idées viennent toujours du terrain et c&#8217;est une vérité fondamental de l&#8217;économie moderne. On avait donc regardé avec amusement ou circonspection les promoteurs de l&#8217;open data, libération des données en bon français, ferrailler contre la puissance publique. L&#8217;exemple anglais est bien connu.<br />
Depuis, l&#8217;opendata a fait son chemin et démontré ses possibilité. Les fondus d&#8217;e-government connaissent bien les <a href="http://www.data.gov/">initiatives de l&#8217;administration Obama</a> ou encore <a href="http://www.freeourdata.org.uk/">FreeOurDatas</a>. En France, l&#8217;exemple vient de <a href="http://owni.fr/2010/06/14/liberation-des-donnees-on-ne-reviendra-pas-en-arriere/">Rennes</a>.<br />
De quoi s&#8217;agit-il ? Plutôt que d&#8217;inventer des services, de financer des applications et de s&#8217;évertuer à les faire adopter par le public qui n&#8217;a rien demandé, il s&#8217;agit d&#8217;investir dans la viabilité et la qualité du gisement de données, de l&#8217;ouvrir par des APIs et web services ouverts et de superviser l&#8217;appropriation par la société et l&#8217;économie. Ainsi, à Rennes, des tas d&#8217;applications mobiles sont nées en quelques mois, exploitant le gisement de données ouvertes concernant les transports publics. Aucune de ces applications n&#8217;a coûté à la collectivités.</p>
<p>Nous sommes ici typiquement dans une logique ouverte qui consiste à <strong>créer un écosystème économique</strong>, permettant de démultiplier le champ des initiatives au maximum, de ne surtout pas se priver d&#8217;une bonne idée et d&#8217;impulser une offre de service riche et diversifiée. Une offre que le détenteur des données ne pourrait même pas s&#8217;imaginer mettre en oeuvre en rêve.<br />
Evidemment, la contrepartie, on perd du contrôle, d&#8217;une part, et on gagne d&#8217;autre part l&#8217;obligation de garantir le service d&#8217;accès aux données. Une obligation que l&#8217;on avait déjà tacitement de toute façon. En retour, les service et les usages se développent beaucoup plus vite, à coût très faible, suscitant de fait l&#8217;espérance d&#8217;avoir là un vai moteur de développement économique, confère <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/76/alexis-mons/">ma sortie dans RSLN Mag</a> en ce début d&#8217;année, quand je disais que la puissance publique cherche de la croissance alors qu&#8217;elle est assise dessus : <strong>libérons les données publiques !</strong></p>
<p>Comme vous l&#8217;avez compris, ce que je dis, c&#8217;est que les destinations feraient mieux d&#8217;<strong>investir dans l&#8217;opendata</strong> que de s&#8217;ingénier à dépenser l&#8217;argent qu&#8217;elles n&#8217;ont pas dans des applications qui se ressemblent toutes et que personne n&#8217;a demandé.</p>
<p>Je le pense tellement fort que je sais que l&#8217;accès aux données, mais aussi aux contenus, est un sujet récurrent et déplaisant au sein du management interne de la destination. Les professionnels, à qui on demande de fournir de la données, toujours plus de données d&#8217;ailleurs, voient souvent cela plus comme une obligation bureaucratique que comme une contribution à la qualité du bien commun qu&#8217;est la destination, sans parler de valeur de marché. S&#8217;ils pouvaient bêtement réexploiter eux-même ce gisement, grâce à un framework simple sinon de bêtes widgets, sans doute verraient-ils d&#8217;un autre oeil l&#8217;exercice et l&#8217;effort qu&#8217;on leur impose.</p>
<h3>Les applications, nouvelle fracture numérique entre les destinations</h3>
<p>Je le pense tellement fort que je ne peux que constater qu&#8217;il n&#8217;y a pas que les destinations qui produisent des applications. C&#8217;est un vrai marché, surtout sur les endroits qui sont porteurs, bien entendu. Il suffit d&#8217;aller taper n&#8217;importe quel nom de ville ou de territoire dans l&#8217;app-store et de compter les applis. Essayez, c&#8217;est éclairant !<br />
Outre l&#8217;hétérogénéité des données, donc de l&#8217;information et de l&#8217;image de la destination que l&#8217;on observe entre ces applications, la mise à disposition de données ouvertes permettrait au management de la destination de s&#8217;assurer d&#8217;un minimum de cohérence dans l&#8217;information et le contenu.</p>
<p>Mais surtout, on ne peut que constater déjà, qu&#8217;il y a <strong>fracture entre destinations riches, naturellement génératrices d&#8217;applications, et les autres qui doivent se les payer !</strong> Au moins les secondes peuvent-elles espérer, avec de l&#8217;opendata, abaisser l&#8217;équation économique qui pèse sur la non-réalisation d&#8217;application. L&#8217;exemple de Rennes a bien montré que cette approche faisait émerger des services de niches, impensables autrement, outre la vitesse, sans comparaison aucune, avec laquelle le bouquet de services se développe.</p>
<h3>Sortir de l&#8217;impasse, changer de modèle, prendre le risque de l&#8217;innovation</h3>
<p>Tout ceci est très séduisant pour nous qui baignons dans l&#8217;IT, qui sommes à l&#8217;aise avec les licences libres, creative commons, sans parler du Saas ni du Cloud. C&#8217;est même excitant d&#8217;envisager les modèles de développement <em>crowdsourcés</em> ou similaires à l&#8217;open-source qu&#8217;ils représentent. C&#8217;est ce que l&#8217;on appelle (donc) les <em>organisations plateformes</em>, car elles se positionnent comme des écosystèmes de développement de services.<br />
Nous, agences, sommes parfaitement à l&#8217;aise avec cela car il est dans notre nature de gérer l&#8217;hétérogénéité de compétences que cela requiert, plus la culture du réseau. Il en va autrement pour le politique ou le manager de destination. <strong>S&#8217;imaginer que l&#8217;avenir d&#8217;un CRT réside dans l&#8217;animation de communautés de développeurs ne va de soit</strong>.</p>
<p>C&#8217;est pourtant ma conviction qu&#8217;à l&#8217;instar du datajournalism qui disrupte les médias actuellement, le marketing va vivre une nouvelle révolution à l&#8217;aune de l&#8217;<em>opendata</em> et des <em>organisations plateformes</em>. Le tourisme me paraît plus concerné que d&#8217;autres.</p>
<p>L&#8217;avenir appartient aux audacieux. Qui veux jouer avec moi ?</p>
<p><a title="Appstream for iPad by 713 Avenue, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/seven13avenue/4843705180/"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4150/4843705180_ce637ccd15.jpg" alt="Appstream for iPad" width="500" height="332" /></a></p>
<p>Illustration par <a href="http://www.flickr.com/photos/seven13avenue/4843705180/">713 Avenue</a></p>
<p>Retrouvez également cet article <a href="http://owni.fr/2010/08/31/marketeux-liberez-vos-donnees">sur Owni</a></p>
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		<title>Web isn&#8217;t dead, it&#8217;s the economy, stupid !</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 09:41:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art, Société et TIC]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Anderson]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[google]]></category>

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		<description><![CDATA[Le web est mort, c'est la discussion du moment. Elle était préméditée, est arrivée à l'heure et déclenche le débat. Mais de quel débat on parle ? Tout ceci me paraît un peu artificiel, en tout état de cause plus proche de considérations de légistes que de projections sur l'avenir ? Le web n'est pas mort, il est juste devenu moins intéressant dans le business. Faire un site web quand un veut développer du business est devenu une mauvaise réponse, tout au moins une partie secondaire de la réponse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le web est mort, c&#8217;est la discussion du moment. Elle était <a href="http://owni.fr/2010/08/03/le-web-mort-autant-se-demander-si-le-papier-lest-aussi/">préméditée</a>, est arrivée <a href="http://www.wired.com/magazine/2010/08/ff_webrip/">à l&#8217;heure</a> et déclenche <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/the_web_is_undead.php?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb+(ReadWriteWeb)&amp;utm_content=Google+Reader">le débat</a>. Mais de quel débat on parle ? Tout ceci me paraît un peu artificiel, en tout état de cause plus proche de <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/07/reflexions-sur-la-nature-profonde-des-choses.html?parole_d_expert">considérations de légistes</a> que de projections sur l&#8217;avenir ?  <strong>Le web n&#8217;est pas mort</strong>, il est juste devenu moins intéressant dans le business. Faire un site web quand on veut développer du business est devenu une mauvaise réponse, tout au moins une partie secondaire de la réponse.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on nous apprend que nous ne savions pas déjà ? la réponse est RIEN</strong></p>
<ul>
<li>Que le mobile tend à devenir la plateforme d&#8217;usages majoritaire dans l&#8217;avenir proche ? C&#8217;est déjà <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/morgan_stanley_mobile_internet_market.php">dans le tuyau</a>, on attend juste que ça arrive.</li>
<li>Qu&#8217;il y a un déplacement manifeste du web &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;, donc du marché du search, vers [ce qu'on appelle à tort] les médias sociaux ? Ça aussi <a href="http://www.zdnet.fr/blogs/media-tech/publicite-dans-les-reseaux-sociaux-5-de-l-internet-et-50-pour-facebook-aux-usa-39753916.htm">c&#8217;est en train de se faire</a>.</li>
</ul>
<p>Alors ok, c&#8217;est <strong>Chris Anderson qui dit que la page s&#8217;est tournée</strong> et il faut sans doute ce genre d&#8217;autorité pour que le message soit bien reçu et que cela nous aide, travailleur de l&#8217;ombre, à enfoncer le clou auprès de clients qui continuent à penser que leur stratégie se résume à <a href="http://adage.com/cmostrategy/article?article_id=145351">refaire un site corp.</a> (non, je ne parlerai pas de France.fr) ou un jeux-concours sur Facebook, comme les copains. C&#8217;est très bien que ce soit dit. <strong>Rendons grâce, il le fallait.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong><strong><img class="alignright size-full wp-image-2780" title="Capture d’écran 2010-08-19 à 10.41.24" src="http://www.groupereflect.net/blog/wp-content/uploads/2010/08/Capture-d’écran-2010-08-19-à-10.41.24.png" alt="Capture d’écran 2010-08-19 à 10.41.24" width="250" /></strong><strong>J&#8217;aime bien le petit tableau avant/après</strong> d&#8217;Anderson. Il me rappelle les Web 1.0 vs Web 2.0 du bon vieux temps. Comme ceux-là, je ne l&#8217;aime pas car il nous enferme dans des idées grossières et dangereuses, il nous enferme surtout dans des outils. Il me semblait qu&#8217;on avait tous compris que le futur du web 2.0 ce n&#8217;était pas le web 3.0, mais changer le monde. Raté.</p>
<p><strong>Les apps sont un grand succès, mais le navigateur n&#8217;est pas mort</strong>. Il a déjà vaincu les widgets et gadgets de bureau, qui sont elles les grandes victimes <span style="text-decoration: line-through;">des apps</span> de console de commodités portable et configurables que sont devenus nos téléphones. Les apps sont des commodités, des choses que l&#8217;on adopte.  Le vrai changement n&#8217;est pas le navigateur, c&#8217;est l&#8217;ordinateur. <a href="http://www.rafi.com/sam_suffi/2010/02/disons-le-tout-de-suite-je-naime-pas-apple-le-culte-aveugle-convenu-et-imbécile--comme-tous-les-cultes--quon-voue.html">D&#8217;autres que moi ont fort bien dis que smartphones et autres tablettes sont la mort de l&#8217;informatique personnelle et domestique</a>, que l&#8217;ordinateur est (re)devenu un outil de travail, une machine complexe pour gens compétents. Les apps, c&#8217;est simple et ça ma grand-mère s&#8217;en sert et sait à quoi ça lui sert.</p>
<p><strong>Parler d&#8217;abonnement, installation ou souscription en lieu et place de syndication n&#8217;est que de la sémantique</strong>. Du moment que c&#8217;est l&#8217;utilisateur qui prend la décision de s&#8217;approprier le service, peu importe la nature de cette appropriation. Les gens ne portent pas de valeur à la technologie. Ils s&#8217;en servent, elles les sert, et s&#8217;il y a mieux ou que ça ne marche pas autant qu&#8217;ils le souhaitent, ils en changent. Les geeks, c&#8217;est fini, place à des masses qui n&#8217;ont aucun mysticisme de la technologie.</p>
<p><strong>Que l&#8217;on soit passé du free au freemium est un défonçage de porte ouverte</strong>. Chris Anderson ne fait même pas sa propre pub, il ne fait que constater que le freemium est le modèle gagnant de l&#8217;après-crise. Ceux qui découvrent l&#8217;information ont certainement du rester déconnectés dans les dix-huit derniers mois. L&#8217;innovation, elle est maintenant dans <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/09/chris-anderson-et-leconomie-de-lattention.html?parole_d_expert">l&#8217;après-freemium</a> !</p>
<p>Non, <strong>la seule vraie chose pertinente, c&#8217;est du passage des !! à ?? derrière Google</strong>. Pourquoi ? parce que ça parle marché, économie, la seule chose qui compte !</p>
<p>On le sait bien, <strong>Google a perdu la bataille du web social</strong>. <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/04/fin-de-cycle-pour-le-web-social.html?parole_d_expert">Les grands réseaux l&#8217;ont gagné</a> et celui du monde occidental s&#8217;appelle Facebook.</p>
<p><strong>Google a failli perdre celle de la mobilité</strong>, mais il a réussi à se placer avec Android. Il est donc toujours là dans le mobile, avec quand même une question sur les apps et la monétisation de son économie du lien, car le search reste une simple commodité parmi d&#8217;autres sur cette plateforme.</p>
<p><strong>Il faut donc souhaiter à Google que le web ne soit pas mort, car c&#8217;est après-tout son coeur de business</strong>.  Si on se dit que le web a perdu la position en terme de fidélisation et de commodité (apps) et que les plateformes sociales ne sont plus du web mais une surcouche et des environnements cross-platforms, <strong>le web n&#8217;est presque plus que du search</strong> vers du contenu ou des plateformes. Normal que les comptes de Google soient bon, malgré la crise. Normal que les Ads se portent bien.</p>
<p><strong>Google est révélateur du changement</strong> car il est <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703309704575413553851854026.html?mod=WSJ_hps_LEADSecondNewsCollection">bousculé sur ses fondamentaux</a>.  Le web n&#8217;est pas mort, mais il n&#8217;est plus l&#8217;alpha et l&#8217;omega des usages de l&#8217;internet. Chris Anderson a bien choisi son titre. Nous assistons à une nouvelle relecture de la nouvelle économie, où c&#8217;est la modification du terrain de jeu par l&#8217;extérieur qui remet en cause les positions. Google était indétronable sur le web, mais si le web est remis en perspective, ce n&#8217;est plus le même jeu.</p>
<p><strong>Le seul vrai marché est celui des usages</strong>, il vit d&#8217;innovation pure, sans distinction de hard, de soft ou de plateforme.  Comme je le disais en introduction, c&#8217;est une erreur de raisonner en outil, en système ou en ce que vous voulez, la seule chose qui est sûre, ce sont les usages et à travers eux le sens que les gens donnent aux choses.</p>
<p><strong>Le web n&#8217;est pas mort, il est juste ramené à ce qu&#8217;il est : un moyen</strong> parmi d&#8217;autres, dans une palette toujours plus riche et étendue de modalités pour faire des choses pour nous les hommes. C&#8217;est ça l&#8217;histoire de l&#8217;internet, l&#8217;extension du champ des modalités.  Vive l&#8217;internet et à travers lui un nouvel art de vivre et un vivre ensemble que nous construisons chaque jour loin d&#8217;institutions qui n&#8217;ont pas compris et d&#8217;une économie qui a encore du mal à l&#8217;entendre.</p>
<p><strong>Le vrai débat, il est sur les valeurs</strong> et la manière de <a href="http://www.fastcodesign.com/1662045/5-branding-commandments-for-the-post-crash-economy">créer de la confiance</a> et un environnement fructueux de business et de relation entre les clients/usagers et les marques/entreprises/acteurs qui veulent avoir de la relation/business/engagement avec eux.</p>
<p><img src="http://owni.fr/files/2010/06/future-3.jpg" width=550"></p>
<p>Billet à relire également sur <a href="http://owni.fr/2010/08/19/web-isn’t-dead-it’s-the-economy-stupid/">Owni</a></p>
<p>Illustrations CC FlickR par <a href="Illustrations CC FlickR par Laughing Squid, anitakhart">Anitakhart</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Réflexions sur la nature profonde des choses</title>
		<link>http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/07/reflexions-sur-la-nature-profonde-des-choses.html?parole_d_expert</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 08:17:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le discours usuel sur le web social est improductif, tout comme l'est ce que l'on peut généralement lire ici où là sur le web en général. Il est improductif parce qu'il n'apporte que très rarement de vraies justifications à l'investissement durable là-dedans et je ne parle même pas de donner du sens. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le discours usuel sur le web social est improductif</strong>, tout comme l&#8217;est ce que l&#8217;on peut généralement lire ici où là sur le web en général. Il est improductif parce qu&#8217;il n&#8217;apporte que très rarement de vraies justifications à l&#8217;investissement durable là-dedans et je ne parle même pas de <strong>donner du sens</strong>. J&#8217;ai évidemment en tête <a href="http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&amp;id_article=12071">Solow</a> mais dans le fond, si personne ne doute de l&#8217;intérêt à digitaliser, cela relève d&#8217;une démarche outil, de problématiques de productivité ou de performance. Même l&#8217;e-commerce est traité comme un canal, ou un moyen, alors qu&#8217;en fait c&#8217;est du commerce tout court.</p>
<p>Il est dans ma nature de geindre régulièrement face aux approches à base d&#8217;outils magiques, de solutions sur étagères ou hors-sol, bref <strong>des approches déconnectées de la réalité de base qu&#8217;elles sont sensées transformer</strong>. Cela dit, je veux bien admettre qu&#8217;il m&#8217;arrive d&#8217;être un peu schizophrène, en bon marchand de pelle que je suis. Mais comme l&#8217;a dis Jobs l&#8217;autre soir, on essaye de faire mieux tous les jours.<br />
J&#8217;adore attaquer mes auditoires sous l&#8217;angle des usages. Il est toujours fascinant de voir que personne ou presque ne sait ce que c&#8217;est. <strong>Les usages et les usagers sont ailleurs</strong>. On ne les comprend pas et quand on essaye de le faire, ils dérangent la pensée établie. Le client/usager est un empêcheur de tourner en rond. Heureusement, il y a les taux de conversions qui ont l&#8217;avantage de niveler tout ça, avec un bon cadran et des leviers de commandes. En plus ça marche. Mais, à l&#8217;heure où on nous rabâche les oreilles que les gens changent et que les cerveaux mutent, il serait peut-être utile de comprendre ce qui se passe, sinon d&#8217;envisager ce qui va se passer.</p>
<p>Là est la source de tous nos maux car, jusqu&#8217;à présent, <strong>l&#8217;essentiel de notre énergie a été consacrée à faire des autopsies</strong> pour tacher de comprendre les choses qui s&#8217;étaient produites. Nous sommes les chirurgiens de la Renaissance qui disséquons des cadavres à la recherche de la vérité. Je garde personnellement un souvenir de l&#8217;accélération pré-web 2.0, quand il est clairement apparu que les gens faisaient des choses que personne n&#8217;avait vraiment envisagé. L&#8217;utilisateur lambda a des usages qu&#8217;il ne conceptualise sans doute pas lui-même, sauf qu&#8217;ils ont un sens et des résultats suffisamment puissants qu&#8217;ils en arrivent à s&#8217;imposer à nous. <strong>Nous subissons les événements</strong>, littéralement. Le train est lancé plein gaz. Personne ne sait où il va et on ne peut pas en descendre. Voilà la réalité.</p>
<p>A défaut de compréhension globale, nous sommes donc enfermés dans de la plomberie ou de la tactique. Tout n&#8217;est que <strong>discours de tacticien sinon de technicien</strong>. Et quand cela parle d&#8217;études de cas, cela relève de la médecine légale. Ce sont des autopsies. Leurs leçons ne valent que pour le passé, leur transposition est aléatoire.<br />
Pourtant, <strong>les exemples de réussites outrancières ne manquent pas</strong> avec, au hasard, Google, Apple Zappos ou Obama. La particularité de ces gens, c&#8217;est qu&#8217;ils ne pensent pas en tacticiens. <strong>Chacun d&#8217;eux a compris la véritable nature du monde à l&#8217;ère digitale</strong>. Ils n&#8217;ont pas cherché à transposer quelque chose de connu, ils ont proposé une réponse totalement revisitée d&#8217;un sujet. Google n&#8217;est pas un moteur de recherche, l&#8217;iPod n&#8217;est pas un lecteur mp3, Zappos n&#8217;est pas un e-commerçant de la chaussure et Obama n&#8217;est pas devenu président en lançant un réseau social. Google a revisité le web en tant que champ informationnel et documentaire, Apple a proposé un nouveau marché de consommation de la musique, Zappos fait de la chaussure un service et Obama a inventé une autre façon de militer et de faire campagne. Quatre choses uniques et non reproductibles car elles dépendent du regard et de la compréhension profonde de leurs porteurs. Accessoirement, cela ne s&#8217;est pas fait en un jour. C&#8217;était déjà le cas pour Rome.</p>
<p><strong>Le monde est devenu hyper complexe et change à grande vitesse</strong>. Il n&#8217;y a plus de solution sur étagère, il n&#8217;y a pas de recettes miracles. Il n&#8217;y a que de la compréhension des marchés, de sociétés, des gens, quelque chose qui n&#8217;a plus de sens autrement que dans une connectivité au réel qui permet d&#8217;être synchrone avec les événements. Voilà le comble. La justification est évidente, pour peu qu&#8217;elle soit admise et comprise. Qui prend la peine de commencer par s&#8217;en soucier ?<br />
Oui, je parle d&#8217;innovation et même d&#8217;<strong>innovation sociale</strong>. Je parle surtout d&#8217;aptitude à se remettre en question, à changer de position, à regarder les choses avec un oeil neuf. Certains nous disent que changer dérange, mais dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, il faut savoir ce que l&#8217;on veut. Changer ne se décrète pas, changer se fait ensemble, changer c&#8217;est se connecter au monde, pas au passé.</p>
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		<title>Libération de la donnée publique : just do it !</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 21:04:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribunes]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;époque du grand emprunt et de la parenthèse d&#8217;intérêt pour les gisements de croissance de notre beau pays qu&#8217;il a constitué, RSLN Mag avait posé la question de savoir ce que l&#8217;on pouvait bien faire. Je m&#8217;étais alors permis de dire que, plutôt que de chercher bien loin, l&#8217;Etat et la puissance publique en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;époque du grand emprunt et de la parenthèse d&#8217;intérêt pour les gisements de croissance de notre beau pays qu&#8217;il a constitué, <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/">RSLN Mag avait posé la question</a> de savoir ce que l&#8217;on pouvait bien faire. Je m&#8217;étais alors permis de dire que, plutôt que de chercher bien loin, l&#8217;Etat et la puissance publique en général était assise sur un colossal gisement de valeur : <strong>la donnée publique</strong> !</p>
<h3>2010, printemps des données ?</h3>
<p>Plus personne ou presque ne parle du grand emprunt, mais on parle substantiellement de la libération des données publiques. On en parle parce qu&#8217;<a href="http://owni.fr/2010/06/14/liberation-des-donnees-on-ne-reviendra-pas-en-arriere/">il y a des initiatives</a>.<br />
On en parle surtout beaucoup en terme d&#8217;<strong>appropriation citoyenne</strong>. Un sujet que j&#8217;avais pointé il y a plus d&#8217;un an et demi maintenant, avec <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/12/quand_le_citoye.html">l&#8217;exemple cocasse de la cartographie au Royaume Uni</a>.<br />
C&#8217;était aussi l&#8217;époque des initiatives de la présidence Obama. Il est vrai que, contrairement à ce qui se passe ici, des progrès sensibles d&#8217;utilisation des <em>creative commons</em> avaient été observé alors. Par ici, on les cherche encore &#8230;<br />
Bref, le débat semble parti, des gens tournent autour, <strong>manque le grand saut !</strong></p>
<h3>Quand la donnée privée devient publique, c&#8217;est plus formel qu&#8217;on ne le pense &#8230;</h3>
<p>Si on en reparle, c&#8217;est aussi en <strong>écho avec le débat sur la vie privée</strong> et les polémiques suscitées par Facebook. <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/04/vie-privee-et-neutralite-meme-combat.html?parole_d_expert">J&#8217;ai déjà dis ce que j&#8217;en pensais</a>, faisant le <strong>lien avec le débat sur la neutralité</strong>, car je maintien que tout cela procède d&#8217;une question autour de la notion de bien public et de sa régulation.</p>
<p>Il peut paraître étrange de lier de la donnée individuelle avec du bien collectif, mais quand la donnée personnel forme des gisements à l&#8217;échelle de la nation, cela intéresse la collectivité il me semble. La CNIL a été créé pour ça il y a plus de vingt ans. Et quand je lis <a href="http://www.internetactu.net/2010/06/22/bruno-latour-on-est-passe-du-virtuel-au-materiel-et-pas-du-materiel-au-virtuel/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+internetactu%2FbcmJ+%28InternetActu.net%29&amp;utm_content=Google+Reader">Denis Latour dire chez InternetActu</a> que le digital ne dématérialise pas mais au contraire rend matériel l&#8217;immatériel, on en a là un bel exemple &#8230;</p>
<p>C&#8217;est donc bien plus concret qu&#8217;on ne le pense. Pour l&#8217;instant, la masse semble ne pas prendre ce sujet au sérieux. Il appartient à une sphère militante qui agite la paranoïa et qui allume <a href="http://www.rue89.com/2010/05/21/les-blogueurs-repliquent-au-senateur-qui-veut-leurs-noms-152132">des initiatives parlementaires qui font rire jaune</a>.</p>
<h3>Les gisements de valeur économique de la donnée publique</h3>
<p>J&#8217;aime à me souvenir des projets inassouvis de l&#8217;e-administration du début de ce siècle, quand elle voulait centraliser nos données d&#8217;administrés dans une grande base de données et qu&#8217;elle s&#8217;entendait dire que ça marcherait mieux en P2P et en laissant les données chez les gens. C&#8217;était il y a dix ans et cela me fait donc sourire de lire ce qu&#8217;on peut écrire autour de <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2010/05/18/nous-avons-le-choix/">Facebook et Diaspora</a>. LOL !</p>
<p>Comme vous l&#8217;aurez compris, la donnée personnelle s&#8217;est libérée de fait et a échappé à l&#8217;administration pour mieux tomber dans les bras du marché. Le citoyen consommateur choisit ses maîtres et, s&#8217;il est légitime de discuter de régulation, derrière le marché, il y a du business, de la valeur et des emplois de l&#8217;économie réelle. Après tout, Viadeo qui est bien français, fait pareil.</p>
<p><strong>La donnée tout court a de la valeur et la donnée publique peut en créer beaucoup.</strong></p>
<p>Nous avions bien ri avec <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2008/12/quand_le_citoye.html" target="_blank">la cartographie au Royaume-Uni</a>, nous avons bien observé que <a href="http://www.mediaterre.org/scientifiques/actu,20100617105350.html" target="_blank">l&#8217;IGN faisait des efforts</a> (il est temps !), méditons sur les aventures des archivistes &#8230;<br />
Il y a quelques jours, <a href="http://eco.rue89.com/2010/06/16/comment-genealogiecom-veut-privatiser-les-archives-publiques-154925" target="_blank"><strong>Eco 89 a narré les aventures de genealogie.com</strong></a>, qui se plain d&#8217;entraves dans l&#8217;accès aux fichiers d&#8217;état civils gérés par les archives départementales et qui constituent pour lui un gisement de valeur core-business. On s&#8217;amuse de découvrir que la loi donne tort aux Conseil Généraux et que <strong>les clés de la libération de la donnée publique existent</strong> bien, donc.</p>
<p>Il se trouve que je connais assez bien le petit monde des archivistes départementaux, pour les avoir fréquentés au titre de mes hobbies historico-archéologiques et pour avoir conduit plusieurs chantiers d&#8217;archives départementales en ligne. Je sais donc bien que les généalogistes sont le gros de la clientèle de ces institutions. Ils peuplent littéralement les salles de lectures et sont une des causes qui stimule les projets de numérisation. Ils étaient un sujet de réflexion inter-archivistique de savoir s&#8217;il fallait les faire payer ou non. Mais tout cela était trop lent et l&#8217;économie de la connaissance va plus vite que l&#8217;administration, malheureusement pour elle.</p>
<p>Il est <strong>cocasse</strong> ou pathétique de voir l&#8217;Etat et les départements dépenser nos rares deniers à faire ce travail essentiel de numrisation et generalogie.com venir leur démontrer que c&#8217;est de recettes dont on pourrait parler et non de coûts.<br />
Il est <strong>ridicule</strong> de voir des départements refuser l&#8217;accès à ces données, ne pas vouloir les vendre à genalogie.com ou à d&#8217;autres.<br />
Il est <strong>inadmissible</strong>, au XXIe siècle, qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de réflexion et de projets concrets de monétisation de ce type de données. Et qu&#8217;on ne vienne pas me dire que c&#8217;est illégitime ou qu&#8217;on ne sait pas le faire, nous payons tous les jours pour des quantités de biens similaires. C&#8217;est même une bonne partie de la recette des municipalités.</p>
<p><strong>Alors, puisqu&#8217;on en est à chercher des économies partout, ne pourrait-on pas chercher de l&#8217;économie, aussi !</strong></p>
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		<title>Facebook s&#8217;intronise roi de l&#8217;économie de l&#8217;attention, saurons-nous être de bons sujets ?</title>
		<link>http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/04/facebook-sintronise-roi-de-leconomie-de-lattention-saurons-nous-etre-de-bons-sujets.html?parole_d_expert</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 05:59:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Deuxzero]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Si l'on juge de l'avis général des commentateurs sur les annonces de Facebook, il s'est passé quelque chose entre mercredi et jeudi dernier. Beaucoup de questions et surtout beaucoup d'enthousiasme. L'envie de croire, pour beaucoup, qu'une alternative a éclôt, que le web change.
Il s'est effectivement passé quelque chose. A mon goût la cristallisation de ce qu'on savait déjà, plus l'éclairage de quelque chose de plus profond pour l'internet en général et le business en particulier. Un vrai grand instant pour l'économie de l'attention en tous les cas, et un vrai potentiel pour la faire prospérer...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si l&#8217;on juge de l&#8217;avis général des commentateurs sur les annonces de Facebook, il s&#8217;est passé quelque chose entre mercredi et jeudi dernier. Beaucoup de questions et surtout beaucoup d&#8217;enthousiasme. L&#8217;envie de croire, pour beaucoup, qu&#8217;une alternative a éclôt, que le web change.<br />
Il s&#8217;est effectivement passé quelque chose. A mon goût la cristallisation de ce qu&#8217;on savait déjà, plus l&#8217;éclairage de quelque chose de plus profond pour l&#8217;internet en général et le business en particulier. Un vrai grand instant pour l&#8217;économie de l&#8217;attention en tous les cas, et un vrai potentiel pour la faire prospérer&#8230;</p>
<p><strong>En préambule</strong>, deux lectures choisies pour ceux qui étaient en mode déconnecté complet, <a href="http://scobleizer.com/2010/04/22/facebook-ambition/">celle, à chaud, de Robert Scobble</a> et le <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/facebook_open_graph_the_definitive_guide_for_publishers_users_and_competitors.php">tour d&#8217;horizon d&#8217;Alex Iskold chez RWW</a>.</p>
<p>Cela fait un bon moment maintenant que l&#8217;on sait que <strong>Facebook a gagné la partie</strong>. Celle du hub social, du compte maître qui gouverne tous les autres. <a href="http://emergenceweb.com/blog/2010/04/mis-a-part-facebook-les-reseaux-sociaux-sont-ils-en-declin/comment-page-1/#comment-52414">En occident</a> pour être précis, car il y a d&#8217;autres réseaux dominants en Asie notamment. Passons. <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/03/facebookou-le-crepuscule-des-geeks.html?parole_d_expert">Facebook est plus que <em>mainstream</em></a>, c&#8217;est <strong>le compte maître de l&#8217;homo numéricus</strong>. Personne ne dispute plus cette position. Jeudi matin nous nous sommes simplement réveillé avec ce qui est  <strong>une réalité</strong>.<br />
Facebook Connect, et Open Stream qu&#8217;on oublie souvent, étaient deux idées timides, dont le succès devait appeler quelque chose de plus ambitieux. C&#8217;est donc fait avec Open Graph. Il n&#8217;y a donc <strong>pas de révolution</strong> à mes yeux. C&#8217;est juste <strong>un effort de simplification appréciable</strong>, qui va permettre à Facebook de cultiver ce qui a toujours fait sa valeur : <strong>la viralité</strong>.<br />
<strong>Ce n&#8217;est pas une rupture</strong>, cela vient en continuité, mais comme cela vient en même temps que l&#8217;adoubement symbolique du vainqueur, ces annonces marquent le coup et nous font prendre conscience à la fois de la position acquise et du potentiel qui est devant. Je crois aussi qu&#8217;<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/03/facebook-gagne-de-largent-mais-ne-rassure-personne.html?parole_d_expert">à force de n&#8217;y voir pas clair dans la manière dont Facebook gagnerait de l&#8217;argent</a>, plus le fait que les usages sociaux y sont faibles, il y avait beaucoup de doutes et du dénigrement. J&#8217;ai pour ma part la grande impression de lire des tas de billets qui sont autant de remise à plat sinon de mea-culpa déguisés.</p>
<p><strong>Il reste quand même un doute</strong>, cet <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/04/22/a-la-une/nouveau-facebook-est-diabolique/">arrière-goût dont parle Marshall Kirkpatrick</a>. Beaucoup se demandent si l&#8217;histoire va repasser les plats et voir les utilisateurs se rebeller et faire reculer Facebook comme avec Beacon. Pour moi, Zuckerberg <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/09/et_tous_furent_.html?parole_d_expert">s&#8217;était pris pour Dieu</a> et s&#8217;était pris un platane. Aujourd&#8217;hui, s&#8217;en est terminé des envolées mystiques. <strong>Open graph, c&#8217;est du business</strong>, point/barre.<br />
Je ne dis pas qu&#8217;il n&#8217;y a pas des problèmes et des risques. Mais il y a les discussions de spécialistes et de militants, et le reste. J&#8217;y ai bien réfléchis depuis jeudi et je ne crois pas à une nouvelle rébellion. Le plat n&#8217;était pas repassé avec Connect et il ne devrait pas repasser avec Open graph. Beacon changeait les règles du jeu social pour l&#8217;utilisateur, qui plus est à une autre époque en terme de masse et de composition de cette masse d&#8217;utilisateurs. Open graph ne fait que les étendre, plus donner quelques facultés pratiques déjà défrichées par Connect.<br />
Cela dit, il y a quand même un doute car, entretemps, le débat pour la vie privée est passé du côté des Etats et des institutions. Facebook devra composer avec ça, autant que Google. Comme je le développais jeudi dernier, ils sont tellement <em>mainstream</em> qu&#8217;<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/04/vie-privee-et-neutralite-meme-combat.html?parole_d_expert">ils posent des questions de bien commun</a> qui vont avec les envies de <strong>régulation</strong> du moment ou autre débat sur la <strong>neutralité</strong>.</p>
<p><strong>Maintenant, si on est donc d&#8217;accord pour dire que Facebook est le nouveau grand avec un gros potentiel devant lui, est-ce pour autant qu&#8217;il &laquo;&nbsp;change le web&nbsp;&raquo; comme y vont certains, voir qu&#8217;il challenge Google avec une disruption du modèle publicitaire ?</strong></p>
<p><strong>Facebook ne change pas le web, il est révélateur du changement du web</strong>. Si ce changement, comme certains le pointent, est celui d&#8217;un web où énormément d&#8217;usages se concentrent sur des plateformes (une en l&#8217;espèce), c&#8217;est déjà le cas. Vu en terme de trafic et surtout d&#8217;attention, la messe est dite. Comme certains l&#8217;ont relevé, Facebook, rien qu&#8217;en France, rassemble en permanence plus de monde qu&#8217;un de ces bon vieux prime-time télévisuels d&#8217;antan et concentre plus d&#8217;attention en durée que la grand-messe du vingt heure. Quoi qu&#8217;on en pense et qu&#8217;on en dise, c&#8217;est là que ça se passe aujourd&#8217;hui. Et ça grandit.<br />
L&#8217;évolution du web n&#8217;est pas le fruit de la décision d&#8217;un Zuckerberg ou de qui que ce soit. Zuckerberg a simplement une belle machine en prise avec la façon dont les gens utilisent le web de plus en plus. Il ne fait que les suivre. Il en a la capacité, à contrario de Google qui ne joue pas ce jeu. <strong>Google joue un autre jeu</strong>, celui des contenus (et des apps qui s&#8217;y ajoutent) et son adversaire s&#8217;appelle Apple. Avec Open graph, Facebook montre que Google ne domine pas tout, ce qui enfonce une belle porte ouverte.<br />
Aussi, <strong>le modèle publicitaire de Google n&#8217;est pas directement concerné</strong>. Nous sommes par contre ravi, chez groupeReflect, de voir ces annonces enfoncer le clou de l&#8217;économie de l&#8217;attention. Nous sommes joyeux et impatients de démontrer à travers elle <a href="http://www.groupereflect.net/presse/livre_blanc/attention-marketing.html">notre vision que l&#8217;attention est le conducteur moderne de la valeur</a>.</p>
<p><strong>Finalement, je n&#8217;ai qu&#8217;une seule véritable interrogation</strong>. Facebook va donc nous permettre de dire &laquo;&nbsp;je t&#8217;aime&nbsp;&raquo; à plein de choses, sans doute à presque tout sur le web bientôt.  Et l&#8217;on verra si d&#8217;autres &laquo;&nbsp;aiment&nbsp;&raquo; aussi, notamment parmi nos &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo;.<br />
Le petit monde du marketing est tout émoustillé de voir qu&#8217;il va pouvoir <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/sysomos_analyzes_public_facebook_updates.php?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb+%28ReadWriteWeb%29&amp;utm_content=Google+Reader">bénéficier de données inestimables</a>. Oui, comme l&#8217;indiquer Frédéric Lardinois, <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/facebook_insights_taking_web_analytics_to_the_next_level.php">les métriques vont faire un saut quantique</a>, tout comme ce bon vieux web sémantique dans lequel plus personne ne croyais.Il fallait donc maîtriser l&#8217;environnement d&#8217;usage d&#8217;un demi-milliard d&#8217;occidentaux pour le faire&#8230;<br />
<strong>Aussi, j&#8217;aimerai bien savoir ce qu&#8217;en pensent les gens du CRM de ces annonces</strong>. Car, pour le coup, s&#8217;il y a un impact puissant à chercher, il est à mon avis là. Et il est puissant. On n&#8217;a pas fini d&#8217;en parler.<br />
Cela dit, j&#8217;ai donc une interrogation. Celle de savoir <strong>quel sens exact va représenter le &laquo;&nbsp;j&#8217;aime&nbsp;&raquo; pour l&#8217;utilisateur qui le fait ?</strong>. C&#8217;est à mon avis une question d&#8217;importance car elle conditionne la bonne réception du retour et la bonne compréhension des chiffres. On sait déjà que quand quelqu&#8217;un dit qu&#8217;il &laquo;&nbsp;attend&nbsp;&raquo; un événement sur Facebook, ce n&#8217;est pas pour y participer, c&#8217;est pour manifester qu&#8217;il trouve ça bien, ou tout simplement pour rester en veille dessus. Il ne faut pas se méprendre. Une bonne partie des fans de certaines pages le sont simplement parce qu&#8217;il fallait cela pour participer au concours ! <strong>Le nombre de fans d&#8217;une page n&#8217;a jamais eu la moindre signification profonde</strong>.</p>
<p>Je pense donc que, <strong>OUI, Open graph, c&#8217;est de la balle. Mais comme tous les outils, puisque s&#8217;en est un, il n&#8217;aura de la valeur que parce que nous saurons lui en donner</strong>, et faire en sorte que les &laquo;&nbsp;j&#8217;aime&nbsp;&raquo; et autres fils relationnels que Facebook va nous permettre de construire et exploiter, soient VRAIMENT fructueux et porteur de valeur. C&#8217;est pourquoi je crains des désillusions et en même temps de beaux succès à ceux qui sont prêts à construire.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2595" title="4300931777_2a3342e5e5" src="http://www.groupereflect.net/blog/wp-content/uploads/2010/04/4300931777_2a3342e5e5.jpg" alt="4300931777_2a3342e5e5" width="550" /></p>
<p>Illustration CC Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/balakov/">Balakov</a> (trouvaille via <a href="http://owni.fr/2010/04/26/open-graph-facebook-sintronise-roi-de-lattention/">Owni</a>)</p>
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		<title>Vie privée et neutralité : même combat !</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Apr 2010 06:12:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je reste perplexe devant le débat actuel sur la vie privée. J'ai eu l'occasion de dire ce que j'en pense, à savoir qu'elle simplement revisitée à travers les modalités modernes que l'homo-numéricus a développé pour vivre avec ses voisins. Rien de nouveau sur le fond, juste une forme qui change, raison de plus pour ne pas jouer aux apprentis sorciers.Mais dans le fond, c'est un faux débat, ou plutôt une discussion détachée qui va finir par (re)prendre sa place dans celle, plus générale sur ce que certains appellent régulation et qui est habillé sous le joli mot de neutralité. La neutralité est une notion bien comprise et claire pour les acteurs du net. Mais pour les autres, il y a cette fausse idée que le net est une zone de non-droit. Il ne l'est pas, enfin pas au sens propre où on a tort de vouloir le comprendre, il l'est au sens où il échappe à la régulation relative aux biens publics ...
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je reste perplexe devant le débat actuel sur la vie privée. J&#8217;ai eu l&#8217;occasion de <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/01/la-vie-privee-nest-pas-ce-que-lon-croit.html?parole_d_expert">dire ce que j&#8217;en pense</a>, à savoir qu&#8217;elle est simplement revisitée à travers les modalités modernes que l&#8217;homo-numéricus a développé pour vivre avec ses voisins. Rien de nouveau sur le fond, juste une forme qui change, raison de plus pour ne pas jouer aux apprentis sorciers.<br />
Mais dans le fond, <strong>c&#8217;est un faux débat</strong>, ou plutôt une discussion détachée qui va finir par (re)prendre sa place dans celle, plus générale sur ce que certains appellent régulation et qui est habillé sous le joli mot de <strong>neutralité</strong>. La neutralité est une notion bien comprise et claire pour les acteurs du net. Mais pour les autres, il y a cette fausse idée que le net est une zone de non-droit. Il ne l&#8217;est pas, enfin pas au sens propre où on a tort de vouloir le comprendre, il l&#8217;est au sens où il échappe à la régulation relative aux biens publics &#8230;</p>
<p><strong>Tant Google que Facebook ont donné le bâton pour se faire battre</strong>, en prenant les utilisateurs pour des foules écervelées. On ne manipule pas les gens. On ne s&#8217;amuse pas, à leur place, parce que ça aurait un sens business de libérer toutes les données que les usages socio-numériques produisent, de le faire sans consentement. Un environnement social est un jeu et on ne change pas la règle du jeu sans que les joueurs ne soient d&#8217;accord.<br />
Je m&#8217;attendais à ce qu&#8217;ils se prennent une bonne révolte dans la face, mais la nouveauté vient sans doute de la promptitude des politiques à s&#8217;en mêler, aussi. Dernier épisode en date avec cet <a href="http://www.silicon.fr/fr/news/2010/04/21/atteinte_a_la_vie_privee__dix_pays_tapent_sur_google_buzz">appel des CNILs</a> à l&#8217;attention de Google. Il devrait amener bien des responsables à réviser sinon découvrir leurs classiques de l&#8217;Informatique et Liberté. Mais il y a une autre signification.</p>
<p>Au niveau de massification où nous sommes, je crois que parler de régulation, vouloir <a href="http://www.01net.com/editorial/514403/les-senateurs-renforcent-le-droit-a-loubli-sur-le-net/">faire des lois</a>, ou <a href="http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/08/01022-20100108ARTFIG00578-l-idee-d-une-taxe-google-suscite-l-ironie-a-l-etranger-.php">des taxes</a> n&#8217;est que l&#8217;écume des choses. Ça passera. <strong>Dans le fonds, le vrai mouvement c&#8217;est que nous parlons de bien collectif, sinon de bien publi</strong>c.</p>
<p>Cette approche du problème, Google la connaît déjà très bien. C&#8217;est celle qui lui vaut des tracas sur Google Books par exemple, celle qui fait qu&#8217;il s&#8217;en trouve parmi les gens de la chose publique à penser que la position acquise par Google en fait une sorte de service public planétaire. Quand on dépend trop de quelque chose, qu&#8217;il n&#8217;y a pas vraiment d&#8217;alternative et que la salubrité de la société et de l&#8217;économie en dépend, cela devient l&#8217;affaire de tous.<br />
<strong>Google devrait être un service public</strong>. Mais un service public mondialisé, ça n&#8217;existe pas. En fait si, cela existe déjà à travers les ONG et Wikipedia est sans doute le premier et principal exemple de gestion collective du bien commun digital et mondial. Mais dans le cas de Google, peu importe que ce soit opéré par une grande entreprise globalisée. Ce statut ne doit pas détourner notre lecture des choses. Google est un grand acteur mondial sur un domaine relevant de l&#8217;intérêt général.<br />
Ne faut-il pas voir autrement le bras de fer avec la Chine ? Ne faut-il pas voir autrement son entrée comme acteur géopolitique ?</p>
<p><strong>Prochain épisode avec Facebook</strong>. Il est acté que Facebook a gagné la position du compte maître, celle de hub social, pour l&#8217;occident en tous les cas. Facebook touche au monopole et va bientôt goûter aux exigences que cette position requiert.<br />
On en a eu un avant goût avec <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/04/09/appel-au-boycott-de-facebook-en-allemagne_1331174_651865.html">l&#8217;épisode allemand</a>. Les limites commencent à être dressées. Comme pour Google, les questions de transparence et de neutralité vont aussi commencer à sérieusement se poser. Et vous verrez qu&#8217;il y aura aussi bientôt un peu d&#8217;écume législative et sans doute aussi des idées de taxe. <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2010/04/19/la-valeur-en-dollars-dun-fan-de-facebook/#xtor=RSS-32280322">3,6$, la valeur d&#8217;un fan</a> dites-vous ?</p>
<p><strong>Et la neutralité dans tout ça ?</strong> C&#8217;est là que j&#8217;en viens au sens de mon propos : je suis très étonné de n&#8217;avoir encore rien lu qui n&#8217;aborde la fameuse neutralité du web sous cet angle ?</p>
<p>C&#8217;est très bien de reparler de neutralité par rapport à la tuyauterie. On aurait juste aimé que ce soit une <a href="http://www.jmp.net/2010/04/pas-un-mais-des-internets/">évidence</a> tellement il s&#8217;agit d&#8217;un pilier pour le développement du net et du business.<br />
C&#8217;est intéressant de voir tout le monde <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/04/14/la-neutralite-du-net-en-debat_1333301_651865.html">fabriquer des gâteaux et de les découper</a>, mais on n&#8217;est pas que dans une discussion de part de marchés.<br />
Mais quand je vois qu&#8217;on fantasme sur l&#8217;idée d&#8217;une initiative &laquo;&nbsp;libre&nbsp;&raquo; (les guillemets c&#8217;est pour la traduction toujours subjective de &laquo;&nbsp;free&nbsp;&raquo;) visant à doter les gens d&#8217;un <a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2010/04/11/moglen-freedom-cloud">boîtier de management de la vie privée</a>, je me dis qu&#8217;on est bien dans une approche publique, au sens propre du terme, considérant les données personnelles comme devant bénéficier d&#8217;une politique et des moyens de l&#8217;appliquer. Dans un des tous premiers billets de ce blog, il y a 6 ans, à <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2004/08/hourtin_2004.html?parole_d_expert">Hourtin</a>, il était déjà question de lutte contre l&#8217;accaparement et la centralisation des données personnes. C&#8217;était pour la bonne cause de l&#8217;administration électronique aux bienfaits des administrés. Déjà à cette époque certains, dont nous, avions dis qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de raison de faire comme cela et qu&#8217;une solution P2P ferait le job. On est encore dans ce débat et, entretemps, j&#8217;ai d&#8217;excellent souvenir à avoir débattu du web comme bien commun.</p>
<p><strong>C&#8217;est inévitable de considérer certains grands services fondamentaux du net, sinon le net en tant que tel, comme du bien public et procéder à ce titre</strong>.<br />
Nous n&#8217;avons pas conféré au web un rôle fondamental à l&#8217;individu au même titre ou presque que <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/03/lacces_internet.html?parole_d_expert">l&#8217;accès à l&#8217;eau potable</a> pour ne pas traiter les choses sous cet angle.</p>
<p><strong>En disant cela je ne prend pas une position militante</strong>. Je pose un périmètre et je pointe une question. Je me souviens aussi simplement avoir déjà eu ces discussions, être déjà passé par ces chemins et avoir fini par <strong>poser la question du bien commun et de ce que cela signifie</strong>. On est dans un éternel recommencement, personne n&#8217;a tranché ces questions, les enjeux ont juste grossis et il y a maintenant d&#8217;autres joueurs pour lesquels cette notion a une signification régulatrice bien particulière.<br />
Ne nous trompons pas sur le sens des mots et sachons bien mesurer les conséquences qu&#8217;il y a à placer le digital en élément indispensable à la vie du citoyen du XXIe siècle. <strong>La neutralité, c&#8217;est bien plus que des tuyaux et la distribution du gâteau, c&#8217;est un cadre de confiance pour les gens au regard des services dont ils usent.</strong></p>
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		<title>Fin de cycle pour le web social</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 18:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Web social]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2005, Simon Waldam, du Guardian formula la phrase clé, selon moi, pour caractériser l'ère dans laquelle nous sommes rentrée vers 2002 et que nous avons d'abord appelé "web 2.0" : Nous ne pouvons plus nous contenter d’être présents sur la toile, nous devons en faire partie. C'est une formule qui est toujours hautement d'actualité et qui ne s'est d'ailleurs toujours pas transformé d'un point de vue des modèles et du business. Et pas seulement dans les médias ...
Ce qui en tous les cas certains, c'est que, depuis cette époque, ce sont les gens qui courent devant et que c'est l'économie et la société (au sens politique), qui tente de s'adapter, quand elle ne résiste pas, quand elle n'entre pas stupidement en guerre avec ses clients ou citoyens.
Mais là n'est pas mon propos aujourd'hui, je veux simplement essayer de partager avec vous cette douce sensation d'un moment de bascule dans lequel nous sommes, me semble-t'il : la fin d'une époque, celle du web social ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2005, Simon Waldam, du Guardian <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2005/11/24/2005_11_il_ne_suffit_pa/">formula</a> la phrase clé, selon moi, pour caractériser l&#8217;ère dans laquelle nous sommes rentrée vers 2002 et que nous avons d&#8217;abord appelé &laquo;&nbsp;web 2.0&#8243; :  <strong><em>Nous ne pouvons plus nous contenter d’être présents sur la toile, nous devons en faire partie</em></strong>. C&#8217;est une formule qui est toujours hautement d&#8217;actualité et qui ne s&#8217;est d&#8217;ailleurs toujours pas transformée d&#8217;un point de vue des modèles et du  business. Et pas seulement dans les médias &#8230;<br />
Ce qui en tous les cas certains, c&#8217;est que, depuis cette époque, ce sont les gens qui courent devant et que c&#8217;est l&#8217;économie et la société (au sens politique), qui tente de s&#8217;adapter, quand elle ne résiste pas, quand elle n&#8217;entre pas stupidement en guerre avec ses clients ou citoyens.<br />
Mais là n&#8217;est pas mon propos aujourd&#8217;hui, je veux simplement essayer de partager avec vous cette douce sensation d&#8217;un moment de bascule dans lequel nous sommes, me semble-t&#8217;il : <strong>la fin d&#8217;une époque<strong>, celle du web social &#8230;</strong></strong></p>
<p><strong><strong>Ceux qui me lisent savent que je fais partie ceux qui pensent que <strong>le web 2.0 est mort en 2007</strong>.</strong></strong></p>
<p><strong><strong><span style="font-weight: normal;">Qu&#8217;est-ce qui permet de juger de la fin d&#8217;un cycle ? Il faut simplement se souvenir que nous ne parlons que de cycles d&#8217;adoptions, dont le terme se caractérise par le plafonnement de l&#8217;adoption, ou maturité de marché pour le dire autrement.</span></strong></strong></p>
<p><strong><strong>Au lieu de &laquo;&nbsp;web 2.0&#8243;, parlons plutôt de <strong><em>Démocratisation des médias</em></strong><span style="font-weight: normal;">, cette première séquence où fut donné à tout un chacun la faculté de médiatiser. Les blogs, et le microbloguing, quand on l&#8217;appelait encore comme ça, furent en ce temps là les services emblématiques de cette séquence. Et, en 2007, se produisit un phénomène de </span><a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2007/04/la_tourbiere_te.html"><span style="font-weight: normal;">plafonnement</span></a><span style="font-weight: normal;"> de la production des blogs. Cela ne veut pas dire qu&#8217;ils ne se sont pas renouvelés, </span><a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/11/et-pendant-ce-temps-des-blogs.html?parole_d_expert"><span style="font-weight: normal;">et oh combien</span></a><span style="font-weight: normal;">, qu&#8217;il n&#8217;y en a pas plus ou moins, mais que leur production globale est depuis stable.<br />
Autre signe de plafonnement datant de la même époque, le constat que la proposition d&#8217;usages que représente le bloguing, quel qu&#8217;en soit la forme, a atteint grossièrement 15% de la population, ceux en situation et en désir de se médiatiser, c&#8217;est-à-dire d&#8217;avoir un projet de projection éditoriale régulière d&#8217;eux même. Un sport particulièrement exigeant au demeurant.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">C&#8217;est aussi vers 2007 que l&#8217;on commença à adopter cette formule anglo-saxonne de &laquo;&nbsp;web social&nbsp;&raquo;, en profitant du sens trouble du mot &laquo;&nbsp;social&nbsp;&raquo;, la version francisée de &laquo;&nbsp;participatif&nbsp;&raquo;, plus juste de sens, s&#8217;usant un peu trop dans les joutes de la dernière présidentielle.<br />
</span> C&#8217;est quoi le web social ? <span style="font-weight: normal;">Ce n&#8217;est donc plus de la démocratisation des médias, c&#8217;est la montée en puissance de sphères sociales, osons le mot, de sociétés, c&#8217;est-à-dire de masses de gens pratiquant des échanges et des relations sociales dans des environnements régulés (par eux ou par les codes inscrits dans le fonctionnement de la plateforme qui les motorise). On peut appeler ça des réseaux sociaux, ou des médias sociaux, suivant l&#8217;intérêt économique que l&#8217;on y voit, notamment au sens marketing, mais vu des gens, ce sont bien des sociétés. D&#8217;ailleurs, signe des temps, l&#8217;ethnologie retrouve une certaine jeunesse pour s&#8217;en aller nous donner à comprendre ce qui s&#8217;y passe.<br />
A ce stade, il me semble utile de rappeler ici que </span><a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/09/la-verite-sur-twitter.html?parole_d_expert"><span style="font-weight: normal;">Twitter n&#8217;est pas un réseau social</span></a><span style="font-weight: normal;"> et qu&#8217;il s&#8217;inscrit dans autre chose, certes synchrone, mais différent. J&#8217;y reviendrai une autre fois.</span></p>
<p><strong>Nous voici donc en 2010, entrée de fin de cycle du web social. Pourquoi ?</strong></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Ce billet me trottait dans la têtes depuis quelques jours et je rend ici grâce à </span><a href="http://emergenceweb.com/blog/2010/04/mis-a-part-facebook-les-reseaux-sociaux-sont-ils-en-declin/comment-page-1/#comment-52414"><span style="font-weight: normal;">Claude Malaison d&#8217;avoir pointé une fort à propos étude du Gartner</span></a><span style="font-weight: normal;">. Que nous apprend-elle ? Rien que nous ne savions déjà, mais comme c&#8217;est mieux quand ce genre de grande maison le dit : les réseaux sociaux plafonnent, sauf un dominant par grande sphère culturelle.</span> Pour l&#8217;occident, c&#8217;est Facebook.<br />
<span style="font-weight: normal;"> Une réalité que le business sanctionne aussi. Preuve à l&#8217;appui </span><a href="http://www.wired.com/epicenter/2010/04/ning-fails-at-free-social-networking/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+wired%2Findex+%28Wired%3A+Index+3+%28Top+Stories+2%29%29"><span style="font-weight: normal;">l&#8217;annonce de Ning</span></a><span style="font-weight: normal;">, la ferme la plus connue de réseaux sociaux, disant à ses utilisateurs : payez ou partez. C&#8217;est très clair, place à la recherche de la rentabilité, sinon du profit. C&#8217;est d&#8217;ailleurs trop tard d&#8217;y penser, cela fait un moment déjà que</span> la consolidation est engagée dans le marché des réseaux sociaux.</p>
<p><span style="font-weight: normal;">Oui, on assiste bien à la </span><strong>fin de cycle du web social</strong><span style="font-weight: normal;">. Facebook continue de grandir, mais cela n&#8217;empêche pas que ce soit un phénomène de fin de partie, où le gagnant court pour le record du monde, pas pour gagner la course.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">En conclusion de ce billet, il me semble important de </span>donner un sens à ce moment.</p>
<p><span style="font-weight: normal;">Je l&#8217;ai déjà donné, en fait, lorsque j&#8217;ai parlé d&#8217;un </span><a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/02/au-troisieme-age-de-la-democratisation-des-medias.html?parole_d_expert"><span style="font-weight: normal;">3ème âge de la démocratisation des médias</span></a><span style="font-weight: normal;">, puis lorsque j&#8217;ai parlé d&#8217;un </span><a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/03/facebookou-le-crepuscule-des-geeks.html?parole_d_expert"><span style="font-weight: normal;">crépuscule des geeks</span></a><span style="font-weight: normal;"> (en tous les cas de leur domination).</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Après deux séquences hautement marquées par l&#8217;impulsion des fondus et accessoirement connaissants de la technologie, </span><strong>place aux masses ignorantes, qui se fichent de la technique, mais qui s&#8217;en servent !</strong><br />
<span style="font-weight: normal;"> Steve Jobs et l&#8217;iPad viennent de montrer que l&#8217;informatique est </span><a href="http://www.rafi.com/sam_suffi/2010/02/disons-le-tout-de-suite-je-naime-pas-apple-le-culte-aveugle-convenu-et-imbécile--comme-tous-les-cultes--quon-voue.html"><span style="font-weight: normal;">un truc pour travailler</span></a><span style="font-weight: normal;"> et qu&#8217;</span><strong>il faut inventer un autre mot</strong><span style="font-weight: normal;"> pour désigner ce sur quoi et par quelles modalités les masses vont dorénavant interagir d&#8217;un point de vue numérique. Je ne suis pas loin de penser que le marché de l&#8217;informatique individuelle est en train de vivre une putain de rupture, aussi disruptive peut-être que ne l&#8217;a été le baladeur mp3 pour la musique.<br />
Il suffit de voir combien n&#8217;importe quelle information techno autrefois cantonnée au fond des forums et ignorée des médias dits traditionnels fait aujourd&#8217;hui la Une, figure en tous les cas en bonne place et avec très peu de décalage.</span></p>
<p><strong>Le digital s&#8217;est massifié, il est banal, il s&#8217;exprime en tant que culture populaire</strong>. <span style="font-weight: normal;">A telle enseigne que le geek est lui aussi un personnage banalisé, mais en même temps bien rangé dans sa case pour marquer sa singularité d&#8217;avec l&#8217;utilisateur lambda que l&#8217;on a un peu tendance à prendre pour le benêt qu&#8217;il n&#8217;est pas.</span></p>
<p><strong>Exit donc le web social</strong>. Passons à autre chose<span style="font-weight: normal;">, à l&#8217;échelle de la société dans son ensemble et de marchés de masse. Et maintenant me direz-vous ? Et bien en attendant de développer dans un nouveau billet, relisez </span><a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/02/web²-la-nouvelle-revolution-industrielle.html?parole_d_expert"><span style="font-weight: normal;">celui-ci</span></a><span style="font-weight: normal;">, qui éclaire pour une bonne part ce que je pense &#8230;.</span></p>
<p></strong></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Facebook gagne de l&#8217;argent, mais ne rassure personne</title>
		<link>http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/03/facebook-gagne-de-largent-mais-ne-rassure-personne.html?parole_d_expert</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 13:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Deuxzero]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Donc, Facebook nous annonce gaiement qu&#8217;elle va sortir &#171;&#160;environ&#160;&#187; 600M$ de revenus, soit deux fois plus que l&#8217;année dernière.
Le détail s&#8217;avère aussi instructif que source de circonspection&#8230;


Facebook parlerai des marques comme &#171;&#160;en situation d&#8217;expérimentation&#160;&#187; (sic) dans l&#8217;utilisation des ses solutions publicitaires. C&#8217;est sans doute prometteur dans l&#8217;idée, autant que cela donne à penser en terme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Donc, Facebook <a href="http://www.insidefacebook.com/2010/03/02/facebook-made-up-to-700-million-in-2009-on-track-towards-1-1-billion-in-2010/">nous annonce gaiement</a> qu&#8217;elle va sortir <strong>&laquo;&nbsp;environ&nbsp;&raquo; 600M$ de revenus</strong>, soit deux fois plus que l&#8217;année dernière.</p>
<p>Le détail s&#8217;avère aussi instructif que <strong>source de circonspection</strong>&#8230;<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-2519" title="Capture d’écran 2010-03-03 à 21.34.25" src="http://www.groupereflect.net/blog/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-03-à-21.34.25.png" alt="Capture d’écran 2010-03-03 à 21.34.25" width="493" height="128" /></p>
<ul>
<li>Facebook parlerai des marques comme &laquo;&nbsp;en situation d&#8217;expérimentation&nbsp;&raquo; (sic) dans l&#8217;utilisation des ses solutions publicitaires. C&#8217;est sans doute prometteur dans l&#8217;idée, autant que cela donne à penser en terme d&#8217;<strong>immaturité du modèle</strong> quand le marché attend des solutions claires et de la visibilité. Chacun appréciera.</li>
<li>On sera évidemment surpris par <strong>la faiblesse des Ads Microsoft</strong>. J&#8217;avais pour ma part zappé l&#8217;apparent retrait de la firme de Redmond à se servir de la plateforme en ce sens &#8230; Passons.</li>
<li>Désappointement total par contre, devant la <strong>dégringolade du marché des cadeaux virtuels</strong>. Considéré comme une véritable poule aux oeufs d&#8217;or, sinon carrément un vrai modèle de business il y a peu, ces résultats font l&#8217;effet d&#8217;une douche froide. Ça sent l&#8217;évaluation à deux balles et les changements de métriques. Ce n&#8217;est pas sérieux.</li>
<li>On notera enfin que<strong> le marché du social gaming est bien réel</strong> puisque c&#8217;est le premier centre de revenus de Facebook (quoi, vous ne jouez pas à FarmVille ?). De quoi s&#8217;interroger sur les récentes annonces de la firme visant <a href="http://www.allfacebook.com/2010/01/facebook-kills-comment-reply-notifications-within-applications/">limiter</a> les notifications de ce centre de profit sur les murs, sans parler du potentiel inexploité des apps, sous-représentées dans l&#8217;interface au profit d&#8217;un suivisme de Twitter.</li>
</ul>
<p>Au final, tout cela présente <strong>un paysage certes profitable, mais instable, flou et finalement incertain</strong> pour tous ceux qui voudraient fonder un business model là-dessus.</p>
<p>Il est utile de rappeler que Facebook a beau avoir levé (et grillé) 1,5Md$ de cash, <strong>l&#8217;entreprise n&#8217;est jamais entré en bourse et n&#8217;est pas cotée</strong>. Cela occasionne <a href="http://eco.rue89.com/2009/02/13/la-bourde-qui-revele-les-secrets-de-facebook">des sujets croustillants</a> sur sa valeur supposée et alimente la chronique mondaine sur des spéculations de rachat. On a beau être des géants du net et appréhendé comme des grandes firmes planétaires, <strong>la communication financière et l&#8217;appréciation des résultats échappe aux règles</strong> et tient parfois plus de la PME que de l&#8217;éthique et des standards du business.<br />
Cela explique sans doute à quel point on ressort de la lecture de ces chiffres et des appréciations qui s&#8217;y trouvent avec cette <strong>sensation de flou, d&#8217;amateurisme, de vaste</strong><strong> bordel</strong>. On mesurera aussi combien rumeurs et spéculations fabriquent nuages de fumées et autres lanternes ayant pour réalité d&#8217;être des vessies. On s&#8217;interrogera enfin sur la solidité  de tout cela.</p>
<p>Le leçon que j&#8217;en tire pour ma part n&#8217;est pas qu&#8217;il faut fuir à toute jambes et se priver d&#8217;un terreau d&#8217;usages sur lequel se retrouve, rien qu&#8217;en France, un quart de la population. Il faut &laquo;&nbsp;simplement&nbsp;&raquo; <strong>faire preuve d&#8217;agilité et, puisque Facebook nous y invite lui-même</strong>, à expérimenter, à être en mode web 2, le vrai, celui où l&#8217;avancement de l&#8217;investissement se fait au résultat. Reste, évidemment, à <strong>avoir un objectif et des indicateurs</strong> &#8230;</p>
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		<title>Facebook,ou le crépuscule des geeks</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 10:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art, Société et TIC]]></category>
		<category><![CDATA[Deuxzero]]></category>

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		<description><![CDATA[Ces dernières semaines, nous avons assisté à un petit événement lourd de significations. En lançant Buzz, Google a surtout laissé à penser que Wave était un flop et Buzz, un recyclage. Buzz a toutes chances d'être aussi un flop, car ce que cette histoire raconte, c'est celle de la fin de la domination de la geekerie, au sens d'une certaine complexité technologique.
La société de l'information n'est plus l'apanage des geeks. Elle s'est sacrément massifiée. Elle est aujourd'hui peuplée de vrais gens, non-technophiles. Même au sein des blogs, les geeks sont devenus une minorité et l'élite blogueuse geint de l'envahissement du péquin moyen et de ses réactions de comptoir. Il va falloir s'y faire.
Oui, les outils de Google sont fantastiques, ils sont modulables et distribués et complexes. Ils correspondent en fait à un public éclairé, ou à des travailleurs de l'information soucieux de leur productivité. Vous me direz que c'est un marché, et c'est vrai, mais ce n'est pas le marché de masse de l'internaute de base, je devrai dire celui de l'outillage digital de Monsieur tout le monde...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ces dernières semaines, nous avons assisté à un petit événement lourd de significations. En lançant Buzz, Google a surtout laissé à penser que Wave était un flop</strong> et Buzz, un recyclage. Buzz a toutes chances d&#8217;être aussi un flop, car ce que cette histoire raconte, c&#8217;est celle de la fin de la domination de la geekerie, au sens d&#8217;une certaine complexité technologique.<br />
<strong> La société de l&#8217;information n&#8217;est plus l&#8217;apanage des geeks</strong>. Elle s&#8217;est sacrément massifiée. Elle est aujourd&#8217;hui peuplée de vrais gens, non-technophiles. Même au sein des blogs, les geeks sont devenus une minorité et l&#8217;élite blogueuse geint de l&#8217;envahissement du péquin moyen et de ses réactions de comptoir. Il va falloir s&#8217;y faire.<br />
<strong> Oui, les outils de Google sont fantastiques</strong>, ils sont modulables et distribués et complexes. Ils correspondent en fait à un public éclairé, ou à des travailleurs de l&#8217;information soucieux de leur productivité. Vous me direz que c&#8217;est un marché, et c&#8217;est vrai, <strong>mais ce n&#8217;est pas le marché de masse de l&#8217;internaute de base</strong>, je devrai dire celui de l&#8217;outillage digital de Monsieur tout le monde.</p>
<p><strong>Le gagnant de ce marché s&#8217;appelle Facebook</strong>. Pourquoi ? non pas parce que Facebook développe un <a href="http://fr.mashable.com/2010/01/11/facebook-france-15-millions-de-membres/">rythme de croissance insolent</a>, non pas par sa taille, mais par la position centrale qu&#8217;il a acquis dans les usages numériques.<br />
Monsieur tout le monde cherche sur Google tous les jours, a l&#8217;email que lui a mis dans les pattes sont fournisseur d&#8217;accès et s&#8217;est inscrit (ou va s&#8217;inscrire) sur Facebook.</p>
<p>J&#8217;ai moi-même régulièrement cogné sur Facebook, raillant le caractère &laquo;&nbsp;bas niveau&nbsp;&raquo; des usages et son côté bon à tout faire et à ne rien faire. Mais c&#8217;est une réaction de professionnel soucieux de productivité, pas de dillétante. Aujourd&#8217;hui, je dois constater que c&#8217;est une force. <strong>Facebook est une commodité et du loisir, et il est simple d&#8217;emploi</strong>.<br />
Ses conversations ne valent peut-être rien, mais elles existent, massivement. Son modèle conversationnel est en phase avec les usages sociaux qui sont la modernité, là où l&#8217;email est vieux, trop sérieux, administratif.<br />
<strong> Facebook, c&#8217;est aussi de l&#8217;engagement</strong>, assez faible et avec des usages très encadrés, mais c&#8217;est de l&#8217;engagement quand même, et de l&#8217;engagement massif. Facebook est un réseau social, il devient chaque jour un peu plus une plateforme d&#8217;engagement. La professionalisation croissante de ses outils marketing en témoigne. Le retour en scène des applications aussi.</p>
<p><strong>Facebook est mainstream</strong>. Et ils ne sont pas légions à prétendre l&#8217;être. Apple l&#8217;est aussi à travers iTunes. Tous les deux ont la qualité d&#8217;être très intégré dans la proposition et en même temps très fermé. Cela fait l&#8217;objet d&#8217;une critique récurrente, émanant des geeks, sauf que cela semble visiblement satisfaire très bien monsieur tout le monde, qui se fiche des APIs et des paillettes.</p>
<p>Je veux évidemment parler de Facebook Connect, qui est selon moi la grande victoire dont Facebook peut s&#8217;enorgueillir et qui lui permet de voir loin.<br />
Quand cette technologie, qui permet notamment de se créer un compte à travers son profil Facebook, est sortie, nous étions à la fois excités et perplexes. Excités par l&#8217;opportunité simplificatrice que cela représentait. Perplexe car, à l&#8217;époque, il n&#8217;était pas du tout certain que les gens acceptent ça, qui plus est alors que venaient de se dérouler des révoltes d&#8217;utilisateurs par rapport à de changement des règles du jeu de Facebook.<br />
Quelques deux ans plus tard, force est de constater que ça marche magnifiquement bien. Que chaque jour qui passe montre que cette facilité est transformée par des publics tout sauf geeks. Pendant ce temps, OpenSocial, sorti en même temps, n&#8217;affiche pas le même succès.</p>
<p><strong>Twitter et Google répondent très bien à ce que les geeks demandent, mais ils ne réussissent pas à se placer au centre</strong>. Facebook a gagné la position du compte maître, celle de la clé par laquelle l&#8217;utilisateur lambda développe des services et des usages.<br />
En fait, Google partait de ce bon vieux principe que la base, c&#8217;est l&#8217;email. Facebook ne s&#8217;est pas construit sur la messagerie, mais sur l&#8217;outillage réseau personnel, l&#8217;outillage proximité pour être plus précis. C&#8217;est maintenant qu&#8217;il a une base installée d&#8217;utilisateur massive, maintenant qu&#8217;il capte presque 10% du trafic du web et presque autant de temps que nous le passions devant le 20h au siècle dernier, chaque jour, qu&#8217;il va se doter d&#8217;une (vraie) messagerie. Un outil périphérique en fait, certainement pour répondre aux attentes d&#8217;une population plus âgée et plus sensible à cet outil ancestral.</p>
<p><strong>Facebook n&#8217;a pas la prétention d&#8217;imposer de la technologie</strong>,  il apporte simplement, tant pour l&#8217;utilisateur que pour la marque, des outils simples pour travailler l&#8217;engagement et la connexion au réseau social. Zuckerberg avait fait son deuil de monétiser le social graph, la proximité personnelle. Il a réussi à en faire un terrain de jeu, il réussira peut-être à en faire un terreau de business. D&#8217;autant plus qu&#8217;il a enfin <a href="http://www.insidefacebook.com/2010/03/02/facebook-made-up-to-700-million-in-2009-on-track-towards-1-1-billion-in-2010/">une machine rentable</a>.</p>
<p>Sans doute que Facebook réussis dans une sorte de nivellement par le bas. Sans doute que c&#8217;est faible, pas bidouillable pour un sou, mais ça satisfait très bien monsieur Toutlemonde et madame Michu, tellement plus nombreux &#8230;</p>
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		<title>Au troisième âge de la démocratisation des médias</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 11:13:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis MONS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art, Société et TIC]]></category>
		<category><![CDATA[Deuxzero]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait 3 ans maintenant que nous sommes entré dans l'ère du web social participatif. Celui qui a succédé au web 2.0, dans cette troisième phase de démocratisation des médias, après celle du microbloguing, à travers des plateformes de socialisation. Facebook,le premier du monde occidental parmi le millier de réseaux sur cette planète, a dépassé les 15 millions de membres en France le mois dernier, avec un rythme de croissance soutenu et un niveau d'usage imposant. Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, mais finissent par se voir dans le paysage. Le monde n'a pas simplement changé à l'ère digitale, l'approche que nous avons de celle-ci est elle-même remise en cause. Il est temps de se remettre en questions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait 3 ans maintenant que nous sommes entré dans l&#8217;ère du web <span style="text-decoration: line-through;">social</span> participatif. Celui qui a succédé au web 2.0, dans cette troisième phase de démocratisation des médias, après celle du microbloguing, à travers des plateformes de socialisation. Facebook,le premier du monde occidental parmi le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_social_networking_websites">millier</a> de réseaux sur cette planète, a dépassé les <a href="http://fr.mashable.com/2010/01/11/facebook-france-15-millions-de-membres/">15 millions de membres en France</a> le mois dernier, avec un rythme de croissance soutenu et un niveau d&#8217;usage imposant. Les arbres ne montent pas jusqu&#8217;au ciel, mais finissent par se voir dans le paysage, nous amenant à modifier nos perceptions. Le monde n&#8217;a pas simplement changé à l&#8217;ère digitale, l&#8217;approche que nous avons de celle-ci est elle-même remise en cause. Il est temps de se remettre en questions.</p>
<p>Ami de la <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/10/mythes-et-realites-de-la-generation-y.html?parole_d_expert">génération Y</a>, ta mère est dans Facebook et ta grand-mère bientôt. Les 35-49 ans pèsent maintenant légèrement plus que les 18-34 ans en nombre et en usages, les 50-64 ans étant presque deux fois plus nombreux que les teenagers (source <a href="http://blog.nielsen.com/nielsenwire/wp-content/uploads/2009/03/nielsen_globalfaces_mar09.pdf">Nielsen</a>).<br />
L&#8217;internet vieillit ? Oui, surtout, il présente une structure sociale proche de la société en général. Quoi de plus normal alors que l&#8217;on attend sous deux ans le plafonnement de l&#8217;accès internet domestique en France. Pendant ce temps, on va encore entendre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d'orientation_et_de_programmation_pour_la_performance_de_la_sécurité_intérieure">cette semaine</a> qu&#8217;Internet, média de jeunes, est une zone de non-droit peuplé de pirates et de pédophiles. Oh, mais, on a le droit de se maintenir dans une faille spatio-temporelle à la fin XXe siècle, avec une grille de lecture obsolète, en se persuadant que fondamentalement rien n&#8217;a changé. Mais passons &#8230;</p>
<p>Si je m&#8217;en réfère à ces <a href="http://pewresearch.org/pubs/1484/social-media-mobile-internet-use-teens-millennials-fewer-blog?src=prc-latest&amp;proj=peoplepress">chiffres récents du PEW</a> (US certes, mais assez pertinent en contexte occidental), le bloguing régulier toucherai un internaute sur dix environ. C&#8217;est une activité exigeante, de plus en plus professionnalisée, composante d&#8217;un écosystème média en recomposition.<br />
Il est bien loin le temps de la <em>blogeoisie</em>. Le blogueur moyen français n&#8217;est plus un geek compulsif de sexe masculin, mais une femme traitant de loisir créatif. On peut trouver ça futile, mais cela revient à négliger que nous sommes entrés dans l&#8217;<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/02/web²-la-nouvelle-revolution-industrielle.html?parole_d_expert">ère des passionnés</a> de tous poils et que cela procède de vraies opportunités relationnelles avec monsieur ou madame tout le monde (voir ce qu&#8217;a intelligemment fait <a href="http://www.fiskateers.com/">Fiskars</a> aux USA &#8211; par exemple).</p>
<p>D&#8217;après le <a href="http://pewresearch.org/pubs/1484/social-media-mobile-internet-use-teens-millennials-fewer-blog?src=prc-latest&amp;proj=peoplepress">PEW</a>, les jeunes américains bloguent donc moins (-50% / 2006). On peut par contre considérer qu&#8217;ils sont au maximum de ce qui est possible en terme de socialisation. Si je me réfère à de récentes discussion avec des animateurs jeunesse, ils y sont tous, à moins d&#8217;en être empêché par la fracture numérique (pas celle de l&#8217;accès, celle de l&#8217;équipement personnel).</p>
<p>Nous sommes à l&#8217;ère où ne pas être connecté relève de l&#8217;exclusion sociale. Et quand Forrester dit que l&#8217;Internet mobile va dépasser le domestique rapidement, ce n&#8217;est pas une vue de l&#8217;esprit. Le boom des smartphones ne concernent pas que les cadres, c&#8217;est un marché de masse. L&#8217;iPhone est partout et a déjà imposé une conception du marché (celui des applications) et de l&#8217;expérience (tactile), que l&#8217;iPad s&#8217;apprête à transformer en servant des besoins domestiques. Il est d&#8217;ailleurs peut-être temps pour nous, travailleurs de l&#8217;information et geeks, de considérer que notre jugement et notre appréciation de la technologie n&#8217;est plus dominante.<br />
On est passé au véritable marché de masse. On trouve que l&#8217;iPad manque de <em>features</em> ? Mais est-ce qu&#8217;on a bien réfléchis à qui il s&#8217;adresse et dans quel contexte d&#8217;usage ? Pendant ce temps, en pleine logique geek, Google Wave ne fait plus une ligne et Buzz semble un relais de circonspection plus qu&#8217;autre chose. Gmail est-il un bon cheval pour de nouveaux usages ? Tout le monde sait que ce n&#8217;est pas un outil d&#8217;usages sociaux de masse, notamment chez les jeunes, sans parler de leurs parents. Vous aussi vous recevez chaque jour des interpellations business via la messagerie ou le tchat Facebook ?</p>
<p>Sommes-nous encore à l&#8217;ère où il s&#8217;agit de lancer de nouveaux produits cherchant de nouveaux usages, où s&#8217;agit-il de transformer les terreaux d&#8217;usages existants ? D&#8217;ailleurs, c&#8217;était ça la vraie leçon du web 2, non ?</p>
<p>Les jeunes bloguent moins. Le PEW confirme aussi qu&#8217;ils ne sont pas plus nombreux sur Twitter que dans des univers virtuels. Après le fameux <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/06/la_verite_sur_t.html">débat</a> d&#8217;il y a six mois, le bon sens nous ramène à cette réalité basique : Twitter, c&#8217;est juste 140 caractères, mais cela demande une posture personnelle construite, l&#8217;habilité à se projeter, ce qui reste l&#8217;apanage d&#8217;une minorité.<br />
Et je ne suis pas surpris de lire que Twitter séduit plutôt des diplômés et plutôt des femmes. 10% de blogueurs, 20% de twitterrers parmi la population internaute adulte nous dit le PEW. Suivent les fameux <a href="http://blogs.forrester.com/groundswell/2010/01/conversationalists-get-onto-the-ladder.html">conversationalists</a> de Forrester, élargissant le scope au tiers, avec ceux qui mettent à jour leur statut. Une approche plus simple et moins éditorialisée, qui nous amène à l&#8217;usage généralisé : <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/11/mes-nouveaux-voisins-sont-sur-facebook.html?parole_d_expert">le néo-voisinage</a>.</p>
<p>Ce que je pense fondamentalement, c&#8217;est que l&#8217;<strong>on se trompe à mettre des gens dans des cases correspondant à des outils. Ce qui a du sens, c&#8217;est celui qu&#8217;ils en donnent</strong>, ce qu&#8217;ils cherchent à faire.</p>
<p>A part une minorité apte à élaborer de la stratégie personnelle médiatique, le commun des mortel se contrefout de sa prétendue &laquo;&nbsp;identité numérique&nbsp;&raquo;, il ne la conçoit même pas. Et pourtant, il arrive aussi sur les réseaux sociaux et il s&#8217;équipe aussi d&#8217;iPhone. Il sait déjà que l&#8217;iPad existe parce qu&#8217;<a href="http://www.attention-rate.com/2010/02/08/apple-et-lipad-maitre-de-lattention/">Apple sait lancer ses produits de telle façon que tout le monde en parle et y prête attention</a>.</p>
<p>Fondamentalement, et on le voit massivement aujourd&#8217;hui, l&#8217;immense majorité de la population socio-numériquement agissante utilise le web pour maintenir de la proximité et voisiner, pas pour bloguer et avec une posture conçue comme médiatique. C&#8217;est ce que faisaient déjà les anciens jeunes à travers le SMS, MSN, en <em>skybloguant</em> et <em>facebookant</em>. Certes, il y a une frange, 10-20% donc, qui a un projet éditorial ou médiatique, et qui se sert du web pour atteindre et structurer une audience. Il n&#8217;en reste pas moins que la majorité des gens a toujours fait la même chose à travers les outils qui lui ont été proposé et que <strong>ce sont les outils qui changent et qui sont simplement plus performant, étendent le champ des usagers</strong>, pas l&#8217;inverse.</p>
<p>Je suis assez surpris de la posture actuelle consistant à dénigrer l&#8217;apparente faiblesse de valeur de ce que les masses font dans Facebook ou le reste. Sans doute est-ce la fin d&#8217;un vieux mythe du &laquo;&nbsp;tous blogueurs&nbsp;&raquo;, de la <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2006/09/la_doxa_ou_lopi.html?parole_d_expert">doxa</a>, d&#8217;une certaine idée de la Société de l&#8217;Information, d&#8217;un autre je ne sais quoi.  Oui,</p>
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